L’antijudaïsme.

Michel Fournier répond à un de mes articles concernant le peuple Juif.

Mercredi 13 mai 2009, par Michel Fournier // La Religion

L’antijudaïsme chrétien procède de mobiles différents. Né de la prédication au Ier siècle de Jésus de Nazareth et de ses disciples, le christianisme est l’une de ces nombreuses sectes messianiques et apocalyptiques juives qui surgissent à l’époque, au sein d’un judaïsme profondément divisé sur l’attitude à adopter face à l’occupant romain et à l’hellénisation qui progresse grâce à lui. Il en conserve évidemment de nombreux traits, comme le montrent les communautés judéo-chrétiennes du 1er siècle, qui entendent continuer d’observer la loi juive (circoncision, sabbat, interdits alimentaires, etc.). Il ne s’en sépare définitivement qu’à l’issue des deux guerres juives de 66-70 et de 132-135, qui scellent la faillite du « messianisme séculier » et confortent le judaïsme des pharisiens, qui ont condamné l’hérésie chrétienne. Du côté chrétien, la priorité donnée, en particulier par l’apôtre Paul, à la prédication des Gentils (les non-juifs), conduit aussi à insister sur les différences et à créer la plus grande distance possible entre les deux communautés. Dans les écrits des pères de l’Église grecs et latins, à partir du IIe siècle, la condamnation des valeurs religieuses et culturelles juives occupe une place de choix, comme l’illustre le Contre les Juifs de Tertullien (env. 200)."

Vous commencez votre intervention par l’antijudaïsme, négligeant les origines du judaïsme alors que c’est là que se tient le "nœud" des drames qui nous affectent depuis des millénaires, et qui commencent seulement actuellement à se dissiper.

Permettez-moi de vous présenter, schématiquement, une histoire de notre humanité européenne telle que vous ne l’avez peut-être jamais envisagée tant les manipulations de tous ordres nous en ont obscurci la réalité.

Un jour , l’homme apparut sur la planète , et il n’est pas pour moi question, ici, de m’étendre sur les raisons de cette survenue de l’humain dans le monde.

Il y eut d’abord une famille. La famille initiale se constitua en clan, puis le clan se dispersa, constituant des groupes au gré des déplacements, des configurations géographiques, des aléas climatiques, telluriques (dérive des continents), etc...groupes qui fondèrent des civilisations en s’organisant, en édictant des conventions de vie et en les mettant en application, en édifiant des constructions, des cités, des monuments, etc...

Je commencerai cette histoire à la période qui précède 1700 avant JC. A cette époque, globalement, la planète comportait plusieurs civilisations délimitées par les configurations géographiques . Mais il y avait entre ces civilisations, de nombreuses communications du fait des déplacements migratoires, des échanges commerciaux, des échanges d’idées et de marchandises, communications terrestres, mais aussi maritimes et fluviales, peut-être aériennes (Dédale et Icare qui se seraient envolés du Labyrinthe par la voie des airs !)

Dans le secteur européen qui nous concerne, à cette époque, c’est la civilisation minoenne, sise en Crète et dans les Cyclades qui détient la suprématie commerciale et idéologique. En effet, cette civilisation a des valeurs qui sont naturelles, celles que l’homme porte en lui et qu’il a connues lors de sa vie intra-utérine : la paix, les échanges, le plaisir, etc... La thalassocratie, avec des colonies et des ports un peu partout dans la Méditerranée et au-delà lui permet d’exercer une influence, parce qu’elle devient "modèle", "eidolon" (en grec, "eidolon" veut dire "reflet"), dans de nombreuses autres régions du globe.

Tout aurait pu continuer pour le mieux dans le meilleur des mondes mais, en - 1650, un cataclysme GIGANTESQUE vint anéantir cette civilisation. L’éruption de Santorin, en effet, eut des conséquences immédiates et différées qui changèrent pour une période non encore révolue la face du monde, son organisation.

