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L’étau se resserre sur Guerini.

Mardi 28 février 2012 // La France

Marseille Le juge Duchaine élargit ses investigations autour du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône. Au menu, les maisons de retraite, en attendant des nouvelles de la Suisse.

C’est comme une partie d’échecs. Le juge de la juridiction inter régionale spécialisée de Marseille Charles Duchaine avance méticuleusement ses pions avant de placer les pièces sur la bonne case pour gagner la partie. Mais le match n’est pas encore joué, comme en témoigne l’entêtement de Jean-Noël Guérini à ne pas démissionner de ses fonctions, malgré les fortes pressions de la Rue de Solferino. Seule une nouvelle mise en examen (par exemple pour blanchiment) pourrait amener l’intéressé à lâcher prise, lui qui est déjà visé pour des faits « d’association de malfaiteurs » de « trafic d’influence et de prise illégale d’intérêts ».

Le report au dernier moment, lundi dernier, d’une audition programmée du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône a laissé perplexe. Il devait s’agir d’une confrontation avec son directeur de cabinet, Rémy Bargès, au sujet de la destruction de disques durs d’ordinateur à la veille d’une perquisition des gendarmes en 2009. Mais ces faits paraissent désormais secondaires eu égard à la découverte de nouveaux mouvements de fonds suspects autour de maisons de retraites dans le département des Bouches-du-Rhone.

En février 2009 en effet, la lettre anonyme qui fut à l’origine du déclenchement de cette affaire affirmait : « qu’il est convenu et connu que toute ouveerture de maison de retraite ou création de lits se négocie par le versement de 50 000 € en espèce que récupère soit Alexandre Guérini, soit Philippe Rapezzi ( directeur général de SMA Environnement ) la société du frère du président du conseil général des Bouches-du-Rhone.)

On a pensé-à tort-durant de long mois que les gendarmes de la section de recherche de Marseille avaitent fait chou blanc sur ce volet d’un dossier judiciaire déjà bien fourni. Mais cela a été démenti voici quelques jours avec la en examen pour trafic d’influence de Chritian Nau.

Le responsable du groupe Beaulieu Patrimoine avait déjà été interrogé par le passé dans l’affaire de la maison de retraite de la Ciotat, qui met en scène le caïd corso-marseillais Bernard Barresi reconverti en homme d’affaires. C’est un très proche de Bernard Barresi et d’Alexandre Guérini, Patrick Boudemaghe, qui réapparaît ici au détour du versement d’une somme de 400 000 euros en relation avec la construction d’une maison de retraite sur la commune de Vauvenargues, tout près d’Aix-en-Provence. Christian Nau et demaghe, qui lui propose de débloquer la situation.

Interrogations sur des commissions illicites

Un contrat de lobbying pour le moins juteux est signé entre les deux parties. L’argent part alors vers une mystérieuse société Orion, puis il est viré sur un compte de Méditerranée Consultant Holding, une structure déjà visée par toute une série de malversations autour du conseil général des Bouches-du- Rhône et de celui de Haute-Corse.

Comme par miracle, l’autorisation de la maison de retraite de Vauvenarguës est finalement délivrée le 3 novembre 2009, signée de la main de Jean-Noël Guérini. Plusieurs témoins ont mis en avant le rôle clé du cabinet du président dans l’octroi de cette autorisation, à tel point qu’en 2008, la chambre régionale des comptes s’était émue d’un mode de fonctionnement jugé peu transparent. Ce rebondissement pourrait s’avérer embarrassant pour Guérini.

Jusque-là, en effet, il s’était lui-même reconnu coupable d’une sorte de laxisme fraternel en laissant son cadet Alexandre exercer un pouvoir occulte au sein de l’institution. Mais ici, il est bel et bien assis dans la tour de contrôle, d’autant qu un autre dossier est placé sous les projecteurs : celui de la maison de retraite de Saint-Marc-Jaumegarde, toujours dans le secteur d’Aix. Ici, c’est un virement de 142 000 euros au profit de Splendid Enterprise une autre société de Boudemaghe nichée à Gibraltar qui soulève des interrogations. Le quotidien la Provence a révélé que l’argent est parti d’un compte dénommé Islington ouvert à la BSI du Luxembourg, une banque qui se trouve d’ailleurs au carrefour de toutes les instructions menées par Charles Duchaine, certaines concernant le milieu corse et la fameuse équipe de la Brise de mer.

Le magistrat attend d’ailleurs d’un jour à l’autre des documents qui seraient fort instructifs sur certains comptes suisses.

JEAN-MICHEL VERNE

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