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L’inadmissible pauvreté de millions de Français face à l’opulence d’une minorité de riches.

Sœur Emmanuelle vient de nous quitter, c’est une Sainte qui a retrouvé la paix au milieu des Anges et du Grand Architecte de l’Univers.

Jeudi 13 novembre 2008 // La France

Honte à des gouvernements qui acceptent que des millions de citoyens vivent comme à l’époque de Saint-Vincent-de-Paul.

Plus près de nous, au cours de l’hiver de 1954 c’est grâce à un Prêtre Catholique (L’abbé Pierre) que les pauvres de notre Patrie, trouvèrent le Saint Homme sur leur chemin. Une voix ferme qui s’adressa sur les ondes des radios, cette voix, qui restera à jamais gravée dans nos mémoires s’éleva dans la froidure de l’hiver glacial pour hurler sa détresse face aux morts qui rendaient l’âme sur les trottoirs de Paris.

Tous ces artistes qui manifestent ou ces hommes politiques qui ne font que des promesses, vivent dans des immeubles de luxe, avec des portefeuilles bien garnis ; Qu’attendent-ils pour prendre chez eux, l’espace d’une nuit les victimes d’une société de consommation qui a oublié des mots tels que Fraternité et Amour.

C’est un humoriste Michel Colluchi qui créa les RESTAURANTS DU CŒUR. Chaque année des millions de pauvres viennent, (parfois avec honte,) retirer un petit peu de nourriture et entendre des paroles de réconfort Il est attristant de constater qu’il y a de plus en plus de braves gens, qui viennent toujours plus nombreux, retirer ce colis miracle. Mais que font nos responsables politiques ?

De l’argent, la France en a, mais c’est une minorité qui possède nos richesses et une majorité qui vit tant mien que mal, sans compter des millions de femmes d’hommes et d’enfants qui ont recours à « LA SOUPE POPULAIRE ». Des banques ont besoin d’argent, l’Etat Républicain trouve immédiatement des milliards d’Euros pour les renflouer ; Par contre pour les pauvres, RIEN. Des logements, impossible ! des salaires décents, impossible ! Mais de qui se moque-t-on ?

Pourquoi une commission composée de personnes de la société civile ne calcule pas le coût des différents pouvoirs qui ne servent qu’à ( voler) l’argent destiné aux plus défavorisés.

  1. Le Sénat, la planque des recalés aux élections législatives.
  2. Les Communes : 6 000 en Allemagne pour 84 millions d’habitants ; En France 37 000 communes pour 63 Millions d’habitants.
  3. Nous avons créé les Régions, pourquoi maintenir les Départements ?
  4. L’égalité exige que les taxes perçues dans le cadre des taxes Professionnelles, soient encaissés par le Ministère des finances et réparties par une péréquation de bon sens, à l’ensemble des Régions.

La croissance économique sans précédent des nations occidentales après la Seconde Guerre mondiale a pu faire croire un moment que le problème de la pauvreté dans les pays riches était en voie de règlement. Il a fallu déchanter. Au-delà des querelles d’experts qui existent quant au dénombrement des pauvres, Colette Pétonnet parlant même de « chiffres illusoires et de seuil introuvable », l’ampleur du phénomène relativise les écarts d’évaluation. Selon un rapport de la Commission des Communautés européennes du 13 février 1991, le nombre de pauvres en Europe, en 1985, varie de 26 millions, en prenant comme seuil de pauvreté 40 % du revenu disponible moyen par tête, à 50 millions en choisissant le seuil de 50 %. Aux États-Unis, on estime à 35 millions environ le nombre d’Américains qui se trouvent au-dessous du seuil officiel de pauvreté. En France, les rapports sur la pauvreté et l’exclusion sont multiples (Oheix, Wresinski, C.G.P., Credoc, C.E.R.C...). Tous confirment l’importance du phénomène. Voilà pourquoi ce fléau est ressenti de plus en plus comme un paradoxe, voire une contradiction : la pauvreté au milieu de l’abondance. Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir investi des sommes considérables dans les politiques sociales (redistribution des revenus, égalisation des chances). Toutes ont échoué. Au-delà des raisons liées à l’organisation interne de ces politiques, il semblerait que leur inefficacité soit à rechercher dans la logique de fonctionnement de nos économies. L’abolition de la pauvreté présuppose le droit de tout individu à être reconnu par autrui, ce qui n’est pas le cas dans les sociétés dominées par le culte de la performance économique.