Un tsunami colossal (en Crète, la vague atteint 80 mètres de haut), des rejets de matière imposants dans l’atmosphère (qui dérivèrent autour du globe pendant des décennies et provoquèrent des changements climatiques) avec des retombées colossales (le village d’Akrotiri, sur l’île de Santorin , fut retrouvé enfoui sous une épaisseur de plus de 40 m de cendres et pierre ponce), des émanations de gaz mortels qui tuèrent humains et animaux, etc...etc... affectèrent l’humanité européenne de manière impressionnante. La thalassocratie minoenne perdit ses infrastructures, bateaux, ports, colonies.... et sa domination sur l’ensemble du bassin méditerranéen... et au delà... et d’autres civilisations s’engouffrèrent dans le vide ainsi laissé pour occuper l’espace vacant.

Comme toujours lors de ce genre d’événements, les humains se posèrent la question de savoir POURQUOI cela leur était arrivé... alors qu’il n’y a qu’une raison : ce sont la nature et le temps, qui, sans se soucier de ce ridicule petit humain qui n’est qu’une espèce parmi d’autres dans l’immensité infini de l’Univers, obéissant à des lois qui nous échappent, ont "fomenté" cette "anecdote" qui fut pour l’humanité un cataclysme. L’humain n’a qu’une chose à faire devant ce genre d’évènements : assumer les conséquences, réfléchir sur ce qu’il aurait pu faire pour que les conséquences n’aient pas été aussi graves pour lui, puis rebâtir son monde en améliorant ce qui avait été élaboré précédemment.

Comme toujours lors de ce genre d’événements, les humains se posèrent la question de savoir COMMENT faire pour ne pas avoir à subir de nouveau les conséquences dramatiques d’un tel événement.... en allant jusqu’à oublier les faits réels qui étaient à l’origine de leur souffrance... nous disposons d’hormones qui jouent un rôle prépondérant dans ce genre de démarches (l’ocytocine, entre autres).

Comme toujours lors de ce genre d’événements, les humains se posèrent la question de savoir COMMENT rebâtir leur monde, au plus vite, afin de retrouver leur "paradis perdu" dont le souvenir nous a été communiqué, avec quelque précision, entre autres, par Platon, dans le Timée et le Critias, lorsqu’il nous parle du mythe de l’Atlantide, mythe, certes, mais dont certains aspects s’appuient sur des réalités si bien que d’aucuns sont persuadés que cette Atlantide a bel et bien existé : il est fabuleusement intéressant de lire le dernier passage du Critias que voici :

" ...Pendant de nombreuses générations, tant que la nature du dieu se fit sentir suffisamment en eux, ils obéirent aux lois et restèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés. Ils n’avaient que des pensées vraies et grandes en tout point, et ils se comportaient avec douceur et sagesse en face de tous les hasards de la vie et à l’égard les uns des autres. Aussi, n’ayant d’attention qu’à la vertu, faisaient-ils peu de cas de leurs biens et supportaient-ils aisément le fardeau qu’était pour eux la masse de leur or et de leurs autres possessions. Ils n’étaient pas enivrés par les plaisirs de la richesse et, toujours maîtres d’eux-mêmes, ils ne s’écartaient pas de leur devoir. Tempérants comme ils étaient, ils voyaient nettement que tous ces biens aussi s’accroissaient par l’affection mutuelle unie à la vertu, et que, si on s’y attache et les honore, ils périssent eux-mêmes et la vertu avec eux. Tant qu’ils raisonnèrent ainsi et gardèrent leur nature divine, ils virent croître tous les biens dont j’ai parlé.

Mais quand la portion divine qui était en eux s’altéra par son fréquent mélange avec un élément mortel considérable et que le caractère humain prédomina, incapables dès lors de supporter la prospérité, ils se conduisirent indécemment, et à ceux qui savent voir, ils apparurent laids, parce qu’ils perdaient les plus beaux de leurs biens les plus précieux, tandis que ceux qui ne savent pas discerner ce qu’est la vraie vie heureuse les trouvaient justement alors parfaitement beaux et heureux, tout infectés qu’ils étaient d’injustes convoitises et de l’orgueil de dominer. Alors le dieu des dieux, Zeus, qui règne suivant les lois et qui peut discerner ces sortes de choses, s’apercevant du malheureux état d’une race qui avait été vertueuse, résolut de les châtier pour les rendre plus modérés et plus sages. A cet effet, il réunit tous les dieux dans leur demeure, la plus précieuse, celle qui, située au centre de tout l’univers, voit tout ce qui participe à la génération, et, les ayant rassemblés, il leur dit : "... "

Pourquoi les humains et l’humanité ont-ils ce type de comportement, universel et intemporel, naturel, en somme ?

