Demain en France le Roi.

La vérité sur l’avènement de la République.

Le faux témoignage.

Lundi 29 août 2011 // L’Histoire

Demain en France le Roi

Extraits du livre de François Desvignes ( Essais : Edition Bénévent ).

INTRODUCTION

« In varietate concordia. » Unis dans la diversité.

La devise de l’Europe est née d’une intitative du journal Ouest France en 1998.

Depuis, elle n’a toujours pas été officiellement adoptée du fait de la non-ratification du traité de 2004 censé nous octroyer une constitution pour l’Europe. En définitive, moins que le contenu, ce sont les dates de ses tentatives d’adoption qui doivent retenir notre attention.

En effet, s’agissant de son contenu, au fond, la devise pourrait aussi bien être celle de l’association professionnelle des saucissons de Bosnie-Herzégovine que de n’importe quel autre groupement humain, de la famille à la nation, de tout temps. C’est une tautologie bien pensante. Un néant normatif. C’est assez joli. Essentiellement creux. Absolument d’aucun secours pour désigner la spécificité et donc l’identité européenne.

Sa date de naissance est plus intéressante : l’idée qu’il fallait une devise à l’Europe pour qu’elle existât est donc venue de l’initiative d’un journaliste à Ouest France qui après avoir constaté qu’on allait donner une monnaie à l’Europe, laquelle avait déjà son hymne, son drapeau et son jour de fête, avait considéré qu’une devise aussi lui serait nécessaire pour que sa tenue fût complète. C’était tout à fait exact et c’était en 1998. En 2000, la devise fut donc adoptée. Reprise en 2004 dans la Constitution, elle, rejetée. Ironiquement, c’est la seule chose dans ce traité, que les Européens avec raison n’ont jamais voulu discuter, comprendre ou seulement lire, qui aurait pu recevoir leurs suffrages. Non que la devise ait defini quoi que ce fût de leur identité spécifique mais tragiquement qu’elle ait le mieux résumé l’essentiel de leur crainte commune, et fondée, savoir que l’unité de l’Europe finisse par broyer toutes et chacune de leurs identités spécifiques.

Ils ont eu raison de demander des garanties à l’Europe et encore plus de chercher à définir leurs valeurs et leur organisation politique à l’aube du xxie siècle : c’est toujours un exercice périlleux de changer de siècle. On sait que les architectures, les modes de fonctionnement, les solutions et recettes, qui ont fait les succès du siècle mourant ne seront pas ceux du siècle naissant. Déjà, ceux du siècle passé ne réussissent plus ou plus aussi bien qu’avant sans que les modèles supposés prendre leur relève soient opérationnels, sinon à peine ébauchés, dans certains cas, soit le plus souvent, pas même conçus.

On dit que l’Europe change de siècle mais sans être faux c’est incomplet : le monde change de siècles. Et pas seulement de siècles et que d’un siècle. Le défi de l’Europe est celui du monde et s’écrit cinq fois au pluriel avec des référents séquentiels différents se superposant de la manière suivante :

  • Le XX° siecle finit, Vive le XXI° siècle son contraire !
  • Les XIX° et XX° siècles finissent, vivent les XXI° et XXII°, siècles naissants qui s’y opposeront !
  • Les XVI°, XVII°, XVIII°, XIX, XX° siècles finissent, correspondant aux Temps Modernes, vivent les Temps Postmodernes qui les remplacent !
  • Le Millénaire finit, vive le nouveau Millénaire, son opposé !
  • Le Bimillénaire chrétien finit, une nouvelle ère Bimillénaire chrétienne s’ouvre pour le parachever !

Fait sans précédent dans l’Histoire de l’Humanité, cinq révolutions cumulées, de face, à l’échelle planétaire ; pour la même génération, la nôtre. De sa gestion, sa maîtrise, ses solutions, le monde peut en espérer son avenir ou doit s’attendre à en mourir. Trente-trois ans et six milliards d’hommes vont décider de l’avenir du monde.

Il va falloir faire preuve d’imagination. Car la nouveauté des solutions sera à la dimension des nouveaux défis. Aucune des solutions politiques ou techniques de nos pères ne seront celles de nos fils. Tout ou presque sera nouveau. Ce temps ne sera pas celui des copieurs sages de vérités convenues mais le temps des inventeurs révolutionnaires de solutions inédites.

Il va falloir faire preuve d’esprit de synthèse. Car le temps nous manquera pour tout comprendre complètement, l’exposer ensuite, le faire partager enfin, pour après seulement le mettre en oeuvre : à prendre les choses ainsi, les trente-trois ans seront depuis longtemps consommés qu’on en sera encore à balbutier des solutions. Ce temps ne sera pas celui des rhéteurs et des poètes mais le temps des aphoristes fulgurants.

Il va falloir faire preuve de bravoure. Comme nous n’aurons pas toujours le temps de tout comprendre et de tout démontrer avant d’entreprendre, que l’urgence dictera le plus souvent nos actes desquels dépendra l’essentiel de notre survie, les précautions et scrupules intellectuels de nos penseurs, scientifiques, universitaires, qui en temps ordinaires les honoraient, en ces heures nouvelles vont vite devenir irrecevables. Ce temps sera celui de l’action, du pari, du va-tout. Le temps inédit à cette échelle du courage des solutions de notre intuition, en espérant que ce ne soit pas celui du culot de notre instinct.

Il va donc nous falloir faire masse de toute notre imagination, de tout notre esprit de synthèse et de tout notre courage pour passer tout à la fois ces siècles et ces deux millénaires, ces 40e et 50e Rugissants de la Civilisation.

Néanmoins.

Vive le XXI° siècle ! Ce siècle qui mettra en pièces le xxe siècle, celui des États Providence, toutes idéologies confondues, qui sous prétexte d’apporter le bonheur à tous s’est construit sur la mort de ses fils. Or ce résultat funeste n’a été rendu possible que par la suppression des corps intermédiaires creuset des libertés identitaires et par la négation des idéaux chrétiens ciments spirituels de la Civilisation. Par la renaissance des corps intermédiaires et le ravivement des idéaux chrétiens, le xxie siècle redonnera à l’État une dimension et des missions compatibles avec la civilisation c’est-à-dire s’inscrivant dans le respect de l’Homme en sa double dimension spirituelle (sa Foi) et temps réelle (ses droits).

Vive les XXI° et XXII° siècles ! Ils aboliront le matérialisme scientifique de leurs deux siècles précédents, celui au nom duquel la volonté de puissance et le capital sans fin ont semé comme jamais la barbarie, celle où les larmes et la servitude ont été le lot commun de générations entières pour un résultat doublement nul, celui de l’implosion politique des systèmes totalitaires et celui de l’explosion financière du capital spéculatif. Nous reconstruirons sur les ruines de leurs faillites en disant que n’est Grand politiquement que celui qui est équilibré, et qu’économiquement seul le travail est source de toutes richesses car le capital ne peut et ne vaut rien sans le travail alors que le travail pourrait encore tout sans le capital.

Vive les temps postmodernes ! Ils romperont avec cinq siècles de Saint-Thomacisme qui voulait qu’on ne pût croire qu’en ce qu’on voyait, une grossièreté grandissante qui voulait que seul ce qui fût visible existât, que seul ce qui était visible ait de la valeur, pour enfin soutenir que seul ce qui était visible ayant de la valeur, tout ce qui était visible fût dans le commerce et que tout ce qui était invisible fût inexistant. Nous assurerons le triomphe et la revanche de l’invisible, nous construirons une civilisation de l’infiniment petit et de l’infiniment grand. Nous ferons la démonstration que ce qui ne se voit pas détermine ce qui se voit. Que ce qui ne se voit pas a donc plus de valeur que ce qui se voit. Et qu’ainsi, visible ou non, tout n’est pas dans le commerce c’est-à-dire dans le règne de l’Avoir mais que tout est dans l’ordre de l’Être et donc que la Foi est au-dessus du commerce et seul déterminant de l’Être, lui-même préexistant à l’Avoir. Nous déchirerons le mensonge des temps modernes qui prétendait qu’il suffisait que nous ayons pour être, et étant et vivant ainsi en dehors de la Foi, qu’il était inutile de croire pour être ou avoir. Au contraire, nous renverserons leur sophisme qui ne pouvait nous conduire qu’à devenir des Rastignac de la vie, des arrivistes assassins du Genre humain en rétablissant la Vérité éternelle : c’est seulement parce que nous croyons que nous sommes et parce que nous sommes que nous possédons.

Vive le nouveau Millénaire ! Il mettra des bornes salutaires à la conception surannée et meurtrière de la territorialité de l’Etat-Nation et de sa souveraineté qui viennent de régir dans le sang nos mille ans d’histoire pour les chapeauter par un État supra-national, police et juge des États nationaux, seul à même de pouvoir nous prémunir contre un risque de guerre qui, pour être planétaire, serait alors et pour de bon la dernière. Qui pourrait nier l’urgence de cette construction et contester que de sa réalité et de son efficacité dépendent la paix et la sécurité du monde de demain ? Qui ne pourrait alors comprendre que cet État supra-national encore plus que des moyens demandera pour l’accomplissement de sa mission l’adhésion sans réserves de tous ses membres à des valeurs communes ? Car sans ce consentement, cet État supra-national ne serait qu’une tyrannie, une occasion supplémentaire de s’entretuer pour se libérer de son joug. Tout le monde comprendra alors que celui qui saura fédérer le monde sur ses valeurs gouvernera le monde. Et tout le monde aura compris que celui-là s’appelle le Christianisme, seul véritable défenseur du Bien.

Aussi Vive le deuxième bimillénaire chrétien ! Le Christianisme, Démocratie des démocraties, y parachèvera son oeuvre entreprise il y a deux mille ans appelant le monde à la réalisation de sa destinée : d’hommes « faits à l’image de Dieu », devenir « Fils de Dieu », eux-mêmes dieux avec Dieu.

Ce temps est à la fois celui de la conquête continuée et celui de la redécouverte des Vérités oubliées.

Maintenant, nous savons pourquoi il commence aujourd’hui : parce que l’an 2000 n’arrive qu’une fois.

Maintenant nous devinons que ce temps nouveau, temps éternel du Christianisme, part d’Europe ou le monde ne sera pas.

Ce temps nouveau part ici et maintenant, déjà il est en route.

D’où ? De France.

De qui ? Du Roi.

Comment ? Par le Décalogue.

Mais en ces temps nouveaux, la surprise ne provient pas tant de l’inattendu de la réponse que de la signification insoupçonnée de ses termes :

Il y a une France éternelle au-dessus et aux côtés de la France temporelle.

Il y a un Roi des Français au-dessus et aux côtés du roi de France. Il y a le Christianisme au-dessus et aux côtés des religions christiques.

Il y a enfin et surtout pour donner ses fondations à cette trilogie du combat nouveau le retour en force du Décalogue en politique, coeur de la tornade idéologique pressentie, outil imprévu mais inéluctable de la quintuple révolution annoncée.

