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Le Chemin du Graal.

Jésus était-il le mari de Marie-Madeleine ? Ont-ils fondé une famille ?

Vendredi 31 août 2007, par Paul Vaurs // La Religion

Le Graal et ses différentes interprétations sont restés sujets de polémiques dans notre société. On peut le penser au regard des multiples réactions qu’engendre ce sujet surtout lors qu’ont l’aborde sous le couvert de l’éternel féminin et de ses références sur le plan religieux.

Dans les conclusions de son ouvrage passionnant portant le titre « La femme symbolique », Jacques Esrev se pose la question de savoir si « notre Occident n’est pas malade de la Femme ou de l’amour ou des deux à la fois ? L’érotisme étant en principe banni du Christianisme, mis à part l’érotisme mystique représenté dans les élans religieux marginaux, l’Occident n’a rien produit d’équivalent au Kama Sutra, aux Tantras, de textes comparables au « Védas » et aux « Upanishad », reliant le sexuel au divin.

C’est un sujet qui embarrasse fortement l’Eglise à des degrés divers lorsqu’on s’en prend par exemple aux rapports intimes autant que spirituels qui auraient pu exister entre Jésus et sa compagne et disciple voire épouse, Marie-Madeleine. Le sujet continue de choquer plus d’un esprit dogmatique qui voudrait qu’éternellement « mystique, spiritualité et féminité » soient incompatibles et ne puissent faire bon ménage. « l’Eglise catholique est à l’heure actuelle vigoureusement malmenée dans ses fondements et à chaque siècle suffit sa peine » disait récemment un ecclésiastique sur l’antenne d’une de nos radios nationales à propos de la récente pseudo découverte du tombeau du Christ. Celle-ci fut annoncée à grand renfort de publicité lors d’une conférence de presse à New York, le 26 février 2007, par le réalisateur du Film « Titanic. »

James Cameron. Il affirma que Jésus était enterré en Israël au côté de Marie-Madeleine avec laquelle il eut un ou plusieurs enfants, une thèse qui déclencha aussitôt une vive polémique. Il s’agit sans doute de la première preuve physique de l’existence de Jésus. Nous avons fait notre travail, maintenant que le débat commence « et d’ajouter » certains vont dire que l’on tente de saper le Christianisme. C’est loin d’être le cas. Cette enquête et la découverte archéologique fait en 1980, prouvent l’existence de ces personnes.

Après le succès planétaire du livre de Dan Brown « Da Vinci Code » qui prolongeait l’ouvrage « L ‘Enigme sacrée » et « Le Message », mettant en évidence une relation intime ayant existé entre Jésus et Marie-Madeleine et l’existence d’une probable descendance ; après la sortie du film d’Yves Boisset et le livre de Didier Van Cauwelaert « Ils veulent cloner le Christ » ainsi que l’apparition récente de la « l’Evangile de Judas » sur la scène publique, Rome ne sait plus où donner de la tête. Les dogmes quelle a institués depuis des siècles sont attaqués de toutes parts. Depuis que l’idée s’est frayée un chemin dans les esprits et que divers chercheurs, historiens et auteurs ont enquêté Sur l’épineux sujet de la sexualité du Christ, la polémique semble s’être intensifiée. Presque impensable à aborder en public il y a à peine un demi siècle, le thème soulève aujourd’hui la curiosité publique et celle des chercheurs, des spécialistes en Art ou en Religion, comme par exemple Laurence Gardner, l’un des premiers à avoir soulever la question d’une possible descendance christique.

De plus en plus de voix s’élèvent actuellement pour clamer avec force les Inexactitudes voir les mensonges que l’Eglise a toujours propagés pour occulter certaines vérités dérangeantes.
C’est sur de « pieux mensonges » et de véritables omissions qu’elle a fondé son autorité spirituelle et son pouvoir matériel qu’elle ne désire en aucun cas être réduit à néant. Chaque jour, l’actualité nous apporte son lot de découvertes surprenantes et nous pousse à interpréter « autrement » les documents qui ont constitué en leur temps le fondement des enseignements de la religion Chrétienne. C’est sur le chemin de ce « Graal interdit » et de cette quête de connaissance souvent censurée, que nous allons vous conduire tout au long de cette revue.

Le Graal reste pour certains, une quête imaginaire véhiculée depuis deux mille ans. Pour d’autres, il symbolise une vérité bien embarrassante pour l’Eglise, à savoir, l’existence d’une lignée christique, fruit d’une relation intime entre Jésus et Marie-Madeleine qui fut un apôtre à part entière. L’évocation d’une possible filiation christique révélée de manière symbolique au travers du « Sang réal » ou « sang royal » bouleverse profondément les dogmes, met en émoi les fidèles et amène un nombre croissant de curieux à se poser de réelles questions sur la légitimité des enseignements religieux. L’Eglise s’offusque autant qu’elle s’irrite de ces attaques répétées, même si à propos du « Da Vinci Code », l’auteur a toujours clamé prudemment qu’il ne s’agissait que d’une « simple fiction ».

De nombreux courants initiatiques et autres mouvements rattachés à des révélations issues par exemple des textes apocryphes et des sociétés gnostiques possédant leurs propres archives débattent depuis des siècles de ce sujet et des conséquences qui en découlent. Une appréciation totalement différente qui propose une vision plus humaine du Christ et aussi beaucoup plus ésotérique, un aspect passé totalement sous silence par l’Eglise. Nous suivrons cette piste non officielle qui pose des questions cruciales et amène des réponses essentielles pour comprendre qui fut réellement Jésus-Christ, quels furent les secrets détenus par Marie-Madeleine, une disciple qui eut la primauté sur les autres apôtres ce que l’Eglise, nous a toujours caché.

Il est de notre devoir de tenter de comprendre ce mystère. Parmi les questions soulevées, celle de l’identification du message caché sous la légende du « saint Graal », vu sous l’angle du mystère de la Coupe sainte ayant recueilli le sang sacré, nous semble essentielle pour dénouer l’énigme. Est-il impensable ou déraisonnable d’imaginer que Jésus ait pu entretenir une liaison avec Marie-Madeleine, d’autant que les textes apocryphes laissent planer sur leurs liens bien plus que de simples présomptions ? Dans le cadre de cette revue, nous n’éviterons pas cette piste ni celle des autres facettes et légendes de la divine coupe dont les récits épiques ont engendré au cours des siècles bien des fantasmes. Au-delà de cette irrésistible quête religieuse et spirituelle, l’aspect légendaire du Graal se confond aujourd’hui avec son aspect historique. La coupe mythique recèle un grand nombre de symboles, ce qui rend son analyse problématique. Les thèmes véhiculés par le Graal ne sont pas seulement issus d’une création imaginaire de poêles ou de mystiques passionnés comme beaucoup veulent le prétendre ; ils détiennent le message sous-jacent d’une vérité codée mettant en lumière le mystère de la coupe sensée avoir récolté le sang du Christ. Il s’agirait de ce même sang sacré qui se prolongerait peut-être, au travers d’une lignée portée par Marie la pécheresse.

C’est à nos lecteurs bien évidement de se faire leur propre opinion sur la question, en toute liberté et en toute conscience, en rappelant qu’ils devront au préalable s’affranchir des perpétuels clichés en la matière. Le premier lièvre à soulever est de toute évidence la mise à la trappe par l’Eglise des mystères ésotériques de nos religions qui doivent enfin être révélés au public. Ces aspects révèlent toute l’importance du principe féminin, fort bien compris par Jésus mais dénigré par l’Eglise. Le film « La dernière tentation Christ » avait en son temps provoqué les foudres de l’Eglise et fortement dérangé les dignitaires ecclésiastiques et les puritains. Si la sainte institution a volontairement occulté l’élément féminin dans ses textes sacrés et dans ses liturgies, c’est dans l’intention de se réserver un pouvoir absolu menant inévitablement vers une société essentiellement patriarcale. Cette même société fut responsable, tout au long de ces siècles, des guerres et des génocides que l’on connaît. Nous estimons que la paix ne pourra être établie sur terre qu’en revenant au principe de la déesse-mère, à celui de « l’éternel féminin ».

Le lien spécial et unique ayant unit Jésus à Marie-Madeleine est confirmé dans les textes apocryphes. Dans l’Evangile de Marie Madeleine, Pierre lui dit : « Sœur nous savons que le Maître t’a aimée différemment des autres femmes, dis-nous les paroles qu’il t’a dites, dont tu te souviens et dont nous n’avons pas la connaissance. Pierre ajouta « Est-il possible que le Maître se soit entretenu ainsi, avec une femme sur des secrets que nous, nous ignorons ? Devons nous changer nos habitudes, écouter tous cette femme ? L’a-t-il vraiment choisie et préférée à nous ? »

Lévi prit la parole et s’adressa à Pierre : « Pierre, tu as toujours été un emporté ; Je te vois maintenant t’acharner contre la femme, comme le font nos adversaires. Pourtant, si le Maître la rendue digne, qui es-tu pour la rejeter ? Assurément, le Maître la connaît très bien. Il l’a aimée plus que nous. Et dans un autre récit : « La compagne du sauveur est Marie Madeleine. Mais le Christ l’aime plus que tous ses disciples, et avait l’habitude de l’embrasser sur la bouche. Le reste des disciples en était offensé... Ils lui dirent « Pourquoi l’aimez-vous plus que nous tous ? Et le sauveur leur répondit « Pourquoi, est-ce que je ne vous aime pas comme je l’aime elle ? » 

Le concept du féminin sacré se différencie nettement des religions actuelles qui tiennent pour acquis la primauté d’une déité masculine despotique. Si Dieu ne ressemble plus au vieux patriarche que l’Eglise nous a imposé durant deux millénaires, s’il ne peut plus être envisagé comme un unique pôle créateur, qui est-il vraiment ? On comprend dès lors pourquoi certaines religions (Judaïsme, Islam) se sont abstenues de le représenter. Le Christianisme, nous a inondé d’une iconographie propre à conforter ses dogmes et a imposé la trinité masculine Père, Fils et Saint-esprit. La vierge Marie reste la seule à porter sur ses fragiles épaules la lourde charge de l’aspect féminin de Dieu, une « reine du ciel » perpétuellement vierge symbolisée par une colombe, à l’exemple des anciennes déesses-mères. N’oublions pas à ce sujet, comme nous le rappelle fort bien Jacques Maître. « que pendant le haut Moyen Age, le christ est un roi triomphant dans une guerre universelle entre Dieu et diable, anges fidèles et anges déchus ; Marie est la reine de la cour céleste. Les hommes dont on vante la sainteté sont ordinairement des dignitaires religieux d’origine aristocratique dont les hauts faits miraculeux ? attestent ? la toute-puissante divine. « Au cours du Xl° siècle, l’humanisation de Jésus fait progressivement de celui-ci un enfant né d’une femme, allaité, élevé par Sa mère, meurtri à mort dans la condition corporelle qu’il partage avec chacun.

