La France de Nicolas !

Jeudi 4 septembre 2008 // La France

Le pays est entré dans une nouvelle ère. La droite va devoir appliquer le programme du Chef de l’Etat. Le gouvernement a pratiquement mis en place le programme du Candidat Sarkozy, mais… il reste encore bien des choses à faire pour que la France et son Peuple puissent enfin vivre dans des conditions dignes d’une Nation Moderne, d’une Nation qui respecte la devise de notre Démocratie « Liberté égalité fraternité ».

Le mois de Septembre arrive, et nos étudiants, (du moins ceux qui n’ont pas la chance d’habiter dans des villes universitaires), doivent se préoccuper de trouver des logements décents, et avoir les moyens financiers pour les payer ; À cela, s’ajoutent les frais de transport, la nourriture + tous les besoins qui sont nécessaires aux études qu’ils ont prévus de faire. Où est la logique démocratique ? Où est la logique égalitaire ? Où sont les valeurs inscrites sur le fronton de nos Mairies. ? L’État Républicain nous abreuve chaque jour de valeurs qu’ils n’appliquent quasiment jamais.

Quand construira-t-on suffisamment de Cités Universitaires pour que nos étudiants puissent se loger, se nourrir, et bénéficier du confort nécessaire pour bien préparer leurs examens, et travailler l’esprit apaisé ? Quand ? Si la situation de nos Universités, de nos Lycées et Collèges ne sont pas totalement satisfaisantes, il ne faut pas oublier que Nicolas Sarkozy, a été élu il y a moins de 18 mois ; Valérie Pécresse et Xavier Darcos sont à la tête de leur ministère respectif que depuis peu ; Ils ont dans un minimum de temps, « révolutionné » notre système éducatif. Contrairement à Monsieur Jacques Lang, ils privilégient celles et ceux qui s’engagent dans une filière où dès la fin de leurs études, nos potaches trouveront du travail.

La population Française ne supporte plus la dictature des syndicats en charge de l’éducation nationale ; Les seuls mots qu’ils ont à la bouche, sont : « FAISONS LA GREVE et SEMONS LE BORDEL ».

Les Français en ont ras-le-bol de voir défiler des lycéens chez lesquels il suffirait d’appuyer sur le nez pour en faire sortir du petit lait ; Oui, on n’en a marre de constater que cette extrême minorité de petits cons, défilent dans nos villes pour réclamer toujours plus d’argent et contester les directives du gouvernement. Les citoyens et les citoyennes, qui eux travaillent et paient des impôts ne supportent plus l’arrogance d’une jeunesse conditionnée par des syndicats trotskistes.

Il y a une discipline qui va manquer de professionnels, c’est l’ensemble du Corps Médical ; Du Patron aux aides infirmières ; Il y a dans ce domaine une pénurie de praticiens, d’infirmières, et d’un personnel indispensable au bon fonctionnement des hôpitaux. Le Docteur Pelous porte parole des Médecins urgentistes lance un cri d’alarme, ce Médecin a écrit un livre que nos concitoyens feraient bien de lire ; Ils seraient alarmés par la crise et le délabrement de certains hôpitaux, notamment ceux qui sont destinés à la GERIATRIE ; à croire que les milliers de décès de l’été 2003 sont partis sans que leur message de détresse soit enfin compris par le pouvoir.

Pour financer l’éducation nationale, et l’ensemble du monde hospitalier et médical, je propose que le Gouvernement rétablisse une taxe juste, et indolore car elle sera imputé aux contribuables en fonction de l’apparence de leur RICHESSE. Cette taxe serait le rétablissement la vignette AUTO. Elle serait payée en fonction de la puissance du véhicule et de ses effets désastreux sur la planète. Une grosse cylindrée dégage du gaz qui pollue l’atmosphère. L’écologie y gagnerait et pour une fois l’argent perçu (contrôlé par une commission composé de consommateurs et de professionnels tant de l’éducation Nationale que du Corps Enseignant) servirait les causes citées ci-dessus.

Si je me situe dans la majorité Présidentielle, je trouve absurde de constater que le Gouvernement supprime des écoles sous le faux prétexte qu’il n’y a pas suffisamment d’élèves. Cette politique ne peut qu’intensifier la désertification de la Province et augmenter le nombreux de chômeurs. Il y a des disciplines qui ne doivent pas être quantifiés, mais être qualifiés ; L’Education Nationale, tout comme les Services Hospitaliers doivent être des organismes privilégiés.

