Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Le Négus Haïlé Sélassié.

Dimanche 29 août 2010 // L’Histoire

L’Italie a enfin tourné une page de son histoire tumultueuse.

Et l’ancien royaume d’Abyssinie reprend possession d’un de ses plus beaux fleurons… 

« Le Négus, le Duce et la stèle d’Axoum » par notre ami Karim Ouchikh.

Portemont, le 14 août 2010

Le Négus, le Duce et la stèle d’Axoum
En cet après-midi du 1er mars 1896, la cavalerie du négus Ménélik II enfonce soudainement les dernières lignes de défense de l’infanterie italienne, repliée sur le plateau d’Adoua, aux cris de « Ebbalgule ! Ebbalgule ! » (« Mort ! Mort ! »). Après d’intenses combats, la journée s’achève par la victoire retentissante des forces éthiopiennes.


L’empereur Ménélik II

Le général italien BaratièriA la tête d’un corps expéditionnaire pourtant fort de 35.000 hommes, bien entraînés et puissamment armés, le général italien Baratièri réalise, passé l’effet de surprise, que ses troupes viennent d’essuyer une lourde défaite face à un ennemi farouche qu’il avait manifestement sous estimé.

Profitant intelligemment du relief accidenté de la région montagneuse d’Adoua, l’empereur d’Ethiopie vient d’infliger à un adversaire bien mieux équipé, mais inspiré par un fatal excès de confiance, un terrible revers qui signe la fin de la campagne militaire italienne, engagée en Abyssinie quelques mois auparavant.


Tapisserie éthiopienne commémorant la bataille d’Adoua

Le Ras Mekonnen à la bataille d’Amba Alagi – 1895 - La Bataille d’Amba Alagi de 1895 est la première bataille importante de la campagne qui va opposer le général italien Oreste Baratieri et Empereur Ménélik II durant la première guerre italo-éthiopienne.

La montagne d’Amba Alagi était l’une des positions avancées des troupes italiennes, conduites par le Major Toselli et composée de 2 000 askaris érythréens. Le 7 décembre 1895, le ras Makonnen, Welle Betul et Mangesha Yohannes menèrent un assaut qui annihila les troupes italiennes et à l’occasion duquel le major Toselli fut tué.

Ras Makonnen, cousin de l’empereur Ménélik II, fut le père du négus Haïlé Sélassié.

La désillusion politique est à la mesure de l’ampleur de la débâcle militaire. En cette toute fin du XIXème siècle, sortant des épreuves d’une unification péniblement réalisée en 1861, le jeune royaume italien s’est résolu, à son tour, à se lancer dans l’aventure coloniale, dans le sillage des entreprises française et anglaise. L’Italie caresse alors le dessein de s’emparer, à partir de sa colonie d’Erythrée, de l’un des derniers états indépendants du continent africain, le mythique empire d’Ethiopie Après son écrasante victoire, le souverain éthiopien met ainsi un terme, au moins provisoirement, aux rêves d’expansion territoriale de l’Italie.

Les retentissements de la déroute militaire d’Adoua sont immenses, surtout auprès des vieilles nations européennes, volontiers méprisantes à l’égard des appétits de conquête du tout jeune Etat. L’image de l’armée italienne, raillée de toute part en Europe, est durablement ébranlée ; pour la première fois dans l’histoire militaire de ce continent, une nation européenne vient de subir un cuisant échec, en affrontant, hors des frontières européennes, un adversaire présumé inférieur.

En Italie, l’annonce du désastre provoque stupeur et consternation dans un pays encore traumatisé par le souvenir de la sévère défaite infligée huit ans auparavant par les mêmes tribus éthiopiennes, le 26 janvier 1887, sur les plateaux montagneux de Dogali. Sous l’effet conjugué d’une presse pugnace et cocardière et d’une opinion publique en proie aux plus vifs sentiments nationalistes, l’agitation gagne peu à peu les esprits : dépassé par une crise politique majeure qu’il ne parvient pas à maîtriser, le Président du Conseil Crispi est contraint de démissionner, dans la plus grande confusion.

