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Le Soudan, El-Béchir et l’Occident.

Samedi 19 mars 2011 // L’Afrique

Après le référendum qui donnera naissance à un nouvel Etat au Sud-Soudan, le 9 juillet prochain, il faut à nouveau s’interroger sur la morale en politique des Occidentaux, des Etats-Unis et de l’Union européenne en particulier. Washington annonce que les sanctions contre Khartoum pourraient être levées si les relations entre le Nord et la nouvelle république du Sud se développent correctement. De même, certains membres du Conseil de sécurité des Nations unies pourraient inciter l’Union africaine à demander la levée du mandat d’arrêt lancé par le Tribunal pénal international contre Omar. El-Béchir. L’argument est qu’il faut aider le Sud-Soudan, mais aussi le Nord, qui souffre de pauvreté et de misère. Si tout se passe comme prévu, El-Béchir aura donc sauvé sa tête.

L’Occident, de la France aux Etats-Unis, en passant par l’Union européenne, s’est félicité de l’acceptation des résultats par le président du Soudan. Celui-ci a compris que c’est comme cela qu’il peut revenir en grâce auprès des Américains. Au lieu de signer de gros chèques, comme l’avait fait le Libyen Muammar A1-Kadhafi en guise de dédommagement des victimes d’attentats [notamment celui de Lockerbie, en 1988], le régime soudanais a fait des concessions territoriales afin de sortir de son isolement. Or la bienveillance internationale ne suffira pas à résoudre les problèmes du pays. La révolution de la jeunesse égyptienne devrait servir de leçon au régime de Khartoum. Lui aussi doit écouter la volonté du peuple, en termes de libertés, d’ouverture et de meilleures conditions de vie au Nord.

L’Afrique et le monde arabe auraient bien pu se passer de voir émerger un nouvel Etat si El-Béchir avait compris dès le départ que la guerre contre les sudistes était vouée à l’échec. Si le Soudan avait été une démocratie, le peuple n’aurait certainement pas fait le choix de la guerre, ni subi la pauvreté. Il aurait été de l’intérêt des Soudanais de procéder au partage des richesses sur la base de la légitimité démocratique interne. Au lieu de quoi, on a divisé le pays en deux États indépendants qui devront se mettre d’accord via un traité international.

De nombreuses compagnies pétrolières internationales avaient commencé la prospection, mais elles avaient arrêté leurs activités en raison de l’instabilité du pays. La compagnie Total détient une zone de prospection dans laquelle travaillait l’américaine Marathon. Celle-ci avait été contrainte de se retirer en raison des sanctions américaines. Bien que les réserves dans le Sud ne soient pas de taille à en faire un grand producteur, son indépendance suscitera un intérêt croissant de la part des compagnies pétrolières internationales. Cela permettra d’accéder à de nouveaux revenus. Le Nord et le Sud devront se mettre d’accord pour les partager puisque la majeure partie se trouve au Sud, mais qu’il faut passer par le Nord pour l’exporter, à moins de construire un nouvel oléoduc via le Kenya, ce qui nécessiterait beaucoup de temps.

Le président El-Béchir adilapidé les richesses du peuple en lançant une guerre violente. Il a perdu du temps dans les différends politiques au lieu d’améliorer les conditions de vie. Maintenant s’ouvre une nouvelle époque, parce qu’El-Béchir souhaite sortir de son isolement international.

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