Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

La « messe » a été dite le 19 janvier à l’ autel de l’UMP...

Lundi 21 mars 2011, par Dominique Daguet // La France

Hôtel « borgne » s’entend !

Le célébrant ? Jean-François Copé qui a présenté la « trinité » qui allait régner sur la campagne cru 2012 : la "compétitivité de la France", "la justice sociale" et "l’exercice des cultes religieux dans la République laïque avec un point particulier sur l’exercice du culte musulman". Sur de lui, touché par la grâce électoraliste, il nous a dispensé la bonne parole : "Nous constatons que les grands sujets de discussion des Français porte sur l’un de ces trois thèmes".

De l’exercice du culte musulman ? Notre ami Dominique Daguet fait suite à quelques textes que nous avions « publié » en son temps. Plus précisément sur la lettre du Père Charles de Foucault adressée à René Bazin le 29 juillet 1916...

Charles Maurras ne poursuivait-il pas la réflexion par d’autres voies le 13 juillet 1926 ? André Malraux ne confirmait-il pas le triste constat le 3 juin 1956 ? Et en point d’orgue...

Lévis-Strauss dans son dictionnaire intime...

Tant il est vrai que nul n’est prophète en son pays et que la « démocratie républicaine » aveuglée par les incessantes échéances pour sa survie est ignare par nature !

Portemont, le 17 février 2011

L’Association EECHO publie sur l’Araignée des extraits d’une lettre de Charles de Foucault adressée à René Bazin, de l’Académie française, parue dansle Bulletin du Bureau catholique de presse, n 55, en oct. 1917 : elle devrait être lue dans toutes les bonnes écoles et institutions où l’on ne foule pas aux pieds l’identité française ni notre civilisation : y sont dites des vérités oubliées alors qu’elles sont encore aujourd’hui – et peut-être surtout aujourd’hui ! – d’une actualité saisissante.


René Bazin

C’est au point qu’il est légitime de se dire que nos gouvernements, depuis la fin de la dernière guerre, se sont fourvoyés dans des impasses pour n’avoir pas tenu de telles évidences pour exactes et adopté des politiques qui, au bout du compte, ont jeté notre pays dans le gouffre de difficultés sans nombre pour ne pas dire de dangers sans précédents.

L’auteur est mort, on le sait, le 1er décembre 1916, après un long séjour en Algérie où il put à la fois apprécier à leur juste valeur les autochtones et découvrir ce pourquoi ils ne pourraient jamais devenir des Français à part entière tant qu’ils resteraient attachés à l’Islam.

Il ne s’agit pas ici, bien au contraire, de jeter le discrédit sur toute une population que rien n’oblige à adopter la citoyenneté française à partir du moment où elle tient à conserver des mœurs religieuses et politiques qui ne correspondent pas à celles du peuple français. Mais que rien ne devrait nous obliger à faire entrer définitivement dans le sein de notre nation à partir du moment où cette population se mettrait, comme aujourd’hui, à nous mépriser ou nous haïr.

La République laïque aura certes du mal à comprendre ce que dit Foucault dans cette lettre puisqu’elle tient pour avéré que ce peuple de France lui doit tout, de sa naissance à ses valeurs. C’est une folie conceptuelle mais, les choses étant ce qu’elles sont, nous ne pouvons que tenir compte de cette faiblesse politique. Cependant, les événements des dernières années nous montrent que si l’on cherchait à persévérer dans une direction intenable – ce qui est selon l’adage « diabolique »[1] - la France y serait égarée et les musulmans n’y gagneraient peut-être que de courir au désastre avec nous… Eux, parce que les saisiraient des illusions aveuglantes ; nous, parce qu’ayant gaspillé en vain un temps et des moyens colossaux, nous finirions par dégringoler au rang d’un misérable comté…

Déjà le cardinal Lavigerie, archevêque d’Alger dans les années 1870, avait alerté le gouvernement français, lui disant d’une façon non équivoque que l’Algérie deviendrait française si on laissait l’Eglise libre de ses mouvements et donc d’évangéliser à sa façon, sans être empêchée dans ses actions par des tracasseries inspirées par la franc-maçonnerie d’alors, toute désireuse d’effacer le christianisme du Maghreb en favorisant l’islamisation, notamment de l’intérieur…

Le « petit père Combes »Charles de Foucault détaille avec précision les obstacles quasi infranchissables qui empêchent les musulmans en général de s’assimiler, mouvement qui irait de lui-même s’ils avaient pu rejoindre librement et d’une manière approfondie le christianisme : ce même christianisme qui avait, pendant des siècles nombreux, formé l’identité française.