La France du troisième millénaire n’est pas un exemple en ce qui concerne les salaires. L’Etat Républicain doit économiser en prenant pour référence les 300 propositions de Monsieur Jacques Attali. Dans notre Pays, aucun salaire ne devrait être inférieur à 2 000 € Brut. C’est possible si l’on diminue les charges sociales, et que par des mesures de bon sens on engage les chefs d’entreprises à embaucher les travailleurs qui acceptent un travail manuel. C’est possible si l’on enseigne ce qui a fait les heures de gloires du COMPAGNONNAGE.

Nous n’avons de cesse d’entendre le milieu agricole réclamé des subventions ; Là aussi il y a un malentendu ; N’oublions pas que nos sympathiques agriculteurs bénéficient de l’argent en provenance de l’Europe, et que c’est l’ensemble des Européens qui paient pour une catégorie de citoyens qui dans leurs ensembles sont plutôt gâtés par rapport à d’autres disciplines. En y regardant de prêt, nous pouvons que constater que les céréaliers sont riches en millions d’Euros, que les viticulteurs de Bourgogne ou du Bordelais possèdent des vignobles qui valent des fortunes.

Certes tout n’est pas toujours rose pour les éleveurs ; Mais les GROS ceux qui grâce au copinage avec les SAFFER parviennent à acheter des centaines d’hectares de terre, au détriment des petits éleveurs qui peu à peu disparaissent, creusant un peu plus la désertification de certains départements ruraux. Personnellement, je connais un éleveur de bovins qui à son arrivée au Pays possédait 15 bovins et très peu de terre. 20 ans après il avait acheté plusieurs dizaines d’hectares de montagne, et pouvait nourrir plus de 1 000 bêtes à cornes avec tous les avantages financiers donnés par la PAC.

Revenons à la politique Française suite aux dernières élections législatives. Il est normal de comprendre ce qu’il est advenu de la France avec les nouveaux élus !

La droite et L’UMP ont reculé sensiblement, ce n’est pas non plus un raz-de-marée Socialiste qui a déferlé sur le pays. Une petite vague amplifiée par la trahison du MoDem dont les électeurs ont communié avec la gauche dans l’hostilité au Président Sarkozy. On est loin de constater des résultats spectaculaires ; À Toulouse, un socialiste, offre le Capitole à la gauche qui en était exclue depuis trente-sept ans. Il semble acquit que la joie à Toulouse était-elle que nombreux de partisans du sieur Cohen ont du quitter la réception organisée par le nouvel élu à cause des dégâts du à une monstrueuse flatulence qui marquera à jamais les élus socialistes de la ville rose.

À Strasbourg, Roland Ries est élu à cause des divisions de la droite malgré la bonne gestion de Madame Keller. Les électeurs de droite ont boudé les urnes, ils s’interrogent sur la politique d’un président qui a été élu avec 54 % de voix il y a seulement quelques mois. Il faut que le peuple de France soit patient, ce n’est pas en dix mois qu’un Chef d’État peut changer un Pays criblé de dettes.

Dix mois après la liaison nouée le 6 mai, Nicolas Sarkozy, travaille en son bureau. Plus solide que jamais. Car la France et les Français lui sont restés fidèles. Les élections locales ont de tout temps, étaient, défavorables au pouvoir en place ; Soyons confiant et ménageons nos nerfs. Ce n’est pas, contrairement aux allégations d’une presse qui frôle l’apoplexie, une vague socialiste a submergé la France. Une preuve parmi d’autres, le Premier ministre François Fillon et l’ensemble des Ministres de son gouvernement ont été élus ou réélus.

Bayrou le « traître » a joué un rôle dévastateur pou L’UMP. Il ne faut pas non plus négliger une collection de villes moyennes qui donne à la droite un maillage territorial important.

D’un printemps l’autre, Nicolas Sarkozy subit un léger revers. Son ampleur. On est loin d’une déroute de la droite comme le laisse penser les éditos de la presse socialiste ; J’occulte le parti communiste qui n’existe pratiquement plus ; Pour les cocos c’est la désagrégation depuis les années 80. Reste, aussi à l’extrême gauche les partisans du terroriste Trotskiste. Besancenot, a, paraît-il, sombré dans un coma aviné.

