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L’icône DU PEUPLE ESPAGNOL !

Lundi 23 mars 2009 // L’Histoire

De toutes parts l’icône se fissure. Non pas que nous nous en réjouissions, mais ses déboires nous invitent à quelques réflexions : le royaume d’Espagne s’enfonce dans la crise et est en passe d’affronter une sévère récession… Que peut le roi ?

Le Roi Juan Carlos et le prince Felipe

Las, pas grand-chose…

Au risque de déplaire à quelques uns de nos amis, mettons les fers au feu…

Nous avons à plusieurs occasions rappelé les bienfaits de la monarchie espagnole sans craindre de reconnaître le mérite qu’avait eu Franco en oeuvrant à son rétablissement.

L’Espagne a connu des temps bien difficiles. Quelle guerre est pire que la guerre civile ?

Le roi qui est monté sur le trône le 22 novembre 1975 était un roi jeune, un roi de 37 ans.

Préparé depuis plus de 15 ans aux affaires de l’Etat, il provoque une véritable « révolution » qui répondait aux aspirations des peuples d’Espagne…

Bousculant les préventions des « conservateurs », il apparaît comme un « libérateur ».

Lui qui était considéré comme un personnage effacé ne manque pas de donner une leçon de sens national lors de la tentative de « golpe » du colonel Tejero, le 23 février 1981.

Tejero aux Cortès, lors de la tentative du coup d’État 
du 23 février 1981.

Le malaise couvait depuis 1977. L’Espagne connaissait en ce temps là une crise économique sévère.

Le roi, alors, tint fermement la barre. L’Espagne gardait en mémoire les ravages de la guerre civile. S’affirmant comme le garant incontournable de la paix civile, tous reconnaissaient sa stature et sa volonté de préserver l’unité espagnole.

Le chef communiste Santiago Carrillo qui s’était fait un plaisir de donner le sobriquet de « Juan Carlos le Bref » au jeune roi lors de la prestation de son serment devant les Cortès, ne manqua pas de lancer devant les médias après l’échec du « golpe » un tonitruant : “Dieu protège le Roi !”

Se souvient-on de la méfiance des Etats-Unis à l’égard de ce roi et de cette Espagne qui portaient un intérêt non feint en direction des pays non alignés ? De cette Espagne qui traînait les pieds pour entrer dans l’OTAN ?

Le roi incarnait aussi l’indépendance nationale…

Le décollage économique qui a suivi contribuait à renforcer l’image de la monarchie. De la monarchie ? Plus précisément de Juan Carlos…

Les observateurs attentifs précisaient déjà que l’Espagne était avant tout « Juancarliste »…

Dans le même temps « Europe » est entrée dans les jeux politiciens, réveillant quelques vieux démons ibériques… à coups de subventions…

Et tout le monde de louer l’Espagne qui s’affichait souriante et accueillante. Un modèle pour tous ! Les royalistes n’ont pas échappé à cette tentation. Les monarchies et royautés européennes offraient un visage aimable, très « peuple » dans la sphère nordique, tradition de la « petite reine » oblige… Et cette Espagne créative avec son grand roi…

Quand le bâtiment va tout va ; quand le commerce est florissant tout est sourire.

L’Espagne a osé. Régularisation massive des sans papiers, aide et véritable plans de formation pour les futurs candidats à l’immigration, avec une attention particulière pour les pays d’Amérique latine… Et pendant tout ce temps l’Espagne s’est détricotée, repliée sur des identités antagonistes. L’Espagnol est enseigné au titre de langue étrangère en Catalogne… Non pas que nous ayons viré à une cuti jacobine – loin de là – mais tous les dangers se sont glissés en Espagne…

Et le roi me direz-vous ?

Le roi s’est tenu ferme dans son rôle « constitutionnel ». L’héritier des Rois Très Catholiques règne sur une Espagne très performante en concurrence avec des monarchies « nordiques » dans un domaine bien particulier : l’avortement…

Un exemple ? Lire les informations du Centro Médico Aragon » que nous n’avons pas corrigé.

Le Centro Médico Aragón compte avec des médecins avec plus du 20 années d’expérience professionnelle et internationale. Depuis 1989, le Centro Médico Aragón a obtenu l’autorisation a Barcelone, comme la première et unique Clinique estra-hospitalaire pour réaliser l’avortement légal de la grossesse jusqu’aux 12 semaines. En 1994, la Clinique a obtenu l’autorisation pour réaliser l’avortement jusqu’aux les 22 semaines de la grossesse.