Reconnaissons que la pauvreté passe aussi par le langage et par la mise en place de procédures de nomination destinées à dire la misère. Nos sociétés modernes sont de puissantes machines à identification. « Mendiant », « vagabond », « chômeur », « clochard », « S.D.F. » - autant de vocables qui assignent une place à celui qui, précisément, semble se dérober à la collectivité et au discours qu’elle tient sur elle-même.

Aux sources de la conception moderne de l’exclusion.

Il s’agit de montrer comment, historiquement, l’hégémonie de l’économique sur la vie sociale s’est progressivement instaurée au cours des siècles et a complètement bouleversé la vision portée par la société sur ses pauvres. Les « faux pauvres » vont succéder aux « vrais pauvres » et devenir des « inutiles au monde », puisqu’ils ne sont pas productifs. Cette conception, qui accompagne l’émergence d’une rationalité productiviste à la fin du Moyen Âge, va s’épanouir par la suite dans la pensée économique avec la révolution industrielle du XIX° siècle.

Pauvreté relative, paupérisme, paupérisation.

L’ouvrier, contrairement aux théories précédentes, n’est plus responsable de sa pauvreté, et l’ordre naturel n’est pas voulu par Dieu mais par les hommes. Dans cette optique, Simonde de Sismondi (1773-1842) est un des premiers à faire une place toute spéciale aux pauvres, ceux qui n’ont que leurs bras pour vivre. En découpant la société en deux classes (riches et pauvres), Sismondi explique les crises économiques et la misère ouvrière. Dans la mesure où ils sont en trop grand nombre par rapport à la demande de travail, les ouvriers sont obligés pour vivre de se contenter du premier salaire venu. Cette théorie, dans son aboutissement, n’est pas différente de celle des Classiques, mais il existe une divergence de conception essentielle : l’homme n’est plus considéré comme une simple marchandise qui, obéissant au jeu de l’offre et de la demande, s’accroît ou diminue selon les besoins de la production. Sismondi met au contraire en avant la séparation entre la fortune et le travail. La pauvreté n’est plus considérée comme un fait naturel et individuel, comme la conséquence d’un manque de prévoyance, de l’indolence ou de l’instinct sexuel... toutes sortes de mauvaises habitudes qui poussent à la dégénérescence sociale. Le pauvre n’étant plus responsable de sa pauvreté, il revient à la société d’assurer une meilleure répartition de la richesse nationale à travers la mise en place d’un véritable « garantisme social » : limiter les excès de la production et corriger ses mauvaises orientations, développer l’artisanat contre le machinisme, réglementer les heures et les conditions de travail, instituer les garanties professionnelles d’assistance (chômage, maladie, vieillesse), pourvoir à l’éducation... D’une rémunération du travail, on passe ainsi à une rémunération du travailleur qui humanise la conception économicienne du travail marchandise.

En résumé, les conceptions de l’économie politique nées de la modernité se sont prolongées jusqu’à nous, et les solutions proposées de nos jours pour lutter contre la pauvreté n’ont guère changé. Elles alternent dans les pays industrialisés entre une social-démocratie généreuse et un néo-libéralisme plus ou moins sauvage. Pourtant, en dépit de toutes les formules expérimentées, la pauvreté subsiste toujours, et même s’accroît. Nous sommes en période de crise économique, mais nous sommes surtout dans une période de crise de la pensée économique, et il s’agit maintenant, selon les termes de Jacques Ellul, de « penser autrement ».

Quelle alternative au productivisme ?  

 Le travail reste, depuis l’émergence de la rationalité productiviste, la seule source de légitimité sociale. Or il n’y a plus de travail à temps plein pour tout le monde, et il risque d’y en avoir de moins en moins à cause de l’informatisation généralisée de nos économies. Il est donc urgent de redéfinir le rôle du travail dans nos sociétés, et la place qu’y tient la consommation. Le risque le plus important, à l’heure actuelle, est certainement une dualisation croissante : d’un côté les productifs employés à plein temps, de l’autre une économie plus ou moins souterraine et parallèle. Des pans entiers de nos systèmes productifs sont condamnés à se marginaliser. L’enjeu actuel des politiques sociales est alors de savoir comment il est possible d’aménager, voire de dépasser cette économie duale.

L’État-providence n’a pas échappé à un tel échec. À travers, par exemple, la mise en place du revenu minimum d’insertion (R.M.I.), il y a risque de constitution d’une classe de sous-prolétaires assistés à vie.