Mais n’est-ce pas que le XXI° siècle et le troisième millénaire ont déjà commencé et avec eux, en plus de leurs solutions spécifiques, la résurrection de nos vérités éternelles ?

Comment la dernière recommandation de Dieu pourrait-elle être la moins importante ?

Tu ne convoiteras pas.

Le texte exact et complet est le suivant : « Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, rien de ce qui est à ton prochain. » S’agissant du dernier commandement, comme il s’agirait d’une affaire entendue, on passe dessus, estimant qu’après s’être bien appesanti sur les neufs précédents, on a expurgé du Décalogue l’essentiel de ce qu’on pouvait en attendre.

Mais le Décalogue, Loi des lois, est inépuisable d’enseignements, s’agissant d’un texte révélé, et Dieu, en quelque sorte, garde toujours le meilleur pour la fin : pour éprouver notre fidélité et nous faire la surprise de notre récompense.

D’ailleurs avec Dieu, qui a de l’humour, le plus sûr est de s’attendre à l’inattendu.

Le dernier commandement illustre parfaitement cette règle du meilleur et du plus inattendu pour la fin : il ne faudrait donc pas croire qu’il serait le moins important pour être le dernier des dix, ou des douze selon notre manière de compter, mais au contraire se convaincre qu’il est le plus singulier en raison même de sa position dans le Décalogue.

Dire que le dernier commandement est le moins important au motif que le plus important est le premier ne serait pas très convaincant. Si le premier commandement est le plus important tous les autres ont néanmoins leur importance et on ne pourrait soutenir par exemple qu’ils sont classés par ordre décroissant d’intérêt.

Car comment soutenir que le non-respect du Sabah serait une violation plus grave que le fait de tuer ? Ce pourquoi le Christ a bien eu raison de soigner un malade le jour du Sabbat.

Le dernier commandement n’est pas le moins important car tous ont leur importance, d’une importance chacun infinie puisque tous divins. Mais le dernier commandement est le plus singulier parce qu’il est le dernier : Dieu aime le travail bien fini.

Le dernier commandement est donc le plus singulier à un double point de vue.

D’une part, tous les commandements régissent soit nos relations avec Dieu soit nos relations avec les hommes. Le dernier commandement est le seul qui ne s’intéresse ni à nos rapports avec Dieu ni à nos rapports avec autrui mais seulement à nos rapports avec nous-mêmes : personne ne saura jamais en dehors de Dieu et de vous-mêmes ce que vous convoitez. Depuis hier et depuis toujours.

C’est donc un commandement à part.

D’autre part, ce commandement est singulier parce qu’il n’a pas de suivant qui puisse en être la cause. Par exemple, on a vu avec David que le meurtre a bien été la conséquence de l’adultère et que l’adultère a bien été précédé ou entouré du vol et du mensonge et que leur source commune ne fut rien d’autre que la convoitise.

Tu ne feras pas de faux témoignage.

Toute société athée ment dès sa fondation, et pour sa survie fait du mensonge sa seconde nature, et en définitive du mensonge sa seule nature. Comme il n’existe pas de royauté athée, seules les républiques sont menteuses. Toutes les républiques athées sont menteuses par nature et aucune monarchie ne peut l’être étant croyante, sinon par accident.

La société étant la somme des individus qui la compose, la République laïque qui a fait profession de foi de mépriser Dieu au nom de sa laïcité aura peu de chance de véhiculer un quelconque message d’espérance à ses citoyens et au monde, encore moins elle ne réussira à mettre - en place un modèle de charité fraternelle : il y faudrait pour cela ce à quoi elle a d’emblée renoncé, la foi en Dieu.

Chez elle, comme chez ses congénères auxquels elle a servi de—modèle, le régime stalinien et quelques autres que la décence nous interdit-de citer, le mépris de Dieu a remplacé toute spiritualité : au début agnostique, tous ces régimes tendent naturellement sinon vers la haine de Dieu, du moins son mépris, c’est-à-dire la forme la plus polie de la haine. Certainement la République laïque est le régime le plus poli de tous les régimes foncièrement athées prétendument agnostiques, c’est-à-dire le plus poliment haineux et méprisants à l’égard de Dieu : c’est à cette politesse, toute empreinte d’hypocrisie, qu’elle doit sa survie alors que les régimes qui l’ont copiée, plus imprudents, ont dû à leurs excès leur mort prématurée.

Marianne crache sur Dieu et après ?

Après, si l’on vérifie à titre individuel que c’est la Foi qui donne l’élévation de l’Espérance et la puissance de la Charité, la société qui méprise Dieu, malgré ses intentions les plus sincères, ses discours les plus véhéments, ses efforts les plus louables, ne réussira qu’à précipiter dans le désespoir et la division ceux qui l’écoutent, et à leur organiser une société de suspicion, de jalousies et de haine, radicalement mortifère.

Paradoxalement au nom de la mise en place de la fraternité, but ultime de son programme déclaré, elle nous tuera tous, finalité nécessaire de son orgueil : faits à l’image de Dieu, comme Lui, nous lui ferons toujours trop d’ombre. Au nom de l’Espérance et de la Charité qu’elle aura empruntées au Christianisme pour se hisser au pouvoir, mais qu’elle aura dû défigurer aussitôt parvenue au pouvoir, à cause de sa haine de Dieu. Toute société athée ment dès sa fondation, et pour sa survie fait du mensonge sa seconde nature, et en définitive du mensonge sa seule nature. Comme il n’existe pas de royauté athée, seules les républiques sont menteuses. Toutes les républiques athées sont menteuses par nature et aucune monarchie ne peut l’être étant croyante, sinon par accident.

En définitive, la République laïque est congénitalement menteuse finalement meurtrière jusqu’au génocide quels que puissent être les mérites trop rares de ses présidents. Génocide de ses opposants déclarés dans les circonstances tristement identiques de celles applaudies par Clemenceau ; génocide ensuite de. tous de ses opposants déclarés et de ses fidèles jamais assez fidèles dans les circonstances trop connues et tristement identiques de celles pratiquées par tous les Robespierre et Staline ; génocide enfin de tous indistinctement de leurs opinions ou même de leur âge, le plus terrible, car indolore et non apparent, de celui consistant à lobotomiser les cerveaux d’une entière génération à qui l’on ne demande plus que d’obéir en fait d’aimer et de voter en fait de penser.

La République remonte le Décalogue à rebours.

Au moins, si la République ne veut pas de roi, ce qu’on pourrait encore lui pardonner, qu’au moins elle reconnaisse son Roi : qu’elle croit.
Mais si tel le fils prodigue elle devait revenir à son Père, elle ne pourrait y revenir sans vouloir faire Sa volonté, et la faisant, renouer avec sa vocation qui est aussi son serment : Vive le Christ Roi des rois et Roi des Français ! La France EST royaliste. Elle est de sang bleu par sa naissance, doublement : illustre entre toutes parmi les hommes, elle est Fille aînée de l’Église spirituelle de tous les hommes.

Quel dommage qu’elle se soit laissée travestir par la République laïciste, ce troisième sexe de la politique.

Car comme tous les régimes athées, la République, ne véhicule que les ténèbres de sa théologie et en fait d’espérance et de charité, comme il a été dit, ne produit finalement que le désespoir et la haine qui marqueront sa fin. La république est une fontaine sans eau ! Un décor de Théâtre conçu pour nous mystifier. Un piège ourdi pour nous assassiner !

Elle nous assassinera, sans retenue et sans pudeur, comme elle l’a fait par le passé avec les nourrissons des mères royalistes, alors qu’ils étaient encore dans les bras de leur mère, empalés sur les baïonnettes des soldats révolutionnaires pendant que leurs cgmpagnons d’armes dépeçaiept les peaux des pères royalistes qu’ils venaient de supplicier pour s’en faire des culottes de cuir. Ces crimes étaient encouragés par le gouvernement républicain qui avait institué et favorisé ces commerces de peaux humaines en faisant installer à Meudon, Nantes et Lyon des tanneries industrielles pour en écouler les stocks croissants. Les républicains utilisaient les dépouilles de leurs compatriotes pour culotter à bon compte toute l’armée allant même jusqu’à recommander l’emploi de peaux masculines réputées plus solides et tout aussi souples que celles trop fragiles des femmes. Néanmoins, mêmes les mères, après avoir vu leurs enfants trucidés et leurs maris dépecés, n’étaient pas épargnées.

Il était une fois les travaux pratiques de la Marseillaise.

Alors que l’encre de la Déclaration des Droits de l’Homme qu’ils remaniaient sans cesse n’était pas encore sèche ! Ne croyons pas que c’était hier ! Car ce que sa nature lui a dicté hier, sa nature inchangée le lui redictera demain. Le parallèle entre l’individu et le régime doit être conduit jusqu’à son terme : en l’absence des vertus théologales, point de vertu cardinale et ce qui est vrai pour chacun d’entre nous et ce que chaque croyant a pu vérifier à titre personnel, tous les croyants pourront l’attester à titre collectif : le régime athée ne possédant ni la Foi, ni l’Espérance, ni la Charité, ne produit aucune des valeurs cardinales mais uniquement ses inverses.

La République athée est un régime inversé.

La prudence permet selon les Anciens de discerner exactement le véritable bien et de choisir les moyens justes de l’accomplir. Les incroyants et les régimes athées tiennent cette vertu pour de l’enfantillage, une fable à l’eau de rose qu’ils confondent avec un esprit timoré (ce qu’ils sont parfois). Pour eux l’idéologie du régime ou leur théologie personnelle, qui ne tend que vers le culte d’eux mêmes, prime sur la prudence qui la contrarie.

C’est donc l’inverse qu’ils pratiquent à titre individuel comme au sein du régime athée : l’imprudence, c’est-à-dire le culte d’eux-mêmes en recherchant les faux biens jusqu’au véritable mal et en choisissant de préférence les moyens les plus radicaux de les accomplir.

La tempérance permet de maîtriser ses pulsions et de contenir ses désirs en deçà des limites de l’obscénité ou de la provocation, et ses biens en deçà des limites de l’indécence. Les incroyants et les régimes athées tiennent cette vertu pour un outrage impardonnable à leur Moi. Une atteinte à leur « droit naturel » : celui d’abuser. Jusqu’à la frénésie, si ça leur chantait. C’est donc l’inverse qu’ils pratiquent, nonobstant leurs discours. L’intempérance en toutes ses formes et en politique de préférence sous la forme de la surenchère démagogique, l’ingérence systématique de leurs administrations dans les domaines les plus étrangers à leur fonction. Toujours pour nous diriger (au besoin de force) vers le culte d’eux-mêmes.

La force c’est-à-dire le courage et le plus important de tous, la persévérance. C’est la vertu de la fermeté et de la constance dans la poursuite du bien, de la force de surmonter les obstacles sans tomber dans l’une quelconque des formes du désespoir, à commencer par l’abandon. La pleine possession de la force est impossible sans le concours de Dieu, non plus que les trois autres vertus cardinales.