Cette figure du Sauveur demande avant tout une réponse affective, faisant appel aux dispositions que les stéréotypes de L’époque prêtent à la féminité idéale ; comme épouse et comme mère, la femme doit être tout entière merveilleusement oblative. Sur cette lancée, déjà au Xlle siècle, la dévotion affective à la nature humaine du Christ s’accompagne d’une attitude nouvelle à l’égard de la Vierge. Marie quitte les postures hiératiques propres à la reine du ciel pour devenir la jeune fille intimidée de l’Annonciation, puis la mère qui accouche dans l’étable, allaite son enfant, intercède auprès de Jésus durant la vie publique de celui-ci, compatit à la Passion et reste à jamais une figure maternelle toute bienveillante pour chaque chrétien. Les privilèges du Christ s’étendent à Marie, avec la place de l’Assomption dans la liturgie et de l’Immaculée Conception dans les pratiques pieuses. En effet, l’Assomption, montée corporelle de Marie au ciel, réplique l’Ascension de Jésus ; L’Immaculée Conception signifie que Marie a été conçue sans se trouver entachée du « péché originel » qui marque
exemple aux rapports intimes autant que spirituels qui auraient pu exister entre Jésus et sa compagne et disciple voire épouse, Marie-Madeleine. Le sujet continue de choquer plus d’un esprit dogmatique qui voudrait qu’éternellement « mystique, spiritualité et féminité » soient incompatibles et ne puissent faire bon ménage. « l’Eglise catholique est à l’heure actuelle vigoureusement malmenée dans ses fondements et à chaque siècle suffit sa peine » disait récemment un ecclésiastique sur l’antenne d’une de nos radios nationales à propos de la récente pseudo découverte du tombeau du Christ. Celle-ci fut annoncée à grand renfort de publicité lors d’une conférence de presse à New York, le 26 février 2007, par le réalisateur du Film « Titanic ».

L’iconographie « insiste cet auteur » traduit cette mutation, notamment à la fin du Moyen Âge quand se multiplient les représentations de la Vierge enceinte, les vierges ouvrantes (dont le ventre s’ouvre à deux volets pour montrer qu’il contient la Trinité ou le Crucifié) ; la Vierge de Miséricorde (les bras ouverts, enveloppant dans son ample manteau la population qu’elle protège, la Vierge de Tendresse toute maternelle qui succédera à la Vierge en Majesté du XII° siècle ; la Vierge accouchée et la Vierge allaitant, qui figure, par exemple, dès le XII° siècle au tympan d’Anzy-le-Duc. Dans la dernière période du Moyen Âge, le culte des seins de Marie fera pendant à celui des plaies de Jésus, le cycle de l’intercession, figurera aussi Marié montrant Jésus les seins qui l’ont nourri comme jadis, Isis avec son fils Horus, tandis que Jésus montre ses propres plaies à son Père. Par la suite, la Contre-Réforme détruira les figurations de la Vierge telles que statuettes ouvrantes ou nourrice, aux seins dénudés.

Le développement de la piété et de la contemplation tournées vers le corps de Marie et le corps de Jésus -Marie maternant Jésus – est allé de pair avec une évolution du statut social des femmes. Le passage de l’amour courtois à effusion mystique constitue le principal élément dc ces changements. L’exemple en est donné avec la « Queste du Saint Graal » où triomphe la spiritualité cistercienne, notamment en donnant à la mystique affective la prééminence sur la mystique intellectuelle qui caractérisera la scolastique au siècle suivant.

L’image de Marie-Madeleine, au travers de son récit à l’inverse de celle de Marie la Mère de Jésus a subi, elle aussi de terribles modifications et atteintes à sa dignité. Il était hors de question pour l’Eglise de mettre en avant un quelconque statut de la féminité dans l’explosion du vécu affectif des personnages apparaissant dans les Evangiles. Les courants gnostiques pour leur part n’ont jamais oublié l’importance du féminin sacré. Cette tradition secrète a été heureusement préservée dans certaines sociétés initiatiques. Dans plusieurs textes considérés comme « hérétiques « de nombreuses mentions explicites évoquent l’Être divin sous une forme féminine. Hippolyte y verra plutôt un dualisme dans un texte réfutant toutes les hérésies. Il dira qu’à l’origine de l’univers, il y avait « un grand pouvoir l’esprit de l’Univers qui administre toutes choses, et il est mâle... l’autre... une grande intelligence... est une femelle qui produit tontes choses ». Ces deux pouvoirs réunis représentaient la dualité des principes divins que l’on retrouve à travers la symbolique du Yin et du Yang. Et si au contraire de ce que l’Eglise avait toujours essayé de nous cacher, Marie-Madeleine et jésus avaient voulu perpétuer cet enseignement et devenir pour leurs disciples l’image d’un couple fusionnel, témoignant que le mystère de Dieu résidait dans l’équilibre des forces féminines et masculines nécessaires à la bonne marche du monde ? Cette idée peut paraître farfelue voire outrageante à l’autorité de l’Eglise...

Vu sous l’angle ésotérique le Graal serait l’un des messages les plus puissants laissés par un Jésus conscient du fait que son message et ses actes, au fil du temps, allaient être altérés voire censurés. Tout au long des siècles écoulés, l’Eglise a occulté la réalité de cette double polarité qui réside en chacun de nous, la nécessité pour chaque individu, qu’il soit homme ou femme, de retrouver son androgynéité primordiale. A travers nos unions sexuelles, nous tentons tous à reformer notre Unité primitive, la créature adamique telle qu’elle fut conçue à l’origine. Certaines pratiques du yoga ( tantrique) ouvrent à cette voie d’union spirituelle avec Dieu. Nous sommes tous des âmes en perdition qui recherchent notre « tendre moitié » égarée quelque part dans le temps et l’espace.

Jésus aurait retrouvé cette moitié de coeur, cette âme soeur autant sur Le plan spirituel que physique. Il aurait connu cette fusion des âmes et l’aurait décrite dans les écrits gnostiques sous la frime de la « chambre nuptiale ». C’est ce qui dérange l’autorité de l’Eglise. Fils de Dieu, il n’aurait pas dû subir cette ultime transformation. Il n’aurait pas dû non plus succomber aux attraits de la chair. Fils d’homme ou fils de Dieu, telle est la question de la véritable nature christique qui fut L’objet de nombreuses hérésies. Jésus nous a laissé un ultime message d’amour mais peut-être pas celui que l’on imagine...

Nous cherchons tous à nous accomplir spirituellement. L’amour constitue l’une des voies privilégiées de l’illumination mais il n’est pas le seul chemin possible. Même si les voies du Seigneur restent impénétrables, l’histoire témoigne qu’elles peuvent être nombreuses et variées ; Retraite, ascétisme, méditation, vie monastique, prière, altruisme..... Les individus sont amenés à choisir celle qui leur convient le mieux. Il semble que certains aient délibérément opté pour la « voie royale », celle de la fusion, C’est ce que nous enseignent entre autres les fameuses noces alchimiques conservées dans les écrits des vieux grimoires du Moyen Age qui eux aussi consacrent de nombreux chapitres aux âmes complémentaires. La troublante et mystérieuse « Joconde » représente peut-être la femme cachée, sommeillant en Léonard de Vinci. Elle figure peut-être aussi le peintre initié parvenu à son état androgynique primordial. Et si le pharaon androgyne Akhénaton, ce pharaon progressiste et novateur, avait voulu matérialiser à travers son art et sa nouvelle religion cette prodigieuse fusion des pôles ? Et si Jésus lui aussi était venu nous faire prendre conscience de l’importance de ce principe unificateur comme le prouvent certains écrits apocryphes, soigneusement expurgés des Evangiles (parce qu’ils contenaient une grande part de merveilleux et les véritables enseignements ésotériques de Jésus), tel celui que nous avons cité plus haut, extrait de l’Evangile de Thomas. Si nous sommes tous destinés à reformer le « Un », nous avons mis le doigt sur un vrai secret, à savoir, l’importance de nous libérer de toute contrainte religieuse, de tout pouvoir ecclésiastique pour simplement assumer ce que nous sommes ou ce que notre âme aspire à redevenir, un être androgyne à l’image de ces anges et de leur mystérieuse beauté.

