La Palestine et son conflit avec Israël.

« Vu par Monsieur Lemaire. »

Jeudi 24 janvier 2008 // Le Monde

1-1 Diskin se vante de la mort de 1.000 Palestiniens, tandis que Dukhter appelle à exiler les habitants de la Bande.
Yuval Diskin se va
nte que l’armée de l’occupation israélienne a tué plus de mille citoyens palestiniens dans la bande de Gaza durant les deux dernières années. Dans son rapport présenté au gouvernement de l’occupation, Diskin a dit, aujourd’hui, le dimanche 13/1, que les services de sécurité et les forces de l’armée de l’occupation ont tué environ mille Palestiniens dans la bande de Gaza durant les deux dernières années seulement, tout en indiquant que ce nombre représente 5% de tous les résistants palestiniens dans la Bande.

Malgré ces déclarations, le ministre du gouvernement de l’occupation Avi Dukhter a aussi reconnu que l’armée sioniste était exposée à une guerre d’usure lors de ses batailles contre les hommes de la résistance palestinienne dans la bande de Gaza, en déclarant que la résistance a pu développer ses capacités militaires. Il a ajouté que le gouvernement doit permettre à l’armée de changer ses méthodes d’opérations militaires contre Gaza à cause de la continuation de la guerre d’usure. Dukhter a également appelé à l’exil des civils de la bande de Gaza pour répondre aux missiles de la résistance palestinienne qui prennent en cible de nouveaux objectifs dans les territoires palestiniens occupés en 1948. Lors de la séance hebdomadaire du gouvernement, le ministre Dukhter a souligné que 3.000 habitants de la colonie de Sderot ont quitté la ville à cause des missiles de la résistance palestinienne fabriqués localement, et que l’armée doit effectuer des opérations qui obligent les civils palestiniens à quitter la Bande.
CPI
14-01

1-2 Bush veut réaliser un miracle à la fin de sa période au dépend des droits palestiniens.
Les palestiniens qui habitent dans les territoires palestiniens occupés en 1948 ont fortement condamné les déclarations du président américain, George W-Bush qui a reconnu l’état juif en tentant de réaliser un grand succès au dépends des souffrances et des droits du peuple palestinien, au moment où il renforce les désaccords palestiniens afin de liquider la question palestinienne. La commission pour la lutte contre le blocus imposé sévèrement et injustement contre la bande de Gaza, qui regroupe plusieurs partis palestiniens importants dans les territoires occupés en 1948, a publié un communiqué commun intitulé "Bush, repars d’où tu es venu", condamnant sa visite dans la région, surtout après son appel à l’annulation du droit au retour pour les réfugiés palestiniens.

Le mouvement islamique, le parti national démocratique, le mouvement "fils du pays", la coalition nationale progressiste et le parti démocratique arabe ont signé ce communiqué qui a confirmé que Bush est un terroriste et criminel qui a fait couler le sang iraqien, afghan, et qui est derrière la souffrance de tous les peuples qui vivent maintenant sous l’occupation, alors qu’il prétend chercher à arrêter l’effusion de sang entre les Israéliens et les Palestiniens.

Le communiqué a également souligné que la visite de Bush dans la région vient pour protéger les gouvernements et parties appelés modérés par les Etats-Unis et leurs alliés, notamment pour surmonter défaites de la politique américaine et l’échec de son projet stratégique dans la région, en Iraq, en Syrie, au Liban, en Palestine et en Iran. Les Palestiniens des territoires occupés en 1948 (qui sont plus d’un million) ont réaffirmé dans leur communiqué que Bush soutient totalement l’Etat hébreu, négligeant les droits du peuple palestinien et ses souffrances et annonçant avec force, lors de ces dernières déclarations, qu’il assure la sécurité de l’entité sioniste et rejette tout droit au retour des réfugies palestiniens à leur terres occupées en 1948, au moment où il lutte fortement pour le développement de l’armement de l’occupation sioniste. S’adressant aux négociateurs palestiniens, le communiqué a insisté sur la nécessité de reprendre un dialogue national pour réaliser l’entente palestinienne et renoncer aux mensonges trompeurs d’Olmert et Bush, au lieu de présenter des concessions aux dépends de la question palestinienne légitime, notamment Al-Qods et le droit au retour, car le peuple palestinien et l’histoire ne vont jamais pardonner aux renonciateurs.
Al Nassera – CPI
12-01

