Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

La Défense, le Manhattan français ...

Mardi 20 décembre 2005, par Paul Vaurs // La France

Introduction.

Si j’ai souhaité m’exprimer sur ma bonne Ville de Puteaux, c’est pour que les Citoyens de cette ville « où je travaille et habite depuis 30 ans », aient de cette commune une autre vision que celle, diffusée par un quarteron de picadors en manque de corrida. Ils sont, tout autant méchants que malhonnêtes. Certes, en Démocratie tout ou presque est autorisé, mais il y a des limites à ne pas dépasser.

La France est une Démocratie, et les anathèmes grossiers et haineux doivent s’exprimer lors des différentes élections. Un Site Internet se doit d’être correct, il peut critiquer, mais surtout, comme c’est le cas à Puteaux, faire des contres propositions. C’est du moins mon humble avis. En 2008 Puteaux, comme l’ensemble des Communes de France et de Navarre devront voter pour élire une équipe Municipale. C’est à ce moment-là, que se jouera, le sort de Puteaux.

Oui je suis un ami de Madame le Maire, et quitte à choquer les âmes sensibles, j’ai aussi pour ami un homme que j’affectionne depuis 1978, cet homme, c’est Nicolas Sarkozy. Il a les qualités requises pour être Président de tous les Français en 2007. Que le Grand Architecte de l’Univers le protège ainsi que Joëlle Céccaldi Raynaud.

A la fin de ma réflexion sur la Ville de Puteaux notre bien aimé Cité et sur l’honorable famille Ceccaldi ; le Docteur Jean Claude M’Bida ,qui demeure à Puteaux depuis 15 ans, nous donnera ses impressions.

Paris nous ouvre ses bras.

Si je n’avais que 25 ans, lors de mon arrivé à Puteaux, j’avais depuis 24 mois l’expérience des responsabilités. Avec mon Epouse, nous avions pu acheter un café-restaurant à St Ouen grâce à l’aide de mes compatriotes Aveyronnais, qui n’ont pas hésité à nous faire confiance. Certes, ma femme était d’origine Tarnaise, mais très vite « Marchants de vin, de Café, de Bière + une banque Aveyronnaise » nous ont prêté les capitaux nécessaires pour devenir des propriétaires, mais des « patrons » endettés jusqu’à la moelle. Jamais je ne pourrai oublier la cruauté de la Mairie communiste de St Ouen. Ces « Français Staliniens » attardés, nous prirent pour des Juifs Pieds Noirs. Nous recevions des lettres de menaces, certaines disaient vouloir ouvrir le ventre de ma femme pour tuer notre futur enfant, enfin, nous vivions un véritable calvaire. Un jour, une personne proche du Maire m’entendit parler une autre langue que le Français, elle me demanda qu’elle fût ce langage qu’il ne comprenait pas. Je lui ai expliqué que je parlais le » patois » du Rouergue, Province dont j’étais issu.

Mais vous n’êtes pas Juifs ? Non, lui ai-je répondu, je suis Catholique, et Aveyronnais, mais à mes yeux, être Juif n’est pas une tare, être Juif ou Chrétien, c’est pareil. A partir de ce jour, j’ai demandé à voir le Maire un certain « Lefort, » il s’excusa du mal que ses amis m’avaient fait, cependant, il me fit savoir que je devais acheter tous les Dimanches le journal « L’Humanité » + un petit versement pour « la bonne cause » de 50 francs par semaine. Au bout de 24 mois, nous sommes partis de cette ville en jurant que plus jamais, nous aurions un commerce dans une ville communiste.

Notre couple arriva à Puteaux en 1965. Mes compatriotes nous ont avancé les fonds nécessaires pour acquérir un commerce de Bar-tabac, + un hôtel de dernière catégorie, hôtel que nous avons transformé en établissement 2 étoiles en 1978.

La Mairie était « Socialiste », le Maire Monsieur Dardelle était aussi Conseiller Général. Il avait deux tendances qui pour lui devaient s’accommoder avec ses deux mandats politiques. Il avait très souvent recours à l’alcool, c’est d’ailleurs cette boisson, qui lui causa un dramatique coup dur « , « je crois savoir que c’est en 1969 » que conduisant en état d’ivresse, il fut victime d’un accident qui lui laissa des conséquences dramatiques.

Le Maire aimait les belles femmes, jusque-là, rien de répréhensible, mais il ne fallait pas qu’il touche aux deniers publics. Ces deux défauts « L’alcool et les femmes » furent sa perte. Et c’est avec le respect de la Démocratie, que son principal collaborateur fut élu Maire de Puteaux. Cet homme était « Charles Ceccaldi Raynaud « . Depuis 1969 il est réélu avec plus de 60% des voix au premier tour de scrutin. Après plus de 30 ans de Magistrature suprême, c’est sa Première Adjointe qui lui succéda courant 2004.

En 40ans de vie à Puteaux, j’ai pu constater que l’Hôtel de Ville avait le plus grand respect au regard de la diversité de sa population. Puteaux est une ville multi culturelle, multi ethnique, multi raciale. Que l’on soit Chrétien, Juif, Musulman, athée ou agnostique, tous ont leur place à Puteaux. Le Maire fête avec la même tolérance et le même respect :: » Noël, Pâques, les Fêtes Juives ou Musulmanes », personne n’est oublié. Cette tolérance, mes amis Portugais ont pu la vérifier le jour, où grâce au Maire, à son épouse, et à Madame Joëlle Ceccaldi, ils furent honorés à la Mairie dans le cadre d’une association caritative que j’avais l’honneur de Présider.