Que l’on ne s’y trompe pas, la vision du couple formé par Jésus et Marie-Madeleine vient d’une tradition religieuse et littéraire très ancienne oubliée voir occultée. Au départ, pour la plupart des gens sa présence fut gênante. Les Romains considéraient, de façon générale, que les femmes n’étaient pas dignes de confiance et les disciples de Jésus ont rapidement adopté ce point de vue. « Que Marie sorte de parmi nous, dit Pierre à Jésus dans l’Evangile de Thomas, car les femmes ne sont pas dignes de la vie. « Au fils des ans, de nombreux pères de l’Église se sont ralliés à l’idée que Jésus était mort pour laver le monde du péché d’Adam. La source de ce péché, bien évidemment, était Eve. Au III° siècle. Tertullien, le farouche défenseur de l’orthodoxie chrétienne, écrivait « A cause de la femme, même le Fils de Dieu était destiné à mourir » L’étape suivante nous dit encore Dan Burstein, survint un dimanche d’automne de l’année 591, lorsque le pape Grégoire le Grand affirma que Marie-Madeleine avait été une prostituée avant d’être sauvée par le Christ La chrétienté adhéra rapidement à cette image erronée - mais éloquente au plan religieux - de la sainte pécheresse. C’est cette interprétation du personnage de Marie-Madeleine qui fonda le culte largement répandu qui s’érigea en France autour de sa personne au XIII° siècle alimenté par des légendes concernant son arrivée en Provence sur un bateau de fortune et la « découverte » de ses ossements.

Ce texte constitue un assez bien résumé de la complexité qui réside à aborder le sujet de Marie-Madeleine qui a pris des formes diverses au cours des siècles. Si on peut imaginer un instant que le Graal est une représentation de la descendance de Jésus et Marie-Madeleine, il faut donc s’armer de patience et savoir décrypter avec délicatesse les écrits qui lui ont été consacrés. Comme nous avons pu nous en apercevoir, de multiples interprétations tournent autour du personnage de Marie-Madeleine. Pour plusieurs auteurs, le Graal serait simplement composé de toutes les reliques physiques et des documents relatifs à la vie de Marie-Madeleine et de Jésus. Par extension, il serait lié à une hypothétique descendance à travers le « sang royal » Cette hypothèse aussi surprenante qu’elle soit est connue depuis longtemps, exactement depuis la fin du Moyen Age, au sein de certaines sociétés initiatiques. Elle conduit à un ensemble de suppositions déstabilisantes et souvent très mal interprétées. Le sang royal, dans le contexte des récits traditionnels du Graal, représente le sang du Christ.

La théorie mettant en évidence, une possible Marie-Madeleine, génitrice est, on le devine, dérangeante pour l’Eglise car elle met en exergue le rôle des femmes dans l’entourage de Jésus, un rôle toujours minimisé par la sainte institution. Cette idée relativement peu connue du grand public a été popularisée récemment par Dan Brown dans le « Da Vinci Code ». C’est peut-être le seul mérite de cet ouvrage qui véhicule pas mal d’erreurs mais qui montre l’importance du rôle des femmes dans le cercle de Jésus et surtout la portée du « Féminin sacré » dans l’héritage de notre passe. Les historiens les plus tolérants comme les plus critiques hésitaient généralement à aborder un sujet touchant à l’intimité de Jésus et ses rapports avec les femmes. Il a toujours provoqué des réactions hostiles de la part des théologiens effrayés par l’idée que la vie privée du Christ puisse devenir l’épicentre de scandales préjudiciables à la foi, comme cette allusion choquante, dans l’Evangile de Jean, à une possible homosexualité du maître.

Il est bien difficile de réaliser la part du vrai et du faux, lorsque l’on prend connaissance des divers mensonges établis au cours des siècles par les scribes anonymes qui ôtèrent tous les éléments susceptibles d’être gênants pour l’Eglise naissante. IL est peu probable que Jésus ait exalté la chasteté, le célibat et l’abstinence. Les moeurs de l’époque étaient plutôt licencieuses. Le très chaste saint Paul qui eut, à un moment de sa vie, une concubine a écrit dans son « Epîtres aux Corinthiens » « N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres et les frères du Seigneur et Céphas ? Serions-nous seuls, Barnabé et moi, qui n’aurions pas le pouvoir d’en user de la sorte ? »

Nous ne voyons pour notre part aucune incompatibilité entre la mission de Jésus et le fait qu’il ait pu mener une vie d’homme normal. C’est l’Eglise qui a mis en exergue la pureté et l’abstinence sexuelle en l’imposant à son clergé, avec comme conséquence inévitable les déviances que nous connaissons actuellement. L’élément qui nous conduit sur la piste d’un Jésus « différent » se trouve également dans « L’Evangile de Thomas » Cet écrit apocryphe redécouvert au milieu du siècle dernier en Egypte décrit Marie comme l’une des disciples de Jésus.

Il est possible que Jésus ait pu connaître une vie sexuelle complète et épanouie, sa liaison avec Marie-Madeleine n’est pas prouvée certes, mais elle est tout de même habilement révélée en ces ternies dans l’Evangile apocryphe de Philippe « ... Et la compagne du fils est Marie-Madeleine, le Seigneur l’aimait plus que tous les disciples, et il l’embrassait souvent sur la bouche. Les disciples le voyaient et ils lui dirent « Pourquoi l’aimes-tu plus que nous tous ? « Le Sauveur répondit et leur dit : « Comment se fait-il que je ne vous aime pas autant qu’elle ? » Comme l’écrit encore Elaine Pagels, Marie-Madeleine reste une femme insaisissable et fascinante. Pendant prés de 2000 ans, Marie-Madeleine a pris malheureusement dans l’imagination des chrétiens la forme d’une séduisante prostituée alors qu’à notre époque l’imagerie contemporaine la dépeint plutôt comme l’amante et l’épouse de Jésus et la mère de ses enfants.

Pourtant nous rappelle cet auteur, les premiers textes qui font mention de Marie-Madeleine, qu’il s’agisse du Nouveau Testament ou d’autres documents - ne lui attribuent aucun de ces rôles à connotation sexuelle, donnant ainsi à penser que la nature de cette femme, et la façon dont nous en sommes venus à la considérer, est beaucoup plus complexe que ce que la plupart d’entre nous avons lamais imaginé. Certains veulent même voir en elle l’une des disciples de Jésus, dotée d’une fortune lui permettant de le soutenir financièrement, (Evangile de Marc) ou encore une démente possédée par sept démons, comme le soutient Luc ? Quand on se penche sur les plus anciennes sources disponibles, on rencontre constamment chacune de ces images contradictoires, et plus encore. L’Église a longtemps entretenu le doute à ce sujet, et ce n’est que vers la fin des années soixante-dix, qu’elle a publié un discret démenti aux affirmations faisant de Marie-Madeleine une fille de mauvaise vie, reconnaissant qu’elle était une disciple de Jésus, au même titre que les apôtres.

Ce désaveu bien tardif mit par la même occasion dans l’embarras les déclarations de Pierre, ainsi que l’Église elle-même, qui dut se résigner à accepter que le Christ permette à une femme de devenir un apôtre à part entière. La figure de Marie-Madeleine tient une place centrale dans les Ecritures. Penchons-nous d’abord sur son nom, Marie-Madeleine, un nom composé qui n’existait pas à l’époque car en hébreu on ne redoublait pas les prénoms masculin ou féminin. Ce nom composé relève d’une pratique tardive du monde chrétien. Marie-Madeleine, c’est Marie de Magdala, celle qui vint de ce village situé en Galilée et dont une tour du même nom fut érigée par l’abbé Saunière à Rennes le château, un petit village porteur d’une bien étrange énigme.

Marie-Madeleine reçut-elle en héritage le château de Béthanie ou la tour « Migdal » de Béthanie. Comme il n’y a jamais eu de quelconque tour importante à Béthanie, cet héritage consiste, comme le rappelle Laurence Cardner en « un statut personnel à préserver à tout prix ». Au travers d’une position élevée dans la communauté des gardiens de la vraie doctrine du Christ, elle devait devenir une sorte de « tour de garde ».

Le Nouveau Testament évoque surtout le personnage de Marie au moment et après la mort de Jésus. Elle est discrètement présentée, comme celle ayant reçu le privilège avec une autre femme, d’embaumer le corps du crucifié. Trouvant le tombeau vide, elle est le témoin privilégié de sa résurrection et fut appelée à témoigner de ce miracle auprès des apôtres incrédules. Selon l’Evangile de Jean, elle est la seule à reconnaître formellement le ressuscité. Ce passage prouve le contact privilégié qui la liait au Christ qui choisit de se révéler à elle plutôt qu’à ses douze disciples. L’Eglise l’a interprété comme une illustration symbolique visant à exprimer la relation personnelle que toute « vraie disciple » devait avoir avec Jésus ressuscite...

Il est difficile de se contenter de cette explication occultant toute relation singulière entre les deux êtres. On parle d’amour interpersonnel et surtout pas de relations affectives. Outre, l’Evangile de Philippe, le lien spécial unissant Jésus à Marie-Madeleine est aussi confirmé dans l’Evangile apocryphe de Marie Madeleine, comme nous l’avons déjà évoqué plus haut. On remarque encore une fois ici que le thème du « féminin sacré » et la place de la femme en général dans les communautés anciennes de croyants différaient nettement des écrits retenus par l’Eglise catholique qui instaura très tôt et d’autorité, la primauté dc la masculinité.

Il est vrai aussi que loin de favoriser la femme dont le combat et l’émancipation ne sont pas terminés, la civilisation moderne n’a rien trouvé de mieux que de commercialiser la femme, faute de l’avoir sacralisée on a oublié son véritable statut. Ce n’est qu’au 19ème siècle, avec les romantiques comme nous le rappelle justement Jacques Esrev, que l’érotisme est redécouvert à partir du symbolisme médiéval passionnel. Denis de Rougemont met en exergue Klerkegaard, Baudelaire, et le Wagner de Tristan et Isolde, comme les précurseurs d’une prise de conscience très profondément renouvelée des relations entre l’amour humain, la vie de l’âme et la recherche spirituelle « Les Mythes de l’Amour ».