A l’inverse, le vénérable empire éthiopien consolide à sa stature internationale au sortir de ce conflit militaire : alors que ses frontières séculaires sont reconnues au plan diplomatique et garanties par les puissances européennes dès 1897, la plus ancienne monarchie africaine peut désormais s’enorgueillir d’avoir fait échec aux ambitions territoriales d’une nation européenne émergente.

Pendant des décennies, la défaite d’Adoua marquera profondément les esprits et cristallisera rancœur et sentiment d’humiliation dans l’inconscient collectif italien. Elle obsédera également une armée déconsidérée, qui s’emploiera à effacer aussitôt le souvenir douloureux de cet échec africain d’abord en s’emparant de la Libye, conquise en 1911 aux dépens d’un empire ottoman moribond, puis en se lançant, de nouveau, en octobre 1935, à la conquête de l’ancienne Abyssinie.

Dès son accession au pouvoir, le 30 octobre 1922, Mussolini est résolu autant à étendre son empire colonial, à partir des possessions africaines conquises quelques années auparavant en Libye et en Somalie, qu’à effacer l’affront de la défaite militaire d’Adoua.

En 1935, il prend prétexte d’un différend sur le tracé des frontières pour s’attaquer à l’Ethiopie, avec laquelle l’Italie avait pourtant signé peu de temps auparavant un traité d’amitié, en 1928. A Genève, l’empereur d’Ethiopie, Haïlé Sellassié, dénonce vainement cette agression auprès de la Société des Nations dont son pays est membre depuis 1923.

A l’issue d’une campagne militaire soigneusement préparée, les troupes mussoliniennes entrent en vainqueurs à Addis-Abeba le 5 mai 1936 et scellent ainsi, sept mois après le début de leur offensive, une victoire militaire incontestable. Avec ce succès militaire qui met définitivement à genoux l’empire du négus, l’Italie tient enfin sa revanche, quarante ans après l’humiliation d’Adoua.

Exaltant le souvenir de la puissance et de la grandeur de la Rome antique avec laquelle il entend désormais identifier son régime, Mussolini veut renouer symboliquement avec la pratique des empereurs romains qui, de retour de leurs expéditions guerrières, faisaient étalage dans les rues de Rome des trésors qu’ils avaient arrachés à leurs ennemis vaincus comme autant de trophées.

Par mimétisme, le Duce s’applique à dépouiller de la sorte l’antique royaume de la Reine de Saba de ses œuvres d’art les plus admirables, qui toutes témoignaient encore de la postérité d’une civilisation fascinante dont l’éclat avait marqué, jusqu’au Xème siècle, une vaste région qui s’étendait du sud du Soudan jusqu’aux frontières du Yémen actuel.

Les archéologues italiens se mettent rapidement en piste et orientent aussitôt leurs recherches en direction de la ville d’Axoum qui abrite les majestueux vestiges de l’ancienne capitale du royaume d’Abyssinie. Localisé à l’extrême nord de l’Ethiopie, sur le haut plateau tigréen, l’ensemble urbain d’Axoum se situe dans une région qui fut à la fois le berceau du christianisme éthiopien, mais aussi, pendant de nombreux siècles, le foyer de production d’une intense activité artistique. Parmi les plus remarquables témoins de cette antique civilisation, subsistent d’imposantes stèles commémoratives, pour certaines ouvragées, qui ont été édifiées pour la plupart au IV siècle après JC, à l’apogée du royaume d’Abyssinie.

Pour la mission archéologique italienne chargée de répondre sans délai aux convoitises du Duce, le choix ne souffre à cet instant d’aucune hésitation. Entre janvier et mars 1937, les archéologues sélectionnent l’une des plus belles stèles : gravée sur ses quatre côtés, d’une taille de 24 mètres et d’un poids de plus de 150 tonnes, le splendide vestige gît à terre depuis douze siècles, fragmenté en cinq blocs de granit. La mise en place d’une formidable logistique terrestre et maritime assure l’acheminement en Italie du monolithe antique et sa reconstitution à Rome, où celui-ci est inauguré le 31 octobre 1937. Symboliquement élevée devant les bâtiments du Ministère des Colonies, la stèle est disposée fièrement au centre de la place de la Porte Capena, dans la perspective de la coupole de la basilique Saint Pierre de Rome et du campanile de l’église Sainte-Marie-in-Cosmedin.

