La France de Chirac. Maintenant donc, on y lapide des femmes...

Cette réflexion, relate une aversion d’un citoyen, contre le Président Chirac, elle émane de cet internaute, et non de votre serviteur

Jeudi 9 décembre 2004, par Rédacteur // Controverses

Une jeune femme de 23 ans lapidée dans les rues d’une grande ville, dans l’indifférence générale des médias plus occupés à traquer les dérapages de soldats américains en Iraq. Une jeune femme de 23 ans donc, lapidée sur un terrain vague, près d’un centre commercial, dans les quartiers Nord de Marseille.

La chaîne de télévision du groupe terroriste Hezbollah, « Ai Manar », sera donc bientôt autorisée sur les ondes françaises, et de ce fait, par le principe des conventions de l’union, autorisée à émettre, par satellite, dans l’ensemble des Etats de l’Union européenne. Accessible à tous, et donc à des minorités musulmanes chauffées à blanc, aux Pays Bas (où ont été assassinées un député et un cinéaste qui avaient osé critiquer l’islam), en Belgique où agissent des mouvements islamistes allant jusqu’à réclamer la sécession et la création d’un mini-état islamique, en France et en Allemagne où se sont multipliées depuis plus d’une décennie les actes de prosélytisme religieux, les revendications communautaristes visant à réclamer un partage du pouvoir (car c’est bien de cela qu’il s’agit quand une minorité veut imposer des « élus qui lui ressemblent »), sans oublier dans toute l’Europe la montée inquiétante de l’antisémitisme.

La télé des terroristes du Hezbollah va faire entrer dans tous les foyers musulmans d’Europe une propagande à l’état brut, labellisée « d’origine », violente et haineuse contre les juifs, répandant son venin contre l’occident directement au près d’une jeunesse issue de l’immigration que l’on ne parvient déjà plus à intégrer, ni contrôler...

Voilà la France de Chirac, l’explication des drapeaux qui flottaient le soir de sa réélection en 2002 et qui étaient bien davantage verts, que bleu, blanc, rouge. Et pendant que les cris d’orfraie se font entendre contre qui veut rompre l’hypocrisie actuelle et opter pour un système clair de promotion sociale des éléments les plus méritants et les mieux intégrés des populations issues de l’immigration, pour un financement tout aussi clair de l’islam en France pour le défaire des influences extérieures souvent malsaines, se met en place un système caché derrière des prétextes « géographiques » en faveur de tel ou tel quartier « défavorisé », masqué derrière une soi disant lutte contre les discriminations, qui en vérité veut mettre en place un modèle généralisé, incontrôlé et sans limite.

Véritablement discriminatoire cette fois vis-à-vis des français en faveur d’une « préférence étrangère » qui s’imposerait dans tous les domaines, dans tous les secteurs, jusqu’à sournoisement devenir l’arme judiciaire absolue de certaines minorités qui pourront contester jusqu’à la moindre location d’appartement ou obtention d’un emploi. Cela ferait peser sur tel employeur, telle agence immobilière, tel gérant de discothèque, le risque et les coûts d’une procédure pénale pour « racisme » qui, en plus, ruinerait sa réputation. Si personne n’y voit une prise de pouvoir de fait de certaines minorités dans la société, alors c’est que l’aveuglement de l’idéologie « anti-raciste » a déjà vaincu la Démocratie.

Voilà ce qu’est la France de Chirac. Isolée au sein des autres Nations occidentales, l’autorisation de « télé hezbollah » en France et donc sur les satellites européens, n’est-elle pas le remerciement de Chirac à tous ces groupes terroristes islamistes de la planète qui ont tant soutenu Paris pour libérer ses deux otages, qui obtiennent ainsi un relais incroyable de leur propagande la plus abjecte au coeur de l’Europe ? Si les deux otages français sont libérés, ce ne sera qu’au prix de cette stupéfiante décision française, qui vaut toutes les rançons du monde, tant les islamistes viennent de se voir offrir l’opportunité de diffuser au grand jour leur idéologie guerrière et totalitaire qu’ils glissaient jusque là, sous le manteau dans certaines mosquées de banlieues. Voilà ce qu’est la France de Chirac.

