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Le Togo repart définitivement.

Lundi 10 décembre 2007 // L’Afrique

Le Conseil des ministres européens a adressé jeudi 22 novembre une lettre au président Faure Gnassingbé pour lui signifier la « levée définitive » des sanctions qui frappaient le Togo depuis 1993. Dans ce courrier, il est souligné le « chemin parcouru » par le pays dans les réformes démocratiques et la politique d’ouverture des autorités. Cette « levée définitive » requiert encore l’approbation des présidences de l’Union européenne (UE) et de la Commission. Une simple question de jours.

La reprise d’une relation normale avec l’UE va permettre au Togo de bénéficier d’un appui financier significatif et nécessaire. D’ores et déjà, le ministre togolais de la Coopération, Gilbert Bawara, avait signé, à Bruxelles, quelques jours avant la lettre des ministres européens, une convention d’aide non remboursable de 17 milliards de f cfa pour des projets institutionnels et d’aménagement urbain. Du jamais vu depuis 1993.

De passage à Lomé, samedi 17 novembre, le commissaire européen au Développement et à l’Action humanitaire, le Belge Louis Michel, qui a été la cheville ouvrière de cette reprise de la coopération, avait indiqué que « les conditions pour ouvrir la normalisation complète de la coopération entre l’UE et le Togo sont remplies ». Il a ajouté que « Normalement, dans les semaines qui viennent, c’est-à-dire, avant la fin de l’année, il devrait y avoir une décision qui devrait cautionner l’idée de cette normalisation ». Ces propos ont anticipé sur l’annonce du Conseil des ministres européens du 22 novembre.

Cette nouvelle est à saluer car la reprise de la coopération avec Bruxelles ouvre la porte au démarrage d’autres partenariats. C’est par exemple le cas des coopérations bilatérales avec la plupart des pays européens, qui ne pouvaient pleinement s’exercer du fait du blocage avec Bruxelles. C’est aussi le cas des relations entre Lomé et les institutions de Bretton Woods dont le FMI et la Banque mondiale.

A quelque chose malheur est bon : Embourbé dans ses difficultés, pendant cette longue période, le Togo a appris à compter (d’abord) sur ses seules forces. Le repli des Occidentaux, grands donneurs de leçons de démocratie devant l’éternel (leçons de démocratie qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes) a permis le développement des ressorts nationaux sous la houlette de feu le Sage Gnassingbé Eyadèma.

Sa gestion toute de prudence de cette délicate situation a évité l’écroulement total du Togo que recherchaient certains milieux hostiles dont on taira les noms, maintenant que le Togo est à l’heure des réjouissances. Conséquence, en revenant aujourd’hui après quatorze années d’absence, les Occidentaux ne trouvent pas un pays couché : l’administration est bien debout. L’armée est toujours aussi solide pour défendre l’intégrité du pays comme du vivant du Sage.

L’économie fonctionne. Les salaires sont régulièrement payés. Les élèves et les étudiants sont dans les salles de classe et non dans la rue. Bref, le Togo est toujours le Togo en attendant de redevenir la « Suisse de l’Afrique » qu’elle aurait pu rester s’il ne s’était pas trouvé quelques opposants
indignes pour demander fermement aux instances européennes à Bruxelles, de geler toute coopération synonyme selon eux du renforcement du pouvoir du Sage à l’époque. Que chacun analyse les dégâts d’un tel calcul à courte vue.

Mention « Très Honorable avec Félicitations du Jury » au président Faure Gnassingbé que bien de Togolais attendaient au tournant. Maintenant qu’il a fait revenir Bruxelles au bercail, même ceux qui lui glissaient des peaux de banane sur son chemin vont devoir profiter des bienfaits de ce retour. Le président togolais mérite doublement les éloges dans la mesure où il se comporte en vainqueur modeste. Alors qu’il a gagné les législatives haut la main, il a décidé d’ouvrir le gouvernement à l’opposition radicale de I’UFC (alors que rien ne l’y oblige) afin de booster les réformes dont le pays a besoin : pour aller très vite, tout le pays doit regarder dans la même direction. Gilchrist Olympio et sa garde rapprochée oeuvreront-ils pour l’intérêt du pays comme le souhaite le chef de l’Etat ?

Le Sage Gnassingbé Eyadèma doit être très fier, là où il est, de Faure dont la formation (politique) fut inachevée du fait de sa mort subite. Son successeur montre chaque jour qu’il a bien assimilé les fondamentaux enseignés par son défunt père, et qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années.

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