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La grande peur des socialistes.

Samedi 12 mars 2011 // La France

Jean-Luc Mélenchon fait peur aux socialistes. C’est qu’il pourrait provoquer la défaite de leur candidat au premier tour, en captant beaucoup de voix de gauche et d’extrême gauche.

Laurent Joffrin a sonné le tocsin le 26 janvier dans son éditorial de Libération : Le directeur du quotidien, connu pour ses opinions social-libérales, a titré : « Gnafron ! ». Il désigne ainsi le président du Parti de gauche, possible candidat du Front de gauche dans lequel se trouve le Parti communiste. Jean-Luc Mélenchon est dénoncé comme le « Gnafron du post-marxisme », le « Savonarole du socialisme pur fiel ».

Gnafron, compagnon de Guignol, philosophe fraternel, grand amateur du Beaujolais qui enlumine son nez et ses pommettes, n’est pas du même tonneau que Savonarole mais il était important que des piques soient plantées dans le dos de celui qu’on appelle familièrement Méluche.

Vue de l’extérieur, la polémique prête à sourire. Mais les formules assassines expriment une véritable peur, le mot n’est pas trop fort peur de la percée médiatique et surtout politique du président du Parti de gauche : « L’obsession de Mélenchon, c’est Strauss-Kahn », écrit’ le directeur de Libération. Mais l’obsession de Laurent Joffrin, c’est que les attaques contre le directeur du FMI n’en viennent à décourager celui qui, d’après les sondages, est le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy l’an prochain.

La contre-attaque de Laurent Joffrin est quelque peu cauteleuse : « Strauss-Kahn est au Ps depuis les années 70, il a vécu les victoires et les échecs de la gauche, il a été ministre en même temps que Mélenchon. Où est le crime ? Il n’y a qu’un délit, en fait, celui de sale gueule idéologique. Mais à disqualifier avant quil parle celui qui pourrait représenter la gauche, c’est jouer la défaite ». Il est vrai que Jean-Luc Mélenchon oublie qu’il futministre de Lionel Jospin, champion des privatisations que le Front de gauche déplore. Il est non moins vrai que, si la gauche gagne, l’imprécateur jacobin prendra sa place dans un gouvernement sous l’égide de Dominique Strauss-Kahn, de Martine Aubry ou de François Hollande qui appartiennent à la droite ou au centre du Parti socialiste.

Encore faut-il que cette récupération soit possible ! La grande peur de Laurent Joffrin c’est que l’extrême gauche mélenchoniste, communiste et trotskyste fasse battre la gauche au premier tour. D’où la flèche, décochée dans son éditorial : « Mélenchon pense : voter Strauss-Kahn, c’est voter Bayrou. Mais avec cette tactique de destruction, voter Mélenchon, ce sera bientôt voter Sarkozy ».

Les socialistes craignent en effet un nouveau 21 avril 2002, avec Jean-Luc Mélenchon dans le rôle de Jean-Pierre Chevènement qui, avec un peu plus de 5% des voix, empêcha Lionel Jospin de devancer Jean-Marie Le Pen. Or Marine Le Pen a le vent en poupe... Au Parti de gauche, on se défend de vouloir jouer la politique du pire et l’on affirme que le directeur du FMI, en raison de ses positions libérales et de ses solutions fédéralistes en matière budgétaire, n’est pas en mesure de rassembler toutes les forces de gauche. Il serait donc urgent de le découra- ger, ce qui n’est d’ailleurs pas impossible car DSK n’aime pas les batailles électorales - surtout la presidentielle où l’on est assuré de prendre de vilains coups.

On se gardera de trancher entre les : tacticiens de gauche. Mais il faut remarquer que ces calculs électoraux se font sans guère de références aux projets des différents partis - alors que c’est sur la force de leurs convictions et sur la cohérence de leurs propositions qu’ilsc sont censés être jugés par, les électeurs.

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