La boîte de Pandore est toujours ouverte…

Lundi 4 juillet 2011 // Le Monde

Avec notre ami Komnen Becirovic poursuivons la lecture de « Douze années écoulées...quelques « printemps »…

Du Kosovo à la Libye…

Suite et fin...

« Cependant, la boîte de Pandore une fois ouverte avec le Kosovo, les maux, prenant de l’ampleur, ne tardèrent pas à s’en échapper : le 20 mars 2003, l’Otan, sans la France et l’Allemagne, débute sa troisième guerre, celle contre l’Irak avec l’intention de renverser le régime de Saddam Hussein faussement accusé de fabriquer des armes de destruction massive, opération baptisée « Iraqui Freedom » qui soumit la terre de Mésopotamie où vit le jour la première civilisation, à la barbarie de nos humanistes. En effet, l’Irak demeure plongé dans un véritable enfer du fait d’un million de morts et peut-être autant de blessés, du fait de 4 millions de réfugiés, du fait de la contamination de l’environnement par l’uranium appauvri, et du déchaînement quasi quotidien de la terreur exercée par les islamistes fondamentalistes qui n’existaient point sous Saddam. A ceux, bien majoritaires, qui s’opposaient à cette guerre, les sempiternels pousse-au-crime, tels que Bernard Kouchner, André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy et le restant de la clique instigatrice de l’agression, rétorquaient : puisque l’on a réussi au Kosovo il n’y a pas de raison que l’on ne réussisse pas en Irak. On voit aujourd’hui la réussite : huit ans après tant de malheurs et des sommes astronomiques englouties, les Américains avec leurs affidés sont sur le point de décamper. Encore un désastre consécutif à celui du Kosovo.

L’administration onusienne de la province serbe n’ayant cessé d’agir en collusion avec les Albanais, ceux-ci déclenchèrent, le 17 mars 2004, un pogrom à vaste échelle sur le restant des Serbes du Kosovo en les violentant, en les forçant de quitter leurs foyers, en se saisissant de leurs biens ou en les détruisant, sans épargner leurs églises, une trentaine s’ajoutant à la centaine vandalisées en 1999. Le prétexte pour cette vague de terreur sous l’œil indifférent ou presque de l’occupant otanien, fut la désinformation répandue par les médias albanais selon laquelle des garçons serbes avaient poussé trois garçons albanais dans la rivière Ibar en crue qui les avait emportés. Une désinformation que même l’Unmik, pourtant si favorable aux Albanais, finira par démentir.

La connivence entre les responsables occidentaux et les anciens chefs de l’UCK, convertis en politiciens, était telle que l’un des plus redoutables d’entre eux, Ramus Haradinaj, fut nommé, en décembre 2004, premier ministre du Kosovo. Mais il s’avéra bientôt qu’il avait commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, de sorte qu’il dut abandonner son poste et être transféré à la Haye où il fut jugé, puis relâché en 2008, faute de preuves. Et pour cause, puisque dans son cas, comme dans plusieurs autres, les témoins avaient été liquidés. Néanmoins, il sera de nouveau arrêté en 2010 pour être rejugé.
 
Venue brièvement en amazone de la communauté internationale, le 29 juillet 1999, au Kosovo afin d’y sceller en compagnie de Kouchner le méfait de celle-ci sur les Serbes, Madeleine Albright devait y revenir au début de l’année 2004 en tant que « businesswoman » prospère pour recueillir ses dividendes bien méritées. Son « Albright Group » avait mis la main sur « Ipko Net », la téléphonie mobile du Kosovo, après l’éviction d’un « tycoon » local, Ekrem Luka, qui fut menacé de poursuites pour crimes de guerre et d’interdiction de visa vers les Etats-Unis.

« L’année 2001 sonne la fin de la présidence de Bill Clinton. Madeleine Albright se retire du gouvernement et lance son propre cabinet, l’Albright Group, spécialiste en matière de politique internationale. Elle a alors pour clients de grandes multinationales, dont Coca-Cola et Merck. À partir de 2003, elle est nommée au Conseil des Directeurs du New York Stock Exchange, mais ne renouvelle pas son mandat, suite au scandale impliquant le président du conseil Dick Grasso.