1-3 Haniyeh : La visite de Bush n’a fait que renforcer la suprématie américaine dans la région.
Ismaël Haniyeh, le premier ministre palestinien, a confirmé que la visite du président américain Bush dans la région n’avait fait que consolider la suprématie américaine dans la région, que renforcer les différences existant entre les factions du peuple palestinien, que porter atteinte à la cause palestinienne. Haniyeh a fait ces déclarations après la prière du vendredi, aujourd’hui, le 11 janvier, dans la bande de Gaza. Il a dit que Bush avait donné tous les engagements nécessaires pour soutenir l’occupation, pour ébranler les éléments de l’unité palestinienne, pour faire plus d’illusions à l’autorité palestinienne. Il a insisté sur le fait que les vrais problèmes du peuple palestinien sont « l’occupation, le mur de séparation, la colonisation, la politique d’humiliation pratiquée contre onze mille captifs palestiniens internés dans les prisons de l’occupation et la continuation de l’agression totale menée contre la Cisjordanie et la bande de Gaza ». Quant au dialogue palestinien interne, Haniyeh indique : « Nous avons appelé à un tel dialogue, depuis le début de la crise, et il y a des Arabes qui interviennent pour un dialogue interne ». Mais, la coopération sécuritaire entre l’occupation et les services de l’autorité palestinienne de la Cisjordanie est un véritable obstacle à un tel dialogue. Enfin, Haniyeh a appelé les dirigeants palestiniens en Cisjordanie à ne pas courir derrière les politiques américano-sionistes, à rester attachés aux droits et principes palestiniens et à travailler pour trouver des solutions réelles à la question palestinienne.
Gaza – CPI
12-01


1-4 Un rapport israélien : L’administration de Bush est trop faible pour pouvoir faire quelque chose. L’actuelle administration américaine présidée par Bush est trop faible pour pouvoir faire quelque chose dans la région du Moyen-Orient, en ce qui concerne la paix avec les Palestiniens, ou en ce qui concerne l’arrêt du programme nucléaire iranien, dit un rapport diffusé par le ministère sioniste des affaires étrangères. Selon ce rapport, cette administration s’affaiblit de plus en plus. Elle a déjà laissé tomber le choix militaire contre l’Iran. Elle trouve une grande difficulté à mobiliser un soutien international afin d’imposer des sanctions efficaces contre l’Iran pour stopper son programme nucléaire. Par ailleurs, un pays arabe tente d’obtenir un programme nucléaire pacifique, une étape avant l’obtention d’une puissance militaire atomique. Quant au Hamas, le rapport pronostique qu’il continuera sa mainmise sur la bande de Gaza, en dépit de toutes les difficultés. Il continuera à construire sa force militaire pour faire face à toute invasion israélienne. Et les roquettes d’Al-Qassam continueront de s’abattre sur le sud d’"Israël". Ces roquettes continueront à se développer, atteignant ainsi plus de villes israéliennes. Cependant, le rapport éloigne l’idée que le Hamas puisse constituer un réel danger pour l’autorité d’Abbas en Cisjordanie. Enfin, ledit rapport croit que l’Egypte et l’Arabie Saoudite mettront tous leurs efforts pour faire intégrer le Hamas dans l’autorité palestinienne. Probablement, il y aura une petite avancée dans l’opération de paix entre l’Entité sioniste et la Syrie, toujours selon les pronostiques du rapport du ministère sioniste des affaires étrangères.
12-01

1-5 Le Hamas dénonce la vision de Bush de l’Etat de Palestine. Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a dénoncé samedi la "vision" de l’Etat de Palestine telle que le président américain George W. Bush l’a exprimée lors de sa visite en Israël et en Cisjordanie. "Nous rejetons la vision de Bush d’un Etat croupion", a déclaré le Premier ministre limogé du Hamas, Ismaïl Haniyeh, prenant la parole à un stade de Gaza devant plusieurs milliers de pèlerins de retour de la Mecque en Arabie saoudite. "Nous rejetons son déni au droit au retour des réfugiés (de 1948), sa position sur Jérusalem. Nous n’acceptons pas que les 11.000 prisonniers (palestiniens) restent en prison et que des colonies (israéliennes) puissent être maintenus en territoire palestinien", a poursuivi ce leader du Hamas. Il a, par ailleurs, exigé l’arrêt de "la coopération sécuritaire" entre l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas et Israël, estimant qu’un dialogue entre le Hamas et l’Autorité n’aurait aucun sens aussi longtemps que cette coopération se poursuivrait. Un autre dirigeant du Hamas, Ahmed Bahr, a accusé pour sa part MM. Bush, Abbas et le Premier ministre israélien Ehud Olmert de "conspirer en vue d’en finir avec la cause palestinienne et avec la lutte armée" de groupes palestiniens.