Le Christianisme en générai et surtout L’Eglise de Rome nous ont inondé d’une iconographie propre à conforter leurs dogmes et ont imposé une trinité masculine Père, Fils, Saint-esprit. La vierge Marie resta la seule à porter sur ses fragiles épaules la lourde charge de l’aspect féminin, une « reine du ciel » perpétuellement vierge symbolisée par une colombe, à l’exemple des anciennes déesses mères. Mais là aussi, il y a de multiples interprétations possibles car Marie ne prit ce statut définitif que tardivement au sein des enseignements de l’Eglise par décret pontifical. La virginité perpétuelle de Marie, mère de Jésus, au risque de choquer certains croyants, relève certainement plus du mythe et de la légende que de la réalité, De tous les temps, on y a attaché un caractère magique remontant très loin dans l’Antiquité auquel le Christianisme n’a fait qu’emprunter une idée assez commune puisque Pythagore, Platon, Persée ou Horus furent gratifié d’une virginale conception En outre, les tests ADN du sang présent sur le suaire, si ce dernier s’avérait authentique, prouveraient d’ailleurs que le supplicié, eut un père et une mère comme tout le monde..

Autour de Marie-Madeleine plane donc un vrai mystère. Selon L’Eglise, il y aurait eu un amalgame autour de son personnage avec d’autres femmes, ce en quoi du reste, elle n’a pas tout à fait tort, Il reste de tout cela que l’Eglise a voulu à tout prix faire de Marie-Madeleine une prostituée repentie, qu’elle se montra toujours hostile envers cette femme dévouée au Christ, salissant son nom durant des siècles alors qu’il n’y a qu’un commentaire dans l’Evangile de Luc (8-2) et de Matthieu ( 16-9 ) qui fait une allusion à son pêché supposé, lorsqu’il est dit « Marie la Magdaléenne de qui étaient sortis sept démons ». Ce qui suppose aussi que Jésus pratiqua sur elle un exorcisme pour la délivrer de ces propres démons. La femme anonyme citée par Marc et Matthien, provenant de Béthanie, prés de Jérusalem, qui verse un flacon de parfum coûteux sur la tête de Jésus n’a jamais été formellement identifiée comme étant Marie-Madeleine. Ce sont les artistes qui s’en chargèrent. Les théologiens voient dans ce geste une simple vénération visant à annoncer la mort prophétique de Jésus. Une autre femme anonyme citée par Lue aurait semble t-il créé la confusion et illustrerait la théologie de la miséricorde. Il s’agit d’une pécheresse qui baigne de ses larmes les pieds de Jésus et le parfume en signe de supplication. Jésus la congédie en la réhabilitant, tout en lui adressant un « Va en paix ! ». Pour L’Eglise, la figure populaire de Marie-Madeleine est le fruit d’une série de confusions entre plusieurs femmes et la vraie Marie de Magdala des Evangiles, mais elle ne donne aucune autre précision. Elle essaye même de nous faire croire que c’est à la suite des mouvements féministes actuels que fut mis en exergue son rôle caché ou ésotérique. La position de Marie-Madeleine est, à maints égards unique en ceci qu’elle apparaît comme l’une des figures de premier plan.

Comme il est dit dans les Evangiles apocryphes, Marie-Madeleine fut « la femme qui connaît tout de Jésus », et elle était l’apôtre « douée d’une connaissance, d’une vision, d’une perspicacité, qui, excédaient largement celles de Pierre. » Mais existe-t-il des pistes concernant l’hypothétique mariage de Jésus et de Marie-Madeleine célébré à Cana dont aurait découlé une possible descendance. Le Graal authentique en serait le mystère voilé par une série de textes qui nous le suggéreraient, au travers de la légende de .Joseph d’Arimathie portant la coupe Sacrée.

La vie de Marie-Madeleine.

Tentons de remonter aux sources de la polémique. Avec toutes les précautions d’usages, redécouvrons cette femme discrète mais omniprésente dans la vie de Jésus. Elle entoura le maître de toute son affection et fut peut-être, à en croire une version des Ecritures cachées, son épouse et sa plus fidèle disciple... Signalons que les Cathares ou du moins le cercle intérieur de ses grands initiés étaient persuadés que Marie-Madeleine était l’épouse sinon la concubine de Jésus. Cette idée est d’ailleurs fortement et depuis très longtemps répandue dans le Languedoc, terre de prédilection des « Parfaits ». L’histoire officielle nous apprend que Marie naquit à Magdala, sur les bords du lac de Génésareth. Toute sa vie, elle se comporta comme une grande pécheresse jusqu’au jour où elle entendit parler d’un homme qui faisait des prédictions et des miracles, un certain Jésus.

Elle alla vers lui en toute confiance afin de lui faire partager ses angoisses et de lui confesser sa vie de débauches, espérant recevoir quelques conseils et consolations. Ayant appris que Jésus se trouvait à la table de Simon le pharisien, Marie-Madeleine se rendit chez lui, portant un vase d’albâtre rempli d’une huile aux effluves odorantes. Elle s’agenouilla aux pieds du maître et se mit à pleurer, lui arrosant les pieds de ses larmes et les baisant. Ensuite, elle répandit des parfums sur ses pieds et les essuya avec ses longs cheveux. Jésus fut touché par son geste. S’exprimant par une parabole à son hôte, Jésus lui dit « Vois-tu cette femme ? Je suis entré chez toi et tu ne m’as pas apporté l’eau pour me laver les pieds ; elle a arrosé mes pieds de larmes, et elle les a essuyés avec ses cheveux. « Tu ne m’as pas donné de baiser, elle n’a pas cessé de baiser mes pieds. Tu n’as pas oint ma tête d’huile, elle a couvert mes pieds de parfums. C’est pourquoi je te dis que tous ses péchés lui sont remis, et cela, par ce qu’elle a beaucoup aimé. » Puis se tournant vers Marie-Madeleine, il lui dit : « Tes péchés te sont pardonnés. Ta foi t’a sauvée. Va en paix ». Depuis cet instant, les chemins de vie de Jésus et de Marie n’ont cessé de se croiser. Ils ont partagé les moments les plus importants de leur existence respective. Comme les apôtres, Marie-Madeleine accompagna le Christ dans tous ses déplacements à travers la Judée. Marie était riche. Elle vendit ses biens pour subvenir aux besoins de la communauté des disciples. Elle partagea le chemin du calvaire et fut présente jusqu’aux derniers instants de la vie du Christ, au pied de la croix, en compagnie de la mère de Jésus. C’est elle aussi, lorsque Jésus rendit le dernier soupir, qui prépara les aromates de l’embaumement.

C’est encore elle revenant au Saint Sépulcre le troisième jour, qui découvrit un tombeau vide et pensa que la dépouille avait été dérobée. C’est toujours elle qui alla prévenir les apôtres, Pierre et Jean, qui vinrent s’assurer de la véracité de ses paroles. Marie-Madeleine resta longtemps sur place, en prière, ne pouvant s’arracher du lieu où le corps de son bien-aimé avait reposé. Les Evangiles racontent que deux anges lui apparurent pour la consoler. Par après, suit un curieux témoignage où, Marie-Madeleine aperçut Jésus mais ne le reconnut point, le prenant pour le jardinier Ce n’est que quand Jésus l’eut interpellée par son nom « Marie », qu’un tressaillement se fit en elle et qu’elle reconnut Sa voix. « O mon Maître ! » s’écria—telle. Elle voulut alors se jeter à ses pieds. « Ne me touche point » s’exclama Jésus. « Je ne suis pas encore monté à mon Père, Mais va trouver mes frères et dis-leur que je vais monter vers mon Père et mon Dieu, qui est aussi leur Père et leur Dieu ». Marie-Madeleine prit ensuite le chemin de Jérusalem afin de porter le message aux apôtres... Si les quatre Evangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean sont les seuls livres dits inspirés, reconnus par l’Eglise, nous savons maintenant qu’il en existe bien d’autres comme ceux de Philippe, Pierre, Barthélemy et Thomas, évangélistes des Indes. Il en est aussi un bien méconnu que nous avons déjà cité attribué à Myriam de Magdala, premier témoin de la Résurrection. Ces écrits apocryphes, c’est-à-dire, « cachés » « tenus secrets » semblent être antérieurs aux Evangiles canoniques. L’Evangile de Marie-Madeleine est un texte du II° siècle après Jésus-Christ.

Ecrit par l’initiée qui est considérée par l’apôtre Jean comme la fondatrice du Christianisme, il met en évidence certains aspects soigneusement occultés par l’Eglise. comme celui de sa relation intime avec le Christ. N’en déplaise à l’Eglise, Jésus était probablement capable de connaître une véritable intimité avec une femme. Cette intimité n’était pas que chamelle, mais aussi intellectuelle et spirituelle. Marie dit dans son Evangile qu’elle a eu une vision du Maître, à qui elle se serait adressé pour dire : « Seigneur je te vois aujourd’hui dans cette apparition. » Jésus répondit : « Bienheureuse, toit qui ne te trouble pas à ma vue.

Là où est l’intellect, là est le trésor. Dans son Evangile, Marie fait part aux apôtres d’un enseignement ésotérique du Christ dont ils n’avaient pas eu connaissance. André prend alors la parole et s’adressa à ses frères : « Dites, que pensez-vous de ce qu’elle vient de raconter ? Pour ma part, je ne crois pas que le Maître ait parlé ainsi : Ces pensées diffèrent de celles que nous avons connues. » Pierre ajoute : Est-il possible que le Maître se soit entretenu ainsi, avec une femme, sur des secrets que nous, nous ignorons ? Devons-nous changer nos habitudes, écouter tous cette femme ?