Après son soutien à la candidature d’Hillary Clinton lors des élections présidentielles 2008, elle est sollicitée par Barack Obama pour le conseiller en matière de politique étrangère jusqu’à son investiture en janvier 2009.

Parallèlement à son poste de professeur à Georgetown, Madeleine Albright est également présidente de plusieurs institutions, dont l’Institut national d’affaires internationales et la fondation Truman. » http://www.premiere.fr/Star/Madeleine-Albright-2005528

« Le géant allemand BMW Group a signé un contrat avec la fondation Albright Group LLC, en vertu duquel l’ex-Secrétaire d’Etat des Etats-Unis Madeleine Albright devient conseillère de BMW, annonce le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine.

La femme politique américaine sera charger de conseiller le groupe allemand sur le développement du marché automobile aux Etats-Unis, qui peut prochainement subir des changements en raison des amendements aux lois prévus par le gouvernement visant

la régularisation de la situation écologique dans le pays.

L’aide d’une politicienne aussi compétente que Mme Albright sera irremplaçable pour la promotion de BMW en Amérique, selon le quotidien.

Auparavant, BMW Group bénéficiait des consultations de l’ex-ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer. » http://fr.rian.ru/world/20091016/123549266.html

Pareillement, certains hauts fonctionnaires de l’Unmik s’embrigadèrent, à l’expiration de leur mandat, comme conseillers dans le gouvernement de Thaci.

Quant à Slobodan Milosevic, il fit face durant près d’un lustre à l’inquisition de la Haye, démolissant point par point les chefs d’accusation portés contre lui, confondant les témoins, démontrant la responsabilité des autres dirigeants yougoslaves, ainsi que de leurs mentors étrangers dans la dislocation tragique de la Yougoslavie, dont il était désigné comme le seul coupable. Son livre « My Defense » témoigne de ce combat surhumain, livre traduit en plusieurs langues dont le français sous le titre « Ma vérité » et édité par la revue mensuelle BI, Balkans-Infos, qu’un groupe d’intellectuels français et serbes avec Louis Dalmas, avait fondée à l’époque où sévissait la pire désinformation sur les événements en ex-Yougoslavie, et qui naturellement existe toujours.


Louis Dalmas

Ne sachant quoi faire de ce prisonnier dont on ne pouvait venir à bout, le tribunal de Carla Del Ponte laissa mourir Slobodan Milosevic, le 11 mars 2006, faute de lui avoir prodigué les soins nécessaires qu’exigeait sa santé compromise durant des années d’enfermement. Cependant, un autre célèbre prisonnier serbe, éminent juriste et historien, Vojislav Seselj, fondateur du Parti radical serbe, continue avec le courage du héros mythique à faire face au fléau, tout en espérant ne pas subir le même sort que celui de Slobodan Milosevic.

Cependant, en dépit du basculement du Kosovo, au lendemain de la guerre contre la Serbie, dans les griffes de la mafia, dans le crime organisé, dans la corruption, dans le trafic en tous genres y compris celui des êtres humains, les politiciens de l’Ouest, loin de reconsidérer leur politique kosovienne incitèrent, bien au contraire, les dirigeants kosovars avec Hashim Thaci en premier lieu, à proclamer le Kosovo Etat indépendant.

