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La France : Une économie au point mort.

Vendredi 27 janvier 2012 // La France

Le système de protection sociale de l’Hexagone fait des envieux, mais coûte très cher. En pleine campagne électorale, le gouvernement doit annoncer l’austérité. Il va devoir annoncer rapidement le retrait de ses militaires en Afghanistan suite à l’assassinat de quatre soldats par des « militaires Afghans.

La dégradation de la note est un coup dur pour le président Sarkozy. Le dirigeant français s’était engagé sur l’honneur à préserver le triple A français, allant même jusqu’à déclarer en plein Conseil des ministres : "Si on perd le triple A, je suis mort’ : Mais, lors de la réunion de crise qui a suivi la terrible nouvelle, le message disait plutôt en substance : Pas de panique, agissons comme si de rien n’était et faisons diversion. Ce ne serait donc pas l’économie française qui serait mise en cause, mais bien, selon le conseiller de Sarkozy Henri Guaino, "tous les acteurs de la zone euro".

Sarkozy se retrouve face à un dilemme : l’économie ou la politique. Le gouvernement a déclaré qu’il devait économiser 100 milliards d’euros pour équilibrer les comptes du pays d’ici à 2016. Tout cela alors que la France se prépare pour l’élection, que le chômage a atteint son niveau le plus élevé depuis douze ans et que l’économie est pratiquement au point mort. Le ministre des Finances, François Baroin, a beau s’être engagé à ce qu’il n’y ait pas de mesures d’austérité supplémentaires, il faudrait être idiot ou ne plus rien avoir à perdre pour promettre le contraire.

Les Français jouissent d’un excellent niveau de vie et de prestations sociales très généreuses. Les atouts de la France sont l’industrie automobile, l’aérospatiale, les cosmétiques, le nucléaire, l’assurance et l’industrie pharmaceutique. C’est également la destination préférée des touristes du monde entier. Environ 25% de sa population arrive travaille dans la fonction publique et a été jusqu’à présent préservée de la crise économique.

Le déficit se creuse

Lors des Trente Glorieuses, l’économie française a connu une croissance bien plus rapide que celle du Royaume-Uni et des Etats-Unis, grâce à une série de plans mis en place par les gouvernements. Les dirigeants politiques, toutes tendances confondues, soutenaient la nationalisation de pans entiers de l’industrie, notamment dans les secteurs bancaire et pharmaceutique, ainsi que l’Etat providence. Mais la France a commencé à privatiser sous le président socialiste François Mitterrand, à la fin des années 1980, un processus qui a continué sous Jacques Chirac, puis sous son successeur, Nicolas Sarkozy, en 2007, même si l’Etat reste l’actionnaire majoritaire de nombreuses entreprises clés de l’économie.

Les infrastructures, le système de santé et les services sociaux de la France ont beau faire envie à nombre de ses voisins européens, ils ont creusé les déficits publics. Pour les financer, les impôts, notamment sur les entreprises, sont très élevés, ce qui a conduit ces dernières à délocaliser vers des pays où les salaires sont plus bas et où la protection sociale est quasi inexistante.

Paradoxalement, la productivité horaire du travail en France est plus élevée qu’au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Mais cette situation s’explique par le fait qu’une proportion bien moins importante des Français travaillent à plein temps. Les étudiants commencent à travailler plus tard et un grand nombre de personnes prennent leur retraite avant 6o ans. Si la France a mieux vécu la crise de 2008 que d’autres pays de l’UE, notamment grâce à l’importance de son secteur public, la reprise a été des plus faibles.

L’exemple allemand

Dans un rapport intitulé "Doing business en 2012, la Banque mondiale a classé la France au 29ème rang pour sa capacité à faciliter les rapports entre les entreprises et l’administration, les Etats-Unis ont obtenu la 4° place, la Norvège est arrivée-6 le Royaume-Uni 7°, l’Irlande 10°, la Suède 14° et l’Allemagne 19°.