L’a-t-il vraiment choisie et préférée à nous  ? Marie dit à Pierre : « Mon frère Pierre, « qu’as-tu dans la tête ? Crois-tu que c’est toute seule, dans mon imagination, que j’ai inventé cette vision ou qu’à propos de notre Maître je dise des mensonges. » Il y a aussi et ce qui est plus gênant pour l’Eglise le fait que dans l’Evangile de Marie-Madeleine outre que le texte présente Marie comme une disciple de premier plan la découverte que les apôtres sont terrifiés à l’idée de prêcher la Parole de Jésus après la mort de celui-ci, craignant de subir le même sort. Ils sont lâches et le terme n’est pas faible. C’est seulement Marie qui se dresse pour relever le flambeau et les harangues, en les invitant à tourner « leur coeur vers le bien ». Ce qui présume l’indice comme quoi face à cette première défection Marie a constitué une autre voix pour maintenir en vie les enseignements de Jésus. Elle a ouvert le sentier d’un chemin qui deviendra initiatique et fût conservé jusqu’à ce jour par les courants gnostiques et certaines sociétés initiatiques.

Car les récits de la vie de Marie-Madeleine sont chargés de messages ésotériques dissimulés sous le voile du langage symbolique qui démontrent qu’elle fut la détentrice d’un enseignement secret délivré par le Christ, au même titre que l’apôtre Judas en passe d’être réhabilité suite à la redécouverte de son Evangile diffusé récemment. Ils font penser qu’elle aurait été choisie, élue, pour recevoir une sorte de révélation, au grand désappointement des autres apôtres qui la méprisaient car elle n’était qu’une femme. Rappelons que tout au long des textes apocryphes, Jésus affirme que la polarité féminine est essentielle. Par exemple, dans l’Evangile de Thomas, il dit : « Lorsque vous ferez du deux Un et que vous ferez l’intérieur comme l’extérieur, l’extérieur comme l’intérieur le haut comme le bas, lorsque vous ferez du masculin et du féminin un Unique, afin que le masculin ne soit pas un mâle et que le féminin ne soit pas une femelle, lorsque vous aurez des yeux dans vos yeux une main dans votre main et un pied dans votre pied, une icône dans votre icône, alors vous entrerez dans le Royaume ! « Et plus loin, Saint Pierre lui disait que Marie sorte de parmi nous parce que les femmes ne sont pas dignes de la Vie ; Jésus répondit « Voici que je la guiderai afin de la faire Homme. Elle deviendra, elle aussi un souffle vivant semblable à vous, Hommes. Toute femme qui se fera Homme entrera dans le Royaume de Dieu » Il faut voir dans ce symbolisme, l’idée d’un retour à l’androgynat originel aussi bien de Dieu que de la créature humaine mais aussi une autre vision de l’âme. N’oublions pas aussi ce qu’entendaient les Gnostiques, les Kabbalistes et les alchimistes, par « âme » que les Femmes ne possédaient même pas pour l’Eglise jusqu’il y a peu. Elle est un corps subtil, quelque chose entre le corporel et le spirituel. Et quelles sont les expressions ou manifestations de l’âme, sinon celles liées à l’amour ? Cependant, l’âme, même si l’amour en est inséparable n’est pas limité à l’amour interhumain.

Léonard de Vinci ne se contentait pas simplement d’accepter des commandes lucratives du Vatican ou d’autres mécènes. Il respectait dans ses oeuvres une série de codifications comme celle du Nombre d’Or ou celle d’un langage symbolique subtil. Au-delà de son oeuvre purement artistique et aussi visionnaire en matière d’inventions, Léonard a voulu laisser au monde un message crypté. La figure emblématique de Marie-Madeleine reste un élément capital de l’histoire du Christ, notamment en ce qui concerne les questions fondamentales que tout homme impartial est en droit de se poser aujourd’hui eu égard aux plus récentes découvertes. Jésus est-il mort sur la croix ou bien a-t-il survécu à son calvaire ? A-t-il fuit ses persécuteurs en s’exilant sur des terres lointaines, en Inde ? Plus délicat encore, fut-il comme tout bon rabbin et juif de son époque respectant la « Loi », l’époux de Marie-Madeleine ? A-t-il eu des enfants ? Si oui, qu’est devenue sa descendance ? Bien avant la sortie de l’ouvrage de Dan Brown, des chercheurs (en majorité des théologiens anglais) prétendirent que Jésus avait eu une fille prénommée Sarah. En secret, elle aurait perpétué une branche de la lignée de David. Cette thèse audacieuse mit bien entendu en émoi les autorités ecclésiastiques qui y virent une attaque à l’encontre de son dogme. On imagine aussi le choc pour les fidèles si ces éléments devaient se vérifier dans l’avenir... Tardivement, des auteurs grecs et des théologiens du septième siècle firent mourir Marie à Ephèse, sur la côte turque, où elle aurait accompagné la mère de Jésus et Jean l’évangéliste. Mais tout cela n’est que pure diversion.

La tradition la plus fidèle évoquée par le chroniqueur Grégoire de Tours, affirme que Marie-Madeleine a fui jusqu’à Aix-en-Provence. Elle aurait débarqué en Provence avec Joseph d’Arimathie et le précieux « Graal » (l’enfant né de son union avec Jésus), en compagnie de Lazare, Maximin et des Saintes Femmes Marthe et Sarah la noire.

Ces lieux légendaires devinrent plus tard les Saintes-Maries-de-la-Mer. On parle énormément de Marie-Madeleine dans cette région de France qui a gardé le souvenir de son passage. Elle y serait morte, après avoir passé plus de trente années à pleurer, dans un lieu retiré près de Toulon, appelé la « grotte de la Sainte-Baume », haut lieu initiatique qui deviendra un point de passage obligé pour le Compagnonnage. On y vénère toujours aujourd’hui, particulièrement le 22juillet, la mémoire de Marie-Madeleine.

L’Eglise pour sa part n’a jamais voulu confirmer cet épisode de sa vie. Le fait qu’il pourrait exister une lignée dynastique connue seulement de quelques courants gnostiques, c’est-à-dire des mouvements ardemment fustigés et poursuivis par I’Eglise depuis deux mille ans, une lignée préservée dans le plus grand secret, constitue un passionnant travail d’investigations. Il est possible qu’une vérité essentielle ait été délibérément cachée aux fidèles par une Eglise soucieuse de préserver son hégémonie. Cet épisode de la vie de Jésus aurait été connu depuis fort longtemps par quelques cercles de hauts initiés introduits au sein de sociétés secrètes. On a évoqué régulièrement dans de nombreux ouvrages la fabuleuse « lignée Mérovingienne » constituant la descendance directe du Christ, mais est-ce bien la seule piste ? Le « Saint Graal » symboliserait la préservation d’un sang royal issu de la lignée de Jésus (c’est-à-dire un enfant). Si c’est le cas, on peut se demander dans quel but cette descendance a été préservée ? La première réponse qui nous a effleuré l’esprit, c’est qu’elle serait peut-être amenée un jour à jouer un rôle capital dans l’avenir du monde. Si Jésus n’a pas rédigé d’Evangile de sa main, laissant malheureusement le champ libre à tous les détournements possibles de son message, il a peut-être légué à la postérité un message de chair, beaucoup plus précieux encore...

Des preuves du mariage de Marie-Madeleine avec Jésus. ?

Ce n’est pas dans le Nouveau Testament que nous pouvons espérer trouver des indices. Ce texte a été tellement manipulé qu’il ne peut nous éclairer valablement. Nous trouvons quelques pistes dans les commentaires que fait Hippolyte dans le Cantique des Cantiques, mais elles ne sont pas suffisantes pour nous faire une opinion définitive. Comme nous l’avons vu précédemment l’archevêque de Mayence, Raban Maur (776-856), dans son ouvrage totalement oublié « La vie de Marie-Madeleine », précise clairement les appartenances du couple à deux lignées royales (hasmonéenne et davidienne) qui conféraient à leur union doublement autorisée une prétention au trône d’Israël. Oublié aussi, le fait que le roi de France Louis XI, (1461-1483) légitimait Sa place sur le trône en prétendant descendre directement de la lignée royale remontant à Marie-Madeleine

Outre les Évangiles Gnostiques que l’Église ne reconnaît pas et que nous avons déjà évoqués, de nombreux artistes ont tenté dans leur oeuvre de faire passer un message identique. L’utilisation symbolique du renard dans de nombreux tableaux était une manière déguisée de désigner une fraude religieuse. C’est par cette astuce que le peintre Botticelli, au début du XVI ° siècle, usa de son talent pour contester la doctrine du célibat de Jésus dans son oeuvre « Sainte Marie Madeleine au pied de la croix » On y voit un ange tenant un renard par la queue !

Depuis de nombreuses années, l’historien anglais A.N. Wilson se montre convaincu du mariage de Jésus et de Sa probable descendance. Il prétend que l’épisode des noces de Cana relaterait le propre mariage de Jésus. Un élément de preuve serait que selon la loi Juive, la seule personne autorisée à donner des ordres aux serviteurs lors d’une noce ne pouvait être que le marié ou sa propre mère Le lien fusionnel, de nature probablement plus spirituelle que charnelle, qui a peut-être uni Jésus à Marie-Madeleine est un fait que l’Eglise cherche à dissimuler. Les écrits du Nouveau Testament sont machistes, on ne peut en douter, surtout ceux de Pierre. Ils ont donné, dès le départ, un rôle prioritaire aux hommes. Cela a pesé lourd sur la conduite de I’Eglise qui n’a tenu aucun compte du rôle majeur des femmes dans la communauté chrétienne en formation. Si Jésus et Marie-Madeleine ont bien été « mariet femme »que devient aujourd’hui le célibat des prêtres, une coutume imposée tardivement au Moyen Age, en totale contradiction avec la tradition. L’Église anglicane ne s’y est pas trompée puisqu’elle nomme actuellement des femmes à la fonction d’évêque.