La France de Chirac qui a soutenu le régime soudanais islamiste depuis 1995, sans discontinuer alors que depuis 1991 était connu le génocide des populations noires Chrétiennes du sud. La France de Chirac qui a soutenu Arafat jusqu’à rendre à sa dépouille mortelle les honneurs de la République ainsi bafouée, alors que le caudillo palestinien avait refusé la paix à Camp David en 2000 et relancer l’intifada pour couvrir une nouvelle offensive terroriste où les brigades des martyrs d’Al Aqsa (branche terroriste de son organisation, le Fatah) ont joué un rôle primordial.

La France de Chirac qui a soutenu jusqu’à la rupture à l’ONU, Saddam Hussein, dont les horreurs du régime était connu, couvert même par la France, largement rétribuée en retour si on en croit les documents retrouvés dans les archives du dictateur déchu, dont les liens avec le terrorisme islamiste était avéré par le versement systématique de milliers de dollars aux familles des kamikazes, dont les actes ont été jusqu’à bombarder sa propre population à coups d’armes chimiques. Jacques Chirac lui-même en décembre 2002 reconnaissait lui même qu’il existait probablement des armes de destruction massive en Iraq, et n’avait d’ailleurs t-il pas tenté de procurer une centrale nucléaire à l’Iraq dans les années 70 quand il était premier ministre, et que les israéliens avaient eu la pertinence de détruire avant qu’elle ne lui serve à fabriquer des armes nucléaires, dont il est clair qu’il n’aurait pas hésité à faire l’usage, y compris contre son propre peuple.

Saddam dont les ambitions nucléaires, chimiques, biologiques, n’avaient jamais disparues, s’évertuant simplement à s’acheter une conduite pour lever l’embargo et ensuite reprendre son programme d’armement, comme le prouvent les documents saisis en Iraq depuis la libération ? Cela, aussi, la France de Chirac le savait. La France de Chirac qui a tenté et tente encore de diviser le monde occidental face à la menace de l’islamisme, par « peur intérieure », autant que par concomitance réelle avec certaines forces obscures, dans une espèce de fuite en avant au constat de sa puissance déchue, à laquelle elle voudrait encore s’accrocher quitte à s’allier avec le diable pour se faire croire encore qu’elle peut peser.

La France de Chirac a fait le choix du pire, de la compromission avec les pires éléments du monde arabo-musulman, avec les pires régimes de Bagdad avant 2003 à Damas aujourd’hui encore, avec une propension même à favoriser l’émergence du néo-gauchisme en Europe en lui donnant régulièrement des accessits au plus haut niveau, comme cette idée de taxe internationale qui préfigure un modèle fiscal mondial dont la vocation socialiste ne peut échapper à personne.

Qu’une jeune femme de 23 ans ait été lapidée dans une grande ville d’un pays occidental, ne peut l’avoir été que dans la France de Chirac, et à Marseille à fortiori, cette porte d’entrée des « jeunes chiraquiens » de 2007. Il eut un temps où l’on aurait dénoncé le « parti de l’étranger », mais le politiquement correct est passé et ces choses ne se font plus, ne se disent plus, sans risquer tel ou tel procès dans la France totalitaire de Chirac où la pensée politique elle-même est de plus en plus emprisonnée, comme l’affaire Buttiglioni l’a montré grâce aux agissements de députés européens français « bien pensants. »

Qu’importe, le peuple lui, n’en pense pas moins et sait bien les mensonges qu’on lui distille, quand les élites journalistiques s’en prennent à un soldat Américain pour avoir abattu ce qui n’était de toutes façons qu’un terroriste islamiste qui avait probablement participé à toutes les horreurs découvertes à Falloujah et sur laquelle les media français se sont bien abstenus de faire des commentaires, et pourtant nombres de salles de tortures, traces d’atrocités abominables commis sur des hommes, des femmes et même des enfants, ont été révélées sur la façon dont, ce que la « France de Chirac » appelle des « résistants », traitaient leurs victimes, des irakiens, des pauvres gens qui refusaient simplement l’application Talibane de la loi coranique dans leur ville.

 

La France accepte La Marseillaise en arabe.