Le Hamas avait déjà affirmé vendredi qu’il ne serait pas engagé par un éventuel accord de paix que M. Abbas signerait avec Israël, car selon le mouvement radical, le président palestinien n’est pas mandaté pour parler au nom du peuple palestinien". "De plus l’accord envisagé ne satisfait pas les attentes du peuple palestinien", avait dit le porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwane. M. Bush, qui a achevé vendredi sa première visite en Israël et en Cisjordanie, a appelé à la fin de l’occupation israélienne des territoires palestiniens pour permettre la création d’un Etat de Palestine qui "soit la patrie du peuple palestinien, tout comme Israël est la patrie du peuple juif". Il a proposé un mécanisme international d’indemnisation pour résoudre la question des réfugiés palestiniens, l’un des dossiers les plus épineux du conflit. Le Hamas, parti majoritaire au parlement depuis les élections de janvier 2006, a pris le contrôle de la bande de Gaza par la force en juin 2007 après avoir mis en déroute les services de sécurité fidèles au Fatah, le parti de M. Abbas. Le Hamas, considéré par les Etats-Unis comme une organisation terroriste, prône la poursuite de la lutte armée, s’oppose à la reconnaissance d’Israël et réclame à sa place la constitution d’un Etat palestinien "de la mer (méditerranée) au fleuve (Jourdain)". Il se dit prêt toutefois à une trêve à long terme avec Israël à condition notamment qu’il se retire des territoires qu’il occupe depuis 1967.
(AFP / 12 janvier 2008)

1-6 Les captifs palestiniens condamnent les déclarations de Bush.
CPI Dans un communiqué dont le Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie aujourd’hui, le vendredi 11 janvier 2008, les captifs de la prison israélienne d’Asqalan indiquent Les déclarations du président Bush données à Ramallah ne sont « qu’une attaque manifeste contre notre peuple et contre son droit de lutter contre celui qui occupe sa terre et confisque ses droits depuis des dizaines d’années ».

 « La rencontre entre Bush et Abbas à Ramallah élucide les intentions américaines pertinemment alignées aux côtés des Sionistes. Elles veulent rendre légitime la colonisation et mettre l’agression israélienne perpétuelle contre notre peuple sous la protection américaine ».
Ce qui est navrant, c’est la position du président de l’autorité palestinienne Abbas. Au lieu de faire barrage au président américain qui disait du mal des Palestiniens dans leur propre maison, « Abbas s’est mis à parler de la division palestinienne intérieure, et s’est mis sur la même ligne de son hôte, en renouvelant son engagement dans le travail contre les factions de la résistance palestinienne, sous le prétexte du terrorisme » ! « En insistant toujours sur son engagement à protéger la sécurité d’"Israël", comme étant un "Etat juif", le président américain confirme de façon sans équivoque son racisme et son rangement contre notre peuple ». Cette position aurait poussé le président Abbas à prendre une position digne, la première de sa vie, en le chassant de Ramallah.
CPI
12-01

1-7 Albright qualifie Bush comme le plus mauvais dans l’histoire de l’Amérique.
La secrétaire d’Etat américaine du Bush-père, Mme Madeleine Albright, a qualifié le président Bush Junior "le plus mauvais dans l’histoire de l’Amérique". C’était dans un livre qu’elle a écrit et dont le journal arabophone al-Hayat, paraissant à Londres, a publié aujourd’hui des extraits. Dans son livre, Mme Albright offre un lot de conseils au président qui occupera en Janvier 2009 la Maison Blanche, l’appelant prioritairement à améliorer l’image des Etats Unis dans le monde arabe et islamique. Mme Albright exclut la possibilité que le président W. Bush réalise un progrès quelconque sur le volet palestinien, appelle au retrait d’Israël de tous les territoires arabes occupés en 1967 et trouve que la décision de la guerre contre l’Irak était le pire des erreurs commises dans l’histoire de la politique extérieure des Etats-Unis. A propos de l’Iran, Mme Albright invite le prochain président US à éviter un coup militaire contre l’Iran, s’opposant cependant à l’ouverture à l’heure actuelle d’un dialogue directe avec la direction iranienne.
12-01
Gh.H. Sana