Exilé depuis son échec militaire en Grande-Bretagne, l’empereur Haîlé Sellassié s’insurge sans grand succès auprès des puissances occidentales contre cette spoliation qui porte atteinte à l’intégrité du patrimoine culturel et religieux de son pays.

Lors du second conflit mondial, Mussolini se rallie aux puissances de l’Axe et, en juin 1940, déclare la guerre à la France et à la Grande-Bretagne. Après un an de combats acharnés, les armées italiennes sont défaites sur le sol éthiopien ; le 10 avril 1941, les forces alliées s’emparent d’Addis-Abeba et rétablissent le négus sur son trône.

Le traité de paix signé à Paris le 10 février 1947 entre les Alliés et l’Italie, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unis, prévoyait, parmi les dispositions concernant les réparations de guerre à accorder à l’Ethiopie, la restitution dans un délai de dix-huit mois de tous les biens culturels spoliés par le régime mussolinien depuis le 3 octobre 1935. Sous couvert de divers prétextes, l’Italie tergiverse et se dérobe pendant plusieurs années à l’exécution de ses obligations diplomatiques avant de se résoudre, face à la persévérance éthiopienne, à restituer progressivement, à partir des années 60, les œuvres d’art volés, dont le fameux Trône du Négus et la non moins célèbre statue du Lion de Juda, pareillement dérobés durant la seconde guerre italo-abyssine.

En 1980, le site archéologique d’Axoum est inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Cette distinction confère désormais aux revendications éthiopiennes un écho international décisif.
Mise un temps sous le boisseau, durant la sinistre dictature marxiste du général Mengistu Hailé Mariam (1974-1991), qui fut à l’origine de l’abolition du régime impérial, la campagne visant à réclamer la restitution du patrimoine éthiopien reprend aussitôt après le renversement de la junte militaire, en mai 1991 : la rue se mobilise massivement en faveur du retour de la stèle d’Axoum, devenue dans l’esprit de bon nombre d’éthiopiens le symbole d’un patriotisme revanchard. Un Comité national pour le retour de l’obélisque œuvre alors activement au plan international, auprès surtout de l’Organisation des Nations Unies et de l’Organisation de l’Unité Africaine.

En 1997, l’Italie et l’Ethiopie parviennent à la signature d’un accord portant sur la restitution rapide du monolithe d’Axoum qui, toutefois, restera lettre morte dans l’immédiat tant demeurait puissante l’hostilité de beaucoup d’italiens à l’idée de restituer un patrimoine prestigieux dont la présence évoquait toujours pour eux le souvenir de la grandeur passée de l’empire italien. Aux hésitations transalpines s’ajoutent les complications liées au déclenchement, en mai 1998, du sanglant conflit frontalier entre l’Ethiopie et l’Erythrée qui devait embraser la région proche du site d’Axoum et compromettre ainsi pendant plusieurs années tout acheminement de la stèle par voie terrestre. L’intervention de la foudre qui endommage gravement la partie haute de la stèle dans la nuit du 27 au 28 mai 2002, oblige cependant l’Italie à précipiter les opérations de restauration de la stèle en vue de son prévisible démantèlement.

L’année 2002 marque incontestablement un tournant majeur dans la politique de restitution effective par l’Italie des oeuvres d’art et trésors culturels arrachés à ses anciennes possessions coloniales. Silvio Berlusconi, alors ministre de la culture, entend tourner définitivement la page du passé dans les relations que son pays entretient avec ses anciennes colonies : sourd aux oppositions internes qui s’expriment encore en Italie sur cette question, il autorise cette même année le retour dans leurs pays d’origines de nombre de biens culturels, dont la stèle d’Axoum.