 Une exception. Le président Jacques Chirac vient d’accepter officiellement l’interprétation, l’enregistrement et la diffusion d’une nouvelle version de La Marseillaise... en arabe. Comme pour faire oublier ce qui s’était passé au Stade de France lors du match « politisé » entre la France et l’Algérie, le 6 octobre 2001, lorsque La Marseillaise avait été sifflée et le stade de Saint-Denis envahi par les « supporters » des Verts. Cette initiative a été prise récemment par trois chanteuses d’origine algérienne Hayet, Amira et Malya, la fille du chanteur chaâbi H’ssissen, qui ont décidé de chanter en arabe l’hymne national français non sans l’arrangement judicieux de Karim Albert Kook qui a couplé les premières notes de Qassamen à La Marseillaise.

Cette nouvelle version (qui est loin d’être une parodie) connaîtra, à coup sûr, nombre de commentaires à sa sortie. En effet, tout le monde garde en mémoire, ici et là, l’incident de Saint- Denis qui avait provoqué, rappelons-le, une onde de choc des deux côtés de la Méditerranée. On nous a confié sous le sceau du secret que cette « création originale » a été expressément autorisée par la plus haute autorité de l’Etat français, en l’occurrence le président Jacques Chirac en personne. Du côté français, on nous avoue que c’est là une preuve supplémentaire qu’à travers La Marseillaise, la révolution française reste avant tout un symbole universel.

Il y a lieu de préciser qu’aujourd’hui, liberté, égalité et fraternité sont autant de valeurs qui restent à conquérir sans cesse partout dans le monde. Comme chacun sait, l’hymne français qui appelle à lutter contre la tyrannie évoque un « sang impur » qui, par définition, n’existe pas. Ces paroles, considérées, a priori, comme désuètes, ont subi, à cette occasion, un léger « lifting » « un adoucissement qui a été rendu possible grâce à la richesse de la langue arabe », apprend-on par ailleurs. Enfin, pour les « puristes » ou disons plus simplement les conservateurs, l’hymne national est immuable et devrait pouvoir ainsi transcender le temps. Cela dit, si La Marseillaise relate aussi l’histoire d’un peuple qui a su gagner sa liberté, l’hymne national algérien Qassamen continue à nous rappeler que le fondement de la révolution algérienne reste un défi lancé... à la France coloniale.

« La porte du soleil » de Youri Nasrallah (le dur métier de producteur) Par Frédéric_Lellouche.

Dans les années 90, on assistait à la venue sur le marché des SOFICA. Devenir producteur de films tout en réalisant une confortable économie d’impôt, voici la promesse sur le papier. Une belle et grande idée qui donna quelques lueurs d’espoirs aux jeunes réalisateurs fâchés de dépendre uniquement du Centre National de la Cinématographie. Aide à l’écriture, aide au premier scénario, autant de dispositifs gérés par des professionnels et qui donnait, faut-il le dire, peu de satisfaction, sauf à ceux qui en étaient les principaux - et rares - bénéficiaires.

Les SOFICA (Sociétés pour le financement du cinéma et de l’audiovisuel) ont attiré quelques particuliers qui furent souvent les gogos de services. Ce système a surtout été utilisé par les entreprises désirant bénéficier d’une diminution d’impôt en empochant au passage de confortables plus-values en terme d’image.

Mais un facteur se mit à jouer en défaveur des Sofica : la faiblesse du marché des droits des films. L’extrême concentration des films entre deux principaux détenteurs de catalogue, à savoir Canal+ et TF1, a conduit à une absence de concurrence sur ce marché. Amorcé il y a quatre ans, le ralentissement du marché des droits des films se fait aujourd’hui pleinement ressentir. En conséquence, les Sofica n’ont plus la possibilité de récupérer leurs investissements sur les ventes de droits TV. Et elles ferment, les unes après les autres.

Afin de sauver le cinéma français, on a réamorcé la pompe du financement public. Et l’on en vint tout naturellement à demander aux ministères et grandes institutions de créer des fonds d’aide à la création cinématographique. Mais certains ministères, désireux d’étendre leur influence hors de nos frontières, avaient anticipé la crise en créant leur propre structure d’aide au cinéma. Il y a 20 ans naquit FONDS SUD CINEMA, une émanation du Ministère des Affaires Etrangères et du Ministère de la Culture.

