L’économie qui envahit aujourd’hui toutes les sphères de la société, est porteuse d’injustices car elle est inégalitaire, et anti-fraternelle.

Mercredi 8 juillet 2009 // La France

L’économie libérale peut être porteuse d’espoir, et doit prôner l’esprit d’entreprise sans pour cela, occulté le « côté humain et social de la vie. » Les activités économiques expriment une manière de « l’être » sans lequel la vie de l’homme inconcevable. Nos politiques qui n’ont de cesse de faire référence aux valeurs républicaines devraient les appliquer aux citoyens que nous sommes.

Nos élus disaient il y a peu de temps que nos enfants devaient êtres tous des jeunes possédant un savoir approfondi, quitte à se retrouver au chômage à la fin de leurs études. Ils Préconisent aujourd’hui le droit et le devoir d’apprendre un métier manuel, cette avancée et tactique,du moins je le pense.

Nos responsables politiques devraient savoir que le but de l’homme dans la vie, n’est pas le travail, mais l’aspiration au bonheur, cette aspiration au bonheur ne peut trouver sa source que dans une justice sociale, où chacun d’entre nous puisse vivre dans la dignité et la décence.

Récemment nos économistes se sont préoccupés des centaines de milliers de demandeurs d’emplois qui se complaisent dans l’assistanat plutôt que de chercher un travail ; Il faut être naïf pour ne pas comprendre qu’avec des salaires de misères, et des avantages sociaux importants il était préférable de ne pas travailler.

Une augmentation significative du S M I C à savoir, un salaire net mensuel de 1500€ pourrait inciter les citoyens à travailler, mais cette mesure n’a de chance de réussir si l’État diminue de moitié les charges sociales, si les chefs d’entreprise peuvent déduire de leurs impôts les frais supplémentaires, et si la taxe professionnelle voit disparaître de son lette l’imposition sur l’emploi, et sur les investissements. Je pense que désormais nous pouvons être rassurés grâce à la volonté du Président Sarkozy de mettre un terme à cet impôt stupide créé par Monsieur Jacques Chirac.

Notre société doit s’exprimer sur l’idée de justice, qui se traduit par l’égalité des chances, mais aussi en fonction de l’effort ou de l’absence d’effort individuel. Le Droit aux vacances fait partie des avancées sociales, tous les citoyens doivent pouvoir en bénéficier. Si notre choix se porte vers des lieux où les peuples souffrent de vivre au-dessous du seuil de pauvreté, évitons de faire une démonstration outrageante de nos richesses, alors qu’eux ne n’ont pas de quoi se nourrir.

Un récent colloque organisé par  » un Ordre Maçonnique » au Royaume du Maroc, avait permis la possibilité de débattre sur les sujets évoqués ci-dessus.

Le libéralisme devient fou, lorsqu’il fait fabriquer ses produits dans des pays où la main d’œuvre est bon marché, et sans regarder qui l’on fait travailler. Le libéralisme devient outrageant lorsqu’il suffit de passer un coup de téléphone depuis un palace pour acheter pour 30 millions de dollars et les revendre une heure plus tard avec un bénéfice tout autant scandaleux. La « financiarisation » de l’économie, qui est la recherche du gain par tous les moyens, est un système immoral, au même titre que les paradis fiscaux.

Aujourd’hui, en Juin 2009, il faut savoir que des milliards d’euros se trouvent dans des paradis fiscaux. Nous devons taxer cette somme colossale tout en préservant l’anonymat des financiers. « Une Cours des Comptes Mondiale » devrait être en mesure de percevoir des intérêts, et de les répartir par une péréquation qui est à déterminé. Beaucoup de grands patrons ont complètement perdu de vue l’aspect humain. Ils ne pensent qu’à une chose, engranger des profits de plus en plus grands. Il faut des gardes fous sur le plan financier comme sur le plan social.

De ce point de vue, la France est un pays où le niveau de protection sociale est très correct, que ce soit pour les salaires ou pour la couverture des risques. C’est le seul pays du monde où il y ait une telle couverture médicale, quel que soit le niveau de revenus de chacun. Certes, il ne peut y avoir de modèle unique, la France à une singularité acquise par des « combats » sociaux, c’est à nous Français de faire connaître nos valeurs, notre omni savoir, de recevoir tous les étudiants des Nations du monde, car demain, ils exporteront notre langue, notre culture, et dois je le redire notre savoir.

Plus s’imposent des modèles unificateurs, plus se fait jour à la base une aspiration à la singularité, à la diversification, aux regroupements, nationalistes, ethniques, culturels... D’où peut-être, d’ailleurs, le danger d’une dérive vers un communautarisme excessif.

Mai 1968 fut une protestation contre la société de consommation dans un pays qui ne connaissait plus la guerre et pas encore le chômage. Le malaise est un luxe des civilisations riches, qui peut être constructif, mais aussi conduire à des actions violentes et absurdes comme nous en voyons actuellement.

La seule défense, reste l’enseignement et la diffusion des valeurs éthiques communes aux familles spirituelles et profanes de France.

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