C’est pour cela qu’il ne faut parler de ce cheminement qu’avec beaucoup de précaution, de respect et de pudeur et ne surtout pas deviser sur la question : l’intimité avec Dieu, qui est la récompense de la Foi, est trop précieuse et fragile, et en quelque sorte trop chèrement acquise, quoiqu’elle soit une grâce, pour prendre le risque de la galvauder.

Chateaubriand nous le dit simplement lorsque évoquant sa conversion il nous confie que : « Je suis devenu tout à coup Chrétien ; je n’ai point cédé, j’en conviens, à de grandes lumières surnaturelles ; ma conviction est sortie de mon coeur : j’ai pleure, et j’ai cru. »

Oui c’est cela : ils ont pleuré et ensuite seulement ils ont cru.

Beaucoup de Voltaire pressentant qu’il faudrait sans doute pleurer pour croire ont préféré ne pas croire plutôt que de prendre le risque de pleurer.
Tant pis pour eux et cela ne fait pas d’eux des Mister Hyde, des haineux de Dieu, seulement des méprisants. La haine de Dieu, si elle amène aux mêmes lieux (pas sûr) que le mépris de Dieu, n’y emprunte pas exactement les mêmes chemins quoique leur carrefour de départ leur soit identique. C’est qu’en effet, il y a une marge entre le mépris et la haine, Voltaire et Mister Hyde, une négligence feinte et l’hostilité organisée : il y a des sous-sols aux enfers.

Pour l’hostilité organisée, il y faut de l’application.

C’est dans les péchés capitaux qu’on la trouve et la cultive ; les Dix Commandements nous disent ce qu’il faut faire pour arriver à Dieu et les sept péchés capitaux comment s’en éloigner. la convoitise n’a trouvé aucune autre cause à sa naissance que le coeur de David. Comme on le verra tout à l’heure, selon la manière de présenter les choses, la solution peut différer, le Décalogue pas plus que Dieu, tous deux d’une richesse infinie, et le Décalogue parce qu’il procède de Dieu, ne se laissant facilement enfermer dans une interprétation unique. Mais pour les commodités de la démonstration convenons que la convoitise, s’agissant de la dernière violation, est « sui generis ».

Déjà pour ceux qui en douteraient encore, le hasard n’est donc jamais le fait de Dieu ; seulement l’argument des ignorants et au contraire c’est bien à dessein que le dernier commandement a été donné en dernier.

C’est le seul commandement « sans filiation ascendante ». C’est le seul à n’avoir qu’une « filiation descendante ».

C’est donc un commandement « capital » au sens étymologique de « tête de file » « en tête » le premier dans l’ordre chronologique. Celui par où tout commence. C’est sa violation qui est la source de toutes les autres violations. Ce commandement est donc capital en ce qu’il est à la croisée des chemins ou si l’on préfère la cause première de tous les affranchissements jusqu’à l’oubli de Dieu, la cause première de toutes les violations jusqu’à la haine de Dieu.

La cause première de l’oubli de Dieu : il faut attendre d’arriver au dernier commandement pour deviner qu’ils sont classés en ordre logique, non du plus au moins important, même si le premier est le plus important mais dans un ordre logique de cause à effet. Tout commence par la convoitise. Celui qui ne convoite pas ne pèche pas. Il ne s’agit pas ici de l’envie, moteur du monde qu’elle fait avancer, mais de l’envie de ce qui appartient à autrui, péché de l’humanité qui se détruit.

Celui qui ne la convoitise n’a trouvé aucune autre cause à sa naissance que le coeur de David.

Comme on le verra tout à l’heure, selon la manière de présenter les choses, la solution peut différer, le Décalogue pas plus que Dieu, tous deux d’une richesse infinie, et le Décalogue parce qu’il procède de Dieu, ne se laissant facilement enfermer dans une interprétation unique. Mais pour les commodités de la démonstration convenons que la convoitise, s’agissant de la dernière violation, est « sui generis ». Déjà pour ceux qui en douteraient encore, le hasard n’est donc jamais le fait de Dieu ; seulement l’argument des ignorants et au contraire c’est bien à dessein que le dernier commandement a été donné en dernier.

C’est le seul commandement « sans filiation ascendante ».

Le seul à n’avoir qu’une « filiation descendante ».

C’est donc un commandement « capital » au sens étymologique de « tête de file » « en tête » le premier dans l’ordre chronologique. Celui par où tout commence. C’est sa violation qui est la source de toutes les autres violations. Ce commandement est donc capital en ce qu’il est à la croisée des chemins ou si l’on préfère la cause première de tous les affranchissements jusqu’à l’oubli de Dieu, la cause première de toutes les violations jusqu’à la haine de Dieu.

La cause première de l’oubli de Dieu : il faut attendre d’arriver au dernier commandement pour deviner qu’ils sont classés en ordre logique, non du plus au moins important, même si le premier est le plus important mais dans un ordre logique de cause à effet. Tout commence par la convoitise. Celui qui ne convoite pas ne pèche pas. Il ne s’agit pas ici de l’envie, moteur du monde qu’elle fait avancer, mais de l’envie de ce qui appartient à autrui, péché de l’humanité qui se détruit.

En définitive, la République laïque est congénitalement menteuse finalement meurtrière jusqu’au génocide quels que puissent être les mérites trop rares de ses présidents. Génocide de ses opposants déclarés dans les circonstances tristement identiques de celles applaudies par Clemenceau ; génocide ensuite de tous de ses opposants déclarés et de ses fidèles jamais assez fidèles dans les circonstances trop connues et tristement identiques de celles pratiquées par tous les Robespierre et Staline ; génocide enfin de tous indistinctement de leurs opinions ou même de leur âge, le plus terrible, car indolore et non apparent, de celui consistant à lobotomiser les cerveaux d’une entière génération à qui l’on ne demande plus que d’obéir en fait d’aimer et de voter en fait de penser.

La République remonte le Décalogue à rebours.

Au moins, si la République ne veut pas de roi, ce qu’on pourrait encore lui pardonner, qu’au moins elle reconnaisse son Roi : qu’elle croit.

Mais si tel le fils prodigue elle devait revenir à son Père, elle ne pourrait y revenir sans vouloir faire Sa volonté, et la faisant, renouer avec sa vocation qui est aussi son serment : Vive le Christ Roi des rois et Roi des Français ! La France EST royaliste. Elle est de sang bleu par sa naissance, doublement : illustre entre toutes parmi les hommes, elle est Fille aînée de l’Église spirituelle de tous les hommes. Quel dommage qu’elle se soit laissée travestir par la République laïciste, ce troisième sexe de la politique.
Car comme tous les régimes athées, la République, en l’absence de Dieu, ne véhicule que les ténèbres de sa théologie et en fait d’espérance et de charité, comme il a été dit, ne produit finalement que le désespoir et la haine qui marqueront sa fin.
La république est une fontaine sans eau ! Un décor de Théâtre conçu pour nous mystifier. Un piège ourdi pour nous assassiner !

Elle nous assassinera, sans retenue et sans pudeur, comme elle l’a fait par le passé avec les nourrissons des mères royalistes, alors qu’ils étaient encore dans les bras de leur mère, empalés sur les baïonnettes des soldats révolutionnaires pendant que leurs compagnons d’armes dépeçaient les peaux des pères royalistes qu’ils venaient de supplicier pour s’en faire des culottes de cuir. Ces crimes étaient encouragés par le gouvernement républicain qui avait institué et favorisé ces commerces de peaux humaines en faisant installer à Meudon, Nantes et Lyon des tanneries industrielles pour en écouler les stocks croissants. Les républicains utilisaient les dépouilles de leurs compatriotes pour culotter à bon compte toute l’armée allant même jusqu’à recommander l’emploi de peaux masculines réputées plus solides et tout aussi souples que celles trop fragiles des femmes. Néanmoins, mêmes les mères, après avoir vu leurs enfants trucidés et leurs maris dépecés, n’étaient pas épargnées.

Il était une fois les travaux pratiques de la Marseillaise.

Alors que l’encre de la Déclaration des Droits de l’Homme qu’ils remaniaient sans cesse n’était pas encore sèche !

Ne croyons pas que c’était hier ! Car ce que sa nature lui a dicté hier, sa nature inchangée le lui redictera demain.

L’athéisme n’est pas à l’origine de tous nos maux. L’origine de tous nos maux, c’est le péché originel. Mais la cause des plus grands, certainement. In fine, sans lui, au milieu des pires difficultés, tout serait encore possible. Avec lui, malgré tous nos efforts, la mort comme seul résultat, la pire de toutes, de celles qui s’écrivent au pluriel, celle de l’esprit avant celle de la chair. A titre individuel, laissons à chacun le soin de méditer cette terrifiante vérité car aussi croyant soit-on il paraît qu’on ne s’est jamais assez. Si nous l’étions tout à fait, ou même à peine, nous réaliserions l’irréalisable, jusqu’à déplacer des montagnes. Aussi, la foi (encore plus que la religion) est-elle aux sources de la politique et la question de la foi reviendra nécessairement au devant de la scène politique puisqu’en définitive, elle seule, ou son contraire, la détermine.

La laïcité américaine ne veut pas discuter de la foi en politique car elle la considère comme un dogme : évidemment « In God we trust », évidemment donc la question de la foi ne se discute pas.

La laïcité française ne veut pas discuter de l%foi en politique car elle consilère son athéisme comme un dogme : évidemment en l’homme-Dieu elle croit, par décret de son complexe de supériorité, évidemment donc la question de la foi en un Dieu est par hypothèse inexistante.

Évidemment la laïcité américaine a seule un avenir alors que la laïcité française est déjà évidemment morte.

Encore plus évidemment, puisque la foi ou son contraire déterminent seuls la politique, et qu’au moins en France, son contraire, l’athéisme, est déjà mort, demain, en France, « In God we’ll trust », Lui qui ne meurt jamais !

Puisque Marianne (s)’est condamnée, le roi et son royaume vont retrouver leur avenir.

Marianne n’a pu que se condamner car elle n’aurait pu sauver sa tête qu’après avoir renoncé au culte d’elle-même en restituant à Dieu et au roi le trône qu’ elle leur avait volé : bientôt le roi et son Dieu vont pouvoir rentrer chez eux et nous chez nous, avec eux.

Ce jour-là, ce jour prochain qui arrive, chacun pleurera beaucoup d’émotion d’avoir survécu à l’Injustice et tout le monde s’embrassera fraternellement dans les transports de joie de notre délivrance. Ce sera très beau et c’est pour bientôt.

En la perspective de cet heureux événement, et comptez sur Dieu pour qu’il soit aussi prochain et soudain que radical, je me risque aux présentations du roi et de ses sujets, comme lui, encore en exil, géographique ou intérieur : Le roi existe, il n’est que les laïcistes pour nous avoir fait croire qu’il était mort. Mais il serait plus juste de dire que « les rois » existent les successibles au trône de France se partageant entre Bourbon d’Espagne et Bourbon-Orléans. Sur le sujet, aucun des successibles « ne prétend » à proprement parler venir au trône de France. La prétentioi est un terme qu’il faut réservçr à la République. En principe, il est roi de France par la Grâce de Dieu (et la volonté du peuple) et il serait inimaginable de dénaturer le principe monarchique en une foire aux CV ou aux candidatures. Néanmoins, nos princes Bourbon d’Espagne et Boubon-Orléans ont cela de commun entre eux, en plus d’être des princes charmants (ils sont jeunes et intelligents), d’être des capétiens c’est-à-dire des pragmatiques incorrigibles et donc mutatis mutandis il y aura le moment venu un plébiscite sur la personne du roi valant référendum sur la restauration de la monarchie en France.