En marche vers le progrès ?

Jeudi 4 septembre 2008

Espagne et avortement : une loi à suivre en 2009

La ministre espagnole de l’Egalité, Bibiana Aido, a annoncé aujourd’hui qu’une nouvelle loi sur l’avortement serait présentée au Congrès des députés au premier semestre 2009.

« Il n’est pas possible qu’une femme volontaire pour interrompre sa grossesse en Espagne rencontre des difficultés », a déclaré la ministre à l’issue d’une réunion du comité d’experts sur l’avortement, qui doivent aider à l’élaboration de la nouvelle loi. Cette dernière visera notamment à garantir la sécurité juridique des femmes qui souhaitent avorter et des médecins pratiquant l’avortement, a ajouté Aido, qui n’a pas donné davantage de détails sur cette future loi, qui pourrait entrer en vigueur fin 2009 ou début 2010. Une prise de position qui fait suite à l’annonce ce mois-ci par le parti socialiste de Zapatero de la volonté de relâcher la législation sur l’avortement.

Une déclaration pour le moins étonnante, alors que le sujet de l’avortement a fait scandale par deux fois dans la presse espagnole. Une étude danoise avait révélé que des cliniques réalisaient des avortements tardifs sur des foetus parfaitement viables (capable de survivre en cas d’accouchement) contre des sommes extravagantes (4 000€ par IVG). Une enquête qui a aboutit à de nombreuses arrestations, notamment celle du propriétaire de quatre cliniques, Carlos Morin (photo ci-contre). Ce, alors que quelques mois auparavant, une caméra cachée espagnole avait, pour la première fois à la télévision, montré un avortement, et la gêne profonde du corps médical le pratiquant ;
 
Une histoire qui a aussi fait la une en France, comme l’atteste la vidéo qui suit. L’Espagne a décriminalisé l’avortement en 1985, mais seulement pour certains cas : jusqu’à 12 semaines en cas de viol, et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du foetus. Enfin, jusqu’à la veille de la naissance si la grossesse représente un danger physique pour la mère, ou un danger mental. Du coup, l’écrasante majorité des grossesses ont lieu dans des cliniques privées et invoquent un danger mental le plus souvent fictif.

Source : Le Figaro

Un roi qui règne aussi sur une Espagne qui s’est attachée à « dépasser » les « royaumes » de Belgique et des Pays Bas dans le domaine des mariages entre personnes du même sexe, assortissant à sa loi le droit à l’adoption au nom de : « Nous ne sommes pas les premiers mais je suis sûr que nous ne serons pas les derniers, beaucoup d’autres pays viendront ensuite, poussés par deux forces imparables, la liberté et l’égalité ».(José Luis Zapatero, au lendemain de sa « victoire » au Congrès des députés espagnols en juin 2005). Le roi règne sur un royaume où depuis quelques années l’on ne sanctionne plus l’euthanasie active quand les « conditions de minutie » sont respectées…

La Repubblica - Italie | lundi, 8. septembre 2008

Euthanasie en Espagne ?

"L’Espagne pourrait bientôt adopter une loi qui légitime l’euthanasie", écrit le quotidien La Repubblica en s’intéressant au débat sur l’introduction d’une loi sur l’euthanasie. "[Le Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez] Zapatero avait évité d’aborder ce sujet en mars dans son programme électoral parce qu’il craignait probablement la critique de l’Eglise. Mais après le congrès des socialistes en juillet, au cours duquel la nécessité d’un débat sur une mort dans la dignité a été soulignée, le gouvernement semble soudain être pressé et utilise pour la première fois l’expression laide de ’suicide assisté’. Pour mettre en œuvre la réforme, il est nécessaire de modifier la loi pénale qui, aujourd’hui, en Espagne, place les personnes portant assistance dans l’illégalité et les poursuit. …

La commission juridique va nécessiter un an et demi pour poser les jalons, c’est-à-dire deux ans avant la fin de la législature. C’est un délai suffisant pour faire adopter la nouvelle loi au Parlement. En Espagne, un règlement similaire à celui existant aux Pays-Bas et en Belgique pourrait [ainsi] entrer en vigueur. Dans ces pays, les médecins ont la possibilité de fournir une assistance à leurs patients sur leur demande expresse."