De « la mafia albanaise, telle qu’elle opère dans ses fiefs d’Albanie, de Macédoine ou du Kosovo ; et au-delà, partout en Europe - même en Amérique du Nord ! La mafia albanaise contrôle : * plus de 70 % du marché de l’héroïne en Suisse, en Autriche, en Allemagne et dans les pays scandinaves, alors qu’en France le problème est encore embryonnaire mais son développement est imminent, * des milliers de prostituées " travaillant " dans des conditions horribles, de l’Italie à la Suède, des dizaines de commandos de cambrioleurs ultra-professionnels, formés d’anciens militaires ou policiers. La mafia albanaise est crainte pour sa férocité, ses vengeances implacables ; au point qu’elle inspire même un grand respect aux puissantes familles mafieuses de Sicile. »

Ceux-ci le firent, le 18 février 2008, en violation totale de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de juin 1999 qui, nous l’avons vu, garantissait le maintien de la province au sein de la Serbie. Le président Sarkozy avec son ministre des Affaires étrangères qui n’était autre que Bernard Kouchner, lança un appel vibrant aux membres de l’Union européenne afin qu’ils reconnaissent unanimement l’Etat kosovar. L’auteur de ces lignes lui adressa via Internet une lettre ouverte intitulée « Prôner la civilisation à Paris, cautionner la barbarie au Kosovo », que reprit une douzaine de sites et qui est toujours accessible sur le réseau.

Chose faite, excepté par les cinq Etats de l’Union ayant des problèmes avec leurs propres minorités, à savoir la Grèce, la Roumanie, la Slovaquie, l’Espagne, ainsi que Chypre. Devant l’évidence de l’arbitraire qui régnait au Kosovo, les Européens sous l’égide des Américains créèrent, en décembre 2008, un organisme nommé Eulex, « European Union Rule of Law Mission in Kosovo », afin d’aider tant soit peu leur avorton d’Etat kosovar à faire ses premiers pas. Et naturellement, depuis que la communauté internationale moyennant le crime de l’Otan en avait accouché, l’avorton se trouvait sous la perfusion, chiffrée en milliards d’euros, de ses parrains. 

Tout au long du conflit kosovien et durant la période qui suivit, en dépit du fait que des hommes et des femmes de conscience de par le monde n’avaient cessé, dans la mesure de leur moyens, de clamer la vérité sur le Kosovo, scandaleusement occultée par les responsables politiques et médiatiques de l’Ouest, rien n’était valable ni crédible venant du côté des Serbes ou de leurs amis, seules ayant droit de cité les vérités officielles « politically correct ». Or, le printemps 2008 vit venir un peu de lumière d’où on l’attendait le moins, à savoir de la part de Carla Del Ponte elle-même. Piquée dans son amour-propre suite à son remplacement par le juriste belge Serge Brammertz à la tête du tribunal de la Haye, ou bien touchée par la grâce du repentir d’avoir sévi contre les Serbes, elle publia, au mois d’avril, un livre intitulé « La Chasse, moi et les criminels de guerre », qui allait être explosif.

C’est qu’elle y révélait que durant les événements du Kosovo, les chefs de l’UCK, loués à l’Ouest comme les combattants de la liberté et dont la cause avait mis en branle la plus grand force de l’univers, l’Otan, se livraient à des crimes épouvantables tant sur les Serbes que sur les Albanais loyaux à l’égard de la Serbie, notamment à la sinistre pratique de l’extraction d’organes humains et de leur commerce. En outre, elle affirmait que toutes les tentatives d’enquête de la part de son tribunal s’étaient heurtées à des obstacles insurmontables, soit que les responsables de l’Unmik se taisaient, soit que l’on procédait à la liquidation des témoins albanais gênants. Soudain les Albanais qui jusqu’alors voyaient en Carla Del Ponte l’incarnation de la Justice, qui l’adulaient à l’instar de Mère Teresa, béatifiée par le pape, ou à l’instar de Madeleine Albright, promue par l’écrivain Ismaïl Kadaré, tante de tous les Albanais pour avoir fait guerroyer l’Amérique du côté albanais, se mirent à l’outrager, n’étant plus en reste derrière son célèbre captif Vojislav Seselj qui alla, dans un livre consacrée à sa geôlière, jusqu’à la traiter de prostituée, vu le peu d’impartialité dont faisait preuve son tribunal.

Depuis 8 ans, un homme est emprisonné…

Pour avoir osé exprimer courageusement ses opinions politiques.