Tout au long de mon parcours à Puteaux, j’ai suivi, et vécu le drame de toute une population qui devait quitter, peu à peu les pavillons qui se transmettaient de génération en génération. Cette population ne pouvait opposer aucune résistance à la Machine Infernale qui petit à petit construisait des immeubles et des tours servant à abriter des bureaux. L’Etablissement public pour l’aménagement de la Défense, voulu par les gouvernements de la France, bouté hors de leurs chaumières des familles, qui devaient accepter d’être relogés dans des tours de plus de 50 étages. Je peux affirmer que grâce à la compréhension du Maire et de ses Conseillers, les expropriés purent demeurer dans leurs pavillons le temps nécessaire pour se faire à l’idée, qu’un jour, ils devraient partir. Sous l’apparence d’homme glacial, se cache un humaniste qui connaît, plus que quiconque les souffrances physiques et morales, que subissent ceux qui doivent partir pour laisser la place au gigantisme que représente « Le Quartier de la Défense. »

Il faut avoir connu Puteaux en 1965, avec pour Maire un brave homme pour qui, je l’ai dit en amont, le bon vin et les jolies femmes, étaient sa priorité. Par contre, il ne faisait rien pour sa ville. Je commets une erreur : » Chaque année, il présidait une course de vélos, qui traversait Puteaux de toutes parts ». Avec Charles Ceccaldi Raynaud, tout changea. Désormais nous avions à la Mairie un homme à la poigne de fer dans un gant de velours. Un Maire élu, avec plus de 70% de voix au premier tour de Scrutin, pouvait s’appuyer sur une population qui lui témoignait sa confiance tous les SIX ANS.

J’ai donc connu trois Maire à Puteaux : » Georges Dardelle, Charles Ceccaldi Raynaud et Joëlle Ceccaldi Raynaud.  » En tant que commerçant, je me suis vite rendu compte de la différence de rapport face à une Mairie Communiste et une Mairie de Centre Droit. A Puteaux nous ne subissions plus les pressions que nous imposaient les Communistes, certes, il n’était nullement question de nous occuper de la politique locale, pour cela, il y avait les élections démocratiques tous les six ans.

J’ai vécu de très près, la rixe qui fit un mort un matin de…..je crois que c’était en 1971. Je revenais de faire mon marché à Montesson, et je suis arrivé quelques secondes après le décès d’un Musulman. Ce dernier avait été frappé par des hommes inconnus, tant parmi ma clientèle que par le Maire. La presse toujours avide de sensation, jeta des anathèmes sur notre Commune, et sur la Municipalité. La police ayant réussi à mettre la main sur ces malfaiteurs, la justice les condamna à des peines de prisons.

Les adversaires du Maire, plus une certaine presse aux ordres d’une Russie encore Soviétique déversèrent des flots d’ordures, toutes infamantes. Malgré toutes ces injures calomnieuses Monsieur Ceccaldi Raynaud fut réélu avec plus de 70% des voix aux élections Municipales qui suivirent ce dramatique incident. Ses adversaires politiques furent déconfits et embarrassés, mais hier, comme aujourd’hui, ils s’expriment par médias interposés, sans rien proposé, leur programme peut se résumer dans deux mots : » Critique et Délation. »

Bien qu’extrêmement pris par mon travail : « 16 heures de travail par jour, 7 jours sur 7 », je m’intéressais à la vie de notre cité. Puteaux et une ville , une commune où personne n’est oublié. : » Jeunes, moins jeunes, anciens. » Des centres de vacances en Bretagne, en Corse, dans les Alpes, des sites, où confort rythme avec ( bonne bouffe) et où les tarifs, étaient et sont à la porté des salaires les plus bas. Si le Maire constate qu’une famille vivant à Puteaux n’a pas les moyens de se payer ce type de vacances pourtant bon marché, les services sociaux de la Ville offrent gratuitement les séjours de vacances.

Les Maman de Puteaux, n’ont pas de souci pour leurs Bébés, des crèches en nombres suffisants, accueillent les tout petits. Ils ont à leur disposition, un personnel compétent et attentif. Si le Bébé ou le jeune enfant déjeunent au « restaurant » de la crèche, des mini-repas « gastronomiques » leurs seront servis.

Pour les plus grands, Puteaux à des infrastructures ultra moderne, ils ont à leur disposition des cours de tennis couverts et au grand air, des piscines du même ordre, des stades pour jouer aux sports collectifs, + des salles pour pratiquer la danse, les sports martiaux, la liste est loin d’être exhaustive tellement la Municipalité de Puteaux professe l’amour des jeunes comme celui des anciens. Pour ces derniers, la Mairie a construit une maison dite de retraite, mais pour qui connaît l’établissement, c’est davantage une maison d’accueil avec un personnel dévoué, ayant des compétences médicales .

A Puteaux, le Maire n’a pas attendu la canicule de 2003 pour faire climatiser cette résidence 3 étoiles .

Nous avons de nombreux établissements scolaires, des écoles Publiques et Privés, des Lycées et des Collèges, tous présentent un extérieur et un intérieur irréprochable. Le Maire est très préoccupé quant à la qualité des établissements scolaires, tant dans le domaine pédagogique que dans celui du confort, pour les professeurs et pour les élèves. Nous avons aussi des établissements modernes qui peuvent loger et nourrir, une jeunesse qui a des difficultés pour trouver de quoi vivre décemment à Puteaux.

