Le Gabon.

Le patriarche Ondimba bien noté par le Sénat américain.

Jeudi 13 mars 2008 // L’Afrique

Les Etats-Unis viennent de désigner une nouvelle ambassadrice au Gabon, Eunice Reddick. C’est une femme solide qui a annoncé la couleur au Sénat américain où elle venait d’être auditionnée par un groupe de sénateurs spécialistes des questions africaines elle soutient la politique de sagesse menée au Gabon par le chef de l’État du Gabon, le patriarche El Hadj Omar Bongo Ondimba. Elle trouve beaucoup d’avantages à cette politique, ce qu’elle n’a pas manqué de dire aux sénateurs.

Ambassadrice des Etats-unis au Gabon, Eunice Reddick, vient de faire l’éloge, devant le Sénat américain de la diplomatie gabonaise dans le règlement des conflits à échelle du continent et même au-delà. Eunice Roddick a vanté devant des sénateurs ébahis le « rôle très important joué par le patriarche El Hadj Omar Bongo Ondimba dans le dénouement de plusieurs crises politico-militaires sur le continent africain.

La diplomate américaine s’exprimait devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat afin de solliciter sa légitimation comme il est d’usage aux Etats-Unis où un examen du candidat est nécessaire, avant d’occuper son poste. Les sénateurs lui posent toutes sortes de questions visant à s’informer des réalités du pays et aussi à tester ses connaissances et aptitudes pour le nouveau job. C’était le cas d’Eunice Reddick qui devra, au moins pendant trois ans, représenter le pays de l’Oncle Sam aussi bien au Gabon qu’à Sao Tome et Principe deux pays qui comptent beaucoup dans la politique africaine de la Maison Blanche dans le Golfe de Guinée, pas uniquement perce que leur sous-sol est bourré de pétrole et de gaz, mais aussi, perce qu’ils font montre de beaucoup de responsabilité dans le domaine de l’environnement. C’est en toute souveraineté que le Gabon, par exemple, s’est doté de 13 parcs nationaux dont la superficie est près de 10% de celle du pays.

L’ambassadrice n’a donc pas eu trop de mal à convaincre son auditoire d’autant plus que le succès de la rencontre du patriarche avec son homologue américain George Bush, à la Maison Blanche, en 2004, avait laissé de très bons souvenirs. En interrogeant Eunice Reddick, certains sénateurs avaient encore en mémoire la chaleur du tête à tête des deux chefs d’Etat à cette occasion.

« Les Etats-Unis ont donné une formation aux forces gabonaises dans le cadre du programme ACOTA (African Contingency Opérations Training Assistance) et, à l’heure actuelle, le Gabon est à la tête des forces de maintien de la paix dans la République centrafricaine et fournit la majorité des soldats qui s’y trouvent ». Et d’ajouter que « Des membres des forces armées gabonaises reçoivent une formation professionnelle dans le cadre des programmes IMET (International Military Education and Training) pour être capables de mieux faire face aux situations les plus diverses.

De son côté, le patriarche, apprécie la contribution des Etats-Unis et leur soutien dans la résolution des conflits tant au plan régional qu’international. Il l’avait réaffirmé lors de la rencontre bilatérale, qui s’était déroulée à New York, en septembre 2002 entre le président George Bush et les chefs d’État d’Afrique centrale. Il demeure spontané par conviction et se montre toujours disponible pour apporter sa contribution, chaque fois qu’il est sollicité par ses pairs, les Etats-Unis ou la communauté internationale.

Le Gabon est disposé à accroître son rôle dans la lutte contre le terrorisme et à collaborer de manière étroite avec les Etats-Unis pour prévenir la création ou l’implantation de réseaux terroristes en Afrique centrale, Il a proposé à ce sujet la mise en place de programmes spéciaux conjoints à l’instar de ce que les Etats-Unis font déjà avec d’autres pays africains. De plus, dans le cadre de l’appui à la lutte contre le terrorisme, le Gabon prend actuellement des mesures supplémentaires pour garantir la sécurité au niveau des banques, des entreprises et des frontières. Enfin, le Gabon participe aux programmes internationaux et aux initiatives de l’administration américaine destinés à protéger sa monnaie, à échanger des informations sur les transactions financières internationales et contrôler avec vigilance les mouvements de personnes et des biens au niveau des frontières.

Parlant de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile en Afrique centrale, on note que le Gabon a pris une part active aux travaux du 11° Sommet sur la sécurité et la sûreté de l’aviation en Afrique centrale et Madagascar qui se sont déroulés À Washington du 17 au 21 novembre 2003 Sous l’égide du consortium de l’Université George Washington. Le Gabon avait proposé la création en Afrique centrale d’un Centre de formation en matière de sûreté et de sécurité de l’aviation civile et exprimé sa disponibilité d’abriter ce Centre. À cette même occasion, le Gabon avait fait connaître son ferme désir d’être inclus dans l’initiative des « cieux sûrs. » Les Etats-Unis et le Gabon sont également animés du désir de renforcer leur coopération dans le domaine militaire.

Dans cette optique, Le vice-premier ministre chargé des Affaires étrangères, Jean Ping, s’était entretenu, à Washington, en juin 2003, avec Le sous-secrétaire-adjoint pour les Affaires africaines au département américain de la Défense, Toresa M. Whelan. Au cours de cette entrevue, cette dernière avait informé le vice premier ministre de l’intention du secrétaire américain à la Défense d’inviter à Washington, son homologue gabonais afin de trouver des voies et moyens susceptibles de renforcer la coopération militaire bilatérale déjà existante et d’assurer la paix, la sécurité pour la prospérité de l’Afrique centrale. Et puis, il y a le domaine économique et des affaires sans oublier les aspects culturels où la possibilité de renforcer le partenariat est grande.

« Si le Sénat entérine ma nomination, je collaborerai étroitement avec les autorités civiles et militaires gabonaises, avec notre Centre de commandement en Europe, et avec le nouveau Contre de commandement pour l’Afrique afin de veiller à ce que nos relations avec le Gabon contribuent à garantir dans la région du Golfe de Guinée la sécurité », a indiqué Eunice Reddick.

Pour terminer, Eunice Redditk a tenu à apporter une touche personnelle pour qualifier le chef de l’Etat gabonais et ce qu’il incarne dans son pays et dans toute l’Afrique entière. « Le Gabon est l’un des pays d’Afrique les plus stables malgré sa situation géographique dans une partie instable du monde... Le degré d’ancienneté du président Bongo parmi les chefs d’Etat africains et sa connaissance des questions régionales lui permettent de jouer un rôle important dans les tentatives de règlement des conflits régionaux « .

Le mandat de la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis au Gabon se veut offensif à un moment où la Chine est venue bousculer les positions occidentales. Avis donc à ses homologues européens et asiatiques quelle trouve, à Libreville. Son dynamisme clairement affiché doublé de son franc parler, ne les laisseront pas indifférents. Pourvu que le Gabon y gagne...

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