Le moteur de l’homme est contenu dans le "cerveau de son cerveau", un dispositif constitué de son hypophyse, de ses amygdales cérébrales et de l’hippocampe, un dispositif qui, recevant des informations de la part de la partie du cerveau en contact direct avec l’extérieur (le cortex), les analyse en les comparant à ce qui est contenu dans la mémoire, de manière virtuelle, en tire des conclusions qu’il transforme en décisions qu’il charge le cerveau extérieur de mettre en œuvre dans la réalité concrète.

C’est là que se trouve mémorisé le souvenir du SENTIMENT particulièrement puissant de "CONFORT ABSOLU" éprouvé lors de la période de gestation, souvenir que les secrétions d’ocytocine absorbées lors de la naissance et de l’allaitement ont estompé pour ce qui est des causes de son existence, mais qui reste présent, ô combien, dans les "limbes" de l’inconscient humain, sous une forme indéfinissable, inexprimable, mais omniprésente. C’est ce souvenir qui conduit l’humain à faire des choix dont les motifs lui échappent, qui lui apparaissent, a posteriori, dictés par un "plus fort que lui" dont il fera, grâce aux extraordinaires capacités de son imagination, des entités extra-humaines, extra-ordinaires, dieux ou extra-terrestres, etc ...

Tous les humains sont mus par ce même moteur : ce moteur insuffle chez chacun la même volonté qui pousse ainsi tout humain, d’une part à s’adapter à tout nouveau milieu, d’autre part à influer sur ce nouveau milieu afin de le transformer pour y trouver les conditions idéales qui lui donneront le sentiment de CONFORT ABSOLU..

L’humain qui a connu le milieu pré-natal, intra-utérin, qui, par définition, lui apportait tout ce dont il avait besoin, qui garde en lui le souvenir d’un environnement qui lui était entièrement dévoué (l’utérus maternel) , veut en effet, "à l’insu de son plein gré", transformer le milieu où il vit afin d’y recréer des conditions de vie susceptibles de lui faire revivre le sentiment de plénitude , d’extase éprouvé pendant neuf mois. Il veut redevenir , en quelque sorte, le centre du milieu où il se trouve... L’humain, dès lors qu’il a pris conscience de l’existence d’autres humains qui, comme lui, sont mus par la même volonté d’être les centres de leur milieu, tantôt s’opposera à ces autres humains dès qu’il les percevra comme "dangereux" pour le maintien des conditions qu’il a crées, tantôt s’alliera à eux dès lors qu’il les percevra comme des "aides" potentiels, des soutiens, des collaborateurs poursuivant les mêmes intentions que lui sans risquer de lui porter "ombrage"...il pourra même les "instrumentaliser", faisant d’eux SES "objets" en oubliant qu’ils sont surtout "sujets" de leur propre vie
Revenons à notre cataclysme "atlantidien"....

A moment de ce cataclysme, il y avait en Crète minoenne des peuples qui avaient diverses façons de vivre, en fonction de leur lieu de résidence. L’un d’eux était installé sur un haut plateau d’une montagne crétoise nommée le Mont Ida : les Idéens.

Ils étaient éleveurs et, parfois, descendaient de leur plateau pour que, lors des périodes où le fourrage venait à manquer, leurs troupeaux puissent continuer à se développer. C’est alors qu’ils avaient des contacts avec les peuples de la Crète du Bas, les agriculteurs. Les éleveurs qui ne travaillaient pas trop manifestaient un certain dédain pour les travaux manuels. Ils justifiaient leur statut particulier par la protection dont ils bénéficiaient de la part d’un dieu qu’ils avaient, comme tous les autres peuples, inventé et qui, selon eux, était né dans une grotte de leur Mont.