Le roi qui ne veut pas être un roi par surprise se fera acclamer par la Nation.

Son Altesse Royale Louis de Bourbon est né à Madrid le 25 avril 1974. Depuis la mort de son père le 30 janvier 1989, il est chef de la branche aînée de la maison de Bourbon. Il a la double nationalité française et espagnole. Il a épousé le 6 novembre 2004, Maria Margarita Vargas Santalella, vénézuélienne. Une enfant est née de leur union, la princesse Eugénie, née aux États-Unis, le 5 mars 2007. S.A.R. Louis de Bourbon a déclaré le 19 avril 2000 être « le successeur des rois de France ».

Le prince Jean d’Orléans est né le 19 mai 1965. Il est le fils de S.A.R. le prince Henri d’Orléans, comte de Paris, chef de la Maison de France, et de S.A.R. la princesse Marie-Thérèse d’Orléans, duchesse de Montpensier, née duchesse de Wurtemberg. Dauphin de France, héritier de la couronne, Jean de France est le descendant direct du roi Louis-Philippe et par les femmes de la duchesse de Berry et du roi Charles X, frère cadet du roi Louis XVI. Il est apparenté à la plupart des familles royales régnant en Europe. A Amboise, en 1987, année de la célébration du millénaire capétien, le prince Jean a été titré duc de Vendôme. Il a achevé son cursus universitaire avec une maîtrise en administration des affaires (MBA) obtenue à Los Angeles (Californie) après avoir obtenu deux maîtrises à la Sorbonne, une en philosophie et une en droit international. Le 2 mai 2009, en la cathédrale de Senlis, le prince Jean de France et Melle Philomena de Tornos ont été unis par les liens du mariage. La princesse Philomena de Tornos est née en 1977, de nationalité espagnole par son père, Alfonso de Tornos, elle est autrichienne par sa mère, Marie-Antoinette von Steinhart. Elle parle couramment l’espagnol, le français, l’anglais, le russe et bien sûr l’allemand. En plus, elle est très belle, là où d’autres, ne sachant ni parler ni chanter, ne sont que photogéniques même lorsqu’elles sont nues.

Nos princes brillent par leur simplicité, royauté française oblige. Louis de Bourbon signe ses textes « Louis » tout court et Jean de France se fait appeler le « prince Jean ». (Nous Français, et donc royalistes, avons toujours détesté tous ces chichis monégasques, ce décorum à la crème chantilly, trop crémeux et pâteux, ce style guimauve, efféminé et surédulcoré à notre goût ; tout juste bon à nos yeux pour Alice aux pays des Merveilles. Ils sont de sang royal français. Il signe Louis et met trois fleurs de lys sur son blason. Il se fait appeler le prince Jean et arbore un pavillon fleurdelisé flanqué de deux petits dauphins. Tout est dit.)

Le roi est riche de ses sujets et c’est Marianne qui l’enrichit : il existe une diaspora française dans le monde, antirépublicaine, déjà royaliste, qui n’a dû son salut qu’à son exil. Mais, pas plus ou encore moins que l’ensemble de l’émigration française, son nombre ne peut être évalué. Encore plus que l’émigration française en général, ou total, qui n’est pas consciemment royaliste, l’émigration royaliste, « ce renouveau d’Israël », est dispersée car encore moins que l’émigration française en général, elle n’a conscience de son poids et ne pressent son avenir. Néanmoins, elle existe et comme l’émigration française « générale » en ses deux aspects : une émigration physique à l’extérieur des frontières estimée pour l’émigration générale selon le registre mondial des Français établis hors de France à 1 326 087 individus. Les estimations fournies par les postes consulaires portent, elles, ce chiffre à environ 2,2 millions d’expatriés estimation sans doute plus réaliste. Et une défection politique par l’abstention lors des scrutins, deuxième émigration, celle-là de l’intérieur, sorte du silence du refus, front de réprobation spirituelle, émigration la plus redoutable pour le pouvoir en place : la première ne lui retire que les meilleurs de ses soutiens, la seconde les meilleurs des meilleurs et les plus solides, puisqu’hier ses soutiens les plus permanents.

La France est en train de changer. De républicaine, par l’exil géographique et intérieur, elle nous dit qu’elle deviendra demain, qu’elle va bientôt, qu’elle est en train de devenir, qu’elle est devenue royaliste.

Il pourrait sembler exagéré d’annoncer que toute expatriation est une émigration au moins virtuellement royaliste et que toute abstention aux scrutins est de filiation royaliste.

Mais si l’on veut bien considérer qu’en politique les constances ont plus de force que les changements, il serait encore plus juste de relever que les Français n’ont jamais été que royalistes puisqu’il résulte d’un récent sondage que même lorsqu’ils se croient orphelins de leur roi, un Français sur quatre ou cinq s’entête à appeler la Monarchie de ses voeux et donc à rester royaliste !

Il est vrai l’épuisement financier, moral et spirituel de la République accélère ce phénomène nouveau, cette renaissance du fait royaliste chez les Français. La République est en faillite. Ses valeurs, son pouvoir en déconfiture. Il ne reste plus à la royauté capétienne qu’à convaincre les Français qu’elle constitue une alternative crédible à la République moribonde.

Mais la royauté ne veut pas d’un mariage surpris ou forcé et fait la différence entre le viol et la lune de miel, la séduction et le consentement mutuel. La royauté fera la preuve politique de son talent qui, comme en littérature, selon la bonne formule de Bossuet, consistera à dire clairement ce que tout le monde n’ entrevoit qu’à demi et donc à poser les bonnes et vraies questions de demain en y apportant des axes de réponses communes fondées sur des valeurs de civilisation partagées.

Seuls nos princes réussiront demain cet exploit qui scellera les retrouvailles des Français et de leur roi : eux seuls croient et eux seuls aiment sincèrement les Français, au-delà de leur personne.

Les Français le devinent déjà.

Alors qu’ils ignorent tout de leurs princes, jusqu’à leur existence et encore plus leurs desseins et projets pour eux et la France, sans même les connaître, ni même les imaginer ou espérer, 20 % des Français sont favorables au principe monarchique.

Quand ils connaîtront les personnes et les politiques, auront pu apprécier la sincérité et la réalité des engagements, la hauteur et la pertinence des programmes, qu’ils auront pris le temps d’estimer les premiers, de comprendre les seconds et de s’assurer du partage de leurs valeurs communes, les scores aujourd’hui présentés, déjà les meilleurs de tous les scores des meilleurs des partis, s’enflammeront pour se hisser à des taux jamais vus.

Français, nous ne soupçonnons pas la hauteur et l’intelligence des pensées politiques de nos princes à côté desquelles les discours les plus brillants de nos hommes politiques de la République ne font figure que de vains bavardages quand ce ne sont pas des boniments de marchands de vin, des coloriages de maquignon rusés.

Français, nos princes sont les mieux formés d’Europe au métier difficile de roi de France et des Français, le plus difficile des métiers. Bien sûr leurs familles les ont tout spécialement préparés au métier dès leur plus jeune âge et avec d’autant plus d’application qu’à la différence des familles régnantes d’Europe ils n’auront pas seulement à gérer leur Couronne mais aussi préalablement à la reconquérir. De manière royaliste : en disant aux Français pourquoi et comment leurs retrouvailles est une exigence du Bien commun, plus que la sauvegarde et la prospérité des Français qui en résulteront, le salut de la France enfin libérée, le modèle des Royaumes Unis d’Europe qui pourront ainsi et enfin se construire sur son exemple, peut-être même l’espoir du monde qui pourrait en attendre la paix et la concorde. Ce n’est pas rien d’être Français et n’est pas roi de France qui veut mais seulement celui que Dieu et les Français choisiront pour accomplir la destinée de la France que Dieu seul a choisie et que tous les Français auront acceptée. Aussi, sans la préparation de nos princes rien n’eût été possible et sans les suffrages des Français rien ne sera possible.

Nos princes sont prêts.

Les suffrages s’assemblent. Notre destinée est en marche.

Cette mouvance royaliste agit comme une lame de fond. Elle ne se proclame pas, ne se défmit pas, n’a pas encore conscience de sa force, ne s’organise pratiquement pas et pourtant déjà elle s’accumule et au jour de son émergence, telle la vague trop tard aperçue sur le rivage politique, elle agira comme un raz-de-marée à l’encontre du pouvoir en place lequel pour l’instant, et bien imprudemment, faute de posséder les valeurs cardinales, prend les royalistes pour de simples amateurs éclairés du carnaval de Rio, des enfants attardés et nostalgiques des décors de Disneyland.

S’agissant de mensonge, il ne faut reprocher à la République que deux choses : avoir menti dès le début ; avoir menti sur l’essentiel. Et dire que si elle a menti après ou sur l’accessoire, elle n’a pas menti, elle s’est trompée. S’agissant du faux témoignage, c’est-à-dire du mensonge dirigé contre autrui, il ne faut reprocher à la République que d’avoir calomnié dès le début sur l’essentiel. Et dire que si elle a calomnié bien après sa naissance ou sur l’accessoire, ce n’est pas elle qui a calomnié, ce sont ses hérauts qui se sont emballés. Enfin, s’agissant de ses calomnies sur l’essentiel dès le début, il ne faut aller les rechercher que dans ses symboles identitaires et dire que si aucune calomnie ne s’y trouve, la République n’est pas calomnieuse par nature, seulement menteuse par accident.

Et en conséquence et au contraire, si ses symboles baignent dans la calomnie, il faudra admettre que calomnieuse par nature dès le début, elle n’a vécu que du mensonge et ne survit que par ses mensonges. La République comme tout État a trois symboles identitaires : le drapeau national, la fête nationale et l’hymne national.

Peut-on mentir, et pire calomnier, par des symboles ? Mais bien sûr que oui ! Ce sont les silences qui sont les plus persuasifs. D’ailleurs, si le symbole est silencieux, les discours qui le précèdent, l’accompagnent, le suivent, pour le vanter ou le justifier, ne sont jamais silencieux. Élogieux du symbole qu’ils défendent, ils en qualifient bien les symboles qu’ils remplacent ou qu’ils souhaitent prévenir.

C’est en contemplant ses symboles que nous pouvons le mieux cerner l’idéologie d’un régime : car sur ses textes, ses discours, plus rarement sur quelques-uns de ses actes, il peut encore faire illusion, du moins un temps. Mais sur ses symboles, il ne peut pas mentir : même travestie, sa cellule ADN est celle de ses symboles.