Alors que l’Union européenne roucoule en donnant des leçons de « démocratie » tant à la Tunisie qu’à l’Egypte, elle « enterre » un homme qui a pour nom Vojislav Šešelj. Ses torts ?

Avoir voulu défendre la souveraineté de la Serbie. Karim Ouchikh nous appelle à ne pas l’oublier…

Quant à l’Etat suisse, qui compte une importante minorité albanaise et qui, par là même, avait aussitôt reconnu l’Etat fantoche kosovar, il essaya d’étouffer l’affaire en reléguant Carla Del Ponte à l’autre bout de la planète en tant qu’ambassadrice de Suisse en Argentine.

Grisés par leurs tristes exploits au Kosovo, les otaniens dont le rôle principal se trouve toujours joué par les Américains, ne tardèrent pas à se livrer à des gesticulations ayant pour but l’installation d’un bouclier antimissile en Europe centrale et orientale, en Tchéquie, en Pologne, en Roumanie, afin de contrer la menace qui viendrait de l’Iran sur quelques 900 millions de gentils, paisibles et pacifiques Européens et Américains. En fait, c’était une manigance, une de plus depuis la chute du mur de Berlin, contre la Russie qui, en cas de réalisation de ce projet, se trouverait à la portée immédiate et presque instantanée de ces missiles. Depuis l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, l’affaire semble plus ou moins mise en sourdine, à l’exception toutefois de la Roumanie qui vient de commettre une grosse imprudence en acceptant de prêter son sol à l’installation des éléments ce fameux bouclier.

C’est dans ce climat malsain d’hostilité envers la Russie que le pitre géorgien Saakachvili, à l’instigation de ses maîtres de l’Ouest, lança, dans la nuit du 7 au 8 août 2008, une offensive sur l’Ossétie du Sud afin de recouvrer l’intégrité territoriale de la Géorgie, cette province avec celle de l’Abkhazie voisine se trouvant, depuis l’éclatement de l’Union en 1992, dans le cadre de la Fédération de Russie.

Le géorgien Mikheil Saakachvili…

Le 31 août 2008Il n’est pas question dans nos interrogations de peindre un paradis géorgien avant l’arrivée au pouvoir de Saakachvilli, du temps d’Edouard Chevardnadze, ou de faire valoir que la Géorgie est devenue un enfer depuis sa présidence… Mais…

Quand on joue avec le feu…

Géorgie ! Géorgie ! Une fois encore les orfraies sont sollicitées…

Nous craignions de l’inaction pour ce pôvre Bernard-Henry Lévy, nous voila rassurés ! Son nouvel horizon, partagé avec André Glucksmann : La Géorgie !

Des mensonges, comme bien souvent, au service de « convictions »…

Le 1er octobre 2008Les convictions de Bernard-Henri Lévy sont connues.

Ses mensonges sont à la hauteur de ses convictions…

C’est l’essence même du « romanquêteur »…

Pour tous les « Diafoirus » de France et de la belle Europe…

Des vérités simples, des enseignements qui s’appuient sur la connaissance d’une longue histoire… et des principes immuables… Des vérités pour la Géorgie ? Pour nombre de pays…

La riposte de celle-ci fut foudroyante, l’invasion fut repoussée et la débâcle en quelques jours consumée. C’est en vain que la Russie fut vilipendée par les médias euro-américains, que l’Otan gesticula des menaces envers elle en envoyant ses navires dans la mer Noire, que d’aucuns, comme Kouchner, prônèrent des sanctions internationales, sinon la guerre, contre elle qui n’en tint absolument pas compte, mais alla jusqu’à laisser les Ossètes proclamer leur province Etat indépendant. Les Occidentaux crièrent à la violation du droit international, à l’atteinte à l’intégrité territoriale de la Géorgie, mais la réponse du berger à la bergère ne se fit pas attendre, les Russes invoquant le précédent de l’atteinte à la souveraineté de la Serbie par la reconnaissance du Kosovo, berceau de la nation serbe, comme un second Etat indépendant albanais dans les Balkans. Alors, pourquoi pas un Etat indépendant ossète dans le Caucase ?