Les Idéens , lors de l’éruption, du fait de leur résidence sur un haut plateau (à l’heure actuelle le plateau du Nidha culmine aux alentours de 1500 mètres), furent épargnés de bien des conséquences tragiques, tandis que les autres minoens eurent à souffrir considérablement des effets et du tsunami, et des retombées, et des changements climatiques qui affectèrent les récoltes, et des effondrements de terrain, et des émanations de gaz mortels, etc...

Les Idéens déduisirent de cette protection dont ils avaient bénéficié et qu’ils attribuèrent à la puissance de leur dieu , qu’ils étaient un peuple élu, que leur dieu avait donné la preuve, en les épargnant, de sa suprématie sur les autres dieux, ce qui leur conférait une suprématie idéologique sur les autres peuples.

Toutefois, ils durent descendre de leur "Olympe" pour ravitailler leurs troupeaux lorsque le fourrage se raréfia du fait du changeme,nt climatique résultant du nuiage de poussières envoyé dans le ciel. Les paysans (les païens !) ne purent les satisfaire car leurs productions étaient affectées et des morceaux considérables de leurs terres avaient disparus sous la mer.. Les Idéens durent quitter la Crète pour aller rencontre d’autres civilisations moins meurtries.

Ils se retrouvèrent en Egypte où on les accueillit sans trop de manières dans un pays riche et polythéiste. Les Idéens s’installèrent et, très vite, furent employés par les égyptiens pour divers travaux de construction. Les Idéens rechignèrent vite devant ces activités qui n’étaient pas habituelles pour eux et, invoquant la toute puissance de leur dieu protecteur et leur statut de peuple élu, commencèrent à se rebeller contre les égyptiens. Répandant leurs idées d’un monothéisme radical, ils en vinrent même à déstabiliser l’organisation sociétale égyptienne qui connut alors sa"révolution armanienne" (cf Akhénaton). Craignant pour la survie de leur civilisation, les égyptiens décidèrent alors de se séparer des Idéens, devenus hébreux. Ceux-ci, après moult tractations, manipulant la réalité pour effrayer le pouvoir égyptien en invoquant la toute-puissance de leur dieu, finirent par partir en obtenant de pouvoir emporter avec eux les richesses égyptiennes (or, tissus, vivres, etc..).

Leur exode dura très longtemps et fut très pénible. Ils ne cessaient de se quereller pour la possession des richesses emportées (leur guide, Moïse, sur le conseil de son beau-père Jethro, institua les juges, mais en vain), si bien que leur guide, toujours en invoquant la toute puissance de leur dieu, fit apparaître des lois draconiennes que leur dieu lui auraient transmises, lois que chacun fut tenu d’appliquer pour pouvoir continuer à jouir de la protection divine....et espérer, un jour, accéder à la Terre Promise... et, au-delà, au paradis après la mort...

Ils finirent par trouver un territoire où ils s’installèrent. Parmi les voisins, se trouvait un peuple régi par le roi Crésus qui inventa la monnaie en - 650, faite de l’or qui, autrefois, ne servait qu’à représenter les divinités. Ils adoptèrent ce moyen facile à transporter, facile à utiliser qu’il surent très vite utiliser comme moyen de développement commercial.

A la même époque, les civilisations helléniques et romaines avaient aussi adopté ce mode d’échanges qui leur permettaient de payer, entre autres, leurs soldats. Elles avaient même inventé un dieu de la parole et du contrat, Mithra, qui donnait une garantie quant à la valeur "marchande" de l’or.... tout en pérennisant une idéologie de conquêtes militaires menées par les seuls "mâles" qui se transmettaient la connaissance par leur sperme, lors de cérémonies d’intronisation se déroulant au solstice d’hiver, dans des grottes où les hommes sacrifiaient un taureau...

Dans le même temps, d’autres peuples, eux, avaient conservé le troc comme mode de commerce, partant de l’idée toute simple que la possession de monceaux d’or ne permettait pas à son propriétaire de se nourrir (cf le mythe du roi Midas).

Chez les hébreux, devenus Iudéens , puis juifs, l’élite dirigeante sympathisa avec les grecs et les romains qui, par leurs forces militaires, leur assuraient protection.