Cette politique se veut avant tout pragmatique : elle permet d’abord à l’Italie de renforcer ses liens économiques et politiques avec ses anciennes possessions coloniales, comme en témoigne l’aboutissement de l’action conduite, dès 2002, à l’égard de la Lybie qui se conclura, en août 2008, par la signature entre les deux pays d’un traité, « d’amitié, de partenariat et de coopération » et par la restitution médiatisée de la Vénus de Cyrène, splendide statuette de marbre blanc datant du IIème siècle après J.C, qui fut découverte en 1913 en Cyrénaïque par les archéologues italiens. Cette politique s’attache ensuite à conforter le volontarisme de l’action internationale d’une l’Italie qui s’efforce depuis bien des années de récupérer auprès de nombreux musées dans le monde, du musée Paul Getty à Los Angeles au Museum of Fine Arts de Boston, les biens culturels dérobés sur son territoire lors de fouilles archéologiques sauvages.

Pour la stèle d’Axoum, l’effet d’aubaine joue à plein. En novembre 2003, le monolithe est découpé en trois tronçons provisoirement stockés dans un entrepôt militaire situé dans l’enceinte de l’aéroport Fiumicino de Rome, en attendant son acheminement en Ethiopie programmé pour le printemps 2004.

Douze mois plus tard, le transport aérien du monolithe est enfin décidé, soixante huit ans après son départ du sol éthiopien.

La signature d’un accord bilatéral en novembre 2005 confie le projet de réinstallation de la stèle d’Axoum à l’UNESCO : l’organisation culturelle internationale s’engage alors dans une gigantesque opération de sauvegarde qui rappelle, à bien des égards, celle qui fut réalisée avec succès sous sa maîtrise en Nubie, cinquante ans auparavant, avec le déplacement des temples égyptiens d’Abou Simbel et de Philae consécutif à la construction du barrage d’Assouan.

Le 19 avril 2005, un appareil gros porteur de fabrication russe, un Antonov 124-100, atterrit avec difficulté sur la piste du modeste l’aérodrome d’Axoum ; l’aéronef transporte dans ses soutes le premier des trois éléments de la stèle d’Axoum ; les deux autres éléments sont acheminés les jours suivants, de la même façon.

Dépêchés sur place pour évaluer, non loin de son emplacement d’origine, le terrain sur lequel doit se dresser le monolithe, les experts y découvrent, en sous-sol, une nécropole royale qui abrite les tombeaux de souverains des différentes dynasties préchrétiennes : des investigations archéologiques, réalisées entre 2005 et 2008, révèlent alors que les destructions liées au pillage de ces sépultures, profanées entre le Xème et le XVIème siècles, ont constitué probablement la cause technique à l’origine de l’effondrement de la stèle d’Axoum.

Le site qui doit accueillir la stèle d’Axoum est sécurisé, ce qui conduit l’équipe technique à renforcer les stèles qui se dressent encore à proximité dans un état de fragilité extrême. Enfin entamée en 2008, l’opération de réinstallation de la stèle oblige les techniciens italiens et éthiopiens à réaliser de véritables prouesses technologiques : à la préparation des fondations et la mise en place de l’échafaudage temporaire, succède l’aménagement d’un remblai destiné à faire glisser les éléments de la stèle, avant à leur pose, au moyen d’une plate-forme de rails.

Une tour en acier d’une hauteur de 33 mètres est ensuite édifiée : elle permet de déplacer, au moyen d’une grue mobile, les différents éléments de la stèle préalablement perforés et de les maintenir entre eux, grâce à des barres synthétiques anti-sismique.

L’ensemble du monolithe est alors fixé à huit mètres de profondeur, jusqu’à sa nouvelle fondation réalisée en béton. Outre le coût des frais d’études et de transport, le gouvernement italien accepte de financer la dépense liée aux opérations de réinstallation, pour un montant de 2.833.985 dollars américains.

Après trois ans de travaux, la stèle d’Axoum est enfin inaugurée, le 4 septembre 2008 à l’occasion d’une cérémonie officielle qui s’accompagne d’intenses manifestations célébrant l’évènement partout dans le pays.

