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La question est posée...

Samedi 4 décembre 2010, par Dominique Daguet // La France

« Messieurs les politiques, que faire des « Darks Pools », nouveau type de « réseaux de l’ombre » ?

Par Dominique Daguet...

Nager en eaux troubles...

Les « phynanciers » y excellent !

« Messieurs les politiques, que faire des « Darks Pools », nouveau type de « réseaux de l’ombre » ?

À peine les surprises de la crise dite des « subprimes » commencent-elles à s’oublier, les plaies qu’elles ont causées à cicatriser, qu’une nouvelle forme de prédation financière s’emploie à recréer les conditions d’un nouveau et plus subtil désastre.
Politiquement parlant, est-il possible de ne pas exiger de nos politiques qu’ils prennent enfin conscience qu’ils laissent filer, comme des insomniaques, l’autorité des Etats entre les mains virtuelles des spéculateurs ? On a beau les prendre, dans les commentaires boursiers, pour des « investisseurs », on ne nous cachera pas plus longtemps que ces « spéculateurs », tels ceux qui se sont jetés sur la crise du blé pour qu’on double le prix à la tonne après les incendies en Russie, forment la voyoucratie la plus perfide qui ait jamais existé : les mafias diverses qui sévissent en notre monde sont moins dangereuses, moins affûtées, moins sournoises que ces gens qui, pour mieux ponctionner le travail de ceux qui font vivre nos sociétés, naviguent dans l’invisible comme poissons dans l’eau.

Forte volatilité

Actuellement, le cours du blé est très volatile suite aux prévisions de production revues à la baisse. Comme en 2007, il est à prévoir une hausse des cours des matières premières à court terme et les prix ne devraient ainsi pas baisser de manière importante d’ici décembre, lors des récoltes en Australie.

La spéculation fait monter les cours

Les stocks mondiaux sont globalement élevés, la hausse des prix est ainsi partiellement due aux spéculateurs (CT) qui voient dans les matières premières agricoles un moyen de se diversifier.
Cependant, cette spéculation peut avoir des conséquences graves. En effet, la hausse des matières premières agricoles ne permettra pas à certains pays d’importer la quantité nécessaire à sa population.

Il s’agit ni plus ni moins que d’une nouvelle catégorie de prédateurs qui s’enrichissent sur le dos de l’économie réelle sans avoir d’autre difficulté à vaincre que le cent millième de seconde et non les alarmes ultra sensibles ou les fenêtres peut-être piégées des riches demeures bourgeoises.

Les Bourses traditionnelles et les Banques ont fini par engendrer, sous la pression des manipulateurs de l’intelligence informatique, des systèmes de transactions de plus en plus perfectionnés dans l’opaque : je veux ici pointer du doigt les « crossing networks » et les « darks pools », les plus nuisibles.

« Crossing » signifie pour les banquiers, selon moi, une activité transversale de réseau en réseau, ce que suggère « network » mis au pluriel, comme pour mieux camoufler, de masque en masque, les opérations transgressives particulièrement juteuses mais qui, pour l’être, doivent demeurer clandestines.

« Dark » ou obscur, sombre… « Pool » ou flaque d’eau, piscine ou plus précisément ici groupe, clique, franc-maçonnerie… La piscine, pour noyer le poisson ; la clique, pour tromper, abuser, s’emparer ; l’obscur, pour passer inaperçu, ce que recherche tout trafiquant, voleur ou criminel ; la franc-maçonnerie pour le côté occulte, secret, magouilleur élégant.

En français, ce néologisme financier devient « plateforme de transactions », ce qui semble donner à cette « chose » une respectabilité de bon aloi, mais de respectabilité cette immondice sortie tout droit de l’imagination perverse de traficoteurs déliés de toute morale n’en a aucune.

Elle n’est fondée que sur l’idée d’allier l’invisibilité et l’instantanéité de « transactions anonymes » susceptibles de faire descendre ou monter les actions sans qu’existe le moindre rapport entre ces évolutions et la réalité des productions offertes par l’économie réelle d’où émanent ces actions. Grisant ce jeu qui consiste à faire chuter en un quelconque lieu du monde le cours de ces actions pour aussitôt s’en porter « acquéreur irrepérable » aux antipodes. Qu’au bout du compte quelqu’un se retrouve de ce fait ruiné, désespéré, qu’importe au joueur sans âme qui n’a de cœur que pour ce gain impur, cette richesse qui pourtant pue affreusement comme tout ce qui sort de l’anus du diable !

Le pouvoir est passé du politique à ces latrines du fric : puisque le politique a laissé faire, n’a rien prévu pour enfermer entre de bons et loyaux murs de prison ceux qui jouent à la roulette russe, pistolet braqué, non sur leur front, mais sur la tempe de leurs victimes.

