La honte de la France Républicaine.

La France quatrième puissance économique du monde bat un record de misère.

Mardi 2 janvier 2007, par Paul Vaurs // La France

Déjà en 1954 un Prêtre « L’Abbé Pierre « dénonçait le nombre de pauvres
dans notre Pays.

L’État Républicain a les moyens financiers pour établir « ENFIN » une
véritable justice sociale dans une Nation qui a l’audace de se réclamer d’un
parchemin signé par le Roi de France Louis XVI. Cet écrit, fait état des
droits des hommes à vivre LIBRES et EGAUX.

La République s’est emparé de ce document, pour faire croire à la planète
terre, que la France est le Pays des droits des hommes, à disposer d’eux-mêmes,
et de bénéficier d’une devise inscrite sur le fronton de nos Mairies. » Le
droit à l’égalité, à la liberté et à la fraternité ». La République doit
avoir honte, elle qui n’a eu de cesse de commettre le premier des génocides
pendant la terreur révolutionnaire dès 1792, plus les massacres commis par l’armée
du Dictateur Napoléon.

L’État Républicain, bafouant les droits des peuples à vivre selon leurs
coutumes, et leurs traditions multi millénaires, n’a pas eu de cesse de
coloniser le maximum de Pays de par le monde, à commencer par le continent
Africain. Ces républiques ont pillé les Nations colonisées, ne respectant
pas le moins du monde les ethnies, en les dispersants au gré de leur
intérêt. Le République cinquième du nom continue sa politique néo
colonialiste.
Ne serait-il pas possible que l’État républicain se dégraisse ? Pourquoi
tant de communes ? Six milles en Allemagne, contre Trente Six Milles en
France ? Pourquoi maintenir le Sénat qui est impuissant face à l’Assemblée
Nationale ? Pourquoi maintenir les Départements dès lors que l’État
Républicain a créé les Régions ? Je souhaite que les citoyens de France, de
Navarre et des Départements d’Outre Mer calculent les sommes considérables
qui seraient employés à construire des logements sociaux.
Nos Ministres qui se déplacent avec les avions qui se trouvent sur le tarmac
de Villacoublé, pourquoi ne prennent-ils pas les avions de ligne ? Le
Ministère des Armées ne peut-il attendre de faire construire des Sous-Marin
le temps que les pauvres retrouvent leur dignité ? C’est très généreux de
vouloir aider les peuples en souffrances, mais ne faudrait-il pas penser aux
citoyens de France, dont dix millions vivent au-dessous du seuil de pauvreté
 ? et cinq millions qui ont du mal à se nourrir, et à se loger ? Combien
coûte notre armée qui se trouve en Afrique ou ailleurs de par le monde ?
Jacques Chirac une fois élu, fût de faire exploser des bombes atomiques en
Polynésie ; Il aurait du penser au coût, et à l’écologie ; Cela eut été plus
censé.

Quel est votre avis ?
Qui sont les SDF ?
Avec le retour des grands froids, les « sans domicile fixe » refont leur
apparition médiatique... comme chaque année. Julien Damon responsable de la
recherche et de la prospective à la CNAF et professeur associé à
Sciences-Po, tente de répondre à cette question : « Qui sont donc ceux qui
arpentent ainsi nos rues et les transports en commun à la recherche d’une
pièce ou d’un repas chaud ou d’un toit sous lequel passer la nuit ? ».
Julien Damon qui a publié « La question SDF » est en tout cas formel : « Il
ne s’agit jamais d’un choix raisonné »

Qui sont les SDF en France ? Le sigle SDF, repérable dès le XIXe siècle sur
les registres de police est aujourd’hui massivement employé en France pour
désigner la population sans domicile fixe. Le mot intègre les significations
de sans-logis (absence de logement), de sans-abri (victime d’une
catastrophe), de clochard (figure pittoresque n’appelant pas d’intervention
publique structurée), de vagabond (qui fait plutôt peur), ou encore de
mendiant (qui sollicite dans l’espace public). Des hommes isolés (les
clochards), des familles (les sans-logis de 1954) et des phénomènes assez
différents (absence de logement, spectacle de la déréliction dans l’espace
public, mendicité, etc.) sont ainsi assemblés dans une même appellation.
Depuis une vingtaine d’années, les connaissances ont grandement progressé,
notamment en raison des investissements de l’INED et de l’INSEE.