Contrairement à ce qui est communément admis, l’enjeu ne réside pas tant dans le coût monétaire de cette mesure que dans ses conséquences sociales. En effet, le R.M.I., conçu comme salaire de l’exclusion, est d’un coût relativement modeste à l’échelle d’un pays développé. En revanche, le coût à long terme de l’éviction d’une masse importante de la population active du marché du travail sera, lui, très élevé. On risque de voir se constituer une contre-société aux valeurs radicalement opposées à celles de la société dominante, et dangereusement sensible aux fausses évidences des discours populistes. Bien sûr, on peut imaginer deux scénarios différents quant au rapport entre ces deux cultures antagonistes, le premier consistant en l’acceptation d’une vie simple et résignée. Les exclus du travail se contenteraient du revenu minimum pour se cantonner dans un pseudo-statut d’assistés à vie.

Cette conception un peu cynique de la dualisation mettrait d’un côté ceux qui acceptent la dure logique de la performance et en sont récompensés (salaires, couverture sociale...), de l’autre tous ceux qui, écartés de cette logique par inadaptation, doivent se contenter de peu. Le second scénario est celui d’une confrontation violente entre deux cultures qui ne parlent plus le même langage et qui se rejettent mutuellement la responsabilité de l’exclusion sociale. Le dialogue n’étant plus possible, seule la force peut faire respecter l’ordre dominant. N’est-ce pas ce que l’on voit déjà dans les ghettos américains, anticipant ce que, dans son exercice de prospective, Thierry Gaudin a appelé « l’ère des sauvages urbains » ? Ces deux scénarios ne sont pas satisfaisants, dans la mesure où ils sont porteurs, l’un comme l’autre, de formes de désintégration sociale. Voilà pourquoi l’un des préalables indispensables à toute réconciliation des deux cultures est d’inventer de nouveaux espaces de légitimité qui échappent à la logique de la rationalité économique, et de repenser la notion d’insertion afin d’éviter l’humiliation et le contrôle social.

Sans-domicile-fixe. 
 
Les causes de l’inintégration sociale sont nombreuses. ; parmi elles l’absence de qualification professionnelle et les conditions économiques dont sont victimes les travailleurs migrants. 
Lorsque l’économie est florissante, on parle des « laissés-pour-compte de la croissance » ou des « déshérités ». Avec les « crises » qui se succèdent, l’échelle dépasse celle du petit nombre : on mentionne le « quart monde à nos portes » et la renaissance de la « grande pauvreté ». Il s’agit de nommer le fait massif - qui dépasse les groupes de « cas sociaux » ou de « gens en difficulté » (qu’on pouvait dire « asociaux » ou « inadaptés » lorsque leur nombre était faible) - et le processus qu’il implique. Il faut nommer d’abord pour dénombrer, et justifier la mise en place d’une politique.

En fait, la misère - fait biophysique - n’a cessé de perdurer ; elle s’est révélée plus ou moins importante en fonction des conjonctures et des politiques sociales. La pauvreté à la rue sera considérée comme la partie visible de l’iceberg, qui dévoile la précarité massive des bénéficiaires de « revenus minimaux » qui n’ont pas trouvé place sur le « marché de l’emploi » : allocataires du revenu minimum d’insertion (R.M.I.), de l’allocation d’insertion (A.I.), de l’allocation de solidarité spécifique (A.S.S.), de l’allocation de veuvage, ou de l’allocation de parent isolé (A.P.I.). Le monde des sigles dit alors une misère humaine parcellisée en autant de « problèmes ». Comment penser l’ensemble ? L’exclusion viendra rassembler en un toutes les souffrances fragmentées.

À ce jour, dans les sociétés dites « d’abondance », la misère vécue continue sa rengaine. À nos portes, la richesse sans prix croise la « misère sans nom ». Si bien que l’on peut se demander si les transformations du discours n’auraient pas pour fonction sociale de masquer la continuité du pouvoir qui se reproduirait à partir de discours humanitaires, donnant, à ces personnes qui connaissent la misère, l’espoir que demain peut-être la situation, faute de changer, pourrait au moins s’améliorer. Si les classements de la misère ont une fonction compréhensive apparente, ils imposent aussi une logique sociale, qui dit davantage les préoccupations de ceux qui classent que les problèmes de ceux qui sont classés.

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