Il est souvent prétendu qu’il serait difficile de faire parler le drapeau, la Marseillaise ou la fête nationale car issues de l’histoire, seules des circonstances historiques nées du hasard auraient présidé à leur destinée. Mais en définitive, si l’histoire a tout à voir dans l’édification de ses symboles, le hasard rien du tout : tant le drapeau, la marseillaise que la fête nationale procèdent de choix délibérés, mûrement réfléchis, mieux, longuement débattus. Et encore plus les discours et littératures dédiés à leur garde, leur transmission, leur éloge, leur idolâtrie païenne, de génération en génération.

Rien, ni dans leur genèse, ni dans leur filiation, ni dans leurs cultes ne résultent du hasard mais tous procèdent d’une idéologie consciente, mieux revendiquée. Les symboles de la République sont à la fois la carte d’identité du régime et son Vade-Mecum, ses cris de guerre et ses outils de propagande. C’est pourquoi au chapitre du faux témoignage, il faut les préférer à tous les autres et nombreux mensonges de la République, car à la différence des autres, ils sont plus que prémédités, ils ont été conçus à cette fin unique de travestir et transférer par la calomnie l’ignominie congénitale du régime sur la Royauté millénaire qu’elle a prétendue renverser.

Comme si ce qui est honteux, la République, en tout cas inférieur et postérieur, pouvait l’emporter sur ce qui est Glorieux, la Royauté, en tout cas supérieur et antérieur. Français, vous n’êtes pas les héritiers de la honte, citoyens réduits en esclavage, mais les Fils de la Gloire, Fils de Dieu, frères du Christ-Roi et donc frères et sujets du roi. C’est de vous en tant que Nation, et de votre roi, et donc pas seulement de David, dont Dieu parle au Psaume 89. David pour nous servir par son exemple et le roi pour nous soutenir et nous représenter par son service : « Et moi je ferai de lui le premier-né, le plus élevé des rois de la terre. Je lui conserverai ma bonté à jamais ; et mon alliance lui sera fidèle. J’établirai sa postérité à jamais, et son trône aura les jours des cieux... »

La République sous le fallacieux cadeau de la citoyenneté, qui nous coûte de plus en plus et nous rapporte de moins en moins, nous fait porter des chaînes toujours plus lourdes, toujours plus nous avilit. La Royauté du Christianisme ne peut vouloir d’esclaves, sachant que tous ses sujets sont Frères du « Roi des rois », et en cette qualité, nous appelle seulement à prendre possession de notre héritage. Le Christianisme ne prétend pas nous donner ce qui nous a toujours appartenu, les Droits attachés à notre dignité héréditaire mais seulement nous aider à remplir les obligations qui nous feront mériter de les posséder : si nous sommes tous Fils de Dieu et Frères du « Roi des rois », nous devons servir avant d’être servis et au plus nous sommes servis au plus nous devons servir. La réciproque est encore plus vraie : au plus nous servirons au plus nous serons servis, au double et au décuple. Cette réalité sous la Royauté n’est devenue sous la République, qui ne peut l’égaler, ni même s’en approcher, qu’une promesse sans cesse repoussée, nous faisant ainsi passer d’une Royauté de libertés vécues à un régime de liberté perdue.

Il ne peut donc rien y avoir de commun entre la Royauté et la République, Dieu et ce démon, la Vertu et le vice, la Vérité et le mensonge, la Liberté et l’esclavage, l’Esprit et la chair, l’Homme et la Bête.

Ce dont attestent ses trois symboles.

Le 14 juillet a été choisi par la troisième République comme fête nationale en référence à la prise de la Bastille. Elle aurait pu choisir le 4 août, date de l’abolition des privilèges par la Constituante, ou le 26 août, date de la déclaration des Droits de l’Homme. Mais elle a choisi le 14 juillet, par haine de la royauté chrétienne, parce qu’elle était royale et parce qu’elle était chrétienne. Le 4 août est la renonciation par les privilégiés à leurs privilèges c’est-à-dire la démonstration in situ de l’inanité des dix ans de guerre révolutionnaire ; la déclaration des Droits de l’Homme est l’oeuvre d’hommes de paix c’est-à-dire la négation de la théologie guerrière de la République. Le 14 juillet au contraire n’a pas ces « défauts » royalistes et chrétiens et à tous égards peut passer pour une fête authentiquement républicaine puisqu’elle n’est que l’insurrection de la rue avinée contre l’Institution millénaire de la royauté, la virée d’une poignée de vandales à l’assaut de la civilisation. Or, comme vous le savez, la République se fait un devoir d’aduler le vulgaire et le mensonge depuis qu’elle a pris le parti d’assassiner la Royauté et la Vérité.

La « vérité officielle » sur le jour de commémoration nationale est donc très simple et tout citoyen est prié de s’en persuader.

Il était une fois les Français.

Ils souffraient beaucoup sous l’Ancien Régime, ils étaient très malheureux, mangeaient rarement, pleuraient beaucoup. La famine sévissait tous les ans et les rois étaient tous des tyrans. Les rois, donc ces tyrans, avaient fait construire une forteresse imprenable en plein centre de Paris, la Bastille, pour y emprisonner qui bon leur semblait, des victimes de leur arbitraire, par des lettres de cachet, sans procès préalable et pour une durée indéterminée, jusqu’à ce que le tyran se rappelle de vous et veuille bien vous libérer. La prison était pleine de tous les innocents du royaume, une foule considérable, au moins 500 détenus y étaient entassés chaque année dans des conditions d’hygiène épouvantables, sans soin d’aucune sorte. Forteresse de l’injustice, le tyran tenait à sa prison noire et crasseuse comme à la prunelle de ses yeux, voulant à tout prix la conserver comme moyen de faire taire toute opposition et aussi à titre de menace morbide pour prévenir toute tentative d’insurrection.

Lorsque Louis XVI renvoya son bon premier ministre Necker, aussi ministre des finances, le 12 juillet 1789, le bon peuple se révolta contre cette dernière injustice. Le petit peuple de Paris, tous ces exploités, ces pauvres, ces journaliers, représentés par les Sans-culotte, n’écoutant que leur courage, se présentèrent en masse sous les remparts de la forteresse pour demander la libération des prisonniers. La forteresse réputée imprenable était âprement défendue par une garnison nombreuse et surarmée entièrement aux ordres du roi qui, prise de panique, pointa immédiatement ses canons sur la foule désarmée et tira dessus à bout portant transformant la démarche pacifique du bon peuple de Paris en un horrible carnage d’hommes, de femmes et d’adolescents. Peut-être même d’enfants. Contre cette troupe aguerrie et fanatisée, avide de sang, les manifestants pacifistes firent immédiatement face en se transformant en assaillants de la tyrannie. Deux d’entre eux, sous la mitraille, réussirent à escalader le pont-levis et en briser les chaînes. Pressentant que la situation se retournait contre eux, les assiégés, par la bouche du gouverneur de la forteresse, promirent la paix et invitèrent la foule à pénétrer dans la cour. C’est alors que, par traîtrise, ils tirèrent encore à bout portant sur la foule qui avançait en confiance causant un deuxième et inutile carnage. Le petit peuple de Paris fit alors preuve d’un courage inoubliable et d’une maturité devant le feu de l’ennemi, aussi inespérés qu’inégalés. Les Parisiens reformèrent leurs rangs dispersés par la mitraille et repartirent en ordre à l’assaut de la forteresse, mus par une sorte de génie naturel de l’art militaire, galvanisés par l’injustice et la barbarie de la garnison. C’est donc à la bravoure de ces honnêtes citoyens et à leur courage que nous devons d’être venus à bout de ce symbole de l’arbitraire. Une fois dans la place, la première chose que firent ces honnêtes gens fut de libérer tous les détenus, la foule innombrable des victimes du despotisme. Néanmoins, ces hommes de tous les jours, dont on ne soupçonnait pas qu’ils fussent des héros, en visitant la forteresse, ne furent pas au bout de leurs surprises. Dans les sous-sols ils découvrirent des instruments de torture, « Un corselet de fer, inventé pour retenir un homme par toutes les articulations et le fixer dans une immobilité éternelle ». On retrouva aussi des ossements humains, sans doute les restes de prisonniers suppliciés. Et surtout on retrouva enfin le Comte de Lorges, disparu depuis trente-deux ans, vivant au fond d’un cachot, nu et enchaîné, sans air et sans lumière. Il fut porté en triomphe dans les rues de Paris en liesse. Après que le concierge lui eût prêté ses habits : comme vous pouvez le constater tout le monde était très généreux. Les Parisiens ont fait preuve dans cet épisode de la révolution, qui marque autant son début que sa couleur, d’une grandeur d’âme, d’une magnanimité exemplaires. Quoique la prise de la Bastille ait fait une quantité impressionnante de victimes innocentes, dont on ne connaît pas le nombre exact, le peuple de Paris sut se réjouir de la libération des prisonniers avec bonhomie et aucune représailles ne fut à déplorer parmi les vaincus qui repartirent tous chez eux tranquillement. Seuls 863 attaquants, ceux-là vérifiés, survécurent au carnage de la Bastille.

Aussi, chers compatriotes devant autant d’héroïsme exemplaire plus que tout autre jour celui du 14 juillet mérite d’être celui de notre fête nationale, la République voulant par ce choix rappeler le sacrifice de ses enfants et les républicains sincères, en tout, leur ressembler.

Et voici maintenant l’autre version, la vérité :

Le roi ce tyran ? Si la situation économique accusait des retards technologiques et des disparités entre les régions sous Louis XVI, masqués par des productions abondantes, sa structure n’avait jamais été aussi saine. Indéniablement la situation des Français s’était notoirement améliorée tout au long du xviiie siècle. Ses fondamentaux économiques étaient excellents. Seul l’endettement public pour cause de guerre d’Amérique était excessif quoique bien inférieur à celui que connaît la France aujourd’hui. Politiquement et socialement, la Couronne était très avancée. Louis XVI avait par exemple imposé que les femmes votent pour l’élection des députés aux États Généraux. Il faudra attendre 1945 en France pour obtenir ce droit fondamental. Mais les exemples « démocratiques » pullulent littéralement faisant de la Couronne de France incontestablement la monarchie la plus avancée du continent du point de vue sociopolitique : libération des serfs, création d’infirmeries aux frais du roi dans toutes les prisons, indemnisation systématique de toute personne injustement détenue, égalité civile des protestants, abolition de l’impôt de joyeux avènement, liberté de circulation des grains, suppression des péages intérieurs etc. Et puis les 4 et 26 août 1789, parce qu’on était encore en monarchie, l’abolition de tous les privilèges par les privilégiés, la déclaration des Droits de l’Homme par tous les élus (Les acquis de la révolution sont des acquis de la royauté !). La marine taille en pièces sa voisine anglaise, la France compte 25 000 000 d’habitants, un des pays les plus peuplés, certainement aussi celui le mieux formé et le mieux éduqué d’Europe. Ce sera sur sa jeunesse et sa compétence que Napoléon s’appuiera pour mener ses guerres d’empire avec les succès que l’on connaît. Parler de tyran concernant nos rois, et plus particulièrement Louis XVI, est une sinistre plaisanterie. N’est-ce pas Louis XVI qui, à Varennes, où le colonel venu le délivrer lui demandait la permission de tirer sur la foule pour le dégager, lui répondit : « Tirer sur des Français ? Jamais ! » Les républicains n’auront pas ces scrupules : n’est-ce pas Napoléon qui tira au canon et à bout portant contre la foule désarmée au pied de l’église St Honoré à Paris, pour faire refluer les manifestants royalistes ?
Les rois, donc ces tyrans, auraient fait construire une forteresse imprenable en plein centre de Paris, la Bastille, pour y emprisonner qui bon leur semblait des victimes de leur arbitraire, par des lettres de cachet, sans procès préalable et pour une durée indéterminée jusqu’à ce que le tyran se rappelle de vous et veuille bien vous libérer. Mais le métier de tyran n’est pas aussi facile...