Contrairement à deux villes sœurs :: » Neuilly sur Seine et Suresnes », Puteaux offrent des logements sociaux en quantité et en qualité. Il est vrai, que nous trouverons toujours des « Raleurs » pour dire que la Mairie n’en fait pas suffisamment. Les Français se distinguent un peu trop pour leur défaitisme, ils sont parfois pires qu’une fée carabosse. Je sais qu’à Puteaux nous avons « des picadors en manque de corridas » ils sont sans avenir. Ils causent, écrivent, paradent à la télévision.

Que celui où celle qui prétend pouvoir faire mieux que l’actuelle Municipalité se présente face aux électeurs en 2008, et l’on constatera ce qu’aura choisi la volonté populaire.

Puteaux, c’est aussi « LA DEFENSE », et la ville peut remercier Monsieur Charles Ceccaldi Raynaud pour le courage et le mérite qu’il a eu, en défendant avec obstination les intérêts de notre ville, de sa ville.

La Défense s’est bâtie lorsque de grandes volontés se sont manifestées pour avoir un centre d’affaires, des plus important du monde. L’histoire de la Défense est faite d’éclairs de génie, de grandes volontés, de travail consciencieux et d’embûches, et de création.

En 1988, malgré l’Arche en construction, l’Etat se désintéressait de l’avenir de la Défense et il se conduisait en prédateur, prélevant 400 mil­lions de francs sur les finances de l’établissement public chargé de mener à bien l’aménagement du quartier. En 1990 l’État s’était à nouveau engagé dans la Défense et lançait, à l’ouest, une nouvelle grande politique d’aménagement. Son comporte­ment était volontaire et net.

Le Ministre Jean-Pierre Beysson avait son bureau du boulevard Saint-Germain. Il décrivait la situation de I’EPAD comme celle d’un établissement financièrement sain et ayant de nouvelles perspectives de développement. Le gouvernement, avait l’intention de mettre, pour la première fois, un élu local à la présidence du conseil d’administration, alors que jusqu’ici cette fonction avait toujours été exercée par un fonctionnaire. Etant donné que « Le quartier de la Défense avait ses principales structures sur la commune de Puteaux » ce fut Charles Ceccaldi Raynaud le Maire de Puteaux, qui fut, tout naturellement choisi, pour Présider cet ensemble gigantesque.

Christian Pellerin , le président de la SARI, a été le principal promoteur de la Défense, il entretenait des relations courtoises et efficaces avec le Maire de Puteaux. La construction du Site de la Défense obligeait des promoteurs ou autres agents de l’Etat, à rencontrer les deux principaux élus du site, Charles Deprez, maire de Courbevoie et Charles Cec­caldi Raynaud, maire de Puteaux. Charles Deprez est un septuagénaire de bonne allure, au visage et à l’attitude carrés. Ce fut surtout Charles Cec­caldi Raynaud qui retint l’attention. Son physique était très soigné, il avait un profil d’aigle, un regard dur, mais pétillant de malice et d’intelligence.

Vouloir faire de la Défense un quartier d’affaires des plus modernes et des plus attractifs, exigeait que les responsables travaillent en osmose avec les élus locaux. C’est ainsi, qu’ils firent la connaissance de Charles Ceccaldi Raynaud quelques jours plus tard quand il les invita à déjeuner à la mairie de Puteaux. Le maire ac­cueillit ses hôtes dans une salle à manger particulière, plutôt grande, avec une petite table au milieu. Sur une desserte, se trouvait un superbe étalage de fruits de mer. Le déjeuner fut somptueux. Un maître d’hôtel servait en habit.

Monsieur Ceccaldi Raynaud fit à ses hôtes un accueil courtois, voire cordial, mais précis. Il posa d’emblée le problème de la répartition des pouvoirs. Il connaissait parfaitement l’article du décret qui définit les pouvoirs du directeur. Sur cette base, tous furent d’accord pour donner au président la primauté dans toutes les tâches de représentation officielle et les travaux du conseil d’administration. Au directeur l’autorité sur le personnel et la possibilité d’engager juridiquement et financièrement l’établissement. Tous souhaitaient établir une collaboration positive et harmonieuse.

La haute direction de L’EPAD était composée de Jean Jérusalémy, le secrétaire général, rompu au monde de l’immobilier, de Jean Leclercq, chef de la division Travaux, ingénieur expérimenté, dirigeant d’im­menses chantiers, de François Méneret, chef de la division Etudes générales et Exploitation, à l’efficacité souriante, de Jacques Pantin, chef de la division juridique et financière, juriste scrupuleux. L’équipe fit une impression de calme, de solidité et de compétence. Elle eut le sentiment qu’elle pouvait désormais, travailler en pleine confiance.

La date du conseil d’administration, au cours duquel devait être élu le nouveau président, avait été fixée le 18 décembre. Durant la première partie du conseil, tous, attendaient en coulisse. Il fallait que Monsieur Deschamps présente sa démission, que le président soit élu et que le conseil donne un avis sur le nouveau directeur que le gouvernement avait l’intention de nommer. Tous pénétrèrent dans la salle du conseil. Monsieur Ceccaldi Raynaud les informa de l’avis du conseil et ils prononcèrent quelques mots pour remercier celui-ci de sa confiance. N’étant pas encore directeur et Deschamps ne l’étant plus, c’est Jérusalémy qui présenta les rapports durant la seconde partie de la réunion. Le conseil devait être suivi d’un apéritif pour saluer le départ de Deschamps. Pour éviter à celui-ci d’attendre à son tour en coulisse, Charles Ceccaldi Raynaud l’invita par courtoisie à assister à la séance.