Dans l’ouvrage collectif « Rex Deus » publié en Angleterre en 2000 et publié en français aux Editions du Rocher, les auteurs M. Hopkins, G. Simmans & Tim Wallace Murphy révèlent que Margaret Starbird, spécialiste de l’histoire des religions, avait été horrifiée par certaines des allégations « blasphématoires » trouvées dans « L’Enigme sacrée ». Elle entama une série de recherches avec la ferme intention de publier une réfutation du thème le plus sacrilège de ce best-seller. Mais son étude méticuleuse confirma au contraire que Jésus était marié et qu’il avait fondé une dynastie. Elle écrivit alors un livre d’un tout autre ordre que celui qu’elle avait prévu de rédiger initialement. Dans son ouvrage, « The Woman with the Alabaster Jar », elle présente de manière très convaincante le mariage de Jésus avec Marie de Béthanie, également connue sous le nom de Marie-Madeleine. Une spécialiste des Manuscrits de la mer Morte, Barbara Thiering, était arrivée à la même conclusion et disait de Jésus et de Marie-Madeleine : « Leur relation n’était pas purement spirituelle. C’était un vrai mariage, conforme aux règles de leur ordre dynastique. Jésus devait se marier pour assurer la pérennité de sa lignée, mais dans son cas, il s’agissait également d’affirmer sa légitimité. » Un érudit musulman, le professeur Fida Hassnaint, dans son ouvrage « A Search for the Historical Jésus », parle lui aussi des noces de Cana dans les termes suivants ; « La question se pose de savoir qui est invité et qui se marie ? »

D’après l’auteur, Marie est l’hôte car elle ordonne d’amener du vin pour les invités. ce dont Jésus va s’occuper ; « On se demande s’il s’agit bien du mariage de ce dernier avec Marie-Madeleine, et si tout cet épisode n’a pas simplement été conserve sous un camouflage ». I ... I Je crois que Marie—Madeleine se comportait comme l’épouse de Jésus et lui aussi agissait avec elle comme si elle était sa femme. Les éléments à notre disposition conduisent irrésistiblement à une conclusion : Jésus était marié et il avait fondé une famille, non seulement par respect de la Loi, mais pour accomplir son devoir de rabbin et, plus encore, entant qu’héritier de la lignée royale de David. Sa femme était Marie-Madeleine, avec qui il eut au moins deux enfants, un fils et une fille. Ceux qui rédigèrent les Evangiles synoptiques - c’est-à-dire les rédacteurs de tout le corpus du Nouveau Testament - étaient particulièrement ignorants de la Loi, des traditions et des coutumes juives. Dans leur zèle à modifier ces documents pour les conformer aux enseignements de Paul, ils laissèrent de côté des passages significatifs qui montraient que Jésus était marié à Marie-Madeleine. Dans l’Evangile selon saint Matthieu, nous lisons : L’Homme Jésus se trouvait à Béthanie chez Simon le Lépreux, une femme s’approcha de lui avec une jarre d’albâtre contenant un parfum très précieux, et elle le versa sur sa tête tandis qu’il était à table. »

Dans la tradition juive - mais aussi dans les rituels de Sumer, Babylone et Canaan, le rituel d’onction de la tête d’un roi avec l’huile était exécuté par les héritières, les prêtresses ou épouses royales agissant en qualité de déesse. Les Grecs appelaient ce rituel le mariage sacré. C’est grâce à cette union rituelle avec la prêtresse que le roi pouvait assumer vraiment son statut royal d’ »Oint » ou, pour utiliser le terme hébreu plus familier, de « Messie » Dans l’iconographie de l’Église et dans l’an occidental, c’est toujours Marie-Madeleine qui est représentée portant la jarre d’albâtre, Il est significatif que, traditionnellement, le jour de sa fête, l’Eglise lise le passage du Cantique des Cantiques où la « bien-aimée » cherche son « bien-aimé » dont elle a été séparée. On peut trouver encore d’autres éléments prouvant la prééminence de Marie-Madeleine parmi les fidèles de Jésus. Par exemple, les récits évangéliques fournissent plusieurs listes de femmes accompagnant Jésus. Il existe précisément sept listes et dans six d’entre elles, Marie-Madeleine est citée en premier, avant même Marie, la mère de jésus, et bien avant les autres femmes mentionnées. Inconsciemment, les auteurs des Evangiles ont souligné le véritable statut de Marie-Madeleine au sein du groupe des disciples celui de « Première Dame. »

Le Prieuré de Sion. Le secret entourant une supposée descendance de Jésus et la Perpétuation, de cette lignée d’origine divine, à travers les siècles, aurait été préservé par une société très secrète dénommée, le « Prieuré de Sion » .

L’amalgame établi avec un groupe de droite éphémère dirigé par un certain Pierre Plantard et fondé dans l’est de la France, au milieu des années cinquante le 20 juillet 1956 a créé la confusion dans de nombreux esprits. La divulgation de plusieurs documents à l’authenticité douteuse parus dans plusieurs ouvrages de l’historien Gérard de Sède, et ensuite dans un ouvrage collectif d’auteurs anglais « l’Enigme sacrée » et reprise dans le roman à sensation et à succès de Dan Brown le « Da Vinci Code » n’ont fait qu’alimenter une plus large polémique.

À la base de cette intrigue, l’un de ses dirigeants, « Pierre Plantard, » qui fut le diffuseur des fameux Dossiers secrets du Prieuré de Sion, déposés à la bibliothèque nationale française, définissait lui-même l’association dont il était membre comme « Chevalerie d’institutions et Règles Catholiques & d’Union Indépendante Traditionaliste. » Le dessein de ce groupe ne visait en fait que la restauration d’une ancienne chevalerie, et comme toute bonne association de ce type, la recherche de la connaissance et la pratique de la solidarité. L’organisation était ouverte à tout catholique qui acceptait les buts du Prieuré, et possédait un capital de départ de cinq cents francs anciens.

On a appris également que les membres du Prieuré publiaient un bulletin d’information intitulé « le Circuit », consacré presque exclusivement à des plaintes au sujet de la politique locale, et du manque de services gouvernementaux convenables. A regarder de plus près, le groupe ne semble pas s’être répandu hors de la région d’où il s’était formé. Le 10 juillet 1984, Pierre Plantard donna sa démission du Prieuré, mécontent semble-t-il des liens d’amitié que de certains frères entretenaient avec des Anglais et des Américains. Mais existait-t-il une autre société occulte sous cette appellation ? Dans l’affirmative, quels buts poursuivait-elle ? De nombreux auteurs, journalistes et chercheurs se sont emparés de l’affaire et ont émis diverses hypothèses et théories, exploitant un filon devenu rentable, se basant souvent sur des arguments spécieux, exposant un véritable labyrinthe de témoignages, de généalogies, de documents d’archives, authentiques ou erronés.

L’affaire rebondit d’affirmations en démentis, de fausses vérités en vraies révélations. L’intrigue plonge en tout cas ses racines il y a plus de deux mille ans, dans une filiation sacrée dont la légitimité reste à ce jour difficile à prouver. Manifestement elle continue d’être reliée de près au village de Rennes Le Château et aux découvertes mystérieuses de l’Abbé Sauniere. Le « Prieuré de Sion » ou un autre groupe secret aurait eu pour mission de cacher et de protéger toute information portant sur les descendants de la lignée des rois mérovingiens et d’une série de familles porteuses de noms prestigieux, descendants en droite ligne du Christ. Parmi les noms cités, celui de Godefroid de Bouillon revient constamment. Issu probablement de cette lignée, il aurait été l’un des maillons protecteurs de l’un des secrets les mieux gardés de l’histoire. Un secret que l’Eglise aurait connu très tôt, mais sur lequel elle n’aurait jamais eu aucune prise. Nous avons à ce propos interviewé en son temps Jean Etienne Hallet qui étudie avec passion depuis 30 ans la légende entourant Godefroid de Bouillon. L’existence de l’éventuel Vrai Prieuré n’a pu à ce jour être confirmée. Si une filiation et un groupe réellement secret a bel et bien existé et a traversé les siècles sans encombre, il est impossible d’évoquer cette association objectivement.

De plus cette société si elle existe agit depuis des siècles dans la plus stricte clandestinité, préservant un ou plusieurs secrets de nature réellement exceptionnelle dont nous ne sommes peut-être pas encore en mesure de comprendre l’ampleur et il est possible qu’un « Prieuré de Sion » sous une forme ou une autre se manifeste dans le futur, au moment où il le jugera opportun. Depuis la sortie voici plus de trois ans déjà du roman à succès le « Code Da Vinci » relatant entre autre l’histoire confuse du « Prieuré de Sion » on n arrête pas d’évoquer les ramifications possibles d’une certaine société secrète créée jadis par Godefroid de Bouillon.

Celle-ci aurait conservé depuis des siècles, dans ses archives, les preuves de la survivance d’une lignée dynastique prestigieuse. Ce sujet suscite encore aujourd’hui de vives polémiques et engendre un intérêt croissant tant de la part du public qu’auprès des spécialistes. La majorité des historiens, qui se sont penchés sur les questions soulevées par ce roman de fiction historique, ont affiché d’emblée leur scepticisme quant à la réalité de certains faits évoqués ou du moins des sources de l’auteur C’est compréhensible, d’autant que le sujet reste très délicat. Les nombreux chercheurs et spécialistes qui s’attachent à décrypter les aspects religieux et ésotériques souvent méconnus du public sont convaincus, et ce malgré le manque cruel de documents, qu’il existe une réalité historique derrière les événements décrits par l’auteur du « Code Da Vinci. » Le thème central relève de l’hypothèse selon laquelle Jésus aurait eu une descendance cachée née de son union avec sa disciple/épouse Marie-Madeleine comme nous l’avons vu dans un autre chapitre. La légende celtique christianisée ayant conservé cet événement non reconnu par l’Eglise sous la symbolique de la coupe du Graal.