Le roi règne sur un royaume au sein duquel les « Espagne » ont bien changé…

Un royaume vieillissant qui est devenu une des premières destinations de la planète pour les migrants… Un royaume où les enfants qui naissent de mère « étrangère » sont sans cesse en augmentation, un royaume où la démographie présente un tel profil catastrophique qu’en 2007 il était décider d’allouer une prime de naissance de 2 500 euros à tous les parents pour autant qu’ils résidassent légalement en Espagne… ce qui représentait avant la crise, lors des beaux temps où l’Espagne affichait 18 milliards d’excédents budgétaire que 1,2 milliard d’euros…

Avant la crise…

Mais voici que le « royaume » entre de « pleines castagnettes » dans la crise !

Le « royaume » semble découvrir le principe de Newton : Toute pierre jetée en l’air fini par vous retomber sur la tête…


Le secteur immobilier qui avait fait sa fortune s’effondre.


Evolution des prix de l’immobilier en Espagne (Mars 2006 – Mars 2007) – Source Ministère espagnol du Logement

Si en 2008 la croissance espagnole a frisé les 1,2%, rappelons qu’elle s’affichait à 3,3% en 2007. Au cours des 12 derniers mois la perte est de 4 points. Et le pire est à venir.

Les sources du succès passé : « construction-endettement » se tarissent à vue d’œil.

Le secteur de la construction représentait dans les années fastes 11% de l’économie espagnole et pourvoyait 13% de l’emploi.

Aujourd’hui tout se fissure et tout craque, y compris le secteur automobile.

Si le royaume pouvait afficher 1,7 million de chômeurs en 2007, ils sont aujourd’hui 3,2 millions et pointent les 4 millions pour la fin de l’année…

Les immigrés qui avaient fortement participé à la remise en état des comptes de la sécurité sociale espagnole deviennent « suspects »… Restrictions du droit au regroupement familial…

Et le ministre du Travail, Celestino Gorbacho pouvait lancer sans précautions de style : « Avec 3,2 millions de chômeurs, le marché du travail espagnol ne supporte plus davantage d’immigrés »

Le royaume d’Espagne ne crie plus « Olé ». Il attend la mise à mort de près d’un million d’emplois.

Et le roi dans cette crise ?

Si le roi pouvait envoyer paître Hugo Chavez, qui manquait de respect à José luis Zapatero, en lui lançant : « por que no te callas ? » (Pourquoi tu ne te tais pas ?) lors du sommet ibérico-américain qui se tenait à Santiago-du-Chili en novembre 2007 et recueillir un franc succès qui fut mis en musique, face à la crise le roi est condamné à un quasi silence…

Tout comme il était impuissant au plus fort de la bulle immobilière quand avec 5 ou 6 000 euros on pouvait accéder à un appartement de 150 000 euros fort d’une plus value annuelle de 15%...

Le roi Juan Carlos 1er d’Espagne a « capitalisé » un remarquable crédit au cours des crises successives qui ont frappé le royaume.

Etranger à toutes supputations électorales, lui et sa famille ont recueilli et incarné la souffrance de toute l’Espagne après les attentats de Madrid…

Face à la crise qui s’installe et aux déchirements à venir que pourra-t-il incarner ?

Le roi ne peut que bien peu. Les temps où face à de grandes « souffrances » ou de grandes injustices, les « victimes » pouvaient lancer avec quelque espoir : « Ah ! Si le roi savait ça ! » sont révolus.

Pour que l’institution monarchique et la fonction royale donnent toutes leurs mesures, de grandes et profondes « révolutions » sont à faire, à expliquer…

En sautant comme des cabris et en marmonnant fort « Le Roi ! Le Roi ! Le Roi ! », sommes nous bien sûr de servir le difficile retour du Roi ?

En vantant les « mérites » des monarchies « zeuropéennes » sommes-nous bien sûr que c’est ou ce sont ces modèles que nous voulons proposer aux Français ?

Ne succombons-nous pas à l’air vicié de nos temps difficiles ? En « trichant » comme de vulgaires politiciens ?...

Un dur et long travail nous attend. Les Français et la France méritent un langage courageux.

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