La méthode du Maire de Puteaux est simple, il insiste pour obtenir de L’EPAD des contres partis pour améliorer le sort des habitants de la ville dont il était le Premier Magistrat depuis 1969. La Défense a été réalisée sur le territoire de trois com­munes : Puteaux et Courbevoie en ce qui concerne le quartier d’affaires, Nanterre pour le quartier du Parc. Ces communes, n’ont pas voulu la Défense. Elles l’ont subie. Elles l’ont ressentie — et à juste titre — comme une enclave de l’État dans leur territoire. Même si leurs maires siégeaient au Conseil d’administration de l’EPAD, elles se sentaient dépos­sédées. L’aménagement du quartier leur échappait.

Dans les années qui suivirent immédiatement 1981 et la décentralisation, une sorte d’accord politique fut conclu entre l’État et les communes. L’EPAD achevait l’aménage­ment du quartier d’affaires et du quartier du Parc, mais pour tout le reste de son périmètre on retombait dans l’urbanisme municipal. Les trois conseils municipaux et le conseil d’administration de I’EPAD votèrent en faveur d’une réduc­tion du périmètre d’intervention de l’établissement. A cette volonté de prendre les affaires en main s’ajoutaient en 1988 deux réflexes. Le premier était une certaine fierté d’être les communes de la Défense celle-ci portait désormais une image valorisante, qui différenciait ces villes des autres com­munes de banlieue. Le second était de tirer profit de la capa­cité financière de I’EPAD et de la richesse créée par celui-ci.

Pour atteindre cet objectif, Courbevoie et Nanterre s’y prenaient classiquement. En contrepartie des opérations concernant leur territoire, elles demandaient le financement de tel ou tel équipement. Ainsi, dans le cadre de l’aménage­ment d’une ZAC dite Défense 5, aux confins du quartier d’affaires et de la ville de Courbevoie, l’EPAD versait une participation de plusieurs dizaines de millions de francs aux équipements de la commune. Tout cela ne s’éloignait pas des pratiques normales entre une commune et un aménageur, se faisait au grand jour et donnait lieu à des délibérations explicites du conseil d’administration de I’EPAD.

Il n’en était pas de même de la ville de Puteaux, qui avait de tout autres ambitions et de tout autres manières de procéder. La méthode du maire de Puteaux, Charles Ceccaldi ­Raynaud, est simple bloquer une opération jusqu’à ce qu’il obtienne de I’EPAD ou d’un autre interlocuteur les contre­parties qu’il a fixé. Aucune décision municipale attendue par l’aménageur ou un promoteur ne peut être obtenue sans contrepartie. Tout moyen de blocage est bon. Le principal et le plus efficace reste les anciens chemins communaux, aux tracés vieux de plusieurs siècles, dont le déclassement et la cession à I’EPAD sont indispensables à l’aménagement de la Défense. Le Maire de Puteaux, contrairement à ses collègues, tenait absolument à avoir la maîtrise des travaux fait sur sa commune.

Jean Millier, président-directeur général de I’EPAD de 1969 à 1977, connaissait Monsieur Ceccaldi-Raynaud, celui-ci avait toujours procédé ainsi. Il avait obtenu de l’EPAD divers équipements ou terrains en compensation de bouts de chemins qui s’avéraient indispensables. Millier n’estimait pas cela anormal c’était de bonne guerre et restait dans des proportions raisonnables. Depuis l’époque de Millier, le Maire de Puteaux, homme d’une intelligence remarquable, rusé et fin négociateur, avait perfectionné ses pratiques et augmenté ses exigences dans des proportions considérables.

Le Maire de Puteaux souhaitait pouvoir disposer, d’un espace vert qui avait été aménagé avec soin par I’EPAD, car il était traversé par un chemin pour les piétons qui assurait la liaison entre la Cité d’affaires et le quartier du Parc. Un terre-plein habilement conçu cachait entièrement la vue sur la RN 314 qui arrivait de Nanterre sur le boulevard circulaire. Le promeneur ne pouvait pas soupçon­ner qu’il était à quelques mètres d’un impressionnant échangeur et se trouvait à l’abri du bruit au milieu des arbres et du gazon. L’EPAD avait cédé pour un franc symbolique cet espace vert à la ville de Puteaux. Cette cession gratuite se justifiait car un espace vert ne rapporte rien et coûte cher à entretenir. La ville de Puteaux acceptait apparemment cette charge. C’est à cet endroit, et suite à une révision de POS, que la ville, autorisa la réalisation d’un programme de 50 000 mètres carrés de bureaux dont le promoteur serait la SARI.