Bien que pressée par les puissances de l’Ouest de reconnaître leur marionnette d’Etat kosovar afin qu’elle puisse envisager l’entrée dans l’Union européenne, la Serbie s’opposa farouchement à cette reconnaissance et porta l’affaire, en octobre 2008, devant l’Assemblée Générale de l’Onu en faisant valoir que le droit international, à travers la transformation de sa province du Kosovo en un Etat étranger, avait été violé. Elle en obtint un succès diplomatique, puisque l’écrasante majorité des Etats votèrent pour la résolution de la Serbie, mais les Occidentaux essayèrent de noyer le poisson, de sorte que le contentieux fut porté devant la Cour International de Justice de la Haye qui, en juillet de 2010, publia l’avis selon lequel le droit international par les dirigeants albanais et leurs parrains de l’Ouest n’avait pas été violé. Il reste que sur environ 192 Etats que comptent l’Onu, seules quelques dizaines ont jusqu’à présent reconnu l’Etat croupion kosovar. Les grands pays, tels que la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, ne l’ont pas fait. Nombre de pays islamiques, dont la Libye, non plus.

Malgré la conspiration du silence sur le Kosovo, entretenue par les fauteurs du mal et les médias sous leur coupe, nombre de commémorations en Serbie et dans le monde, organisées en mars 2009, à l’occasion du dixième anniversaire du martyre de la Serbie, victime de l’Otan, fit rompre ce silence. La plus importante de ces manifestations fut la conférence internationale qui se tint le 24 et le 25 mars sous les auspices du Forum de Belgrade animé par Zivadin Jovanovic, ministre des Affaires étrangères durant les événements du Kosovo.

Ce fut l’occasion pour une cinquantaine de personnalités de divers pays de s’exprimer de la façon la plus défavorable sur la guerre de l’Otan contre la Serbie. Leurs interventions se trouvent réunies en un gros volume, intitulé « The Twilight of the West ». La conscience de la planète aura parlé, notamment à travers la voix de Pierre Marie Gallois, de Louis Dalmas, de Michel Collon, de Franz Weber, de Michel Chossudovsky, de Rick Rozoff, de Neil Clark, de Velko Vekanov, de Serge Babourine, de Ramsay Clark, de Diana Johnstone, de Yelena Guskova, de Jean Visconti, de Fulvio Grimaldi, d’Alexandre Latsa, de James Bissett, de Jürgen Elsässer, de Willy Wimmer, de Thanassis Paphilis, d’Elmar Schmelling, de Kadaru Prabhakar Rao, de Soccoro Gomes et de nombreux autres.


Le général Pierre Marie Gallois et Komnen Becirovic

Par contre, les voix des malfaiteurs et de leurs thuriféraires, si tonitruantes dix ans plutôt, furent quasiment absentes à l’occasion de cet anniversaire qui, toutefois, ne resta pas sans être marqué de façon plutôt aléatoire par le principal protagoniste de la guerre du Kosovo, Bill Clinton, depuis en retraite. Heureusement pour le monde, aimerait-on dire, si son successeur George Bush n’avait pas continué dans la même voie. Clinton se rendit, le 1 novembre 2009, au Kosovo – le criminel revient sur le lieu de son crime qu’il avait fait commettre du haut du ciel – pour inaugurer à Pristina sa propre statue dorée, mesurant plus de 3 mètres, élevée en haut du boulevard portant son nom.

Il fut accueilli par une multitude d’Albanais en délire, le glorifiant comme leur héros, leur libérateur, lui témoignant son attachement sans bornes et perpétuant la tradition de leurs aînés qui en avaient fait autant en 1941, en s’écriant : le baba (père) Hitler est arrivé ou, plus loin encore, celle de leurs ancêtres qui s’enorgueillissaient d’être les meilleurs fils du sultan. De sa voix gutturale, Clinton exprima sa satisfaction en caquetant qu’il n’avait jamais pensé que quelqu’un le représenterait aussi grand.