Dans un souci de développer la collaboration avec les réalisateurs des pays du Sud et de favoriser la productions de films à forte identité culturelle, le ministère de la Coopération et le ministère de la Culture (Centre National de la Cinématographie) ont mis en place ce mécanisme interministériel d’aide sélective (dans le texte) à la production de longs métrages Comprenons-nous bien : l’aide accordée par le Quai d’Orsay et par le Ministère de la Culture est clairement sélective. Pas question de financer n’importe quoi ! Pour sélectionner les heureux bénéficiaires, une commission, composée d’éminents professionnels, siège plusieurs fois par an et accorde ici et là des aides d’une montant de 7.600 à 100.000 euros mais ne dépassant jamais 130.000 euros.

Jamais …sauf pour le film « La porte du Soleil » de Yousry Nasrallah qui obtint 152.000 euros. Le producteur français de ce film, Humbert Balsan dirige Ognon Pictures dont les oeuvres sont souvent présentés à l’Institut du Monde Arabe. Il a été remarqué, non pour ses talents d’acteur, mais pour avoir aussi produit le film d’Elias Suleiman, « Intervention divine », dans lequel on retrouve aussi les sociétés Gimages Films, Pyramide productions, Flach films et…ARTE.

Bref, le succès fait naître des amitiés. Et c’est très bien ainsi.

Intéressons nous de plus près à cette fameuse commission qui attribue les aides de Fonds Sud. Les noms sont disponibles sur le site du Ministère des Affaires Etrangères. Parmi ces noms figure celui de Jean-Pierre Rehm, directeur artistique du festival du documentaire à Marseille. Ce Festival eut pour présidente Jeanne Balibar, par ailleurs excellente chanteuse et actrice. Mais aussi la fille d’Etienne Balibar, dont les opinions anti-israéliennes ne sont un secret pour personne, et surtout pas pour les lecteurs du Monde.

Lors des 20 ans de Fonds Sud cinéma, célébré en 2004 à Cannes en présence des Ministres Renaud Donnadieu De Vabres et Xavier Darcos, il y eut un long éloge de cette institution. Ce fut, pour nos ministres comme pour le réalisateur cambodgien Rithy Pahn, président de la Commission d’attribution, l’occasion de souligner à quel point ce Fonds est une « machine exemplaire « .

Une sélection de dix films, « 20 ans du Fonds Sud », va être mise à disposition du réseau culturel à l’étranger. Gageons que « Intervention divine » et « La Porte du Soleil » feront partie de cette sélection. Enfin, un livre « Au Sud du cinéma « a été édité, avec les Cahiers du Cinéma et Arte Editions, sous la direction de Jean Michel Frodon. Jean-Michel Frodon, critique de cinéma qui sévit au Monde et que l’on retrouve aussi dans un groupe de réflexion indépendant sur le cinéma, « L’EXCEPTION », créé avec le parrainage du journal Le Monde et de Sciences Po. Il n’y a en effet pas de meilleure preuve d’indépendance d’esprit.

Et alors, nous dira-t’on ? Et alors, rien .

Rien qu’une grande lassitude devant la main-mise de certains milieux intellectuels sur tout ce qui ressemble de prés ou de loin à de la culture et qui tentent d’imposer leur interprétation de l’histoire par tous les canaux possibles.

Arte peut donc bien co-produire les films qu’elle veut et avec les amis et réseaux qu’elle veut. Youri Nasrallah peut bien être monté au pinacle le temps de cette semaine qui verra, sur Arte, un déferlement de haine anti-juive. Jacques Chirac peut bien proclamer haut et fort, au Chambon-Sur-Lignon, que la France rejette l’antisémitisme et les antisémites. Il ne peut être, tout de même, totalement ignorant du financement d’entreprises « artistiques » antisémites par ses propres ministères.