Les Portes sud, qui constituent un des plus beaux ensem­bles architecturaux de la Défense, sont composées de deux immeubles Pascal et Voltaire. Alors que le premier avait été construit par la SARI, l’EPAD avait décidé d’attribuer le second à l’UAP, provoquant l’amertume de Christian Pellerin. Surtout, I’EPAD souhaitait lancer de nouveaux programmes de bureaux sur le quartier des Bouvets, qui étaient subordonnés à une révision du POS, donc à un accord de la commune. Dans ce contexte I’EPAD accepta la construction de bureaux sur l’espace vert de la rue Kupka. La politique du maire de Puteaux consistait à densifier au maximum dès lors qu’il pût s’approprier un terrain de 1’EPAD et en retirer des charges foncières pour sa commune.

Pendant des années, les agents de I’EPAD avaient eu le sentiment de batailler pour préserver les intérêts de la Défense contre les appétits de la ville de Puteaux. Ils n’avaient pas digéré un certain nombre de « coups » réussis par celle-ci, mais justifiables sur le plan de l’urbanisme. Le gouvernement décidait de porter le maire de Puteaux à la présidence de l’établissement public. Cette décision fut perçue comme l’introduction du loup dans la bergerie. Les « épadiens » — c’est ainsi qu’ils se nomment eux-mêmes — se sentirent abandonnés par l’État. Tout comme le Maire de Puteaux, les responsables de L’EPAD, avait une grande idée de leur mission. Ils éprouvent le sentiment d’avoir participé à l’édification d’une grande oeuvre qui a exigé de surmonter beaucoup de difficultés et de faire preuve d’une grande continuité pour rester fidèle à l’idée initiale. Ce sentiment peut s’accompa­gner d’un certain dogmatisme et d’une certaine immobilité intellectuelle, mais il n’est pas sans noblesse.

Depuis 1978, Christian Pellerin, avait beaucoup apporté à la Défense. Il avait su prendre le risque de s’y impliquer à un moment où ce choix n’avait rien d’évident. Il avait fait preuve d’une vision dynamique de ce quartier, d’un savoir-faire profes­sionnel remarquable et d’une belle capacité d’imagination. Entouré d’équipes excellentes, Pellerin avait su renouveler la conception des immeubles de bureaux et témoigner d’un exceptionnel dynamisme commercial.

Sur plusieurs points, il était même à l’origine d’innovations concernant l’aménage­ment de la Défense dans lesquelles L’EPAD ne se serait pas engagé de lui-même. Alors que I’EPAD, s’il n’avait pas été un peu bousculé, aurait pu rester figé dans l’application imperturbable des mêmes principes d’urba­nisme pendant trente ans, l’intervention de la SARI avait permis de créer une tension bénéfique entre la nécessaire continuité d’action de l’aménageur public de la Défense et une nouvelle capacité d’imagination. Enfin Pellerin était capable de concevoir et de mener à bien des programmes nouveaux et complexes le CNIT en est le plus bel exemple.

Si Christian Pellerin avait beaucoup apporté à la Défense, celle-ci lui avait rapporté beaucoup, tant financièrement qu’en termes d’image. Cela n’a absolument rien de critiquable bien au contraire. La SARI a construit durant les dix dernières années environ un tiers des surfaces de bureaux existant aujourd’hui à la Défense. Cela s’explique par un quasi-monopole, durant cette période, dans l’attribution des droits de construire dans le quartier d’affaires. A part la Grande Arche et la tour Voltaire, peu d’immeubles importants lui ont échappé. Au quartier du Parc, I’EPAD continuait à faire jouer la concurrence entre plusieurs promoteurs avant d’attribuer les droits de construire des immeubles, il fit de même dans le quartier d’affaires en mettant les entreprises en rivalités.

Dans un périmètre d’opération nationale jamais un pro­moteur n’aurait pu acquérir une telle position sans l’appui direct du ministre de l’Equipement. Or, quel que soit le titulaire du poste, Christian Pellerin avait su nouer avec lui des liens privilégiés lui permettant de court-circuiter I’EPAD. Pellerin travaillait directement avec le ministre qui imposait ensuite ses décisions à l’aménageur public de la Défense. Ainsi pour le quartier Valmy, I’EPAD s’était vu imposer du jour au lendemain un projet préparé par la SARI, très différent de ses propres études. Christian Pellerin a une capacité de conviction et de séduction peu commune. Lorsqu’il a besoin d’un interlocu­teur, il sait le rencontrer, le séduire, le convaincre et le faire passer dans son camp. Il a su ainsi tisser un remarquable réseau de relations dans les milieux politiques de manière à rester opérationnel quels que soient les gouvernements.

Plus encore que ce quasi-monopole acquis dans l’attribu­tion des droits de construire, le principal ressentiment des agents de I’EPAD à l’égard de la SARI découlait du fait que ce promoteur privé leur avait volé l’image de la Défense. Christian Pellerin a un sens aigu de la communication. Cela fait partie de son métier. Il sait faire parler de lui, faire connaître ses réalisations et se mettre en avant. La tradition d’un établissement public est d’être plus modeste. Il est d’ailleurs plus difficile à ses dirigeants de se valoriser personnellement de peur de porter de l’ombre aux ministres ou aux élus locaux. Enfin les représentants du ministère des Finances au conseil d’administration estiment qu’il faut limiter les dépenses de communication, car elles ont une connotation de futilité. Pour toutes ces raisons I’EPAD n’a jamais eu de politique de communication. Il laissait ainsi toute la place à Monsieur Pellerin.

