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La République des scandales ?

Dimanche 1er août 2010 // La France

Que des ministres sente en soi aucun caractère étonnant ni, a fortiori, scandaleux. Ce qui a surpris dans le départ, dimanche, d’Alain Joyandet et de Christian Blanc a été constitué par l’inévitable corrélation avec leur mise en cause dans des abus d’avantages, un avion à 116 500 euros pour le premier afin de se rendre aux Antilles - et des cigares à 12 000 euros pour le second. Alain Joyandet avait, depuis un peu plus de deux ans, en charge l’Outre-Mer et la Francophonie et était considéré comme un sarkozyste historique, ce qui lui permettait de mieux s’entendre avec les chefs d’État africains que son prédécesseur Jean-Marie Bockel. Christian Blanc, devenu ministre aussi en mars 2008, pour s’occuper du Développement de la Région capitale attitude typiquement française que celle de traiter les affaires parisiennes au niveau du gouvernement , présentait davantage un profil de haut fonctionnaire, avec ses présidences de la RATP et d’Air France, et avait passé du rocardisme au centrisme tout en se rapprochant de Nicolas Sarkozy. On dissertera encore beaucoup sur leurs responsabilités, leurs faux pas et leurs fautes.

Tout le monde s’interroge sur ce que peuvent se permettre les « gens d’en haut ». La question se présente comme particulièrement sensible à un moment où chacun devrait se rendre compte qu’il convient de partager les inéluctables efforts financiers qu’il va bien falloir consentir. Se pose donc la question de l’exemplarité ministérielle et l’on comprend que le Chef de l’Etat, non seulement ait fait connaître son mécontentement, mais ait poussé à ces démissions. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains lui reprochent de ne pas s’appliquer cette rigueur dans la comptabilité des deniers de l’État, lui qui a fait augmenter ses émoluments de 176% et qui a fait renouveler l’Airbus présidentiel par une commande de quelque 180 millions d’euros.

Il y a aussi, bien sûr, le cas des époux Woerth. Là, on semble plutôt se trouver dans le cas de figure qui, dès l’Antiquité, voulait que « la femme de César ne doit pas être soupçonnée », principe de prudence politique ou de précaution, dirait-on aujourd’hui. Si l’épouse de l’ancien titulaire du Budget a géré, même partiellement, la fortune de Liliane Bettencourt, presque accusée d’évasion fiscale, un sérieux problème peut survenir, indépendamment de l’honnêteté du ministre.

En fait, on assiste bien à une crise de la morale publique. Tout simplement, d’ailleurs, parce que celle-ci n’existe plus guère. Si en France, on adore proclamer de grands principes, on se plaît tout autant à les contourner et le sport national consiste souvent à imposer l’égalité aux autres mais à essayer de se ménager quelques avantages et droits acquis. Cela se pratique à tous les niveaux. Mais, quand cela se déroule au sommet de l’État ou de la richesse, dans des lieux très visibles exposés à toutes les enquêtes des médias et à toutes les dénonciations de la jalousie, les citoyens, déjà passablement déboussolés dans leur vie quotidienne, n’y voient plus que le scandale permanent causé par d’impénitents profiteurs.

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