Au passage, il ne faudra plus venir nous dire que ce sont les juifs (Israéliens, c’est plus poli dans certains milieux) qui tiennent les médias, comme le bêle tristement Alain Soral. Car il faudrait que ce soient de vrais béotiens pour accepter un tel déferlement de haine et de falsification de l’histoire justement relevés par Frédéric Lellouche à l’encontre de leur propre peuple. Et s’il advenait qu’une petite maison de production cinématographique à la recherche de financement pour un film présentant l’antithèse absolue de ces brûlots anti-israéliens trouve porte close au Ministère des Affaires Etrangères !

Rien que cette idée fait frémir. !

Que notre Ministre finance donc à tout va, la conscience tranquille, les films qui allumeront le feu dans les banlieues ! Ceux qui sont réellement épris de justice, qui ne font pas de leur amour du 7° art un combat politique, ceux qui ne transigent pas avec l’Histoire parce qu’ils en sont revenus contre notre gré, n’iront jamais se prosterner en de serviles courbettes devant les puissants diffuseurs et financeurs. C’est bien le problème, avec ceux qui considèrent Israël comme une démocratie à part entière : ils n’attendent pas les 152.000 euros octroyés par l’Etat pour continuer à vivre, à espérer et à penser librement. Sur les moquettes épaisses du Quai d’Orsay, l’on continuera à entendre le délicat frottement des pas des flagorneurs en marche. Il y a des bruits de mocassins qui évoquent à s’y méprendre des bruits de bottes (et qui font aussi peur).

 

UNE ANALYSE , UN PROJET

Son objectif est d’intervenir de façon créative dans le champ intellectuel politique, philosophique et artistique contemporain, diffractant l’héritage de l’opéraïsme italien à travers un faisceau de catalyseurs intellectuels, comprenant des grands noms (Spinoza, Deleuze, Negri) ainsi que des penseurs à redécouvrir (Gabriel Tarde, Gilbert Simondon). Tous sont sollicités pour développer des problématisations incisives qui ouvrent des perspectives de luttes et d’espoirs en rupture avec les lamentations et les complaisances dominantes.

Au coeur de la mondialisation, le pouvoir constituant des multitudes apparaît être le point nodal d’une politique d’émancipation et de solidarité différentialiste dont l’enjeu est de « constitutionnaliser le devenir ». Dans ce processus, les subjectivités minoritaires travaillent en profondeur les mouvements post-socialistes ou post-identitaires contemporains, des Indiens du Chiapas au mouvement des femmes ou des homos, en passant par les précaires, intermittents, chômeurs et autres activistes d’Internet. Tous démontrent leur vitalité en tant que composantes incontournables d’une cogestion, en constitution, substance même d’un capitalisme cognitif qui tente de se frayer la voie en se substituant au capitalisme industriel. Leurs nouvelles formes de luttes expérimentent en acte une politique des multitudes consistante et autonome, au point de ne plus devoir recourir aux débouchés politiques offerts par les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier.

 

ARTE : LA CHAINE ANTISIONISTE SE DECHAINE !

Observatoire pour une Lecture de l’Information sur le Proche-Orient

06 octobre 2004. La chaîne publique franco-allemande ARTE va se livrer à un véritable déferlement antisioniste durant les 8 prochains jours. C’est véritablement un tir groupé qui va avoir lieu durant cette semaine. Quatre en première partie de soirée, à 20h45 et deux fin de soirée : difficile de faire mieux. Même la télévision palestinienne ne pourrait rivaliser. ! :

Jeudi 07 octobre 20h45 : La porte du soleil 1ère partie, coproduction franco-égyptien avec des fonds publics français. Le film retrace l’histoire d’une famille arabe de Galilée avec des falsifications historiques, des accusations de déportations et de massacres perpétrés par les juifs, des allusions à la Shoah avec un mimétisme diabolique sur la « nakbah palestinienne » (les images et les textes sont très clairs), en clair un brûlot antisioniste, voire pire et une remise en cause très nette de la création de l’Etat d’Israël. A noter que cette 1ère partie tombe un jour de fête juive : Simh’at Thora, la joie de la Thora ... pendant que les juifs ont une fête de joie, Arte calomnie ...