En attendant que les nouvelles constructions atteignent le niveau de la dalle, la grand-voile de béton resta offerte aux yeux du promeneur jusqu’au mois d’octobre. L’on assista alors dans la presse à une floraison d’articles ou d’interven­tions plaidant que ce serait maintenant un crime de cacher cette superbe voûte enfin révélée. Les tenants de la pureté de l’architecture souhaitaient l’arrêt du chantier. Outre l’irréa­lisme financier de la proposition, ses auteurs ignoraient ce que le nouveau CNIT allait apporter à la vie de la Défense. Le principal talent de Christian Pellerin est son art de la programmation, c’est-à-dire sa capacité à imaginer pour un lieu une utilisation pertinente, souvent originale, puis à la mettre en oeuvre, jamais il n’a poussé cet art aussi loin qu’au CNIT.

La création du nouveau CNIT constitua une opération remarquable, non seulement du fait de la qualité du programme, mais également parce que le chantier fut mené d’une manière exceptionnelle. Pour le monde du bâtiment et des travaux publics, le chantier du CNIT constitua une performance qui fera date. Ce chantier de construction colossal ne dura qu’un peu plus d’un an. Cette performance est l’oeuvre d’un homme, Patrice Elluin, directeur général de SARI Ingénierie, responsable des travaux. Celui-ci décida d’utiliser le plus systématique­ment et le plus complètement possible toutes les possibilités qu’offrait l’informatique pour la conception et l’organisation d’un tel chantier. Maître d’ouvrage, architectes, entreprises, tous durent utiliser le même système informatique permet­tant une communication parfaite. 80 000 plans furent saisis par le système central. Dès lors, chacun d’entre eux devenait accessible à tous. La moindre décision pouvait être immédia­tement répercutée dans toutes ses conséquences. La perfor­mance de Patrice Elluin ne reposait pas seulement sur l’informatique. Elle impliquait aussi une parfaite maîtrise de la conduite des hommes et des entreprises. Les réunions de coordination quotidiennes du chantier rassemblaient sou­vent plus d’une centaine de personnes et étaient conduites avec une précision militaire.

Proclamer une grande ambition pour la Défense, la désenclaver et mieux la relier à son environnement en franchissant le fossé que constituait le boulevard circulaire, poursuivre des aménage­ments ambitieux tel l’achèvement de la dalle face au pont de Neuilly, prolonger l’axe historique et utiliser une partie de la capacité de financement de I’EPAD pour lancer des quartiers d’habitat à l’ouest sur tous ces points, nous nous rencon­trions. Il en allait de même quant à la volonté de lancer une politique de communication pour affirmer le prestige de la Défense. Tous avaient aussi la volonté commune de préserver la Défense des convoitises de l’Etat en engageant de nou­velles réalisations ambitieuses qui permettent d’investir les bénéfices acquis avant que l’Etat ne s’en empare.

Plus une commune a de bureaux, plus elle encaisse de taxes profes­sionnelles, plus elle est riche. Le nouveau président de I’EFAD « Charles Ceccaldi Raynaud », proclamait haut et fort que la Défense devait passer de 2 300 00 mètres carrés de bureaux à 5 000 000 ou 550 0000 mètres carrés. La Défense devait doubler. Cette orientation allait directement à l’encontre de la politique du préfet de région dont les services souhaitaient arrêter la Défense.

Il fallait organiser une croissance maîtrisée du quartier. Les principaux acteurs de L’EPAD pouvaient se mettre d’accord et afficher vis-à-vis de l’extérieur un certain front commun mais dès qu’on passait aux réalisations et que les intérêts de la ville de Puteaux étaient enjeux, Charles Ceccaldi Raynaud ne distinguait pas ses deux fonctions et c’était toujours le maire qui raisonnait et agissait. C’est d’ailleurs la volonté des Putéoliens qui s’exprimait à travers leur Maire.

Charles Ceccaldi Raynaud avait la volonté d’accroître son domaine de président du conseil d’administration et de réduire l’autonomie du directeur. Les relations avec lui faisaient penser à une partie d’échecs. C’est un joueur fantastique, un véritable artiste, qui sait tirer parti de la moindre occasion pour avancer un pion. A l’audace, Ceccaldi Raynaud avait ainsi créé un nouvel usage qui se révélera, quelques mois plus tard, un élément décisif lorsque le conseil d’administration aura à se pronon­cer sur l’attribution des droits de construire la tour PB6. Dans l’immédiat, cela ne me sembla qu’un détail de procédure qui ne méritait pas de provoquer une brouille avec le président.

Tout cela créait néanmoins une ambiance pénible. La stratégie que Charles Ceccaldi-Raynaud entendait mettre en oeuvre apparut rapidement. Sa manière de procé­der est toujours la même lorsqu’un partenaire souhaite engager une opération importante, il trouve le moyen de la bloquer. C’est une méthode simple que Ceccaldi-Raynaud pratique avec imagination et aplomb. Il est capable de s’emparer du plus petit détail relevant de son champ de compétence et de refuser de prendre une décision que tout semble imposer. Il arrive ainsi à immobiliser les plus belles mécaniques par un grain de sable habilement placé. Cela tient du génie. Comme les intérêts enjeu sont généralement énormes, le partenaire ainsi bloqué est prêt à toutes les concessions et Ceccaldi-Raynaud le laisse mijoter en ne bougeant pas d’un pouce, mais en ajoutant goutte-à-goutte des exigences nouvelles pour sa bonne ville de Puteaux.