Quand la France a été menacée de perdre son triple A, l’an dernier, la réaction de Sarkozy n’a été qu’une variation de sa campagne de 2007 : " Travailler plus pour gagner plus ". Les Français, avait-il ajouté, doivent prendre exemple sur les Allemands. Mais la dégradation de la note de la France a au moins eu le mérite de dissiper le mirage de cette relation franco-allemande équilibrée que Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel - les Merkozy - ont tant voulu mettre en avant. Nous avons besoin des Français sinon on va penser que l’Allemagne veut dicter sa conduite au reste de l’Europe, avait déclaré un représentant allemand lors d’une des nombreuses réunions de crise organisées à Paris en décembre. Il sera désormais bien difficile pour la France et pour Sarkozy- de faire la leçon à ses partenaires européens.

Des investisseurs méfiants

L’opinion d’un quotidien placé sous la tutelle du Parti communiste chinois.

En contradiction avec le calme affiché par le gouvernement français, nombre d’économistes estiment que la dégradation de la note française aura des conséquences très négatives sur l’économie nationale. En effet, le triple A avait longtemps permis à la France de protéger son économie, et la révision à la baisse de cette note affecte la confiance dans les emprunts nationaux. Les entreprises vont devoir payer le prix fort pour lever des capitaux, et les investisseurs désireux d’effectuer des placements en France vont redoubler de prudence. La situation ne pourra donc qu’empirer.

Autre source d’inquiétude pour la France : l’Allemagne, son principal partenaire économique au sein de l’Union européenne, conserve, elle, son triple A, ce qui accroît encore l’écart entre les deux pays. Non seulement la France est lourdement endettée avec une dette publique évaluée à 82 % de son PIB, mais la situation financière de la France est également loin de valoir celle de l’Allemagne. En matière de commerce extérieur, tandis que l’Allemagne est excédentaire, la France a toujours plus de mal à empêcher son déficit commercial de se creuser. Du fait de cet écart, les deux pays devraient rencontrer encore plus de difficultés à coordonner leur marche et à œuvrer de concert au sein de l’Union européenne. Voilà qui ne joue pas en faveur d’une sortie de la crise des dettes souveraines de l’UE ! D’un point de vue politique, la dégradation de la note française porte également un coup dur aux chances de Nicolas Sarkozy de rester président, à seulement cent jours du premier tour de l’élection présidentielle, puisqu’elle a sans aucun doute valeur de vote négatif pour le gouvernement actuel.

La France en deuxième division

Personne n’a véritablement été surpris et, pourtant, la nouvelle de la dégradation de la note de la France reste un choc ; Depuis, les divers porte-parole du parti au pouvoir, François Fillon en tête, s’efforcent de minimiser l’impact de cette relégation en deuxième division. Ce que l’on devinait déjà dans les coulisses du sommet duG20 à Cannes [en novembre 2011] est aujourd’hui visible aux yeux de tous : la France ne fait plus partie des Etats puissants et vertueux, elle appartient désormais à la deuxième classe européenne, celle que Sarkozy avait lui-même surnommée le club Mer !

Cette nouvelle aura un effet direct sur le duo Merkel-Sarkozy. Du couple Merkozy, il ne reste plus qu’un Merkel &Co. Pour maintenir un minimum d’influence, Sarkozy va devoir s’entendre avec le président du Conseil italien Mario Monti. Comme à Strasbourg, fin 2011, le gouvernement de l`Europe devrait donc passer de deux à trois têtes ce vendredi à Rome où une rencontre est prévue entre les trois leaders. Fidèle à lui-même, Sarkozy devrait manifester au niveau européen le même syndrome d’hyperactivité désespérée qu’au plan national afin de compenser ces faiblesses. Le président français voit probablement sa fin approcher. On comprend mieux pourquoi il incite constamment l’Europe à presser le pas, comme dernièrement avec la taxe sur les transactions financier. Son problème de calendrier a l’approche de l’élection présidentielle et la faiblesse de son bilan sont néanmoins le cadet des soucis de l’Europe.

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