La Marseillaise sifflée.

On ne peut pas tout permettre.

Jeudi 30 octobre 2008 // Controverses

La marseillaise a été, une nouvelle fois, sifflée lors d’un match de foot hier soir. Il se déroulait entre la France et la Tunisie, au stade de France. Une nouvelle fois car on se souvient que notre hymne national avait déjà été conspué lors d’un match contre l’Algérie sous le gouvernement Jospin.

Nous aurions aimé que ce soit la Fédération française du football qui prenne courageusement sa responsabilité en imposant une décision forte. De ça, rien du tout : le vice-président de la Fédération, Noël Le Graet, a dit : « Le sport rassemble et c’est toujours une erreur de ne pas jouer ». On aurait pu s’attendre à un peu plus d’ambition de la part d’un responsable de la manifestation, qui préfère se voiler les yeux d’une réalité qui a choqué les français... Non, on ne peut pas tout excuser !

Le sport est effectivement marqué par des signes continus de violences physiques ou verbales tensions et violences entre supporter de clubs, dégradations de biens, injures par le biais de banderoles, injures raciales parfois d’origines nazies. Si c’est abrutis avait fait cet acte immonde dans leur Pays d’origine, ils seraient tous en prison ou peut-être pendus comme c’est la coutume en Tunisie. Être Français, cela se mérite, et ce n’est pas une raison, sous prétexte que l’on est né en France que l’on a le cœur GAULOIS. Cette vermine doit être remise entre les mains des autorités du Pays dont leur sang est issu.

J’ai remarqué qu’il n’y avait jamais de sanctions pénales mais seulement des jugements internes à la FFF. Le stade est-il à ce point un lieu de vertu et de paix où la loi ne s’applique pas ? L’esprit du sport, tant invoqué, même sacralisé et maintenant fourre-tout, autorise-t-il de situer au-dessus de la loi ? Que justifie cette délégation du pouvoir de la justice à une Fédération sportive, qui a pleinement un intérêt dans l’affaire.? Brice c’est à toi d’agir.

Si ces faits multiples et redondants s’étaient déroulés en dehors d’un stade, je suppose légitimement que de tels rassemblements n’auraient pu avoir lieu et auraient frappé d’interdiction.

Maintenant, ces individus, qui s’agressaient entre eux, attaquent notre pays. Je déplore la réaction du Parti Socialiste qui met de l’huile sur le feux par la bouche de Razzy Hammadi, secrétaire national du PS : « En effet, même si la France a eu pendant des années une politique coloniale en Tunisie, même si les Français d’origine tunisienne, et plus largement les Maghrébins ou les Français d’origine maghrébine (...), sont trop souvent victimes de discrimination et de harcèlement policier (...) il n’en demeure pas moins que notre Démocratie, en dépit de ses promesses non tenues, n’est pas à humilier en sifflant son hymne ». Je traduits en supprimant le politiquement correct : ce n’est pas bien car je dois le dire mais c’est bien fait !

A l’opposé, je me félicite de la réaction du Premier ministre qui a été clair : « je pense qu’on devrait interrompre les matchs », en évoquant la « responsabilité des organisateurs ».

J’entends bien les lecteurs qui trouveront une telle décision, si elle se concrétise, trop dure. Mais tout autre pays qui verrait son hymne hué réagirait de la sorte. Arrêtons de nous blâmer : respecter les autres et se faire respecter va de pair ! Faire respecter les symboles nationaux est sine qua non.

Enfin, sur un autre plan, je pense également que, dans le cadre du rationalisme du capitalisme financier que j’appelle de mes vœux, les salaires des joueurs soient aussi concernés. Ces montants exorbitants de plusieurs millions d’euros, pour des joueurs qui se vantent souvent de bénéficier d’une image de solidarité (alors que certains se sont expatriés tout en jouant en France !), n’ont plus de communes mesures avec la réalité. Ils mettent en avant une chose : l’esprit du sport a une limite, celle de l’argent ! Et celle-là, va-t-on s’autoriser à la toucher ?

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