La première opération menacée d’être arrêtée fut la place d’accès au CNIT depuis le boulevard circulaire. La rénova­tion du CNIT était une opération purement privée, réalisée par le propriétaire du bâtiment : la SARI. Elle ne pouvait, cependant, se réaliser sans le concours de I’EPAD, car elle exigeait de profondes modifications de tout l’environnement. Aussi un protocole d’accord, signé en juillet 1987, régissait les relations entre I’EPAD et la SARI pour la réalisation du CNIT et la construction de la tour de la Porte de l’Esplanade, qui allait devenir la tour Bull.

La ville avait cédé à la SARI un large tronçon d’une voie « un chemin vicinal » à un endroit stratégique pour réaliser les infrastructures du CNIT. Sur cette partie, il n’y avait aucun problème pour travailler. Il restait deux tronçons de quel­ques dizaines de mètres de long que la ville devait céder à I’EPAD après déclassement. Le déclassement était prononcé. L’exécution tardait. A un moment il y avait une différence de quelques mètres carrés entre le relevé du géomètre et la délibération du conseil municipal, qui obligeait à recourir à une nouvelle délibération, d’où un délai supplémentaire de quelques mois. A un autre moment le Maire demanda que l’on s’engager à ce que la rue Carpeaux ne serve qu’à la création d’espaces publics. Or, sous la place, les cuisines de la tour de l’Esplanade mor­daient de quelques mètres sur l’emprise.

Le problème semblait devenir inextricable. Pourtant les travaux avançaient. La rue Carpeaux se trouva un jour couverte et la place fut aménagée sans que les problèmes fonciers fussent réglés. Le Maire de Puteaux attaqua donc 1’EPAD en référé devant le tribunal de Nanterre en demandant l’arrêt immédiat des travaux et la remise en état des lieux. Les délibérations du conseil municipal de Puteaux montraient clairement la volonté de réaliser la cession. Tout cela n’empêcha pas le CNIT d’ouvrir ses portes en septembre 1989 et le maire de Puteaux d’être présent dans toutes les manifestations qui accompagnèrent cet événement.

Un responsable de L’EPAD Monsieur Jacques Deschamps fut contraint d’en passer par ce qu’exigeait Charles Ceccaldi Raynaud. Toutes les voies nécessaires à l’aménagement de la Défense doivent être déclassées et cédées gratuitement à l’aménageur. Le maire ne pouvait donc exiger de l’argent de ses deux chemins. Par contre, en menaçant de faire traîner leur déclassement, il imposa une forte contrepartie à la cession de la parcelle proche du cimetière : I’EPAD céderait à la commune un espace vert de 2 600 mètres carrés qui apportait un peu d’agrément à un immeuble d’habitation situé au centre d’une boucle d’échangeur appelée la boucle Gallieni. La ville de Puteaux, conseillée par la SARI, voulait y réaliser un immeuble de bureaux d’environ 15 000 mètres carrés dont les charges foncières correspondraient à peu près à 10% des charges foncières que L’EPAD attendait de l’opération Valmy. Une somme énorme pour deux chemins déclassés gratuitement !

Messieurs Deschamps et Ceccaldi Raynaud s’étaient mis d’ac­cord sur 15 000 mètres carrés à l’intérieur de la boucle Gallieni. Le maire de Puteaux demandait à présents 35 000 mètres carrés. Sa préoccupation était de densifier pour obtenir le maximum de charges foncières. L’EPAD avais accepté de monter à 20 000 mètres carrés et il était vraisemblable qu’elle allait se mettre d’accord sur 25 000.

Cela représen­tait pour le Maire un gain, par rapport à son exigence initiale, de l’ordre de 60 millions de francs. Ce n’était pas suffisant pour Charles Ceccaldi Raynaud. Le conseil d’administration de 1’EPAD avait décidé récemment de céder à la ville de Puteaux une partie du talus du boulevard circulaire au droit d’un chemin public réservé aux piétons, le passage Edouard Vaillant. Il est de règle que les emprises de voirie soient cédées gratuitement à la collectivité qui les entretient. La cession aurait donc lieu pour le franc symboli­que. Or, sur ce talus d’environ 2 000 mètres carrés, le maire de Puteaux demanda de pouvoir construire un immeuble de bureaux de 8 000 mètres carrés.

L’attitude intransigeante du Maire de Puteaux était conforme à l’idée qu’eût Charles Ceccaldi Raynaud, de défendre coûte que coûte les intérêts de ses administrés et de sa cité face au tout puissant « partenaire » qu’était L’EPAD : » Etablissement public pour l’aménagement de la Défense « En juin 1990, les affiches sur la Défense fleurissaient sur les hampes de drapeaux parisiennes d’abord César, puis la fontaine d’Agam. L’exposition de César dans la Galerie Art Défense fut splendide. Sur le Parvis, il y avait la même foule qu’en 1989. La file d’attente s’allongeait au pied des ascenseurs. Les patineurs slalomaient sur la voie de marbre. Des marchands de glaces avaient pris position ici et là. Des groupes de touristes faisaient cercle autour de leur guide. Les terrasses de restaurants, encore trop peu nombreuses, étaient pleines.

