La Canicule.

« Juillet 2006 »

Lundi 21 août 2006, par Paul Vaurs // Mes poèmes

Voici venu le temps de l’âpre sécheresse
Source de tant de maux, de bien tristes effets,
La nature et les gens sont en grande détresse
Les corps sont avachis, les visages défaits.

Les peupliers vaincus perdent leurs feuilles blondes
Qui forment sur le sol un mince tapis d’or,
Les prés sont un désert, les herbes moribondes
Ce mois caniculaire est vraiment thermidor !

Car le soleil répand sa chaleur implacable
Dès le lever du jour sur un sol craquelé,
Dur comme du ciment. Sans répit il accable
L’être qui s’aventure hors d’un abri voilé.

Les oiseaux se sont tus. Les guêpes, les abeilles
Bruissent insolemment parmi les rares fleurs
Piquant surtout les peaux, les fruits dans les corbeilles,
Provoquant la colère et quelquefois des pleurs.

L’air, au sein des cités, s’alourdit et se souille.
Malades et vieillards ont souvent bien du mal
A retrouver leur souffle et chacun se débrouille
Pour maintenir sa forme au niveau minimal.

On guette vainement le plus petit nuage
Au ciel toujours trop bleu, les yeux sont accrochés
Puisse-t-il se charger d’un bienfaisant orage
Pour apporter la vie aux ruisseaux asséchés !

Cela ne gêne pas le public en vacances
Il bronze, nage, boit, joue et se fait plaisir
Sans guère s’alarmer des graves conséquences
Du temps sur la nature et son propre avenir.

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