Marie-Madeleine aurait eu une fille prénommée Sarah qui aurait perpétué une branche de la lignée de David. Si l’Eglise, un peu tardivement, hurle aujourd’hui au scandale, c’est que derrière cette « révélation ou « provocation », plusieurs écrivains et chercheurs anglais affirment que cette lignée devenue clandestine s’est mise sous la protection d’une société secrète connue sous le nom de « Prieuré de Sion » Cette thèse non confirmée a donné naissance à l’apparition anarchique d’une foule d’informations et d’échanges de vues déroutant l’opinion publique. En cette matière, le meilleur semble côtoyer le pire. Les intérêts des uns et des autres sont tellement divergents que le public éprouve des difficultés à séparer le vrai du faux. Beaucoup n’ont pas hésité à tirer profit de l’aubaine pour développer un commerce fort lucratif en allant jusqu’à organiser des visites guidées, oubliant que le roman à succès de Dan Brown n’était au départ qu’une simple fiction historique mêlant habillement intrigue policière, fausses vérités et vrais mensonges. Faut-il brûler pour autant l’ouvrage comme l’ont proposé ses détracteurs ou le mettre à l’index comme l’a demandé un cardinal Italien ? Bien sûr que non.

La trame de l’histoire du « Code Va Vinci », au de là de certaines erreurs de l’auteur, mérite que l’on étudie de plus près une série de faits historiques réels qui jusqu’à présent furent réservés aux cercles restreints formés par quelques élus et initiés appartenant à des sociétés ésotérique ou initiatique. Aux échos du passé et à leurs conséquences sur notre présent, on ressent bien le malaise dégagé par ce roman qui explore des mystères touchant aux sources de notre civilisation chrétienne et occidentale. Séparer le bon grain de l’ivraie, l’histoire de la fiction, s’avère laborieux. Certains groupements relayés par des auteurs parfois manipulés rendent la tâche des enquêteurs particulièrement malaisée. Le travail devient encore plus ardu du fait qu’aucune des nombreuses études publiées à ce sujet n’a répondu de manière satisfaisante aux questions essentielles du débat. Malgré ces difficultés, notre rédaction tentera d’apporter quelques réponses, en ne s’appuyant nécessairement sur le même point de vue ni sur le même développement que ceux de nos confrères de la presse. Remarquons que depuis cinq années déjà, nous avons abordé sous différents angles bon nombre des thèmes évoqués dans l’ouvrage de Dan Brown.

Les sources et documents relatifs à l’existence réelle ou fictive du Prieuré de Sion.

L’existence du »Prieuré de Sion » telle qu’elle a été présentée au public et révélée dans certains ouvrages tire ses sources des travaux de plusieurs chercheurs et écrivains. Citons Gérard de Sède, Jean-Luc Chaumeil, ainsi que les écrivains anglais Michael Baigent, Richard Leigh et Henri Lincoln. Ces derniers révéleront pour la première fois au public un ensemble de faits permettant d’envisager qu’en marge de l’histoire officielle, un ordre répondant au nom de »Prieuré de Sion » avait manifestement manipulé la hiérarchie intérieure de l’Ordre des Templiers. La révélation de cet ordre secret très influent, est largement décrite dans l’ouvrage anglais parut sous le titre français « L’Enigme Sacrée ». Celui-ci eut pour conséquence de bouleverser la vision presque sereine qu’avaient les historiens de cette page de l’histoire.

Au sait qu’au départ, les premiers Templiers avaient une conception johannique allant à l’encontre du courant et des positions officielles de l’Eglise. Leurs connaissances ésotériques reçues de l’Orient dérangeaient l’institution ecclésiastique. Il n’est pas impossible que la direction de l’Ordre ait reçu des instructions particulières pour maintenir une filiation secrète et une grande discrétion concernant ses affinités et connivences avec des courants souterrains de l’histoire. Ce qui constitue tout l’intérêt de l’énigme, c’est la révélation d’une possible survivance du « Prieuré de Sion » sous une forme moderne très différente de sa forme primitive. On ne peut nier qu’il a existé depuis toujours des liaisons secrètes entre les ordres religieux, certains courants ésotériques et les différents pouvoirs mis en place. Cette hypothèse permet de mieux comprendre certaines orientations prises par l’Ordre du Temple et pose aussi la question de son influence réelle sur certains événements non élucidés dans le passé comme dans le présent. Les Grands Maîtres et des membres qui se sont succédés au sein du « Prieuré de Sion » appartiennent à des familles illustres d’Europe. La liste des noms donne le vertige, tant on présume des liens obscurs unissant la politique et la finance internationale.

Cet ordre, s’il a vraiment existé, voulait-il rétablir une souveraineté légitime au travers d’une nouvelle forme de gouvernement à l’échelle européenne ? L’ordre voulait-il aussi, par la même occasion, légitimer une dynastie royale autre que celle actuellement en place. Elle aurait été issue d’une pure lignée mérovingienne comme certains l’affirment, en mettant en avant une prétendue descendance directe du Christ ? Les intentions cachées de la maison des Habsbourg par exemple et les divers mouvements paneuropéens s’y rattachant, avec l’Ordre de Malte et l’Opus Dei, liés à d’importantes et riches famille issues de la Haute noblesse, en témoignent.

Suite à la révélation d’une série de documents cachés jusqu’ici par l’Eglise, ainsi que de la mise à jour des manuscrits de Qumram et de la redécouverte des textes et évangiles apocryphes, on s’aperçoit que l’histoire n’a peut-être pas été celle qu’on nous a imposée depuis deux mille ans. Nombreux sont ceux qui se questionnent sur la véritable mission et sur le rôle historique de Jésus, sur l’éventualité de son mariage avec Marie-Madeleine et sur les nombreuses manipulations exercées par l’institution catholique romaine pour masquer les événements entourant l’histoire réelle de I’Eglise primitive. La dynastie mérovingienne a-t-elle réellement survécu à travers les siècles ? C’est possible. Et si ce grand secret gardé par les Templiers est authentique, on peut dire qu’il a été extrêmement bien préservé ! Ses gardiens ont été des maîtres absolus dans l’art de brouiller les pistes. Ce secret permet de mieux comprendre aussi une série d’alliances et de liens troublants entre des sociétés et compagnies religieuses influentes et des sociétés à caractère initiatique plus que discrètes. Nous faisons référence « à la confrérie de la Sanch » peu connue, mais très efficace, l’Ordre de saint Lazare ou encore la « Compagnie du Saint-Sacrement.

Certaines d’entre elles comme l’Ordre de saint Jean de Jérusalem ou l’Ordre de Malte et celui du Saint-Sépulcre eurent des comportements parfois suspects ou pour le moins étranges. On cite de plus en plus depuis un siècle d’étonnantes péripéties qui se sont déroulées dans l’entourage du séminaire du saint Sulpice qui a accueilli de nombreux visiteurs inattendus et qui a connu, on le sait moins, beaucoup de conflits internes et externes. Pourquoi toutes ces intrigues, ces toussotements discrets, ces perpétuelles dérobades dès que l’on aborde une série de sujets sensibles sur le plan religieux comme l’idée selon laquelle Marie-Madeleine aurait été l’épouse de Jésus. Celle qui fut considérée longtemps comme une grande pécheresse avait les faveurs du Christ, elle était son plus proche apôtre et il arrivait à Jésus de l’embrasser sur la bouche comme en témoignent certains textes apocryphes que nous vous invitons à redécouvrir... Leur lecture est édifiante puisque Jésus fait allusion à une véritable union mystique. Au-delà de la version officielle soutenue par l’Église, il existe une histoire parallèle selon laquelle Marie-Madeleine aurait engendré en toute légitimité une descendance restée cachée jusqu’à ce jour.

C’est ce grand secret que cacherait et protégerait « l’Ordre du Prieuré de Sion. La mystérieuse existence du « Prieuré de Sion » se rattache inévitablement aux événements qui se déroulèrent au début de ce siècle dans le petit village de Rennes-le-Château et qui révélèrent de curieux documents découverts par un curé de campagne hors du commun, l’abbé Saunière. Les auteurs cités précédemment se sont chargés d’analyser largement tous ces documents. L’intérêt de leurs livres se trouve dans les différentes enquêtes sur l’influence du présumé « Prieuré de Sion » dans lequel on retrouve des personnages aussi inattendus que Godefroid de Bouillon, Hugues de Paye.., Robert de Craon, Hugues et Bertrand de Blanchefort, André de Montbard, Charles de Lorraine, l’alchimiste Nicolas Flamel, Isaac Newton, Léonard de Vinci, Nostradamus, Roger Bacon, Flud ou, plus proche de nous, Victor Hugo, le pape Jean XXIII et Jean Cocteau Rien que du beau monde dans cet ordre désormais légendaire dont les membres furent peut-être des rosicruciens.

L’histoire et le mythe de « l’Ordre de Sion » se confondent dans une série d’événements difficiles à démêler qui nous ramènent toujours aux fidèles de l’Eglise primitive et au mouvement connu sous le nom de « La Fraternité d’Ormuz » dont les adeptes vénéraient la vierge noire (la déesse mère lsis des temps anciens). Ce mouvement qui renaît au coeur même de l’Abbaye Notre Dame de Sion créé par Godefroid de Bouillon à Jérusalem. Son origine remonte à un certain Ormuz, converti au Christianisme dans les années 50 après J C par saint Marc. Il aurait fondé la société dite des « Sages de la Lumière », laquelle se donna pour emblème une croix rouge. Près de dix siècles plus tard, « les Frères d’Ormuz » proclamèrent être le bouclier et le glaive de l’Eglise de Jean.