1-8 Proche-Orient : Trois généraux américains pour suivre de près l’application de la "feuille de route"…
Trois généraux américains vont surveiller les négociations entre Israéliens et Palestiniens en faveur d’un accord de paix en 2008, a déclaré samedi un haut responsable américain, en détaillant un plan de l’administration Bush. Des pourparlers sur des questions primordiales -Frontières, Jérusalem, réfugiés palestiniens- doivent commencer dans les prochains jours. De telles discussions auraient dû commencer aussitôt après la fin de la conférence d’Annapolis aux Etats-Unis en novembre, mais les principaux négociateurs Ahmed Qurei & Tzipi Livni et se sont rapidement enlisés dans des récriminations sur la poursuite de l’extension des colonies. Un des généraux William M. Fraser III, de l’armée de l’air américaine, n’aura ni un rôle de médiateur ni le pouvoir de pousser à l’application du plan de paix : sa fonction consistera à rapporter et remettre des conclusions à Washington…. "Le jugement...se ferait à un plus haut niveau", a précisé le responsable. "

 Au cours de la conférence d’Annapolis, l’administration Bush a désigné l’ancien commandant de l’OTAN James Jones au poste d’envoyé spécial pour la sécurité. Jones, prendra part aux entretiens sur les dispositions en matière de sécurité dans le cadre d’un accord de paix définitif, comme le possible déploiement de forces étrangères. Le vétéran du groupe est le général Keith Dayton, impliqué dans l’entraînement et l’équipement des forces de sécurité palestiniennes.

(Al-oufok avec les agences de presse)

1-9 Début des négociations entre Israéliens et Palestiniens sur le noyau des problèmes.
Les négociateurs israéliens et palestiniens se sont rencontrés pour des négociations sur le noyau des problèmes existant dans plusieurs décennies de conflits entre les deux parties, et pour finaliser un accord de paix avant la fin de cette année, rapporte le quotidien israélien Ha’aretz. La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni et le négociateur en chef palestinien Ahmed Qureia ont débuté leurs négociations peu après 11H00 locales ( 09H00 GMT). Le président palestinien a affirmé dimanche que les négociateurs des deux camps s’entretiendraient de six problèmes épineux à savoir Jérusalem, les colonies juives en Cisjordanie, les réfugiés palestiniens, la frontière, la sécurité et les ressources d’eau. "Si nous parvenons à un accord sur tous ces problèmes, nous pourrons dire que nous avons conclu un accord final", a dit M. Abbas. Mme. Livni a cependant déclaré lundi matin que tout accord à conclure avec les Palestiniens serait conditionné avec la mise en application de la feuille de la route sur la paix au Proche-Orient. Elle a ajouté que cette compréhension était le principal fruit de la conférence de paix d’Annapolis aux Etats-Unis.
CRI On line

1-10
Palestiniens & Israéliens ont convenu de poursuivre le dialogue sur les dossiers clés du conflit israélo-palestinien à huis clos, lors du dernier volet des négociations bilatérales qui a pris fin ce lundi à Jérusalem, rapporte la radio israélienne. Les discussions ont porté sur les problèmes de fond - le tracé des frontières, le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens - pour la première fois depuis sept ans. Les deux parties avaient jusqu’ici examiné des questions techniques depuis la reprise des négociations bilatérales en novembre dernier lors de la conférence d’Annapolis (États-Unis).
RIA Novosti
14-01

1-11 "Ce dont nous avons besoin, c’est d’actes, et non de mots".
"Nous avons dit au président Bush que nous ne pouvions pas avancer dans les négociations tant que les implantations continuent", a rappelé Abbas dimanche. "Nous ne pouvons pas négocier pendant qu’ils construisent des maisons de partout". La question des colonies est fondamentale pour les Palestiniens, et pas uniquement celle des implantations sauvages qu’Olmert a évoquée pour sa part dimanche : il a reconnu qu’il était "honteux" qu’Israël ne les ait toujours pas démantelées. Plus d’une centaine de ces avant-postes, qui vont de la simple caravane installée en haut d’une colline à des communautés regroupant des dizaines de familles, ont été construits en Cisjordanie. La "feuille de route" contraint Israël à démanteler ceux qui ont été bâtis après mars 2001, et Bush a pris grand soin de le rappeler lors de sa visite. Mais après avoir délogé les colons illégaux d’Amona à son arrivée au pouvoir en février 2006, Olmert n’a plus jamais rien fait pour démanteler ces implantation sauvages. "J’espère vraiment que M. Olmert respectera ses engagements à geler les implantations et à démanteler les avant-postes", a déclaré le négociateur palestinien Saeb Erekat. "Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’actes, et non de mots".
(Al-oufok avec les agences de presse)