La forteresse imprenable du roi qui y emprisonne qui il veut comme il veut quand il veut pour la durée qu’il veut ? La forteresse imprenable des rois était un gruyère et tous les rois s’en moquaient bien ; la Bastille a été prise chaque fois qu’elle a été attaquée. Le 16 janvier 1649, pendant la Fronde, elle avait capitulé après avoir essuyé cinq ou six coups de canon. Selon le cardinal de Retz : « Ce fût un assez plaisant spectacle de voir les femmes à ce fameux siège porter leurs sièges dans le jardin de l’arsenal, où étaient les batteries, comme elles le font au sermon ». La fable des lettres de cachet est grossièrement mensongère : La Bastille sous Louis XVI est devenue une prison d’État (et non la prison du roi). Le procès des détenus est instruit au Parlement indépendant du roi (palais de justice). Les conseillers du Parlement viennent inspecter la Bastille. Breteuil, ministre de Louis XVI, informe les intendants qu’il ne sera plus délivré de lettres de cachet sans motif et sans durée de peine.

La prison pleine des victimes innocentes de l’arbitraire ? Le 14 juillet 1789 la Bastille est une prison vide comme elle l’a toujours été pour l’excellente raison qu’elle ne pouvait contenir que 42 détenus ! Les registres d’écrou conservés à la Bibliothèque de l’Arsenal montrent qu’à l’époque il entrait une moyenne de vingt-cinq prisonniers par an. Pour la plupart, la détention était de courte durée. Sous Louis XIV, il y eut à passer par là quarante détenus en moyenne par an ; sous Louis XV il y en eut quarante-trois sous Louis XVI il y en eut dix-neuf.

Au 14 juillet 1789, les émeutiers n’ont pu sortir des geôles que sept détenus. En parfaite santé !

Le Temple de l’injustice ? Reproche grotesque et démagogique. Sur 279 personnes embastillées pendant les quinze dernières annelées de l’Ancien Régime, 38 ont bénéficié d’une ordonnance de non-lieu. Beaucoup moins donc que les 25 % de détenus innocentés des prisons de la République. Les victimes d’une erreur judiciaire étaient largement et systématiquement indemnisées comme dans toutes les prisons françaises de l’époque. Beaucoup plus et mieux qu’actuellement où les indemnisations chichement accordées se font de plus en plus rares et qu’au prix de procédures épuisantes et humiliantes pour les victimes de l’arbitraire républicain. Avec la Monarchie, nous ne sommes pas dans le même monde ! Voltaire n’a pas rechigné sur ses 1200 livres de rente annuelle (somme rondelette pour l’époque la livre tournois valant environ 3 euros et alors qu’il s’agit d’une pension viagère).

Le renvoi de Necker était une injustice ? Le 11 juillet,, pressé par son entourage, renvoie totalement impuissant, tétanisé par les événements, plus démagogue que jamais, rigoureusement inefficace. Le lendemain, 12 juillet, la nouvelle connue à Paris provoque une consternation générale. On craignait sans ce ministre la banqueroute de l’État, la disette générale. Au Palais Royal, propriété du, ce dernier favorable aux émeutiers, où la police ne pouvait pénétrer, des orateurs agitaient le peuple par des harangues enflammées. Parmi eux,, debout sur une table, appelle les Parisiens à l’insurrection « Je reviens de Versailles (totalement faux) Aux armes ! M. Necker est renvoyé (exact) : ce renvoi est le tocsin d’une St Barthélemy des patriotes (ridicule)... courons aux armes ! Prenons tous des cocardes vertes, couleur de l’espérance... ». Ils changeront de couleur lorsqu’ils s’apercevront que le vert est la couleur du frère du roi, le comte d’Artois, pour choisir les couleurs de la ville de Paris : le bleu et le rouge.

Le petit peuple de Paris arrivant avec des intentions pacifiques sous les remparts de la Bastille ? Les Sans-culottes sont les petits bourgeois de Paris inquiets du progressisme de la politique économique et sociale de Louis XVI, trop populiste à leur goût. Ce qu’ils voulaient, c’est que les troubles de l’approvisionnement que connaissaient les campagnes depuis juin ne les atteignent pas. Arrogance et égoïsme local forcenés. Qu’importe que la France entière meure de faim pourvu que Paris soit approvisionné car inévitablement des difficultés d’approvisionnement auraient surenchéri le prix du pain et donc les salaires ce que, en leur qualité de petits patrons, ils souhaitaient bien évidemment éviter. Albert Soboul (Les Sans-culottes parisiens de l’an II, Éd Seuil, 1968), rapporte que 45,3 % sont des maîtres artisans, 18,5 % sont des commerçants, 10,5 % sont des professions libérales. Une bonne partie d’entre eux emploient des ouvriers. Le petit peuple, lui, plus sage, plus royaliste, n’ayant ni les moyens de la révolte, ni le temps ou le goût d’écouter les délires démagogiques des Desmoulins, était resté chez lui. Les Sans-culottes, eux, se présentèrent armés sous les remparts après avoir fait le casse des armureries royales des Invalides où plus de 3 000 fusils étaient entreposés avec leurs munitions et des canons.

La garnison sanguinaire tirant à bout portant sur une foule désarmée ? Les canons de la Bastille n’ont jamais servi qu’à tirer des salves d’honneur les jours de fête. Depuis la Fronde, aucun boulet n’en était sorti. Tous les habitants du faubourg le savaient. Le gouverneur de la Bastille, de Launey, pour rassurer les manifestants et calmer le jeu, fit retirer tous les canons de leur embrasure et fermer celles-ci avec des planches de bois. Il était de toutes façons impossible du haut des murailles de tirer sur la foule au bas des murailles et de ce fait les canons ne pouvaient avoir qu’une fonction décorative ou festive : ils ne pouvaient pas tirer de boulets sauf à bombarder Paris ! La garnison de la Bastille se compose de 82 vétérans, dits Invalides, auxquels s’est adjoint le 7 juillet un détachement de 32 gardes suisses du régiment de Salis-Samade, commandés par le lieutenant de Flüe. Soit en définitive 32 personnes et 82 retraités, c’est-à-dire 32 soldats.

Les assaillants sous la mitraille de la garnison ? Lorsque, sans être inquiétés, les assaillants ont coupé les chaînes du pont-levis le faisant tomber aucun des 32 soldats n’a ouvert le feu sur eux. Les hommes de M. de Launay s’en sont tenus aux menaces. Quand le pont-levis retombe, les émeutiers entrent dans la place et tirent sur la garnison à bout portant. Les soldats alors seulement REÇOIVENT l’ordre de faire feu. Les assaillants, confrontés à une résistance imprévue, refluent en désordre. Les deux seuls blessés graves de cet épisode l’ont été par le recul du canon qu’ils avaient dirigé et mis à feu.

Les assaillants n’écoutant que leur courage reforment leurs rangs et repartent à l’attaque ? C’est absolument faux. Pour se venger de la résistance des 32 soldats de la garnison, les émeutiers prennent en otage une adolescente, fille du capitaine des Invalides, M. de Monsigny, et tentent de la brûler vive. Le père accourt, il est tué de deux balles. En fait, ils laissent la sale et dangereuse besogne de la prise de la Bastille à d’autres venus en renfort : deux détachements de gardes françaises commandés par Élie et Hulin arrivent en traînant avec eux deux canons. Ceux-ci, mis en batterie, causent un début d’incendie à l’entrée de la forteresse.

Le peuple de Paris a combattu jusqu’au bout ? Le peuple de Paris n’a jamais combattu puisqu’il était absent. Les Sans-culottes non plus parce qu’ils étaient trop couards pour cela. Les canons des gardes françaises et l’assassinat de Monsigny font disparaître toute velléité de résistance chez les Invalides qui exigent dès lors la reddition de leur gouverneur, « les gardes françaises ne voulant pas tirer sur des gardes françaises ».

La forteresse a été vaincue par les républicains ? Non, la forteresse s’est rendue pour éviter aux émeutiers qui les assaillaient au cri de « Vive le roi » de mourir inutilement. Élie qui commandait le détachement de gardes françaises venu en renfort des émeutiers est formel : « La Bastille n’a pas été prise de force, elle s’est rendue avant d’être attaquée, sur la parole que j’ai donnée, foi d’officier français, qu’il ne serait fait aucun mal à personne si elle se rendait. » Le chancelier Pasquier confirme : « Ce qu’on a appelé le « combat » ne fut pas sérieux : la résistance fut complètement nulle. [...] La vérité est que ce grand combat n’a pas un instant effrayé les nombreux spectateurs qui étaient accourus pour en voir le résultat. [...] A côté de moi était Mlle Contat, de la Comédie-Française. Nous restâmes jusqu’au dénouement et je lui donnai le bras jusqu’à sa voiture ». Risible.

Aussitôt dans la place, nos héros libérèrent les prisonniers ? La première réaction des « vainqueurs sans combat » de 4a Bastille fut de courir au pillage et aux caves. Les pillards, ne connaissant plus que leurs intérêts personnels, se tiraient les uns sur les autres. Les clés de la prison royale furent portées triomphalement dans Paris, sans avoir préalablement ouvert les portes des cellules. Celles-ci durent être enfoncées pour délivrer les prisonniers. Ces prisonniers, qui devaient être au nombre de 500, n’étaient plus que 7 : quatre étaient des escrocs qui avaient arnaqué deux banquiers parisiens. Ils furent remis en prison le lendemain ; Le comte de Solages, installé là par sa famille pour éviter les rigueurs de l’asile psychiatrique, était un pervers sexuel. Deux étaient fous. Ils furent transférés à l’asile de Charenton, où ils furent moins bien traités qu’à la Bastille.

Les héros de la Bastille combattant victorieusement pour la République ? Non seulement les Sans-culottes ces petits bourgeois de Paris ont pris la Bastille au cri de « Vive le roi » mais en plus avec un but avoué d’eux tous et qui n’a rien à voir avec l’héroïsme : s’emparer des canons et de leurs munitions comme ils s’étaient emparés des fusils des Invalides. Leur entreprise ne visait absolument pas un combat de la liberté contre la tyrannie. C’était beaucoup plus trivial : il fallait des armes pour accomplir le pillage de la capitale. La Bastille n’est que le casse d’une association de malfaiteurs, le coup de main de vandales débridés.