Vendredi 08 octobre 20 h 45 : La porte du soleil 2ème partie. Au cas où nous n’aurions pas encore compris qu’Israël et les juifs sont des barbares, on nous sert la 2ème partie un vendredi soir (après une fête juive, cela tombe Chabbat ...) Après les avoir déporté, massacré, les juifs vont s’en prendre aux palestiniens pendant 50 ans !

A noter qu’à la suite de cette 2ème partie, il y a un thème dont le titre est : L’Europe et le Monde arabe, avec un documentaire sur le dialogue arabo-européen. Cette suite semble faire partie d’un plan d’ensemble et le message est clair : ce qui gène dans le dialogue entre le monde arabe et l’Europe, c’est Israël et les juifs. Finalement, ce sont eux qui se mettent entre ces 2 civilisations et qui les empêchent de dialoguer sereinement. Le choix du thème juste après le film est voulu et accentue la portée du film.

Cela donne encore plus de crédibilité au livre de Jean-claude Milner sur l’antisémitisme européen : « Les penchants criminels de l’Europe démocratique ».

Lundi 11 octobre 20h45 : Intervention divine. C’est le film de Elias Suleiman qui montre les Israéliens sous une forme cruelle et bête. Alors que les Palestiniens sont pleins d’humour, les Israéliens sont méchants et ridicules. Encore un film anti-israélien.

A noter que c’est une rediffusion assez proche de la 1ère diffusion (juste 1 an). A croire que Arte n’a rien d’autre à programmer, ni d’autres sujets d’importance !

Le Darfour, l’Irak, les massacres au Soudan, au Nigéria, en Asie sont quantité négligeable devant le seul problème à résoudre : le problème d’Israël !

Merdredi 13 octobre 20h45 : Ils ont tué Rabin de Michaël Karpin. C’est un documentaire de 1h qui veut démontrer que l’assassinat de Rabin en 1995 a été l’oeuvre non d’un seul homme (Ygal Amir) mais bel et bien un complot ourdi par le Likoud de Sharon et Netanyaou.

Malgré toutes les commissions d’enquête, ce documentaire va démontrer que non seulement les juifs massacrent les palestiniens (ça, on l’avait compris au bout de 3 soirs sur 5 de projection antisioniste) mais en plus, le seul juif qui voulait la paix, les autres l’ont tué (un peu comme Jésus, finalement). Un documentaire encore une fois plein de parti pris (le titre évocateur puisque au pluriel marque le ton), de contre-vérités et diabolisant Israël.

Vendredi 15 octobre 00 h 30 : La porte du soleil 1ère partie. Au cas où nous n’aurions pas encore compris, on remet le couvert mais cette fois-ci pour les noctambules. Même eux y ont droit, ce n’est que justice. !

Samedi 16 octobre 00 h 30 : La porte du soleil 2ème partie. Cela finira une semaine comme on l’avait commencé : sur un mode antisioniste. Alors, devant un tel déferlement, que dire, que faire ? Il est évident que les dirigeants de ARTE n’aiment pas Israël et n’aiment pas les juifs qui ne se laissent pas massacrer gentiment comme en 1940. Ils sont antisionistes et sous une certaine forme antisémite (la forme de la nouvelle Judéophobie si bien décrit par Pierre-André Taguieff). Plus rien n’existe pour ARTE, plus rien ne compte sauf régler le compte d’Israël et des juifs avec un diabolisation à outrance. Les seules conséquences de ces diffusions à répétition sera encore plus d’antisémitisme larvé, de salon comme de banlieue, d’intellectuels tant à la mode comme de jeunes ...Il n’y a plus qu’à en tirer les conséquences sur le devenir de la France et de l’Europe puisque les pouvoirs publics financent et encouragent ce déferlement de haine anti-israélienne et au-delà antijuive. ARTE est donc la première chaîne antisioniste européenne. Elle ne respecte pas les règles de la démocratie et de la liberté et tombe dans un antisémitisme nouvelle mode.

Pour le prendre sous un mode ironique, on en vient à se demander si comme José Bové l’avait insinué pour les actes antisémites en France, si ce n’est pas le Mossad et l’Agence Juive qui sont derrière tout cela pour faire partir d’Europe les juifs encore plus vite :-)

Frédéric LELLOUCHE

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