La loi Anti-gay en Ouganda.

Quand Obama énerve les Africains.

Mardi 2 mars 2010, par Jean Paul Tedga // Le Monde

Nous pouvons ne pas être d’accord sur le mariage homosexuel, mais nous pouvons sûrement nous mettre d’accord sur le fait qu’il est impensable de viser des homosexuels et des lesbiennes pour ce qu’ils sont, que ce soit aux Etats-Unis ou de façon plus extrême dans des projets de loi odieux qui ont été présentés, le plus récemment en Ouganda ». Cette déclaration du président américain intervient au lendemain du dépôt devant la Chambre des représentants d’une résolution condamnant le projet ougandais. Cette résolution, soutenue par des parlementaires démocrates et républicains, établirait notamment que chacun « possède une dignité humaine intrinsèque, quelle que soit son orientation sexuelle et partage des droits humains fondamentaux ». Le projet de loi ougandais « présente une menace grave pour la vie, la liberté, et la sécurité de la personne, et établirait un précédent fâcheux s’il était adopté », poursuit le texte.

Les sénateurs des deux bords (deux républicains, deux démocrates) ont emboîté le pas à leurs voisins du Capitole en présentant un projet de résolution appelant les membres du parlement ougandais à rejeter le « projet de loi dit anti-homo-sexualité » : « Inscrire les préjugés dans la loi est mauvais pour tout gouvernement dans quelque pays que ce soit. Le Parlement ougandais ne doit pas adopter cette grave atteinte aux droits de l’homme et à la tolérance », selon le sénateur du Maryland Est, Benjamin Cardin, l’un des promoteurs de ce texte.

Je n’aurais jamais écrit ces lignes si ce débat était resté au niveau des deux chambres. A l’allure où les Occidentaux encouragent la dépravation des moeurs sous la pression des lobbys, il n’est pas totalement exclu qu’ils aillent, bientôt, avec leurs chiens dans les maisons en prétextant que ce sont des animaux familiers de l’homme. C’est leur façon de concevoir l’amour qui ne doit pas violer nos valeurs africaines, lesquelles condamnent sévèrement l’homosexualité. Si j’en parle, c’est parce que Barack Obama, lui aussi, s’en est mêlé, pour inviter, à son tour, Yoweri Museveni et le parlement ougandais, à retirer ce texte « odieux ».

La question que je pose au président américain est la suivante : Si son feu et regretté père avait été homosexuel, serait-il né ? Le Kenya d’où venait son père, a-t-il jamais encouragé la pratique de l’homosexualité ? Sait-il que cette pratique est condamnée dans toute la zone bantou (et au-delà) qui lui a donné son nom (Obama), et que même si les circonstances de sa vie l’ont éloigné de l’Afrique pour ignorer ses réalités, il n’est nullement autorisé à vexer cette Afrique sur un sujet aussi sensible où les Africains ont définitivement pris position ? Qu’il réfléchisse un peu : les Massaï (Kenya et Tanzanie), les Pygmées (du Nigeria au Burundi), les Bochiman (Namibie), par exemple, qui sont considérés par une Convention de l’ONU comme étant des « peuples autochtones », car restés naturels et vivant rien que de la nature, et témoignant du caractère naturel de l’homme, connaissent-ils l’homosexualité qui est une pratique bannie et interdite par la morale des anciens ? Que non ! Les peuples africains dits plus évolués que les « peuples autochtones » au sens onusien du terme, ont également su garder leurs valeurs ancestrales dont l’hétérosexualité, seule orientation sexuelle qui permet la procréation, c’est-à-dire, valorise à la fois la féminité de la femme et la virilité de l’homme. Toute l’éducation africaine en matière sexuelle, est fondée sur l’hétérosexualité et la famille. Aucun père n’enseigne à son fils, comment devenir pédé. Aucune maman n’enseigne à sa fille, comment être lesbienne. Voilà pourquoi Obama se trompe (lourdement) en appelant Museveni à faire marche-arrière. Nous invitons le président ougandais à rester sourd à un tel appel hypocrite et méprisant.

Ce sont les Européens qui, en arrivant en Afrique, n’ont pas hésité d’agrémenter leurs désirs pervers, moyennant quelques billets de banque, avec des Africains, pauvres d’esprit et en porte-monnaie

L’homosexualité est un désir (bestial) essentiellement occidental et marginalement arabe. Ce ne sont pas les quelques déroutés africains et africaines devenus homosexuels ou lesbiennes et soutenus par leurs maîtres homosexuels occidentaux via les lobbys homosexuels, qui pourront falsifier la réalité selon laquelle, ces pratiques sont d’ailleurs et ne cadrent pas avec l’éducation et la culture (authentiquement) africaines. Alors, Cher Barack, Monsieur Obama, on te pardonne ta bourde parce que nous considérons que tu ne savais pas, mais n’en parle plus jamais sinon ça va (sérieusement) nous énerver.

Je ne suis pas seul à le penser. Le ministre ougandais de l’Ethique et de l’Intégrité, James Nsaba, au nom du gouvernement, a rejeté tes critiques, avertissant que ton ingérence dans ce domaine, serait considérée comme « inacceptable » : « Quelqu’un devrait dire au Président Obama que le Parlement (ougandais) fait son travail législatif dans l’intérêt du peuple ougandais », a poursuivi ce ministre. Eh bien, je te le dis.

Yoweri Museveni, Robert Mugabe, Abdoulaye Wade, et les autres Grands Africains que je ne cite pas, dont les parlements ont voté des lois dures pour condamner l’homosexualité dans leur pays, ont et auront toujours notre soutien. Qu’ils tiennent bon, car l’Occident abuse.

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