« En ce qui nous concerne, au Kosovo et en Métochie, le terrorisme n’a pas cessé avec la fin de l’empire ottoman. Il a repris une nouvelle forme à partir de 1941, lorsque les Albanais, alliés à Hitler, forment pour la première fois une « grande Albanie » incluant le Kosovo, mais aussi une grande partie de la Macédoine, du Monténégro et de la Grèce, réalisant ainsi un de leur rêve nationaliste. Dans ce contexte de seconde guerre mondiale, où les Albanais s’engagent massivement aux cotés d’Hitler au sein de leurs propres divisions SS, une grande terreur s’installe au Kosovo où les Serbes sont victimes de massacres organisés et contraints à l’exode vers le centre de la Serbie.

Et alors qu’il avait transformé le Kosovo en un véritable ghetto pour les Serbes et en une création mono-ethnique, corrompue et mafieuse, il se lança dans les éloges de la libre démocratie, « free democracy », que sa guerre contre la Serbie aurait permis de voir s’épanouir au Kosovo. Il promit que son épouse Hillary, Secrétaire d’Etat de l’Administration Obama, veillerait sur eux en bonne mère, comme il l’avait fait en bon père.

Une affaire de famille ! Sauf que le haut visiteur n’avait pas apporté son fameux saxophone pour que la musique de cet instrument se mêlât à celle des instruments indigènes qui accompagnaient bruyamment la cérémonie.

Clinton fut suivi, le 8 juillet 2010, par son acolyte Tony Blair dont la visite se révéla l’occasion que lui soient présentés huit garçons albanais nommés d’après son prénom Tony qui, en même temps que son nom, restera comme l’un des plus infâmes de l’histoire du fait d’avoir engagé son pays dans des crimes contre trois nations qui n’avaient point nui à la Grande-Bretagne, à savoir contre la Serbie, contre l’Irak et l’Afghanistan.

« Accompagné de son épouse Cherie et des neuf jeunes « Tonybler », l’ex-Premier ministre a ensuite entonné la chanson de Michael Jackson « We are the world ».

http://www.20minutes.fr/article/584699/Insolite-Kosovo-quand-Tony-Blair-rencontre-Tonybler.php

Bien au contraire, la Serbie durant les deux guerres mondiales avait combattu aux côtés de l’Angleterre et de la France, alors que les Albanais ont été exactement du côté adverse. Qui plus est, lors de cette visite, Blair beugla que, jusqu’en 1918, le Kosovo n’avait jamais fait partie de la Serbie, alors que, comme tout le monde le sait, il en fut le berceau dès sa création à l’époque médiévale.
 
Entre temps se produisit au Kosovo un événement qui serait historique s’il n’était pas grand-guignolesque : le 1 mars 2010, Bernard Kouchner, en visite dans la province du Kosovo, fit un tour dans l’enclave serbe de Gratchanitsa où, lors de la conférence de presse, un journaliste lui demanda s’il était au courant de l’affaire du trafic d’organes humains qui se déroulait à l’époque où il était le chef de l’Unmik. Kouchner joue l’étonné, éclate d’un rire forcé et insulte le journaliste en lui recommandant d’aller se faire soigner.
 
Près d’un an après son époux, Hillary Clinton, Secrétaire du Département d’Etat, visita, le 13 octobre 2010, le Kosovo et loua, elle aussi, la plus jeune démocratie, « the youngest democracy ! » Dire le contraire de la vérité et agir contrairement à la réalité, tel est devenu aujourd’hui le mode de gouvernement. De même que l’information, tout au moins dans les cas qui nous occupent, a dégénéré en désinformation. Naturellement, la « ministresse » posa devant les caméras au pied de la statue dorée de son adoré mari, le temps ayant estompé les pratiques fellatrices avec la Stagiaire dans le Bureau ovale que l’on avait rebaptisé Bureau oral.
 