Mais des "résistants" apparurent dans la communauté juive : il fallait chasser les marchands des temples, il fallait vivre dans l’amour de l’autre et non dans son exploitation, ne pas faire de lui un esclave, il fallait la paix et non la guerre, il fallait privilégier la vie sous toutes ses formes, comme l’avait aussi préconisé Pythagore, initié à la sagesse au sommet du Mont Ida..... Ces résistants étaient des individus "bons, honnêtes, loyaux", ce qui se dit "christos", en grec, ou "katharos" ("pur" ce qui nous donnera les cathares contre qui fut déclenchée une croisade, en 1209). Ils étaient foncièrement pacifiques, proches des autres hommes et de la nature. Certains , parmi eux, étaient plus déterminés que d’autres.

Il y a 2000 ans, la communauté juive se trouva ainsi déchirée entre deux idéologies : d’une part celle de l’argent et de l’enrichissement des élites, d’autre part celle de la qualité de vie et du partage des productions de la nature entre tous les membres de la communauté humaine.

Les "puissants" tentèrent de réduire au silence les "faibles" par des persécutions, des jugements, des mises à mort horribles... mais plus la répression était forte, plus la détermination des "martyrs" augmentait, et plus leur emprise idéologique s’amplifiait. Des "héros" firent leur apparition parmi les "christos" qui, chacun , avaient leur cohorte de disciples, vivant des anecdotes dont chacun tirait profit pour tenter de montrer comment transcrire en actes quotidiens et banals, la sagesse qu’ils professaient par le Verbe.

Des persécuteurs furent ainsi convertis, parmi lesquels Saül de Tarse. Les romains décidèrent d’en savoir plus et firent venir à Rome ce Saül de Tarse. Il fit le voyage en bateau en transitant par la Crète, dans un endroit qui se nomme "Kali Limenes" ("Bons Ports" !). Paul les instruisit de cette nouvelle religion qui finit par devenir celle de l’empereur Constantin 1er, au IVème siècle de notre ère .... empereur Constantin qui est à l’origine de Constantinople, devenue Byzance puis Istanbul.

Celui-ci, par l’édit de Milan, autorisa le christianisme, puis édicta, en 324, un dogme qui allait imposer le monothéisme, introniser un certain Jésus de Nazareth comme Fils de Dieu, s’inspirant d’autres mythes pour subjuguer encore davantage les peuples (par exemple, Alexandre le Grand était réputé être né d’une Immaculée Conception... et ainsi fut donc conçu Jésus de Nazareth), et décrétant que certains textes allaient constituer les fondements de ce nouveau dogme, différent du dogme juif, mais complémentaire.

Il confia le soin à divers spécialistes, les Pères de l’Eglise, de donner une certaine cohérence à ces textes nommés "Evangiles" dont seules 4 , à peu près convergentes, furent reconnues comme fiables, tandis que les autres furent considérées comme "apocryphes".

Les Pères de l’Eglise accomplirent leur mission, fixant à 2000 ans le terme de cette communauté chrétienne ("communauté" se dit "ekklesia , en grec), prévoyant, pendant ces deux mille ans, des réactualisations du dogme en fonction de l’avancement de la connaissance des hommes.

Ces 2000 ans ont ainsi vu naître des conflits sans fin, provoqués par l’orgueil de certains humains qui pensaient détenir la vérité, par l’envie et la jalousie , par les frustrations , etc....
Le peuple à l’origine de tous ces troubles psychologiques individuels et collectifs faillit disparaître dans un monstrueux holocauste...

Il réussit à obtenir de la collectivité internationale une Terre où il fait tout pour se fixer... . A l’abri d’un mur qui n’est pas sans rappeler celui de la Jérusalem Céleste annoncée par un certain Jean de Patmos dans son texte "L’Apocalypse", ce peuple, enfin regroupé, commence aujourd’hui à s’occuper des plus déshérités d’entre les siens, pansant ses blessures et recréant un monde où il va retrouver le bonheur.... tandis que les autres peuples, soulagés de ce terrible fardeau, vont pouvoir commencer, à leur tour, à remettre en cause leur passé pour se construire un présent et un avenir radieux....

Avec mes salutations humanistes et fraternelles.

Répondre à cet article