Face à ces enragés, le parti du Président est plus unis que jamais, il reconnaît que ces élections locales ont marqué une certaine impatience, mais il garde son calme, contrairement aux « vainqueur » qui frôle la crise cardiaque. La tolérance avec laquelle les ténors de L’UMP faisaient preuve au soir du premier tour des élections municipales, le discours élaboré à l’Elysée a fait que la perte de quelques élus va ressouder l’ensemble des hommes de progrès. Ce n’est pas la gauche qui est une force de progrès, mais c’est la droite qui avance des idées nouvelles, des propositions qui à terme bénéficieront à l’ensemble des citoyens.

Un électeur de Bayrou sur deux s’était reporté sur Sarkozy le 6 mai dernier. À peine un sur trois continue de le faire, la majorité d’entre eus, préfèrent désormais rallier la gauche. Trahison si tu savais le peu de considération que l’on éprouve pour cette race d’individus, cette inconstance, cette déloyauté méprisable qui déconsidère celles et ceux qui en ont eu recours. Si Nicolas Sarkozy a plus que jamais la confiance des Français, c’est parce que ceux-ci lui reconnaissent ses capacités à redonner à la France un prestige qu’elle avait perdu durant la présidence de ses trois prédécesseurs. Le Président exige plus de justice sociale, ses préoccupations sont liées à la vie quotidienne en milieu urbain (environnement, transports publics, petite enfance, etc). Les électeurs ont voulu par leur vote ou leur abstention faire entendre leurs voix pour que les promesses du candidat soient mises en œuvre le plus rapidement possible.

Reconquérir des territoires.

Et puis le Chef de l’État a subi la colère de ceux, pour lesquels l’élection est d’abord un jeu de massacre. Lorsqu’ils votent encore, et ils le font peu, ceux-là s’expriment généralement contre, pour rejeter, s’opposer, et plus rarement pour adhérer, s’enthousiasmer ou tout simplement espérer. Nicolas Sarkozy a rassuré ces catégories populaires, il a séduit ces petits salariés avec son « Travailler plus pour gagner plus », il a gagné l’oreille de ces petites gens tourneboulés par l’insécurité. Les Français sont des éternels rouspéteurs, ils se conduisent lors des élections locales comme des enfants faisant un petit caprice ; Mais que la gauche ne s’y trompe pas, le cœur du peuple de France bas pour ce jeune Président qui bouscule (un peu trop rapidement) une société en léthargie, une société qui met beaucoup trop de temps à évoluer.

Le député PS Pierre Moscovici ne comprend plus. (Ces gens sont fous) Dans sa circonscription du Doubs, le pays de Montbéliard, après avoir porté Jean-Marie Le Pen au-delà de 30% en 2002, puis le non au référendum et enfin Sarkozy à près de 60% en 2007, ils ont voté à gauche. Le phénomène se remarque dans quelques contrées du Sud-Est, dans certaines villes du Languedoc-Roussillon, voire dans quelques communes de la banlieue lyonnaise. Dans ces régions, le sursaut civique, provoqué au printemps 2007 par le candidat Sarkozy et chanté sur tous les tons par les médias ; les responsables politiques étaient bien ceux qui avaient choisi la France en votant pour Nicolas Sarkozy.

« L’idée que la dernière présidentielle marquait un regain de santé de la démocratie était une idée enthousiaste » relève un démographe connu. Dix mois de présidence courageuse et de verbe puissant, la droite n’en a guère profité dans les urnes, à cause d’une abstention rarement atteinte. Quand le peuple ne vote pas, la gauche est au plus haut. Le PS a du mal à parler aux salariés fragilisés par les conséquences néfastes de la mondialisation. Pour reconquérir le pouvoir, la gauche ne pourra se contenter d’être le réceptacle de la colère d’une minorité d’électeurs, ni se satisfaire de la répartition des rôles dans laquelle l’enferme l’électeur depuis 2002. À cause de ces divisions la droite a perdu 20 régions sur 22. Gageons qu’à la suite des élections locales qui ont vu un très léger tassement de ses élus, la droite « Sous l’impulsion de Monsieur Nicolas Sarkozy » retrouvera le chemin de la victoire ; Il y va de l’intérêt de la France, de l’Europe et du Monde.