Ils auraient continué à réaliser la synthèse de divers enseignements et connaissances ésotériques et auraient suscité de manière secrète la création d’un Ordre militaire pour consolider « l’Ordre de Sion » au travers de l’Ordre du Temple. C’est alors que l’opportunité aurait été donnée à Godefroid de Bouillon, conscient de son hérédité et du poids qu’il assumait en tant qu’ultime représentant de la lignée mérovingienne, de former avec Hugues de Payns présent lui aussi lors de la première croisade, le grand projet de revenir à la Haute Tradition et de mettre leur épée au service d’un courant ésotérique et initiatique de l’Eglise. Godefroid de Bouillon fut dans l’impossibilité de poursuivre l’oeuvre entamée puisqu’il mourut subitement en 1100. C’est ce grand secret que cacherait et protégerait « l’Ordre du Prieuré de Sion. La mystérieuse existence du « Prieuré de Sion » se rattache inévitablement aux événements qui se déroulèrent au début de ce siècle dans le petit village de Rennes-le-Chateaux. Ils révélèrent de curieux documents découverts par un curé de campagne hors du commun, l’abbé Saunière, assumait en tant qu’ultime représentant de la lignée mérovingienne, de former avec Hugues de Payns présent lui aussi lors de la première croisade, le grand projet de revenir à la Haute Tradition et de mettre leur épée au service d’un courant ésotérique et initiatique de l’Eglise. Godefroid de Bouillon fut dans l’impossibilité de poursuivre l’oeuvre entamée puisqu’il mourut subitement en 1100.

Godefroid deviendra un personnage légendaire aux yeux de tous les Croisés, du peuple et des Templiers. D’autres initiés au dehors et à l’intérieur de l’Ordre auraient repris le flambeau. Le premier de ceux-ci fut le premier Grand Maître de l’Ordre du Temple qui cumulera les deux fonctions, l’une à la tête du « Prieuré de Sion « , l’autre à la tête des Templiers. C’est par lui que la filiation de l’Ordre du Temple et du « Prieuré de Sion » se serait établie. La double autorité d’un cercle intérieur et extérieur aurait ainsi ni le jour, camouflant les vrais projets des deux Ordres. On sait aujourd’hui que dès le début, l’Ordre du Temple fut le porte-drapeau, à la fois de l’Eglise de Jean, et celui d’un courant gnostique obéissant aux rêves ambitieux de Godefroid de Bouillon et de ses Compagnons les « Frères de la Lumière ». Les historiens ont toujours été intrigués par le comportement des très secrètes « Compagnie du Saint Sacrement de l’Autel » dépendant directement du « Saint-Sulpice », de « La Compagnie des cent Associés et du Cercle du Hiéron du Val d’or » directement lié à l’Abbaye d’Orval... On reconnaît de plus en plus l’influence de ces sociétés secrètes qui eurent des ramifications étonnantes à tous les niveaux des pouvoirs en place.

Tous les faits nous conduisent de manière subtile vers de lourds secrets de familles et à l’occasion, sur la piste d’une lignée ininterrompue d’une dynastie mérovingienne qui aurait toujours aujourd’hui des prétendants « bien vivants », Issus de ces différentes familles nobles, et à leur tète les célèbres Habsbourgs. Ces derniers espèrent toujours retrouver leur place sur un éventuel trône européen. Les mystères entourant depuis près d’un siècle l’énigme du village de Rennes le Châteaux conduisent à cette famille et c’est peut être cela aussi qui ébranle et trouble plusieurs chercheurs. Le travail des auteurs anglais pour asseoir et crédibiliser l’idée de l’existence du « Prieuré de Sion »

L’essentiel des archives à partir desquelles tous prirent leurs sources sont des documents dactylographiés déposés périodiquement par des mains inconnues à la Bibliothèque Nationale
entre 1 964 et 1 967. Ils furent à l’origine de l’existence du prétendu ordre du « Prieuré de Sion ». Alors, cette révélation était-elle en partie un canular ou bien un leurre destiné à dissimuler d’autres vérités restant encore à établir. Jean-Luc Chaumeil, à la fois journaliste écrivain, fut fortement impliqué dès le départ dans cette affaire. Il déclara à plusieurs reprises, et bien avant que ne paraisse le « Code Da Vinci » que l’association publiée en 1956 et reprise sous le nom de « Prieuré de Sion, » n’avait pas à sa tête comme président Plantard mais un certain Pierre Bonhomme, assisté d’un Vice-président portant le nom de De Fagot, Pierre Plantard n’en n’était que le trésorier. Cette association régie selon la loi de 1901 n’avait rien à voir dans ses statuts avec l’esprit de ce que l’on a voulu faire croire et était chargée de la protection des HLM à côté de Sion !

Une association de boys scouts et d’écologistes, comme le dira plus tard le journaliste. Mais Jean-Luc Chaumeil en fin limier découvrit par la suite que l’association de 1956 n’était qu’un troisième essai, une troisième tentative de création. La première avait été une association culturelle dénommée « Rénovation française » présidée par la mère de Plantard. Une autre avait porté le nom d’ « Alpha Galates » Les statuts de cette dernière avaient été rédigés en Allemand, entre 1942 et 1943, voir pour certains déjà en 1934. Il s’avéra que le fameux Plantard était fiché par les renseignements généraux comme étant un doux illuminé s’inscrivant dans une mouvance occultiste de droite, un antisémite qui voulait sauver la France...

Gino Sandri, un prétendu membre du « Prieuré de Sien » depuis 1977 et secrétaire du Grand Maître déclara lors d’une interview, et de manière très vague que les activités de l’Ordre de Sion étaient « constantes et immuables à travers le temps et directement lices à la tradition primordial. » Toutefois, les formes extérieures pouvaient varier selon les circonstances. Sion, en l’occurrence, signifiait « rameau ou origine ». Il appartenait à ceux qui avaient reçu la charge de diriger d’agir au mieux, compte tenu des contingences du moment.

Les premiers éléments de cette intrigue trouvent leurs origines dans deux ouvrages écrits au départ par Gérard de Sède, l’un ayant pour titre « Les Templiers sont parmi nous » et l’autre « L’or de Rennes », Luc Chaumeil ajoute que, le Marquis de Cherisey était le vrai et seul concepteur de tous les documents publiés sur le sujet. Gérard de Sède reçut en dépôt, par l’entremise de Pierre Plantard, un dossier fournissant la matière de ses deux livres. Selon cette source, le contrat signé avec les Editions Julliard, répartissait les droits entre Gérard de Sède pour 35% et Pierre Plantard de Saint Clair pour 65%. Pour Jean-Luc Chaumeil, on devait aussi attribuer au fameux marquis, la version des fameux parchemins de l’abbé Saunière publiés dans les deux livres de Gérard de Sède ainsi que les listes déposées à la B-N.
Jean-Luc Chaumeil fit ces révélations après avoir reçu toutes les preuves de la machination. Et on le croit, car il l’a longuement interrogé et fréquenté chez lui, son domicile à Liège. Nous avons pour notre part interrogé Paul Rouelle qui fut l’ami intime de Gérard de Sède et du marquis, tout deux hélas, décédés. Il confirma lui aussi l’intrigue et nous a promis de nouvelles révélations.

Jean-Luc Chaumeïl affirme par ailleurs posséder les parchemins, sources de tant de polémiques, et s’estime capable de révéler comment ils furent fabriqués, à la demande de Pierre Plantard par P. de Cherisey. Il oublie par contre de mentionner que l’abbé Saunière avait découvert d’autres parchemins dans l’église Sainte Madeleine de Rennes-le-Château, que leur contenu était tout aussi intéressant et menait aussi vers la piste mérovingienne. En outre, ils n’avaient strictement rien à voir avec les papiers publiés dans les ouvrages de Gérard de Sède. Jean-Luc Chaumeil prétend que la version proposée généralement au public et relayée par plusieurs livres sur l’histoire du trésor de l’abbé Saunière, est également totalement inexacte. Il tentera de le démontrer dans une publication ultérieure on révélant que les faux parchemins avaient été codifiés au départ d’un ouvrage portant le titre de « Pierre et papier » et dont Philippe de Cherisey est l’unique auteur. Comme nous le voyons, l’histoire est loin d’être simple. En suivant le fil conducteur de l’argumentation des uns et des autres, tous eurent le sentiment à des degrés divers d’implication d’avoir été manipulés.

Pierre Plantard ayant manipulé tout le monde fut lui-même utilisé, comme il l’avoua sur France Inter. Toutefois, il aurait selon ses dires, continué à jouer le jeu... On se demande vraiment pourquoi, car cela ne lui causa que des ennuis. Les auteurs anglais et Gérard de Sède (peu avant sa mort) avouèrent eux aussi, avoir été manipulés.

A cet imbroglio de manipulations et d’intrigues probablement destinées brouiller les pistes, il faut ajouter l’amalgame récent d’une société pseudo secrète inspirée par les personnages gravitant dans l’ombre de Pierre Plantard. Il s’agit d’une liste de membres prestigieux dont on ne peut que constater qu’ils firent tous des personnages éminents au profil hors du commun. On est en droit de se demander si toute cette manoeuvre parfaitement orchestrée mêlant habillement vrai et faux ne visait pas en finalité qu’un seul et unique but, savoir attirer l’attention, sur des éléments parfaitement oubliés ou occultés par l’histoire officielle.

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