19 nouveaux signaux de Takis égayèrent la façade ouest de l’Arche de notes de couleurs. Ils sont parfaits, exactement à l’échelle qu’il fallait. En novembre, la cheminée de Moretti fut dévoilée. Elle apparut, somptueuse, entourée de ses 700 tubes multicolores de 32 mètres de haut, nouveau monument dans le bas de la Défense. Elle fut immédiatement adoptée par le public. Le plus grand moment de cette année 1990 fut sans conteste le spectacle de Jean-Michel Jarre le 14 juillet. La Défense était bruissante de monde. Une foule tranquille déambulait le long de l’Esplanade Charles-de-Gaulle, profitant de la douceur du soir pour faire une magnifique promenade depuis l’Arche éclairée jusqu’à la pyramide lumineuse sous laquelle Jean-Michel Jarre avait placé sa scène. La foule devenait plus dense aux alentours de la pyramide dont l’accès était protégé par des barrières.

Il est inutile de dépeindre le spectacle du 14 juillet 1990. Des millions de spectateurs l’ont vu directement ou sur les écrans de télévision. C’était un spectacle total. Tout y concourait la musique, les lumières, les images sur les écrans, les feux d’artifice, la présence d’une foule immense... Jamais la Défense sembla aussi belle, le spectacle de Jean-Michel Jarre jouera le même rôle dans l’histoire de la Défense que les plaisirs de l’Ile enchantée dans celle de Versailles. Il fait maintenant par­tie de la mémoire collective du lieu, de sa légende.

Susciter des légendes. Ce rôle de l’aménageur de la Défense avait conduit ses concepteurs assez loin de la conception d’un aménageur public qui prévaut encore au ministère des Finances. Un quartier vivant et réussi n’est pas seulement un empi­lement de matériaux. Il lui faut une âme. En regardant ce fabuleux spectacle on pouvait se dire que désormais la Défense, comme Paris, n’appartenait plus à ceux qui l’avaient construite.

Les promeneurs sont nombreux à regarder la place de la Concorde. Tous sont fascinés par le cadre, mais bien peu savent que c’est Louis XV qui l’a voulue et Gabriel qui l’a conçue. De même, parmi tous ces promeneursqui arpentaient et admiraient l’Esplanade les soirs de répétition, presque aucun ne devait savoir que cet espace était dû à la volonté persévérante de Jean Millier, qu’un paysagiste américain avait dessiné ces ali­gnements d’arbres « à la française », qu’un artiste grec avait conçu ce grand bassin, que cet élégant immeuble de verre avait pour architecte Willerval et celui-ci, en pierre, Gino Vallé.

La Défense appartient désormais à ceux qui la créent tous les jours.

Elle appartenait ce soir-là à Jean-Michel Jarre qui s’en était emparé et en avait fait un colossal et féerique palais de lumières et de musiques multicolores. Elle appartient aux touristes assis sur les marches de l’Arche, aux joueurs de boules sous les platanes, aux photographes qui essaient de trouver le meilleur angle pour prendre la tour Elf, aux curieux qui envahissent les halls d’exposition... Elle m’appartient aussi, exactement comme la place des Vosges quand nous la regardons.

Le quartier de la Défense fut l’œuvre d’hommes courageux et déterminés. La Mairie de Puteaux, son Maire, toute la Population, ce triptyque peut être fier de la réussite de la rénovation du quartier dit de La Défense. Désormais Monsieur Charles Ceccaldi Raynaud, Sénateur du Département des Hauts-de-Seine, peut se consacrer à ses petits-enfants avec honneur et panache. Notre Ville a pour Maire une Jeune Femme digne de succéder à son Père.

Joëlle Ceccaldi Raynaud est pour moi, une amie très Chère. Je la servirai comme j’ai toujours servi Puteaux à travers son ancien Premier Magistrat.

Les habitants de Puteaux viennent souvent visiter ou se promener sur l’esplanade de la Défense. Savent-ils, combien Monsieur Charles Ceccaldi Raynaud défendit avec la ténacité qui est la sienne, un schéma grandiose, un projet, qui aujourd’hui est devenu le Premier Centre d’Affaires d’Europe. Nous qui vivons à Puteaux, sommes les premiers bénéficiaires de cet immense concentré de Holding ou Sièges Sociaux. Nous en remercions Monsieur Ceccaldi Raynaud qui n’a eu de cesse de favoriser sa ville, sans pour cela affaiblir les exigences de L’EPAD.

Suite à l’Article de Monsieur Paul Vaurs, je vais donner mes impressions .

Citoyen de la ville de Puteaux depuis plus d’une décade, j’observe avec une attention non dissimulée les mutations de celle-ci……..

Ce qu’il faut reconnaître et mettre à l’actif de l’actuelle municipalité, ce sont les efforts consentis dans le domaine culturel ; le florilège d’initiatives qui est tout à fait considérable, hautement louable comme l’est aussi la volonté manifeste de la municipalité de doter la ville d’équipement sportifs de premier ordre plaçant ainsi Puteaux dans le peloton de tête des villes autour de Paris où il y fait bon vivre !...

Autre réussite de la ville, c’est le maintien d’un judicieux équilibre entre la « modernité » représentée par les fameuses tours de la Défense, tandis que dans l’autre Partie de la Ville on réhabilite le Vieux Puteaux en lui redonnant les couleurs d’antan arrachant ainsi aux souffrances de l’oubli l’âme de la ville perdue dans les convulsions du siècle dernier.

Tout choix est critiquable parce que subjectif, mais la critique, pour qu’elle soit recevable doit être une alternative à l’avenir et ne doit pas verser dans la calomnie, qui elle est un chorus de haine qui répond aux lois de la pesanteur.

Jean Claude M Bida.

Répondre à cet article