Dans sa quête persévérante visant à reconstituer une identité culturelle malmenée après des décennies de conflits armés, l’Ethiopie voyait dans la restitution de la désormais fameuse stèle d’Axoum, et de tant d’autres œuvres d’arts, le moyen commode de consolider un sentiment national meurtri. Après soixante quatre ans de patients efforts, l’Ethiopie a finalement obtenue satisfaction, en plaidant inlassablement la cause de ses revendications à l’échelle internationale, auprès notamment de la puissante UNESCO, sans l’appui déterminant de laquelle l’héritière de l’antique Abyssinie ne serait certainement pas parvenue à ses fins.
Mais cet heureux dénouement diplomatico-archéologique n’aurait pu se réaliser, en vérité, sans le volontarisme et la lucidité d’une Italie qui, après bien des années d’atermoiements, se savait condamnée tôt ou tard, moralement autant que juridiquement, à restituer à l’Ethiopie les butins de guerre dont elle s’était emparé par la force, au rythme d’une histoire coloniale tumultueuse.

Karim


Extrait : un peu d’histoire…
L’agression de l’Éthiopie porte un rude coup à la paix dans le monde et rompt l’équilibre précaire né du traité de Versailles. Conséquente avec elle-même, la SDN condamne l’Italie dès le début de l’agression et, le 5 octobre 1935, demande à la France et à l’Angleterre d’appliquer à son encontre des sanctions économiques.
Les gouvernements français et anglais (qui possèdent eux-mêmes d’immenses empires coloniaux !) s’exécutent avec réticence. Ils répugnent à se brouiller avec le Duce à un moment très critique pour l’Europe.

En France, les partis de gauche comme de droite se refusent à sanctionner une violation du
droit international pour complaire à « un amalgame de tribus incultes » (sic).
Une pléiade d’intellectuels et d’académiciens (Thierry Maulnier, Pierre Gaxotte, Marcel Aymé,...) dénoncent la
« fureur d’égaliser » et des sanctions qui « n’hésiteraient pas à déchaîner une guerre universelle, à coaliser toutes les anarchies, tous les désordres, contre une nation [l’Italie] où se sont affirmées, relevées, organisées, fortifiées depuis quinze ans quelques-unes des vertus essentielles de haute humanité ».

En Italie, la condamnation de la SDN a l’effet paradoxal de souder la population autour du
Duce. Le vieux pape Pie XI (78 ans) commet lui-même l’erreur de visiter une exposition consacrée à la conquête et de saluer l’expansion italienne (aux dépens de l’Éthiopie chrétienne !). Son Secrétaire d’État, Eugenio Pacelli, futur Pie XII, tente de minimiser la portée de sa déclaration (*)
.
Peu après l’occupation de l’Éthiopie, le
négus Haïlé Sélassié vient plaider la cause de son pays à Genève, devant les délégués de la SDN. Le 30 juin 1936, le petit homme frêle tout de blanc vêtu fait une grande impression sur les délégués et sur l’opinion publique mais n’entraîne aucune décision en sa faveur. Au contraire, inquiète pour la paix en Europe, la SDN lève les sanctions contre l’Italie le 4 juillet 1936. Trop tard. Mussolini est déjà en voie de se rapprocher d’Hitler. – http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19351002

ObéliLire :


Le négus Haïlé Sélassié

Le retour de l’Obélisque d’Axoum

Lire : Visitez… http://users.skynet.be/tesfay/photohistoriques_fr.htm


Une stèle d’Axoum

Lire :

Les deux grandes figures de l’Éthiopie moderne furent sans aucun doute l’empereur Ménélik II et le négus Haylä Sellasé. Michel Perret auteur de « La guerre d’Éthiopie et l’opinion mondiale, 1932-1941  » (1986), nous explique comment, malgré les embûches de la politique internationale et une misère endémique, ces deux fortes personnalités surent faire de l’Éthiopie le premier État indépendant d’Afrique. La suite… http://www.clio.fr

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique
Lire : http://whc.unesco.org/uploads/news/documents/news-436-1.doc

Répondre à cet article