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La hausse se précise…

Lundi 25 octobre 2010 // La France

Entendez la « hausse » des prix.

Du colin, au saumon du Pacifique sans oublier le lieu ou le café « arabica ».

« Nous sommes durablement inscrits dans un cycle d’instabilité des prix avec la disparition de la politique agricole commune et l’intérêt des spéculateurs pour les matières premières agricoles »…

De l’intérêt des spéculateurs ?

De la raréfaction de certaines « ressources » aussi…

Et de l’emprise des industries agroalimentaires. Redécouvrir de toute urgence des circuits « courts » et accepter de payer le juste prix au rythme des saisons…
« C’est une problématique structurelle », a expliqué Matthieu Lambeaux, directeur général de la filiale française du groupe Findus, citant l’exemple du saumon rose du Pacifique dont les prix ont augmenté de 57% en septembre 2010 par rapport à juin 2009 ou encore le cabillaud d’Atlantique qui a vu ses tarifs progresser de 21% sur un an. Même tendance pour le colin lieu (+87% sur un an) et le colin d’Alaska (+20% depuis le début de l’année).

Le poisson d’élevage est aussi visé, comme le saumon Atlantique (+60% en un an), victime cette année d’une chute de la production au Chili et en Norvège alors que la demande mondiale est en augmentation.

Provenant du monde entier  : Gros plan sur les poissons d’élevage

Lire : http://www.lhotellerie-restauration.fr/hotellerie-restauration/articles/2008/m_3063_10_janvier_2008/Gros_plan_sur_les_poissons_d_elevage.htm

"Pour récupérer ces hausses de matières premières, nous devons augmenter les tarifs en moyenne de 15% à partir du 1er janvier", a affirmé M. Lambeaux qui souhaite aussi que le consommateur soit sensibilisé à cette baisse de la ressource.

Ces hausses qui toucheront tous les produits à base de poisson (pané, nature et cuisinés) sont celles qui seront proposées à la grande distribution, à elle ensuite de les répercuter -plus ou moins- sur les consommateurs.

Dans un autre secteur, celui de la volaille, le groupe Doux a aussi annoncé récemment une hausse de 6 à 7% de ses prix en raison de l’envolée depuis cet été des cours mondiaux des céréales, base de l’alimentation animale.

Cette progression ne devrait toutefois pas freiner la consommation de cette viande, la deuxième la plus consommée au monde (après le porc) et qui devrait passer au premier rang d’ici une dizaine d’années.

Les responsables de Findus France ne s’attendent pas non plus à une baisse de la consommation au niveau mondial. « On ne peut pas empêcher les Chinois et les Indiens de vouloir manger du poisson », fait remarquer M. Lambeaux.

Pour 2010, Findus France mise sur une croissance de ses ventes de 10% (190 millions d’euros de chiffre d’affaires), a ajouté M. Lambeaux. En revanche en 2011, la croissance devrait se situer entre 7 et 8%.
Findus France a été racheté en juillet 2008 par le fonds d’investissement britannique Lyon Capital et compte 300 salariés dans l’Hexagone. Le groupe est présent dans huit pays européens.

Léon Areva, le 13 octobre 2010

Findus France augmentera ses prix en moyenne de 15% sur ses poissons surgelés à partir du début 2011 en raison de la raréfaction de la ressource au niveau mondial, a annoncé jeudi, l’entreprise, qui se présente comme le leader de ce secteur sur le marché européen.

« Il y a de moins en moins de poisson sauvage, ce qui explique l’envolée des prix », a expliqué Matthieu Lambeaux, directeur général de la filiale française du groupe européen.

Il y a notamment le saumon rose du Pacifique dont les prix ont augmenté de 57 % en septembre 2010 par rapport à juin 2009 ou encore le cabillaud d’Atlantique qui a vu ses tarifs progresser de 21 % sur un an.

Même tendance pour le colin lieu (+87 % sur un an) et le colin d’Alaska (+20 % depuis le début de l’année).

Le poisson d’élevage est aussi visé.

Il y a notamment le saumon Atlantique (+60 % en un an) qui est en effet victime cette année d’une chute de la production au Chili et en Norvège alors que la demande mondiale est en augmentation.
"Pour récupérer ces hausses de matières premières, nous devons augmenter les tarifs en moyenne de 15 % à partir du 1er janvier" a affirmé Matthieu Lambeaux.
 
Ces hausses, qui toucheront tous les produits à base de poisson (pané, nature et cuisinés), sont celles qui seront proposées à la grande distribution. Cette hausse touchera-t-elle les consommations ? C’est la grande distribution qui décidera de les répercuter plus ou moins.

Le secteur de la volaille également touché

Le groupe Doux a aussi annoncé récemment une hausse de 6 à 7 % de ses prix en raison de l’envolée depuis cet été des cours mondiaux des céréales, base de l’alimentation animale.