Certes, un pays seul ne peut rien contre de telles organisations criminelles qui n’ont d’autres limites que celles de la planète – car elles le sont, criminelles, quoique nul ne les qualifie ainsi, terrorisé à l’avance à l’idée d’être soudain révolvérisé financièrement par quelque groupuscule virtuose de logiciels logarithmiques ! Il conviendrait en effet, et ce serait naturel, que s’établisse un front universel contre cette nouvelle « pieuvre » aux millions de connexions et que des lois tout aussi universelles permettent de rendre périlleuse la moindre motte de terre, fut-elle nichée aux Kerguelen, pour l’ensemble de ces tradères, mercenaires au service des banques, qui ont repris du service après avoir une première fois semé la consternation sur l’ensemble de la planète ouvrière.

Je sais bien ne formuler qu’un vœu pieu : ce serait un miracle plus grand que la multiplication des pains s’il advenait que l’ONU, par exemple, et même le G 20, déclarassent une guerre sans merci à l’ensemble de la planète spéculante.

Formulassent une sorte de décalogue à l’usage des financiers tentés de devenir des fricoteurs avec à la clef diverses possibilités de les convaincre efficacement de renoncer à leurs fricotages ou tripatouillages de micro-secondes.

La première des règles à inventer devrait être qu’aucune transaction ne saurait se faire sans être explicitement en rapport avec une réalité concrète vérifiable : et que donc toute transaction, passée où que ce soit dans le monde, devrait s’établir en partant d’une production reconnue de richesses. La deuxième prévoirait la nullité de toute transaction qui ne se rapporterait pas à une personne dûment reconnaissable, disposant d’une identité précise. Tout anonymat serait ainsi considéré comme couvrant une activité répréhensible menant droit en prison. La troisième préciserait que tout organisme financier pris la main dans le sac obscur de ces piscines abjectes serait illico exproprié au bénéfice de la nation dont le principal des actionnaires serait issu… La quatrième serait d’interdire purement et simplement de pouvoir sévir dans des séquences temporelles dont la main et le cerveau humains sont incapables. La cinquième enfin établirait le catalogue des peines encourues. Féroces, naturellement.

Bien entendu, je fantasme en circuit fermé quoique ne nourrissant aucune illusion à ces sujets : je joue, moi aussi, mon lecteur le devine, mais ma fantaisie ne met pas en péril la pure réalité, puisque la pauvre vérité est à dire, qui est que les fricoteurs se frotteront les mains pendant encore longtemps, à peine consultés les comptes de chaque spéculation. Mais, dit une voix sournoise, existe-t-il vraiment une spéculation ? Et ricaneront les banquiers pour qui tout est permis dès que concevable, ne s’agit-il pas de simples investissements ? Le glissement sémantique fait sourire, qui par lui-même démontre que Don Quichotte a définitivement perdu la bataille, avant même d’avoir seulement songé à prendre sa lance.


Dessin de Paul Mesnier - http://www.art-metal-sculpture.eu/dessins-de-patrice-mesnier.htm

Reste cependant la nécessité pour « le » politique de reprendre la main, comme disent les joueurs de cartes, afin d’annuler tout ce que la sphère de la finance a pris en matière de libertés, car s’il ne le fait pas, il est certain qu’il sera, jusqu’au prochain désastre – assurément beaucoup plus lourd que celui connu en 2008-2009 –, pris en otage par ceux qui, s’étant réfugié dans le virtuel, parviennent à transférer dans l’impalpable des fortunes immenses qui ne peuvent, pour être réelles, qu’avoir été produites dans « le sang » et « la sueur »… Or ce qui est ainsi confisqué par artifice l’est au détriment de la sphère de production.

Autant dire que d’ores et déjà la course est gagnée par ce monde virtuel car jamais ne se fera la sainte alliance contre cette « virtualité » financière qui ne mérite qu’un surnom : ordure.

Dominique Daguet

Déjà en 2008, nous pouvions nous interroger...

Non, vous ne rêvez pas...

Lire l’intégralité..

« D’après la Banque des règlements internationaux, en l’espace de dix ans, entre
1999 et 2009, les encours notionnels des contrats dérivés ont été multipliés par plus de sept, et dépassent aujourd’hui 600 000 milliards de dollars. Le marché des dérivés de crédit (credit default swaps – CDS), confidentiel il y a encore dix ans, représente aujourd’hui un notionnel d’environ 40 000 milliards de dollars, et a atteint 60 000 milliards de dollars avant la crise financière 1. À titre de comparaison, le FMI évaluait le PIB mondial à environ 60 000 milliards de dollars en 2008 et la World Federation of Exchanges évaluait la capitalisation mondiale des sociétés cotées à près de 50 000 milliards de dollars en 2009. Compte tenu de l’ampleur prise par les marchés dérivés et du risque de déstabilisation du système financier qu’ils peuvent par conséquent porter, il est capital de réguler ces marchés de façon appropriée. »

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