La Bastille était pleine d’instruments de torture et notamment un corset de fer ? Dans le magasin d’armes anciennes de la Bastille figurait une armure de chevalier du Moyen Âge.

Et en plus un instrument de torture inconnu ? C’était une imprimerie clandestine saisie chez un nommé François Lenormand en 1786.

Les ossements sans doute ceux de suppliciés ? Les protestants utilisaient la forteresse comme cimetière n’ayant pas accès aux cimetières catholiques qui leur étaient interdits du fait de leur hérésie. C’est Louis XVI qui a interdit aux Parlements le recours à la torture pour soutirer des aveux. Personne n’a jamais été torturé à la Bastille.

Le Comte de Lorges depuis 32 ans dans son cachot est... une pure affabulation des républicains. Le comte de Lorges n’a jamais existé. Il a été inventé de toutes pièces, le personnage, sa libération, son triomphe, et son cachot, tout ! Absolument tout ! Pour les besoins de la propagande républicaine ! La grandeur d’âme et l’élégance des Parisiens dans toute cette affaire ? Malgré les assurances du capitaine Élie des gardes françaises (« Il ne vous sera fait aucun mal, foi d’officier, si vous vous rendez sans combattre ») le bon peuple de Paris ne l’a pas entendu de cette oreille. Le marquis de Launay est lynché par la foule. Il est décapité au canif par un garçon cuisinier nommé Desnot, qui « savait travailler les viandes ».

Le gamin espérait ainsi obtenir une médaille.

La bonhomie des assaillants malgré le nombre incalculables de victimes ? Saint Just parlant « du retour de la Bastille » : « Je ne sache pas qu’on ait jamais vu porter la tête, fût-ce des plus odieux personnages, au bout des lances, boire leur sang, leur arracher le coeur, le manger... Je l’ai vu dans Paris ; j’ai entendu les cris de joie du peuple effréné qui jouait avec des lambeaux de chair en criant : "Vive la liberté ! Vive le roi !" » Le nombre incalculable des victimes parmi les assaillants ? Les assiégeants comptèrent quatre-vingt dix-huit morts, dont une partie provenait du fait qu’ils s’étaient tirés les uns sur les autres au moment du pillage. Plusieurs autres s’étaient tués en tombant dans les fossés du donjon. Mais c’est bien connu c’est toujours hors combats qu’une armée compte le plus de morts. Enfin.., celles qui ne combattent pas.

Seuls 863 survivants ? La République ayant promis une pension aux combattants de la Bastille, tous prétendirent en avoir été pour pouvoir un peu toucher. Une voyageuse anglaise, Miss Helena Williams, raconte que tous les Parisiens qui viennent en province racontent être montés à l’assaut de la Bastille ; la plupart d’entre eux avaient même pris au collet le gouverneur. Ces petits républicains, ces boutiquiers,quelle bande de vantards ! Et quelle bande d’assassins aussi...

Sur le seul résumé des événements de la Bastille on vient de prendre Marianne au moins vingt fois et plus en flagrant délit de mensonge.

En définitive, c’est assez logique que les républicains anticléricaux aient choisi, en 1880, un siècle après les événements, la date du 14 juillet comme jour de leur fête nationale : les petits bourgeois qui ont mené la virée de la Bastille pour rigoler un coup, et à côté de qui notre « racaille des banlieues » fait figure de modèle de civilité, ces hooligans avant la lettre donc, n’étaient autres que les arrières grands-parents des républicains anticléricaux. Mais pourquoi et comment une nation entière a-t-elle pu se laisser duper par ces tortillards, alors qu’à leur différence elle n’était ni principalement petite fonctionnaire, petite contremaître ou petite boutiquière, petite par l’esprit s’entend, ni si sottement anticléricale, ni si hexagonalement républicaine, toute imbibée de sadisme et de méchanceté comme d’ordinaire chez tous les ennemis de tout temps de Dieu et du roi ? Comment cette nation, donc, qui avait juré sur ses fonts baptismaux de trucider l’injustice, la barbarie et la lâcheté a-t-elle pu accepter de se laisser mystifier par toute cette propagande démagogique qui n’en faisait que le lit ?

Qu’elle ait été séduite en 1880 par leurs discours fallacieux et trompeurs, soit. Mais de 1880 à 1980, la nation a eu tout le temps et le loisir de sous-peser la mystification et ce faisant de comprendre que chez Marianne, tout est faux, rien n’est sincère et doublement faux, l’esprit et la lettre.

Or ce n’est pas de la nation qu’est venue le cri de l’indignation et pas à l’occasion de la fête nationale, mais des bancs du stade, à l’encontre aussi bien du drapeau que de l’hymne. Ce sont les immigrés de la deuxième et troisième génération d’abord, le petit peuple de France ensuite, qui, profitant de l’anonymat des stades, ont sifflé les deux emblèmes nationaux. Oui par jeu, par défi peut-être, par dépit aussi, indignation surtout : ils savaient instinctivement que la République les avait mystifiés depuis toujours et ils profitaient de leur solidarité fugitive des bancs pour crier au monde tout leur mépris de Marianne.

Tout le monde avait bien compris depuis les feux de poubelle toute la rancœur des cités à l’encontre d’une République qui leur ayant toujours enseigné qu’elle était le seul modèle de vertu pour être républicaine, laïque et française, dans cet ordre, faisait très exactement l’inverse de ce qu’elle promettait étant au mieux systématiquement absente aux rendez-vous de ses promesses, quand elle ne faisait pas très exactement l’inverse de ce qu’elle s’était jurée, choisissant toujours la commodité qu’elle habillait des arguments de la nécessité au respect de la parole donnée, l’expédient à la solution, l’écoute feinte à la prise en considération, le flonflon à la réforme, le baiser de Judas à la Fidélité de Saint Jean.

Une moqueuse.

En définitive, tout le monde avait bien compris que la France d’en-haut crachait sur la France d’en-bas, la seule nouveauté étant que la République leur avait enseigné à le faire en souriant au nom de la démocratie citoyenne » c’est-à-dire avec une bonne couche d’hypocrisie en plus, ce que de gauche à droite ils savaient le mieux faire.

Il n’est pas sûr que l’hypocrisie de ces hypocrites ait provoqué à elle seule les sifflets. Au fond les suppôts de la République n’en étaient pas à leur première trahison, toute leur histoire coloniale n’étant en elle-même qu’un ignoble mensonge, pour n’évoquer que leurs mensonges les plus véniels.

Seuls 863 survivants ? La République ayant promis une pension aux combattants de la Bastille, tous prétendirent en avoir été pour pouvoir un peu toucher. Une voyageuse anglaise, Miss Helena Williams, raconte que tous les Parisiens qui viennent en province racontent être montés à l’assaut de la Bastille ; la plupart d’entre eux avaient même pris au collet le gouverneur. Ces petits républicains, ces boutiquiers, quelle bande de vantards ! Et quelle bande d’assassins aussi...

Sur le seul résumé des événements de la Bastille on vient de prendre Marianne au moins vingt fois et plus en flagrant, lélit de mensonge.

En définitive, c’est assez logique que les républicains anticléricaux aient choisi, en 1880, un siècle après les événements, la date du 14 juillet comme jour de leur fête nationale : les petits bourgeois qui ont mené la virée de la Bastille pour rigoler un coup, et à côté de qui notre « racaille des banlieues » fait figure de modèle de civilité, ces hooligans avant la lettre donc, n’ étaient autres que les arrières grands-parents des républicains anticléricaux. Mais pourquoi et comment une nation entière a-t-elle pu se laisser duper par ces tortillards, alors qu’à leur différence elle n’était ni principalement petite fonctionnaire, petite contremaître ou petite boutiquière, petite par l’esprit s’entend, ni si sottement anticléricale, ni si hexagonalement républicaine, toute imbibée de sadisme et de méchanceté comme d’ordinaire chez tous les ennemis de tout temps de Dieu et du roi ? Comment cette nation, donc, qui avait juré sur ses fonts baptismaux de trucider l’injustice, la barbarie et la lâcheté a-t-elle pu accepter de se laisser mystifier par toute cette propagande démagogique qui n’en faisait que le lit ?

Qu’elle ait été séduite en 1880 par leurs discours fallacieux et trompeurs, soit. Mais de 1880 à 1980, la nation a eu tout le temps et le loisir de sous-peser la mystification et ce faisant de comprendre que chez Marianne, tout est faux, rien n’est sincère et doublement faux, l’esprit et la lettre. Ce qui a déclenché les sifflets et encore leur reconduction quasi systématique dès que l’occasion s’en présente, toujours contre le drapeau ou l’hymne national, jamais contre les personnes, détail qui aurait dû nous inspirer quelque réflexion, c’est que la civilisation des médias a cette particularité d’avoir un effet grossissant sur tout ce qu’elle éclaire : en ce compris les mensonges et contradictions de l’establishment. C’est cet effet « grossissant » qui a élevé le mensonge au rang de la provocation.

Les médias « sous surveillance » pour leur tirage et l’audimat, la classe politique pour l’élection et sa réélection, réalimentent sans cesse ce feu du spectacle qui consume leur crédibilité, indépendance et loyauté pour la presse, sincérité et efficacité pour la classe politique, l’une et l’autre soupçonnées de travailler la main dans la main à une fin unique, la justification d’un système moribond, pourtant déjà totalement discrédité pour cette unique raison qu’ils ne sont plus que les seuls à en vivre et ne le maintiennent plus en vie que pour en vivre.

De leur système, les anonymes du stade n’en vivent pas ou si peu. Et les siffleurs, et quelques autres, eux, ont le sentiment d’en pâtir, au premier rang desquels les laissés pour compte de l’immigration, mais pas seulement, ni même principalement. La crise en retirant à la République les baumes et les moyens de ses mensonges non seulement la met à nue mais pour le coup la désigne comme coupable de tout et pas seulement d’avoir promis inconsidérément pour être élue, menti pour être réélue, ou s’être moquée pour ne pas avoir à avouer ses mensonges.

Les quelques exceptions ministérielles que l’on agite comme des marionnettes-alibis pour faire oublier le stratagème loin de convaincre la foule ne font que souligner la provocation : la différence moderne entre la République française et la tyrannie c’est que chez Marianne le pauvre, l’immigré, l’exclu a le droit de jouer ; et cette différence est moderne car elle est nouvelle : elle ne s’est mise en place que tardivement, bien après les accords d’Évian donnant l’indépendance à l’Algérie en 1962. Et le point commun entre Marianne et la tyrannie c’est qu’aussi bien en République française qu’en tyrannie, la destinée du pauvre, de l’étranger, de l’exclu est de perdre : la marionnette ministérielle même lorsqu’elle peut faire exception ne faisant en définitive qu’illusion.
Ce sectarisme est un trait constant (et s’aggravant) de la République qui en vieillissant appuie ses défauts ; ce sectarisme est un mal incurable ; il est inscrit dans le patrimoine génétique de la République comme il était inscrit dans le patrimoine génétique de Pharaon et ne vous interpelle en définitive, comme Pharaon, que sur cette seule question : qui adorez-vous ?