Cependant, la fin de l’année 2010 s’avéra calamiteuse pour la communauté internationale ayant accouché de l’Etat fantoche kosovar : le 16 décembre, le magistrat et sénateur suisse Dick Marty, chargé deux ans plutôt par le Conseil de l’Europe d’enquêter sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Kosovo perpétrés par l’UCK, avant, pendant et après l’intervention de l’Otan, présenta à Paris son rapport accablant sur le trafic d’organes mettant en cause les dirigeants kosovars en commençant par le premier d’entre eux, Hashim Thaci. Le 25 février 2011, le Rapport fut adopté par le Conseil de l’Europe à une écrasante majorité, et cela malgré les menaces du premier désigné, Hashim Thaci, d’intenter une action en justice contre Dick Marty, et la campagne qui fut lancée contre celui-ci tant parmi les Albanais du Kosovo que ceux d’Albanie et du Monténégro.

Le Rapport mettant en cause également les personnalités de l’Unmik et de l’Eulex, l’image du premier gouverneur onusien du Kosovo, Bernard Kouchner, déjà fortement écornée par tant de compromissions, fut mise en lambeaux. La bouffonnerie de Gratchanitsa inonda les sites, de même que la fameuse photo où on le voit au lendemain de la guerre, grimacer en compagnie de quatre bourreaux du Kosovo, le général Wesley Clark, le général Michael Jackson, le général Agim Ceku et le chef de l’UCK, Hashim Thaci, les mains mêlées en démonstration de l’entente et de l’harmonie parfaites.

C’est en vain qu’il essaya de minimiser les effets dévastateurs du Rapport de Dick Marty, qui soudain dévoilait pour qui l’on avait guerroyé, de qui l’on avait été les mercenaires volontaires, à quoi les élites de l’Ouest s’étaient attelées. On se mit à parler, y compris le journal local albanais Koha Dittore, de l’horreur des camps de l’UCK en Albanie où l’on enfermait, torturait et charcutait les Serbes, de même que l’on maltraitait les Albanais qui demeuraient loyaux vis-à-vis de l’Etat serbe ou qui tout simplement refusaient d’approuver les méthodes terroristes de l’UCK et de lui prêter concours. Les mêmes médias comme Le Monde ou le New York Times, qui avaient servi d’officines à la propagande antiserbe, publiaient enfin des textes véridiques. D’autres, comme l’Independent et le Times, qui avaient fait paraître quelques avis contraires au plus noir de la diabolisation des Serbes, firent état de rapports secrets des services occidentaux sur les crimes perpétrés par les membres de l’UCK, parfaitement connus par les chancelleries, mais aussi par l’Otan et l’Unmik, mais volontairement tus pour ne pas nuire à l’image de leurs protégés. Les politiciens de l’Ouest n’ont-ils pas agi tout au long du drame kosovien en complices, en mercenaires des Albanais, et en persécuteurs des Serbes ? Mais confrontés à l’évidence, ils se décidèrent, quoiqu’à contrecœur, de faire pression sur le gouvernement de Thaci pour que soient arrêtés certains de ses compagnons d’armes et qu’un procès soit entamé à Pristina même, en attendant le jour où s’ouvrirait le procès de Thaci en personne.

Le saint évêque Nikolaï, prophète et prédicateur serbe, l’avait bien dit : « Enfermez la vérité, broyez-la, brûlez-la, et allez vous coucher pour dormir, vous la verrez le lendemain au réveil, se dresser devant vous en montagne menaçante. » C’est ce qui s’est passé avec la vérité sur le Kosovo. Etouffée, occultée, vouée aux gémonies, elle continuait de luire dans la nuit kosovare qui suivit l’occupation otano-albanaise de la province jusqu’au moment où le brave Dick Marty, à l’instar de Guillaume Tell dont la flèche ne manqua pas son tourmenteur, visa au cœur de l’imposture qu’en Occident même un nombre important d’hommes et de femmes de vérité n’eut de cesse de dénoncer.
Par ailleurs, son enquête a démontré toute la nécessité de l’existence de la Suisse en tant qu’Etat neutre et en dehors de l’Union Européenne, car il est certain que nulle personnalité d’un Etat appartenant à celle-ci n’aurait jamais eu le courage moral de contredire l’aberrante politique européenne et étatsunienne conduite à l’encontre du Kosovo. Malgré les tentatives de la minimiser, voire de l’étouffer, l’affaire du monstrueux trafic d’organes humains par les chouchous d’Albright et compagnie, vient d’être portée en ce mi-mai devant le Conseil de sécurité de l’Onu.