Il s’agit ici d’extraits à méditer : ils peuvent aider à définir pour soi-même ce que devrait être la politique d’immigration de la France, quitte à ce que cela ne soit qu’une vaine réflexion, car je vois que notre pays a été lancé sur une pente qu’il lui sera très difficile de remonter. Cela dit, il convient de penser qu’une politique digne de ce que devrait être toute« politique » ne pourrait que se fonder sur une justice sans défaut, tout inspirée d’amour aussi bien pour les Français que pour ses hôtes, si différents d’eux, mais à qui l’on doit qu’ils soient reçus dans la dignité, le respect… mais sans vouloir en faire à toute force des citoyens Français !

Mais comment les considérer alors qu’ils vivent chez nous ? Comme des hôtes de passage ? Avec quels droits, quels devoirs ? Quelles limites de temps ? Dans le respect du droit du sol pour leurs enfants ? Mais ce droit-là suffit-il à rendre français ? Seraient-ils supportables installés ici avec armes et bagages, avec leurs familles à jamais, comme un nouveau peuple se développant en notre sein mais qui nous resterait volontairement étranger ?

Cela pourtant a commencé de percer, sous le nom indéfinissable d’intégration : pour certains d’entre ces hôtes, très libres par rapport à leur ancien attachement à une religion qu’ils ne pratiquent quasi plus, ou seulement du bout des lèvres, ou qu’ils mâtinent allègrement de préceptes chrétiens et/ou républicains, l’obstacle cesse progressivement d’en être un, mais pour les purs et durs, farouches sur la pratique, sur les mœurs, sur l’identité tout autre qu’ils revendiquent, qu’en est-il de leur volonté de s’imposer à nous comme cela leur est promis par le Coran ? Je ne sais pas s’il existe une solution, à moins qu’un jour ce soit la guerre civile qui réponde à notre place, désastre impensable mais auxquels certains pensent et que j’espère non-inéluctable. Saurons-nous inventer une politique assez équilibrée pour que ne sombre pas la nation française ? L’acceptation rampante et lâche de mœurs étrangères à notre culture, à nos façons d’être, à nos rêves, à nos traditions, à cette histoire qui nous a façonnés pendant quinze siècles, ne me laisse que sceptique sur les chances d’y parvenir. Surtout si l’on continue à tenter d’éradiquer le christianisme par l’école, par le soutien massif accordé aux œuvres qui cherchent à nous imposer une vision de l’homme résolument matérialiste, par l’adoption de mesures où la nature de l’être se trouve ramenée à un simple cousinage avec les chimpanzés… (On voit ici que notre pays se dissous également par d’autres voies…)

Contre tout espoir ? Le sursaut est possible : il ne tiendra les promesses attendues que s’il évacue tous les types de violences idéologiques, fussent-elles à prétention scientifiques, que s’il découvre le chemin qui mènerait, non à ce multiculturalisme militant qui n’est que le joli nom donné à l’extinction des peuples tels que le nôtre, mais au contraire à une reviviscence populaire qui bannirait les approximations d’aujourd’hui, les confusions, les approches stériles, inconsistantes à force d’ignorance. Que s’il s’appuie sur ce qui fait le peuple français dans une évolution qui n’a jamais consisté en une dissolution. Mais que reste-t-il de commun à l’ensemble de nos compatriotes ?

Saurons-nous ? Je ne sais pas, je suis loin de croire cela possible, quoique animé du vif désir que cela nous soit accordé par grâce divine, puisque le sel de la république me semble bien affadi. Il est vrai que les conseils de Charles de Foucault méritent le soutien des chrétiens français : leur sel est vigoureux. Mais notre Eglise est-elle prête à relever ce défi ?
Dominique Daguet

Quelques piqûres de rappel... En son temps nous vous les avions prodiguées...

Deux hommes d’exception, deux parcours différents…

« Ils ont pris l’un comme l’autre le pouls des « mondes » qui habitent notre terre… En 1916, le père Charles de Foucault percevait lucidement les origines de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Il ne s’agit plus de ce qui s’appelait « L’Empire », mais tout simplement de la France… Plus près de nous, après une longue vie consacrée à la défense des cultures que l’Occident souvent méprisait, Claude Lévi-Strauss découvrait son attachement à sa culture agressée… De l’islam et autres considérations… »

Lettre du père Charles de Foucauld à René Bazin de l’Académie Française, le 29 juillet 1916.