1-12 Koreï & Livni ont convenus de se rencontrer … régulièrement. "Les pourparlers ont débuté dans une bonne ambiance", a déclaré Koreï après la première séance, qui a duré une heure et demie. "Nous avons commencé aujourd’hui à parler de toutes les questions centrales Jérusalem, les réfugiés, les frontières, les colonies", a-t-il dit. Pour sa part, Livni n’a pas voulu commenter devant les journalistes la teneur des discussions mais, un peu plus tard, elle a déclaré devant la Knesset qu’elle était "prête à faire des concessions territoriales significatives" dans l’intérêt d’Israël.

Dans l’entourage d’Olmert, on déclare qu’il se fixe pour objectif d’aboutir à un accord sur les contours du futur Etat palestinien, tout en en repoussant l’avènement au moment lointain, selon lui, où son partenaire Mahmoud Abbas sera mesure de garantir la sécurité d’Israel. "La différence entre notre position et celle des Israéliens est que nous espérons la conclusion d’un traité de paix avant la fin de 2008. Un accord sur ses contours ne devrait prendre qu’un ou deux mois maximum", a souligné pour sa part le négociateur palestinien Saëb Erekat. Néanmoins, toute discussion de fond sur des questions comme le statut de Jérusalem pourrait mettre en danger la coalition gouvernementale d’Olmert, dont Yisraël Beïteinu menace de claquer la porte, peut-être même dès cette semaine. Côté palestinien, le Hamas, a présenté les négociations comme un "crime contre le peuple palestinien".
(Lundi 14 janvier 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)

1-13 L’appel à des élections et la dissolution du conseil législatif est un coup contre la légitimité. Le porte-parole du gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza, Taher Al-Nounou, a considéré que l’appel de la présidence de l’autorité palestinienne dirigée par le mouvement du Fatah représente la fin d’une série de coups d’état contre la légitimité palestinienne qui va approfondir les désaccords palestiniens internes.

Al-Nounou a dit, aujourd’hui, le lundi 14/1, dans une déclaration de presse, que la série de coups d’état contre la légitimité a commencé par la transgression illégale des articles de la loi fondamentale, et a continué avec la formation du gouvernement illégal de Salam Fayyad sans qu’il n’ait été présenté au conseil législatif pour obtenir sa confiance, et le boycott continuel du conseil législatif. Il a ajouté que la décision de dissoudre le conseil législatif vise à mettre fin à la légitimité palestinienne. Al-Nounou a déclaré que les membres du comité central sont nommés et non pas élus par le peuple, soulignant qu’il ne possède aucune légitimité car il ne représente pas toutes les factions et forces palestiniennes. Il a affirmé que les appels pour dissoudre le conseil législatif et entamer des élections anticipées sont illégaux, et il a appelé le comité central de L’OLP à reprendre rapidement le dialogue et à reconstruire les organisations de l’OLP sur une base démocratique. Enfin, Al-Nounou a déclaré que le comité central ne représente pas toutes les factions palestiniennes, en soulignant que la loi ne donne pas le droit au président Abbas ou à toute autre personne, sauf le conseil législatif, d’appeler à des élections anticipées.

1-15 Le Canada entend débloquer 300 millions de dollars supplémentaires d’aide à Abbas.
Le chef de la diplomatie canadienne Maxime Bernier a promis dimanche de débloquer 300 millions de dollars (200 millions d’euros) d’aides supplémentaires sur cinq ans a Abbas, selon un communiqué du gouvernement canadien. Cette aide, destinée aux investissements de ‘sécurité’… et à la réforme gouvernementale, sera consacrée aux efforts palestiniens en vue de "promouvoir la tolérance et de lutter contre la haine et l’incitation à la violence", a déclaré ce ministre. Mais après avoir rencontré son homologue palestinien Riad Malki, il a ajouté que l’aide canadienne n’était « pas inconditionnelle. Nous aurons besoin de voir des progrès concrets dans les négociations entre les deux parties, et des progrès dans les réformes palestiniennes ».
Ps : M. Bernier doit rencontrer lundi les responsables israéliens…
(Al-oufok avec les agences de presse)