Les trajectoires, les situations et les différences qui caractérisent cette
population hétérogène sont beaucoup mieux connues. En un mot il s’agit des
franges extrêmes de la pauvreté, avec des individus (surtout des hommes)
vivant dans la rue et dans des abris de fortune, et des ménages pouvant être
accueillis dans tout un ensemble de dispositifs, allant des centres d’hébergement
d’urgence aux logements très sociaux. L’INSEE, sur une semaine de début
2001, a compté près de 80 000 personnes sans-domicile (dont 16 000 mineurs).
Ceci ne veut pas dire que toutes restent sans-domicile durant toute l’année,
mais ceci donne une idée de l’importance de la population.

Et en Europe ? Les profils, les phénomènes et les réponses publiques peuvent
sensiblement différer dans les pays de l’Union Européenne, mais partout les
problèmes rencontrés par les personnes sont semblables. Si on dépasse l’Union
Européenne, il faut prendre en considération le problème des migrations
internationales. Une partie importante des SDF est composée de demandeurs d’asile
venant des pays pauvres du Sud et de l’Est. La question SDF est certes, une
question de solidarité personnelle et nationale, mais c’est aussi désormais
une question de coopération internationale.

Peut-on « sortir » de cette situation aujourd’hui compte tenu du peu d’emplois
disponibles sur le marché et du manque important de logements sociaux ? On
peut toujours « s’en sortir ». C’est naturellement plus difficile quand l’accès
aux emplois et aux logements est plus difficile. En outre, il s’agit
toujours d’une compétition ou d’une concurrence. Quand les biens sont rares,
il, faut toujours que des choix soient effectués (proposer un logement à tel
ou tel ménage). Ainsi ce sont le plus souvent ceux qui sont le plus
aisément ou le plus directement assisté qui peuvent bénéficier d’un service.
D’autres, plus en difficulté, peuvent se trouver éloignés des équipements et
des prestations d’aide. Cependant je pense, à la différence d’autres
observateurs, qu’il n’y a pas de fatalité ni de déterminisme. Il y a
toujours des exemples de sortie de ces situations, même les plus extrêmes.
En témoignent toutes les personnes ayant longtemps vécu à la rue, parfois
avec de graves dépendances (alcool, drogue), et qui ont été remises sur
pied, avec des associations et/ou des services sociaux.

Les différentes lois sur le vagabondage ont-elles accentué ou aggravé leur
situation ?
Depuis 1994, vagabondage et mendicité ne sont plus des délits. Depuis la fin
des années soixante-dix ces délits ont été de moins en moins utilisés pour
enfermer ou repousser les pauvres. La principale conséquence, selon moi, a
été une certaine facilité de la vie quotidienne des SDF qui ne sont plus
obligés de se cacher ou de rester concentrés dans certains quartiers. Aussi
sont-ils devenus de plus en plus visibles. Le retour à une certaine
criminalisation de la pauvreté, notamment par l’intermédiaire administratif
des arrêtés anti-mendicité estivaux, pousse à nouveau les SDF soit à se
cacher, soit à quitter un endroit pour un autre. Il s’agit du volet
coercitif de ce que je baptise un jeu de « ping-pong » consistant à se
renvoyer les personnes et les responsabilités d’un site à l’autre et d’une
institution à l’autre.