Monsieur,

Je vous remercie infiniment d’avoir bien voulu répondre à ma lettre, au milieu de tant de travaux, et si fraternellement. Je pourrais, m’écrivez-vous, vous dire utilement la vie du missionnaire parmi les populations musulmanes, mon sentiment sur ce qu’on peut attendre d’une politique qui ne cherche pas à convertir les musulmans par l’exemple et par l’éducation et qui par conséquent maintient le mahométisme, enfin des conversations avec des personnages du désert sur les affaires d’Europe et sur la guerre...

Vie du missionnaire parmi les populations musulmanes (…)

Les missionnaires isolés comme moi sont fort rares. Leur rôle est de préparer la voie, en sorte que les missions qui les remplaceront trouvent une population amie et confiante, des âmes quelque peu préparées au christianisme, et, si faire se peut, quelques chrétiens. (…)

Il faut nous faire accepter des musulmans, devenir pour eux l’ami sûr, à qui on va quand on est dans le doute ou la peine, sur l’affection, la sagesse et la justice duquel on compte absolument. Ce n’est que quand on est arrivé là qu’on peut arriver à faire du bien à leurs âmes. Inspirer une confiance absolue en notre véracité, en la droiture de notre caractère, et en notre instruction supérieure, donner une idée de notre religion par notre bonté et nos vertus, être en relations affectueuses avec autant d’âmes qu’on le peut, musulmanes ou chrétiennes, indigènes ou françaises, c’est notre premier devoir : ce n’est qu’après l’avoir bien rempli, assez longtemps, qu’on peut faire du bien. Ma vie consiste donc à être le plus possible en relation avec ce qui m’entoure et à rendre tous les services que je peux.

À mesure que l’intimité s’établit, je parle, toujours ou presque toujours en tête à tête, du bon Dieu, brièvement, donnant à chacun ce qu’il peut porter, fuite du péché, acte d’amour parfait, acte de contrition parfaite, les deux grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, examen de conscience, méditation des fins dernières, à la vue de la créature penser à Dieu, etc., donnant à chacun selon ses forces et avançant lentement, prudemment.

Il y a fort peu de missionnaires isolés faisant cet office de défricheur ; je voudrais qu’il y en eût beaucoup : tout curé d’Algérie, de Tunisie ou du Maroc, tout aumônier militaire, tout pieux catholique laïc (à l’exemple de Priscille et d’Aquila), pourrait l’être.

Le gouvernement interdit au clergé séculier de faire de la propagande anti-musulmane ; mais il s’agit de propagande ouverte et plus ou moins bruyante : les relations amicales avec beaucoup d’indigènes, tendant à amener lentement, doucement, silencieusement, les musulmans à se rapprocher des chrétiens devenus leurs amis, ne peuvent être interdites par personne. Tout curé de nos colonies, pourrait s’efforcer de former beaucoup de ses paroissiens et paroissiennes à être des Priscille et des Aquila. Il y a toute une propagande tendre et discrète à faire auprès des indigènes infidèles, propagande qui veut avant tout de la bonté, de l’amour et de la prudence, comme quand nous voulons ramener à Dieu un parent qui a perdu la foi… Espérons qu’après la victoire nos colonies prendront un nouvel essor. Quelle belle mission pour nos cadets de France, d’aller coloniser dans les territoires africains de la mère patrie, non pour s’y enrichir, mais pour y faire aimer la France, y rendre les âmes françaises et surtout leur procurer le salut éternel, étant avant tout des Priscille et des Aquila !

Comment franciser les peuples de notre empire africain

Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.

L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles.

Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens.

Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force, mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ?

Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du Medhi, il n’y en a pas : tout musulman (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi) croit qu’à l’approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non-musulmans.

D’abord musulmans, ensuite Marocains, arabes, etc.

L’identité musulmane est l’identité dominante de notre population. La majorité des Marocains se définissent d’abord comme musulmans, puis comme Marocains. Les identités arabe, berbère et africaine viennent successivement en troisième, quatrième et cinquième positions. 49,8% des 18-24 ans se définissent d’abord par leur identité musulmane, l’identité marocaine venant au second plan.

Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve ; « l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération », disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles, mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France. De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du Medhi…

Les Kabyles

Comme vous, je désire ardemment que la France reste aux Français, et que notre race reste pure. Pourtant je me réjouis de voir beaucoup de Kabyles travailler en France ; cela semble peu dangereux pour notre race, car la presque totalité des Kabyles, amoureux de leur pays, ne veulent que faire un pécule et regagner leurs montagnes.