1-16 Les colons en Cisjordanie obtiennent un accord sur les avant-postes (Barak)
Le ministre israélien de la guerre Barak, est parvenu à un accord avec des leaders du mouvement des colonies pour évacuer pacifiquement 18 avant-postes en Cisjordanie, a rapporté lundi le journal local Ha’aretz, citant les sources proches du ministre. Cet accord a été signé après des mois de débat entre le ministre Barak et le Conseil Yesha, qui représente les colons en Cisjordanie. Le bureau de Barak a dit que les négociations comprenaient 26 avant-postes créés après mars 2001, et Israël a convenu de les évacuer conformément à l’application du plan de paix de la feuille de route. Selon cet accord, des colons venant de 18 avant-postes déménageront dans les communautés voisines. Mais, les négociateurs de Barak ne sont pas d’accord pour permettre aux colons en provenance de divers avant-postes de déménager dans d’autres avant- postes. Selon des sources proches du ministre de la Défense, M.Barak a eu l’occasion de présenter trois fois au Premier ministre Olmert un compromis pour une évacuation consensuelle de 18 avant- postes.
M.Olmert a reporté à chaque fois cet accord, disant qu’il ne s’agit pas du moment opportun pour l’évacuation, selon des sources.

1-17 Les forces israéliennes ont évacué mercredi deux avant-postes de colons juifs en Cisjordanie. Les cinq personnes qui se trouvaient dans l’avant-poste d’Harchivi, près de la ville palestinienne de Naplouse, ont pris la fuite en voyant les policiers et soldats arriver, a indiqué Michy Rosenfeld, porte-parole de la police, qui n’a procédé à aucune arrestation. Dans l’autre avant-poste de Shvut Ami, situé également près de Naplouse, les forces israéliennes ont démoli une structure en béton. Avant leur arrivée, une vingtaine de jeunes manifestants se sont réunis sur le site, déposant des fils de fer barbelés et des cailloux sur la route et installant des panneaux sur lesquels on pouvait lire le slogan : "La terre d’Israël appartient au peuple d’Israël." Certains manifestants se sont couchés sur le sol d’une des structures du poste avancé et ont été délogés par la police. Les deux avant-postes avaient déjà été démantelés par le passé, selon Hagit Ofran, qui étudie la croissance de la colonisation pour l’organisation israélienne "La paix maintenant".

Lors de sa visite dans la région la semaine dernière pour relancer les négociations entre Israël et les Palestiniens, le président américain George W. Bush avait exhorté l’Etat hébreu à évacuer des dizaines d’avant-postes. Dans le cadre du plan de paix de 2003, Israël avait pris l’engagement de démanteler une vingtaine d’avant-postes sur la centaine que les colons juifs ont installé sur des terres contestées pour empêcher leur transfert aux Palestiniens dans le cadre d’un futur accord de paix. Toutefois, Israël n’a fait que très peu d’effort pour tenir cet engagement. Au début de la semaine, Olmert avait qualifié ces avant-postes de "honte" mais selon les responsables, on ignore encore si les avant-postes les plus grands seront également concernés par ces démantèlements.

1-18 Claire Dana Picard : Tirs de roquettes sur Sdérot. La traduction non sioniste de l’article à été réalisé par M.Lemaire Cela faisait longtemps que le Néguev occidental n’avait pas été attaqué avec une telle violence. Depuis le début de la matinée, des résistants dans la bande de Gaza ont tiré 19 roquettes et 16 obus de mortier en direction de la région.
Mardi après-midi, onze roquettes ont été lancées, en trois rafales consécutives, sur Sdérot. Quatre engins se sont abattus à l’intérieur de la cité, faisant quatre blessés. En outre, plusieurs résidents ont été commotionnés par les explosions et quelques habitations ont été endommagées.

L’attaque a débuté vers 16h15. L’un des projectiles a frappé de plein fouet une usine où a été tué, en novembre 2006, Yaakov Yaakobov z"l, lors d’une action similaire. Les brigades Az-A-Din Al Kassam, branche armée du Hamas, ont revendiqué les tirs. Un peu plus tôt, c’est un missile Grad qui est tombé dans une zone inhabitée d’un des quartiers sud d’Ashkelon. En outre, des tireurs d’élite palestiniens ont tiré dans l’après-midi sur huit agriculteurs israéliens du Kibboutz Ein Hashlosha, qui tentaient de récupérer leurs tracteurs, abandonnés sur le lieu de l’attaque qui a coûté la vie dans la matinée à un volontaire originaire de l’Equateur. Les cultivateurs ont été évacués sous les feux croisés des résistants et des forces de sécurité. Fort heureusement, personne n’a été blessé au cours de ces affrontements.

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