Quel type d’accompagnement éducatif ou social, voir thérapeutique est-il
nécessaire de mettre en place pour aider ces personnes ? Le travail social
a-t-il selon vous une mission ou un rôle à jouer pour tenter d’éradiquer ou
de réduire le nombre de SDF ? La problématique centrale, à mon sens, est de
savoir jusqu’où il est nécessaire de spécifier les interventions en
direction des SDF. La prise en charge des SDF doit-elle être une
spécialisation professionnelle particulière, reposant sur des bases
juridiques et des institutions spécialisées ? J’en doute fortement. Je pense
que la question SDF est un concentré de tous les problèmes sociaux et
urbains contemporains. Ce ne sont pas des interventions à la marge qui
peuvent apporter la solution au problème. Ce sont plutôt des réformes
générales de la protection sociale. Concrètement il s’agit de savoir si
quand une personne semble en mauvaise posture à la rue, quelle qu’elle soit,
il faut appeler la police, l’hôpital, les pompiers (des services publics,
proposés à tout le monde) ou bien s’il faut faire appel à des opérateurs
singuliers qui ciblent les SDF (samu social, accueil de jour, etc.).

Je ne nie absolument pas leur utilité ni, surtout, leurs qualités. Je
remarque seulement que depuis vingt ans on accumule chaque année,
généralement dans l’urgence et l’émotion hivernales, des innovations très
spécialisées, et qu’on annonce en même temps que les difficultés ne font que
s’aggraver. Plutôt qu’un accompagnement spécial, je crois que le travail
social, et plus largement toute l’architecture de notre protection sociale,
devraient viser une approche universelle des gens plutôt que de s’attacher à
découper les difficultés en tranches particulières. Ceci n’est pas qu’un vou
pieu. Un programme de simplification et d’unification de nos interventions
sociales est possible.

Peut-on en déduire que notre société mérite ses SDF ? Ou qu’elle en a besoin
pour justifier l’assistanat, la charité, ou simplement mieux faire accepter
à une certaine population, certaines restrictions d’acquis, de salaires, ou
de travail ?
Toute une tradition sociologique insiste sur les fonctions positives de la
pauvreté. Les pauvres ont longtemps eu une place et un rôle social
relativement spécifiés. La charité à leur endroit permettait de se
rapprocher du paradis. Il est vrai également qu’une autre tradition
sociologique considère que l’existence de populations miséreuses permet de
faire accepter sa situation, un peu moins désastreuse, à une population
laborieuse. Je pense que ces schémas conservent une part de validité.
Cependant, depuis l’après-guerre, et avec toutes les constructions
législatives autour de la lutte contre l’exclusion, il faut souligner que
les SDF sont progressivement passés du droit pénal au droit social. Ce ne
sont plus des asociaux à repousser, ni seulement des personnes à assister,
ce sont aussi des citoyens dotés de droits civils, civiques et sociaux.
Naturellement leur situation peut toujours être redoutée, mais je ne crois
pas que notre société implicitement s’en satisfasse. Au contraire la France
est certainement un des pays où le problème est le plus pris à bras le
corps.

Peut-on, dès lors, penser comme certains que l’on choisit d’être SDF ? Il s’agit
d’une image du clochard qui aurait choisi la situation de ne plus avoir de
choix. Il s’agit aussi de l’image du pauvre fainéant qui préférerait vivre
de l’assistance plutôt que de ses efforts. Si dans certains discours on
peut, mais très rarement, entendre des SDF exprimer un choix, il peut s’agir
d’une rationalisation a posteriori. Plutôt que de devoir dire combien on est
humilié d’être dans cette situation, on préfère la revendiquer. On parle de
retournement du stigmate. Dit autrement et clairement, je pense qu’il ne s’agit
jamais d’un choix raisonné. Mais je pense aussi qu’il existe toujours des
choix, des possibilités d’adaptation, des opportunités, qui nous interdisent
de voir les SDF comme des petits zombis désocialisés ou totalement
désaffiliés comme insiste toute une littérature. Au contraire, il demeure
toujours de la socialisation et des affiliations. Le reconnaître, c’est à la
fois utile pour adapter des interventions sociales, c’est aussi accorder du
sérieux à l’idée qu’il faut respecter la dignité de chacun et de tous.

Que doivent penser les touristes qui viennent visiter Paris ( Ville
lumière ) lorsqu’ils vont se promener le long des berges du Canal Saint
Martin, et qu’ils voient le vrai visage d’une France, où les citoyens
regardent d’un air complaisant cette horde de miséreux ? La France
révolutionnaire n’a jamais rien révolutionné, elle a simplement augmenté la
misère.

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