L’exposition vedette du Grand Palais Paris, est un clin d’œil à l’histoire de France Le peuple célèbre la Reine Marie-Antoinette, au moment précis où il tourne son regard sur le Président Sarkozy à qui la majesté est patente. Ainsi va la France qui peut couper la tête de ses souverains, mais se prend d’affection pour son chef élu. Elle lui a respectueusement fait comprendre un certain mécontentement. Nicolas Sarkozy a commencé de se réformer, de se présidentialiser, de prendre davantage de hauteur. Il est le Président, comme Louis XIV était le Roi. À l’Elysée, la question est sensible, même pour les conseillers du palais la réponse ne va pas de soi. C’est mal connaître le Président, que de croire que ces élections locales vont le détourner du chemin pour lequel le peuple l’a porté au pouvoir il y a seulement dix mois. Nicolas Sarkozy n’a de cesse de renouer avec le fil d’or qui relie les figures du pouvoir depuis les origines glorieuses de la royauté. Cet élu élyséen n’a pas connu d’accident de parcours, un simple malentendu bientôt effacé.

Pour l’écrasante majorité des citoyens, l’hôte de l’Elysée a prouvé ces capacités à réformer notre démocratie. En seulement dix mois, les réformes faites en période de récession quasi mondiale sont un exploit. Ils ont voté en sa faveur, aujourd’hui ils rencontrent des difficultés du au marasme économique qui touche la planète. En un mot, Nicolas Sarkozy impose le respect.

Les enquêtes à disposition montrent seulement, c’est déjà beaucoup, que les critiques contre le manque de tenue de l’opposition de gauche, sont largement partagées dans toutes les classes de la société et qu’elles s’expriment vivement, comme si quelque chose d’essentiel avait été touché. Le grand désordre qui règne au sein du parti socialiste, les querelles de personnes font que dans son ensemble la population Française fait confiance au Président et au Gouvernement pour rétablir un pouvoir d’achat qui est en berne et pour que notre Pays retrouve sa place dans le concert des Nations au moment où la France va prendre la Présidence de l’Union. L’opposition voudrait, (par une propagande indigne) nous faire croire que « Socialistes, Bolcheviques et Anarchistes » seraient capables de gouverner ensemble alors qu’ils n’ont de cesse de se poignarder se détruisant l’un après l’autre. Voilà ce à quoi rêve une gauche misérable, qui lorsqu’elle était au pouvoir, a anéanti toutes ses chances de réussir, tant sur notre sol, qu’en Europe, que sur le plan mondial.

Seul à droite, les chiraquiens, qui trouvent dans le crash de ces élections municipales la confirmation de leurs insultes contre le Président de la République, feraient mieux de ce faire tout petit. Chirac et son ami Debré sont des personnages inconséquents qui osent dire que Nicolas Sarkozy désacralise la fonction Présidentielle. Ces Messieurs devraient quitter définitivement la scène politique, ils sont trop petits, acariâtres et méchants. Et ce n’est pas une question de talent, mais de compréhension du pays, de sa culture, de son histoire, de sa constitution. Nicolas Sarkozy est un homme de conquête rassurante, qui a pris le temps d’apprendre le pays par ses racines. Avis largement partagé par ceux qui ont eu l’honneur de le rencontrer et de l’apprécier. Même la gauche mitterrandienne a rejoint Sarkozy Ainsi des députés de L’UMP admettent avec lucidité les talents du Chef de l’Etat.

Les traîtres aussi multiplient les textes assassins, notamment celui qu’a écrit François Léotard, libéral et opportuniste, ce bourgeois tente de revenir sur le devant de la scène en écrivant un livre grotesque à l’image de son auteur. « Dès le lendemain, raconte-t-il, on ne fut pas déçu ». La retraite monastique de Léotard bercée par le clair de lune ; Cet individu défèque sur le Président des offenses indignent de l’ancien séminariste que fut le frère de l’acteur Philippe. Son Frère était certes un amateur du bon vin, mais c’était avant tout un homme d’honneur, un grand acteur de cinéma. Ainsi Pascal Bruckner, le romancier et essayiste qui, lui aussi, a voté Sarkozy ne cache pas sa sympathie pour son Président. Nicolas Sarkozy a bien été obligé de prendre en compte tout ce qui se dit, et s’écrit, sur sa Présidence. On sait la relation, amicale et complexe, qu’entretient le président avec BHL un intellectuel de gauche. Rien de ce qu’il dit ou écrit ne lui est indifférent. Le verdict de Lévy est tout aussi amical, bien qu’exprimé avec les mots les moins excessifs.