Je vous conseille de répondre Marianne et rien d’autre quoi que vous pensiez ou sinon, pour vous consoler de toutes les exclusions qui vont s’abattre sur vous, d’apprendre à siffler.

C’est une plaisanterie ? Malheureusement, non.

La République est une menteuse professionnelle. Tout en vous promettant le meilleur pour demain elle vous organise le pire depuis hier. Si vous en apercevant, au lieu de continuer à l’aduler, vous vous en offusquez, elle vous éliminera.

Ce discours implicite sur l’obligation d’aduler Marianne sous peine d’exclusion mortelle est une réalité découverte à l’occasion de l’effet grossissant des médias. A leur insu ces derniers en grossissant et caricaturant le fait en dénoncent tous les travers au public et paradoxalement de la manière la plus efficace : en s’adressant à leur subconscient.

Lorsque le journaliste véhicule son message politiquement correct, donc culturellement et sincèrement marianiste, il est dénoncé comme menteur par l’image aussi silencieuse que grossie de son reportage. Mais aussi et tout autant par toutes les images des reportages suivants auxquels il n’a pu participer. Et au plus le journaliste ment, ou se trompe de bonne foi, au plus les images le dénoncent comme menteur ! Et il en va du politique comme du journaliste et de tout l’establishment qui aurait pris le parti de se joindre au culte de Marianne.

Car l’image n’est pas comme le verbe : le verbe dit ce qu’on lui dit de dire et ne dit que cela. Ce pourquoi il aurait une légère tendance à calomnier. L’image dit toujours plus que ce qu’on attend d’elle et jamais tout à fait ce qu’on lui demande. L’image est une bavarde, elle dit trop souvent ce qu’on lui avait demandé de taire. Le verbe ment, pas l’image. Et comme l’image est silencieuse, elle est aussi à la fois plus lente et plus efficace que le verbe. Même lorsqu’eue ne dit rien, ou que des choses anodines, elle passe des messages à notre subconscient qui lui, s’il ne sait pas parler, sait très bien lire et encore mieux siffler. Lorsqu’elle dit quelque chose, le choc de ses photos est toujours plus marquant que le poids des mots. Du fait de l’effet grossissant. Notre subconscient qui donc sait très bien lire et siffler a aussi très bonne mémoire : au jour de la restitution des informations, excellent archiviste entre tous, il restitue sa liste à notre cerveau. Et alors oui, quel talent ! Un sifflet pour unique et complète réponse à tous les mensonges proférés depuis des lustres, que notre subconscient avait intégralement conservés quand leurs auteurs les avaient déjà presque tous oubliés, comme un serial killer espère oublier ses victimes, pour mieux s’en disculper.
Il faut rendre grâce à Dieu d’avoir donné cette intelligence sublime aux anonymes du stade, aux humbles et aux petits, ceux qui par leurs sifflets ont sauvé notre honneur et déjà notre liberté.

Nos simples sont plus grands que nos grands et plus savants que nos pharisiens, tous les scribes et les docteurs de la République réunis, car en sifflant, ils ont tout dit sans mentir d’un iota.

St. Matthieu dans les Évangiles les connaissait déjà : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. » (Matthieu 11,25.)

Oui c’est l’entière vérité, car les simples savent même s’ils ne savent pas l’exprimer, pourquoi ils ont sifflé et pourquoi ils étaient justes en sifflant. Mais nos scribes, nos pharisiens et Docteurs de la Loi ne comprennent toujours pas pourquoi ils ont été sifflés et pourquoi il était amplement mérité qu’ils le fussent.

C’est pour eux que Jérémie a dit : « Les sages sont couverts de honte, ils ont peur, et sont pris ; voici, ils ont méprisé la parole de l’Éternel, et quelle sagesse ont-ils ? »

Bien sûr, le fait de proclamer un principe et d’appliquer son contraire est choquant mais non mortel pour la République qui pour s’en excuser pourra toujours arguer de la sincérité de ses intentions, et de sa non moins sincère volonté de remédier à ses « retards ». Comme disait un de nos plus grands républicains « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent » (Mitterrand). Aussi longtemps que vous n’avez pas entendu ce genre d’énormité, vous pouvez encore espérer. Spéculer sur leur bonne foi et prendre votre mal en patience. Les colonies ont fait cela pendant un siècle et les Français, plus patients, depuis 130 ans et plus (1870/2000).

Peut-être penserez-vous que Marianne après avoir atteint un tel degré de cynisme et de complexe de supériorité a sans doute aussi développé une bonne dose de schizophrénie pour surmonter cette dure réalité quotidienne qui dit tout l’inverse de ce qu’elle fait semblant de croire, et s’entête à proclamer, savoir qu’elle serait la plus vertueuse.

En réalité, elle est l’exact négatif de tout ce qui est français, ce qui fait notre honneur et notre raison d’être, savoir une profession de simplicité jusqu’à l’humilité et du service à autrui jusqu’à l’oubli de soi-même. Le Monde nous regardait comme des Amis sincères. A cause d’elle, il ne nous regarde plus que comme des hâbleurs suffisants : trop de promesses hautaines et non tenues ont fini par ruiner notre réputation.

Aussi, nous ne remercierons jamais assez ceux qui les premiers ont eu le courage et la clairvoyance de la siffler. Le courage de dire les premiers, et la clairvoyance de le dire aux deux symboles de la République, révélateurs dès l’origine de sa véritable nature et de ses odieux mensonges : le drapeau et l’hymne national.

Le drapeau : la thèse officielle est que le drapeau tricolore, qui n’a été définitivement adopté en France qu’avec la République, n’a dû ses trois couleurs qu’à un accident. Qu’en conséquence, son choix ne procède d’aucun message voulu, seul reste la gloire dont les trois couleurs auraient illuminé le monde au nom de la France.

Le message voulu dès sa genèse : trois jours après la prise de la Bastille, le roi est « convié » (convoqué) à la mairie de Paris. Les milices municipales qui tiennent la ville arboraient une cocarde de reconnaissance, faute de pouvoir s’offrir d’uniforme. Ils choisissent logiquement le bleu et le rouge, couleurs de la municipalité. « Comme il est nécessaire que chaque membre qui compose cette milice parisienne porte une marque distinctive, les couleurs de la ville ont été adoptées par l’Assemblée générale ; en conséquence, chacun portera la cocarde bleu et rouge. Tout homme, qui sera trouvé avec cette cocarde sans avoir été enregistré dans l’un des districts sera remis à la justice du comité permanent. » (Arrêté municipal du 13 juillet 1789).

On dit que ce serait La Fayette qui aurait eu l’idée d’adjoindre le blanc de la Royauté aux bleu et rouge de la municipalité, sans doute en souvenir des cocardes américaines, elles aussi bleu, blanc, rouge. Sa proposition fut toute de suite acceptée et rencontra un vif succès au point qu’elle fut largement dépassée : le blanc ne serait pas avant le rouge et le bleu, ni même après le rouge et le bleu mais au milieu du rouge et du bleu, signifiant par ce détail que le roi devenait propriété de la municipalité de Pans : son otage. Ce qu’il fut effectivement. Par un décret du 4 juillet 1792, ainsi adopté, le port de la cocarde devient obligatoire pour tout Français se rendant à l’Étranger. Le 17 septembre suivant, le gouvernement révolutionnaire punit de mort (!) toute personne ne portant pas la cocarde réglementaire. Étend l’obligation de port à tous les hommes en avril, aux femmes en septembre (3 avril 1793, 21 septembre 1793). Prévoit dans les deux cas là peine de mort, cette fois automatique pour toute infraction constatée.

Dès l’année suivante, la République fait du bleu, blanc, rouge, les trois couleurs officielles et obligatoires du drapeau national : le drapeau blanc est définitivement mort. Avec lui la royauté. Avec elle, les libertés.

La République parisienne a ainsi confisqué la France. Elle a dit que le roi était l’otage de Paris et n’aurait droit à une existence que sous le contrôle de la municipalité de Paris. Elle l’a d’ailleurs sinistrement prouvé en le guillotinant le 21 janvier 1793. Mais elle a dit beaucoup plus que cela. Car elle n’a pas seulement dit en emprisonnant le roi et en le guillotinant que plus jamais la France ne serait une royauté. Elle a dit que toutes les libertés d’États, communales, des associations professionnelles et syndicales, protégées par le roi étaient mortes avec lui et son drapeau. En ce sens, la Loi le chapelier. Définitivement, comme la royauté.

Elle a encore dit que pour l’avenir, sur ce cyclone barbare, il était hors de question de reconstruire une quelconque liberté provinciale, qu’en tout et partout la France se résumerait à Paris, les libertés françaises à celles que Paris voudra bien concéder à la province et quand elle les concède d’abord à Paris presque jamais à la province. C’est cela l’adoption du bleu et du rouge, couleurs de la municipalité de Paris, couleurs du sang de la Bastille, comme couleurs de la France républicaine, encadrant pour le mieux étouffer, le blanc royal, couleur des Français. Le drapeau tricolore est l’apologie du jacobinisme parisien, non de la concorde nationale voulue par l’abolition des privilèges par l’assemblée constituante, elle de philosophie royale.

Aussi, la foi (encore plus que la religion) est-elle aux sources de la politique et la question de la foi reviendra nécessairement au devant de la scène politique puisqu’en définitive, elle seule, ou son contraire, la détermine.

La laïcité américaine ne veut pas discuter de la foi en politique car elle la considère comme un dogme : évidemment « In God we trust », évidemment donc la question de la foi ne se discute pas.

La laïcité française ne veut pas discuter de la foi en politique car elle considère son athéisme comme un dogme : évidemment en l’homme-Dieu elle croit, par décret de son complexe de supériorité, évidemment donc la question de la foi en un Dieu est par hypothèse inexistante.

Évidemment la laïcité américaine a seule un avenir alors que la laïcité française est déjà évidemment morte.

Encore plus évidemment, puisque la foi ou son contraire déterminent seuls la politique, et qu’au moins en France, son contraire, l’athéisme, est déjà mort, demain, en France, « In God we’ll trust », Lui qui ne meurt jamais.

Puisque Marianne (s)’est condamnée, le roi et son royaume vont retrouver leur avenir.

Marianne n’a pu que se condamner car elle n’aurait pu sauver sa tête qu’après avoir renoncé au culte d’elle-même en restituant à Dieu et au roi le trône qu’elle leur avait volé : bientôt le roi et son Dieu vont pouvoir rentrer chez eux et nous chez nous, avec eux.

Ce jour-là, ce jour prochain qui arrive, chacun pleurera beaucoup d’émotion d’avoir survécu à l’Injustice et tout le monde s’embrassera fraternellement dans les transports de joie de notre délivrance. Ce sera très beau et c’est pour bientôt.

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