Cette progression ne devrait toutefois pas freiner la consommation de cette viande, la deuxième la plus consommée au monde (après le porc).
 
Les responsables de Findus France ne s’attendent pas non plus à une baisse de la consommation au niveau mondial. « On ne peut pas empêcher les Chinois et les Indiens de vouloir manger du poisson » fait remarquer Matthieu Lambeaux. Pour 2010, Findus France mise sur une croissance de ses ventes de 10 % (190 millions d’euros de chiffre d’affaires) a-t-il ajouté. En 2011, la croissance devrait se situer entre 7 et 8 %.

http://www.ushuaia.com/info-planete/actu-en-continu/conso/le-poisson-se-rarefie-findus-augmente-ses-prix-6070956.html

Le café est le deuxième bien de consommation échangé dans le monde, derrière le pétrole et avant le charbon, la viande, le blé et le sucre

De la Caféiculture

Lire : http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/261921


Fleurs de caféier (Coffea arabica)
Café : 90% de hausse pour l’arabica

Le café atteint un sommet. Il y a quelques jours, l’arabica est passé de 135 à 198 cents la livre : une hausse de +60% en trois mois. Hausse qui atteint +90% depuis son point bas de mars 2009. Qu’est-ce qui a mis le feu aux poudres en juin ? Alors que les spéculateurs étaient début juin fortement positionnés à la baisse sur le marché à terme du café, soudainement un acteur important du marché décida de demander la livraison physique de tous ses contrats arrivant à échéance en juillet. Contrats qu’il avait massivement accumulés. Les spéculateurs ont été donc piégés. Ils n’avaient pas la contrepartie physique de leurs contrats « short » puisqu’ils ne livrent ni n’achètent jamais quoi que ce soit. Ils ne font que jouer, et roulent leurs positions juste avant l’échéance des contrats pour éviter la livraison. Pire : l’offre physique de café étant actuellement très faible (pénurie), il leur était très difficile de s’approvisionner en café pour faire face à leurs engagements. Ils ont donc été forcés de racheter leurs positions vendeuses, et contraints d’acheter du café au prix fort pour faire face à leurs engagements. D’où l’explosion impressionnante des cours. Voilà qui a déclenché un fort signal d’achat.

Il n’en fallait pas plus pour attirer les capitaux errants sur les marchés financiers internationaux, sans cesse à l’affût d’investissements à fort rendement. Si cette hausse vertigineuse est actuellement « poussée à l’extrême » par la spéculation, elle a aussi et surtout des fondamentaux porteurs bien réels. Où produit-on de l’arabica ? Principalement en Amérique du Sud et centrale : surtout au Brésil, premier producteur et exportateur, ainsi qu’en Colombie, second producteur mondial, mais aussi au Mexique, ou au Guatemala... Ainsi qu’un peu dans les pays d’Afrique de l’Est (le fameux moka d’Ethiopie, ainsi qu’en Ouganda notamment).

L’offre est à la peine. Voilà deux années de suite que la récolte de la Colombie, qui produit des cerises de haute qualité très recherchées (les meilleurs crus du monde), est catastrophique. L’an passé, sa production a chuté de 32% ! Météo peu clémente et champignons ont nuit au rendement. De même, le Brésil, plus gros exportateur d’arabica de la planète, a connu une mauvaise récolte en 2009 avec seulement 43 millions de sacs de café produits (1 sac = 60 kg).

Plus globalement, la production mondiale de café pour 2009/2010 serait en repli de 6,6%, à 120 millions de sacs selon les estimations de l’Organisation internationale du café (ICO), alors que la demande, elle, ne se dément pas. Conséquence : la saison dernière, le marché de l’arabica s’est trouvé déficitaire, ce qui a pesé sur le niveau des stocks qui se sont affaiblis. L’offre peine depuis quelques mois à satisfaire la demande. Le marché est étroit. D’où la pression sur les prix à la hausse, bien normale. On attend donc avec impatience la récolte de café 2010/2011 qui commence en octobre au Brésil et en Colombie. Mais en attendant les arrivages, les marchés restent étroits et l’offre réduite. Outre la pénurie, un autre facteur stresse les investisseurs internationaux et maintient les cours à des niveaux élevés : le risque de sécheresse au Brésil qui pourrait nuire à la récolte à venir. En effet, les plantations de café ont besoin d’eau pendant la période de floraison des arbres en octobre (et en mars). Autre souci : l’humidité en Colombie qui fait peser le risque de voir se développer des champignons. Ce qui nuirait aux rendements. Et enfin, l’affaiblissement prévisible du dollar. Les prix vont-ils continuer de progresser ? Les prix peuvent encore rester à des niveaux élevés quelques semaines. Mais pas plus. Puis, la production 2010/2011 est attendue en très forte hausse, les pieds de café produisent abondamment un an sur deux.

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