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LA CHINE NE DESSERRE PAS SON ÉTAU.

Mercredi 8 février 2012 // Le Monde

La Chine ne semble toujours pas vouloir appuyer une quelconque libéralisation du régime nord-coréen. Kim Jong-un, le petit-fils du fondateur de la République populaire démocratique de Corée, au pouvoir depuis un mois et demi, ne semble pas avoir trop de souci à se faire. Pékin, qui avait pardonné les velléités d’indépendance de son grand-père et les foucades de son père, considère que le « grand camarade » constitue la garantie d’un statu quo qui l’arrange. La peur majeure des autorités chinoises serait en effet qu’un changement de régime amène une réunification qui permettrait aux troupes de Washington, allié de Séoul, de parvenir pour la première fois à ses frontières. C’est pourquoi les Nord-Coréens qui s’enfuient de leur pays vers la Chine sont aujourd’hui impitoyablement refoulés avec un sort qu’on n’ose imaginer.

Du côté de Formose, le spectre d’une indépendance formelle qui couperait juridiquement les liens avec le continent s’est éloigné avec la réélection du président Ma Ying-jeou. Certes, le pays continue à entretenir des relations diplomatiques avec 23 États sans compter les « bureaux de liaison » de la plupart des grands pays, mais cette fiction d’une seule Chine basée à Formose alimente surtout la propagande de Pékin désireux de clamer sa souveraineté sur l’île rebelle. Dans la pratique, la multiplication des échanges économiques et culturels permet des contacts assez étroits entre les frères ennemis du Parti communiste chinois de Pékin et du Kuomintang de Taipeh. Surtout, il y a beaucoup d’affaires et d’investissements. Mais chacun sait que, avec ou non des sourires, la Chine rouge entend peser directement sur l’avenir de la Chine nationaliste, pour employer le langage d’autrefois.

Autre manifestation de la volonté de Pékin de ne rien céder, l’attitude envers les catholiques. Ceux-ci vivent une situation particulière, puisque la tentative de schisme provoquée par les communistes il y a plus d’un demi-siècle a abouti à la mise en place d’une Eglise dite « patriotique », qui s’est néanmoins rapprochée du Vatican ; ce dernier s’abstient de reconnaître quelques évêques jugés ou trop inféodés au pouvoir politique ou de moeurs inacceptables au demeurant excellent moyen de chantage pour les autorités. Tandis que des pressions constantes sont exercées sur les responsables officiels, restent détenus des prêtres et des prélats, tel Mgr James Su Zhimin, évêque non reconnu de Baoding (Hebei), au secret depuis 1997...

Quant aux protestants, ceux d’entre eux qui refusent d’agir dans le cadre d’une Eglise unifiée et seule reconnue par les autorités pratiquent des cultes discrets dans des maisons privées et ils se retrouvent également pourchassés. Ne bénéficiant pas de la visibilité internationale des catholiques c’est bien pour cela que Pékin s’efforce de tenir le Vatican à l’écart, ils sont plus dépendants des sautes d’humeur d’un pouvoir toujours prêt à affirmer son autorité.

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