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Le Traité de Rome : 50 ans de paix.

Lundi 16 avril 2007, par Paul Vaurs // L’Histoire

Même s’ils ne songent qu’à l’élection du président de la République française, les électeurs ne doivent pas oublier qu’ils éliront, le dimanche 6 mai, leur représentant au Conseil européen, qui réunit les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne et le président de la Commission, et définit les orientations politiques générales de L’Union européenne. Et si la question européenne n’est pas au premier plan de la campagne électorale qui commence officiellement, peut être que le cinquantième anniversaire du Traité de Rome sera l’occasion de rappeler que l’avenir de la construction européenne a au moins autant d’impact sur la vie quotidienne des Français que les décisions qui seront prises depuis le Palais de l’Elysée.

Partout en France, manifestations, expositions, conférences, colloques.., seront en tous cas organisés en cette fin du mois de mars pour rappeler l’événement fondateur par lequel, le 25 mars 1957, ont été posées les bases de l’Union européenne.

A l’initiative de Jean Monnet et Robert Schuman, la France, l’Allemagne, l’Italie et les trois pays du Bénélux ( Belgique, Luxembourg et Pays-Bas) avaient alors signé le « traité instituant la Communauté économique européenne », créant ainsi le marché commun et définissant les bases de la politique agricole commune (PAC) qui allait être mise en oeuvre en 1962.

Le même jour, 6 ans après la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, les mêmes pays signaient le traité Euratom, instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique pour coordonner les programmes de recherche sur l’énergie nucléaire.

A l’heure où l’on s’interroge sur la façon de relancer la construction européenne après l’échec de l’adoption du traité constitutionnel, rejeté par. la France et les Pays-Bas, ce retour historique permettra de rappeler que l’Union européenne n’en est pas à son premier accident de parcours : après le Traité de Rome, Jean Monnet avait voulu lancer, en 1950, la communauté européenne de défense, qui devait lancer les bases d’une armée européenne commune. Ce fut un échec cuisant...

Mais, au delà de cet échec, qui préfigurait d’autres difficultés dans le grand oeuvre que constitue la construction européenne, l’histoire retiendra que le traité de Rome, véritable traité de paix signé entre les puissances européennes qui s’étaient combattues durant la seconde Guerre mondiale, a apporté au continent un demi-siècle de paix et de stabilité succédant à des siècles de conflits.

Sans doute ce qui était, il y a 50 ans, une zone de libre échange, devra maintenant évoluer pour devenir une Europe notamment sociale, répondant ainsi aux préoccupations actuelles des peuples européens. Mais la perfectibilité de l’Union européenne ne doit pas faire oublier l’oeuvre accomplie par les pères fondateurs qui ont su, il y a cinquante ans, oublier les guerres passées et construire pour leurs enfants un continent pacifié.

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