Si le contact de bons chrétiens établis en Kabylie est propre à convertir et à franciser les Kabyles, combien plus la vie prolongée au milieu des chrétiens de France est-elle capable de produire cet effet ! Si la race berbère nous a donné sainte Monique et en partie saint Augustin, voilà qui est bien rassurant.


Visite médicale des Pères blancs...

N’empêche que les Kabyles ne sont pas aujourd’hui ce qu’étaient leurs ancêtres du IVe siècle : leurs hommes ne sont pas ce que nous voulons pour nos filles ; leurs filles ne sont pas capables de faire les bonnes mères de famille que nous voulons. Pour que les Kabyles deviennent français, il faudra pourtant que des mariages deviennent possibles entre eux et nous : le christianisme seul, en donnant même éducation, mêmes principes, en cherchant à inspirer mêmes sentiments, arrivera, avec le temps, à combler en partie l’abîme qui existe maintenant.

En me recommandant fraternellement à vos prières, ainsi que nos Touaregs, et en vous remerciant encore de votre lettre, je vous prie d’agréer l’expression de mon religieux et respectueux dévouement.

Votre humble serviteur dans le Cœur de Jésus.

Charles de Foucauld

Citation de Lévi-Strauss :

Dans son dictionnaire intime, au mot islam, il écrit : "Une religion que je connais mal. J’ajouterai pourtant que nous sommes aujourd’hui les protagonistes d’un phénomène assez paradoxal de l’histoire auquel l’islam me semble mêlé... J’ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d’autres cultures dont je me suis fait le défenseur et le témoin.

Maintenant, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis de menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l’explosion islamique. Du coup, je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture".

André Malraux et bien avant lui Charles Maurras, ont fait un constat.

Charles Maurras en 1926 : « Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l’amitié. » André Malraux en 1956 : « Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard ! » De l’islam...

André Malraux, le 3 juin 1956

« La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile.. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’Etat. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard ! Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race. L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. »


Inauguration de la mosquée de Paris

13 juillet 1926

Charles Maurras, L’Action Française

De Charles Maurras sur l’inauguration de la mosquée de Paris...

Quelques rues du centre de Paris sont égayées par les très belles robes de nos visiteurs marocains. Il y en a de vertes, il y en a de toutes les nuances. Certains de ces majestueux enfants du désert apparaîtraient "vêtus de probité candide et de lin blanc" si leur visage basané et presque noir ne faisait songer au barbouillage infernal. Que leurs consciences soient couleur de robe ou couleur de peau, leurs costumes restent enviables ; le plus négligent des hommes serait capable des frais de toilette qui aboutiraient à ces magnifiques « cappa magna », à ces manteaux brodés de lune et de soleil. Notre Garde républicaine elle-même, si bien casquée, guêtrée et culottée soit-elle, cède, il me semble, à la splendeur diaprée de nos hôtes orientaux. Toute cette couleur dûment reconnue, il n’est pas moins vrai que nous sommes probablement en train de faire une grosse sottise. Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. II n’y a peut-être pas de réveil de l’Islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l’on fait se trouve être aussi la plus vaine des choses. Mais, s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on en puisse douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l’Islam représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir.

On pouvait accorder à l’Islam, chez lui, toutes les garanties et tous les respects. Bonaparte pouvait se déchausser dans la mosquée, et le maréchal Lyautey user des plus éloquentes figures pour affirmer la fraternité de tous les croyants : c’étaient choses lointaines, affaires d’Afrique ou d’Asie.


Lyautey et Charles de Foucault dans le Sud Oranais...

Mais en France, chez les Protecteurs et chez les Vainqueurs, du simple point de vue politique, la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse. Quelqu’un me disait hier :

- Qui colonise désormais ? Qui est colonisé ? Eux ou nous ?

J’aperçois, de ci de là, tel sourire supérieur. J’entends, je lis telles déclarations sur l’égalité des cultes et des races. On sera sage de ne pas les laisser propager, trop loin d’ici, par des hauts-parleurs trop puissants. Le conquérant trop attentif à la foi du conquis est un conquérant qui ne dure guère.

Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l’amitié. Nous venons de commettre le crime d’excès. Fasse le ciel que nous n’ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse.


Fête de l’aïd el Kebir à la mosquée de Paris, 22 février 1937 © Keystone/Eyedea

Répondre à cet article