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Le Drapeau Français sur Norfolk.

Dimanche 25 octobre 2009 // Le Monde

Les Américains ont déployé le tapis rouge pour le 9 septembre, à bord du porte-avions USS Dwight D Eisenhower, ancré dans la base navale de Norfolk baignée par un soleil radieux. « Pour célébrer le retour effectif de la France dans la structure militaire intégrée de l’Otan », disent leurs porte-parole. Surtout pour accueillir le général français Stéphane Abrial, nommé le 29 juillet commandant Suprême Allied Commander Transformation (SAC-T), le grand comme interallié chargé de préparer l’avenir de l’Otan.

Le général Abrial est devenu, ce 9 septembre, le premier officier non américain désigné à une fonction de « suprême commander » depuis de la création de l’Alliance (1949). Il succède au général américain James N. Mattis, qui cumulait cette fonction avec celle de commandant du Joint Forces Command (USJFC).
L’imposant porte-avions, pavoisé aux couleurs tricolores, a accueilli une forte délégation française, conduite par le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin. Avec eux, des militaires représentant les vingt-sept autres nations de l’organisation et deux personnalités de premier plan, arrivées de Washington : l’amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmées, et le général James Jones, conseiller de Barack Obama pour la sécurité nationale.

Quelques minutes avant le début de la réception, le maître de cérémonie souhaitait la bienvenue aux huit cents dignitaires et invités. En anglais, langue de travail de l’Otan, mais aussi en français. Précédés par le nouveau secrétaire général de l’Otan, l’ancien Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, les généraux Mattis et Abrial entraient au son des hymnes nationaux des deux pays, suivis par les dix-neuf coups de canon réglementaires. « Cette prise de commandement est une étape importante pour l’Alliance atlantique », soulignait Rasmussen » Les responsables présents à Norfolk étaient unanimes : « Il ne pouvait y avoir de meilleur choix. »

Agé de 55 ans, breveté pilote de chasse en 1976, l’ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française (2006-2009) a rappelé son « passé américain et otanien » : L’école de l’air au Colorado (1974), l’état-major de l’Otan à Bruxelles ; un passage dans une unité allemande (1981-1984), puis dans l’armée de l’air grecque (1988), dont il a formé les pilotes sur Mirage 2000, enfin le commandement d’une escadre française engagée aux côtés des avions américains pendant la première guerre du Golfe (1990-1991) et enfin l’école de guerre aérienne en Alabama (1991).

Avec son état-major interallié formé d’amiraux italiens, britanniques, norvégiens, d’un général belge et d’un civil allemand, le général Abrial doit maintenant concevoir la future stratégie de l’Otan. Il aborde cette mission avec humilité, mais déterminé à imprimer sa marque, comme il l’a souligné dans différents entretiens.

Les Américains regrettent de ce commandement stratégique. « Non, répond une jeune capitaine de la Navy, car l’Alliance est internationale, pas simplement ambassade américaine ».

Après la remise de l’étendard au général français, l’orchestre de la Navy joua The World Turned Upside Dow (le monde est renversé), à la demande de Mattis et Abrial, pour commémorer une amitié qui ne s’est jamais démentie, en dépit de ses hauts et de ses bas. Cette chanson populaire fut jouée à Yorktown, en 1781, lorsque les troupes britanniques se rendirent vaincues par les colons rebelles américains soutenus par leurs amis et le Roi Louis XVI qui envoyèrent en Amérique les Armées Royale Française.

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