Certains journalistes reprochent au Président d’avoir trop joué avec le sacré, le chef de l’État aurait même commis « une erreur », selon le politologue Dominique Reynié, qui ne croit pas que les transgressions perpétrées puissent être rattrapées. « Ce ne sont que des écarts de conduite affirme-t-il. Ce sont cependant, des images qui ont choqué une gauche « Caviar » qui fait ami-ami avec les prolétaires de Clichy-sous-Bois, mais qui résident dans des appartements de grands luxes dans les quartiers les plus chics de Paris. Au Château, il y a un effet de pensée clairement articulée de l’exercice du pouvoir, mais plusieurs tendances se confrontent. Nicolas Sarkozy tente de les arbitrer, Certes, chacun s’accorde à reconnaître qu’il y a eu un déséquilibre que « le président est resté trop longtemps en campagne, qu’il a été pris par le syndrome du patron, qui croit qu’il peut faire mieux que tout le monde ». Mais certains, tel le publicitaire Jacques Séguéla, prétendent toujours que le chef de l’État a une modernité d’avance sur les Français et les médias.

L’ancien conseiller de Mitterrand assure que « l’époque a changé », que son maître d’hier serait aujourd’hui démodé, alors que Sarkozy va plus vite que le temps. À l’époque du Net la transparence s’imposerait, ainsi que la communication tous azimuts. Plus question de raréfier l’expression du chef pour lui donner plus de légitimité. C’est sa prise de parole qui donne le là à l’actualité et les journalistes feraient mieux de comprendre et d’accompagner cette métamorphose. Enfin un homme qui sait ce que doit faire le Président dans sa communication.  Une partie non négligeable des conseillers du Président, tel le démocrate souverainiste Henri Guaino, rappelle que « l’on ne peut pas tout faire avec la fonction, surtout pas la plier, sinon c’est elle qui vous plie ». Il y a une hauteur juste à trouver, une parole à sacraliser, une hiérarchisation des thèmes à orchestrer. Il est même des périodes de silence à observer. « Opération silence » pour Nicolas Sarkozy ? Oui si le Président la trouve approprié. Mais réintroduire du sens, de la perspective, ça oui. « Il est nécessaire que les Français voient dans quelle histoire on les emmène et qu’ils soient sûrs d’en être les acteurs », affirme le conseiller élyséen Dominique Paillé. Il importe de hiérarchiser le propos et de retrouver la symbolique de l’écoute, « Présider », étymologiquement, cela signifie « s’asseoir avant », afin d’écouter de toute sa haute sagesse. Le président, sagement assis, prêtant l’oreille aux autres.

Foi de Xavier Bertrand, l’habile ministre du travail, le président aurait parfaitement reçu le message « Depuis plusieurs semaines déjà, le chef de l’État a entrepris une synthèse entre le président qui préside et fixe la ligne, celle des réformes qu’il veut réaliser et que souhaitent les électeurs, et le président de proximité. » Hommage aux poilus de 14-18, pèlerinage au plateau des Glières, haut lieu de la Résistante, deux déplacements par semaine dans des villes moyennes ou petites, en offrant du temps en partage aux citoyens. Le Président qui préside, déléguerait même des pouvoirs à ses ministres et au premier d’entre eux,... Le Premier Ministre François Fillon va devoir faire voter par le parlement les promesses électorales du Président. Si tous les ministres sont invités à mouiller leur chemise, leur « patron » est prié instamment de ne plus épargner sa popularité, mais de la risquer sur des dossiers chauds et auprès des parlementaires, en ébullition après leurs échecs municipaux.

Nicolas Sarkozy peut, quand il le veut, procéder à tous les ajustements qu’il désire. Pour l’instant, ceux-là ne concernent que sa propre mécanique présidentielle. « La présidence, c’est une Ferrari. Ça ne se conduit pas comme une voiture lambda, dit-on à l’Elysée. Il faut procéder à des réglages... ». Les journalistes avaient pris la maîtrise de l’agenda et ne reprenaient plus que les gaffes des conseillers du palais. Après quelques dérapages, il était urgent de resserrer les boulons. Nicolas Sarkozy, ainsi, aurait trouvé la bonne conduite. La preuve par son épouse « Carla » qu’il installe jour après jour en modèle de beauté et de simplicité. Du travail de « communication, » haute couture qui n’a craqué que lorsque le Président, lors de la visite en France de Shimon Peres, a littéralement déshabillé du regard la jeune Israélienne Bar Rafaeli la compagne de la star Leonardo Di Caprio. Un regard qui a aussitôt fait le tour du monde via internet. Mais il serait sur le bon chemin celui de l’ascèse. « Quand on a vécu le parcours du combattant présidentiel, on est prêt à s’adapter à tout, affirme un de ses proches. Sarkozy n’est à son meilleur que lorsque la tempête souffle. « Plus ça secoue, plus il se montre calme ».

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