La « maison jaune »…La haut sur la colline ?

Elle est connue aussi sous le nom de « maison de Burrel ». Elle fut, nous dit-on, le cœur d’un odieux trafic. Un trafic d’organes prélevés sur les corps de prisonniers serbes pour le compte de l’« UCK ».

Toutes les bonnes âmes connaissent « DSK », et se déchirent autour de ces initiales… Mais qui connaît l’ « UCK » ?

« Ushtria Çlirimtare e Kosovës ». « Armée de libération du Kosovo » nous dit-on…

L’instrument du Calvaire du Kosovo, avec la bénédiction de l’OTAN et des « démocraties occidentales »…

Non sans que la France, qui préside actuellement cet organisme, essaie de dévier l’affaire afin de protéger sa plus grande gloire interventionniste, son prophète de l’ingérence humanitaire, Bernard Kouchner, bien évidemment.

Cependant, au lieu de tirer leçon de ce salutaire éclatement de la vérité, l’on fit tout pour reproduire le scenario kosovien, comme si, une fois engagée, la dynamique du mal, désormais, ne pouvait être arrêtée. Ainsi, le 19 mars 2011, furent déclenchées, à l’initiative du président Sarkozy, par la France, l’Angleterre et les Etats-Unis, en prélude à l’action commune de l’Otan, les frappes aériennes contre la Libye sous prétexte de se porter au secours des insurgés contre le régime de Mouammar Kadhafi, comme l’Otan il y douze ans vola au secours des rebelles albanais contre le régime de Slobodan Milosevic. Avec la même effrayante disproportion de forces, avec la même rage destructrice, avec la même irresponsabilité d’infliger des dégâts irréparables à l’environnement, avec la même perversion de vouloir remédier à un mal en provoquant des maux innombrables, avec la même inconscience dans la dilapidation de sommes astronomiques en pleine crise économique, avec la même propagande éhontée qui fait frémir d’aise l’ombre de l’ancêtre Goebbels, avec le même aveuglement d’aller jusqu’au bout pour gagner, quitte à exterminer jusqu’au dernier des six millions de Libyens, comme l’on était prêt à le faire sur autant de Serbes.

Hier en Serbie, en Afghanistan et en Irak, aujourd’hui en Libye, demain peut-être en Syrie et en Iran, au risque de conséquences encore plus terrifiantes, les forces du mal, catalysées au Kosovo, continuent d’être à l’œuvre : on ne cesse de courir de désastre en désastre, mais on s’accorde le satisfecit, comme s’il s’agissait de réussites, naturellement des droits de l’homme et la démocratie. Du reste, il eût été illusoire de s’attendre de la part de tels coryphées du genre humain que sont les dirigeants américains et européens, à ce qu’ils acceptassent de reconsidérer l’œuvre de leurs prédécesseurs, de même que la leur propre. Toutes proportions gardées, Chateaubriand l’avait bien dit : « Lorsqu’on ne peut effacer ses erreurs, on les divinise. »

C’est qu’avec la guerre du Kosovo l’on semble être irréversiblement entré dans une spirale maudite, dans un cycle de violences à grande échelle, comme si ceux qui s’imaginent maîtres du monde, étaient saisis d’un vertige du mal, comme s’ils avaient perdu le contrôle des coursiers de l’apocalypse, enfourchés il y a douze ans au Kosovo, de sorte que ceux-ci, débridés, risquent d’entraîner le monde dans l’abîme.

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