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L’Islam de France à la recherche d’un deuxième souffle.

Samedi 9 juillet 2011 // La Religion

Après l’élection des instances régionales deux semaines plus tôt, c’est le niveau national qui a été mis en place le dimanche 19 avec la réélection de Mohammed Moussaoui à la tête du Conseil français du culte musulman. Comme pour les Conseils régionaux, les représentants au CFCM ont été désignés en l’absence de deux des trois composantes fondatrices, l’Union des organisations islamiques de France, l’U0IF réputée proche des Frères musulmans, quoiqu’elle le démente, et la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris qui regroupe les croyants liés à l’Algérie. Le Rassemblement des musulmans de France, le RMF contrôlé par des Marocains de souche ou de descendance, conserve donc le contrôle de cet organisme voulu par Nicolas Sarkozy en 2003 lorsqu’il était ministre de l’intérieur il avait d’ailleurs dû batailler de haute lutte pour pousser toutes les composantes à participer.

Toutefois, avec l’actif soutien de Claude Guéant, qui connaît lui aussi depuis longtemps la question, a été aussitôt mise en place une « coordination » destinée à relancer le CFCM en ajoutant des personnalités représentant, de fait, les deux organisations qui ont boycotté les élections des 5 et 19 juin. Cela a déjà été réalisé pour la Grande Mosquée de Paris, en attendant l’UOIF, actuellement en proie à une crisè interne, puisque son président, Fouad- Alaoui, a dû démissionner.

La division de l’islam français constitue une sorte de péché originel au moins pour deux raisons. D’abord, la religion musulmane ne connaît pas d’autorité supérieure ou même simplement commune comparable à un pape, un concile, un synode ou un consistoire, comme cela existe dans les diverses formes des monothéismes chrétiens et juifs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains rêvent d’un retour du califat, dont la dernière forme a été abolie en 1924 par Atatürk, soucieux de faire disparaître toute instance religieuse qui aurait pu empiéter sur le pouvoir civil.

Ensuite, malgré des courant idéologiques variés et même contraires, l’islam en France se définit surtout par rapport aux pays dont sont originaires les fidèles musulmans. On retombe ainsi dans cette constante confusion entre le spirituel et le temporel dont seuls quelques penseurs essaient vraiment de sortir leur religion. Cela permet de comprendre, au passage, pourquoi un certain nombre de fidèles, surtout parmi les jeunes semble-t-il, contestent l’implication de l’Etat français perçu comme extérieur à la communauté des croyants dans les efforts actuels de coordination et de regroupement.

Pourtant, il faut bien gérer les quelque 2.000 mosquées existantes, jugées insuffisantes de moitié, ainsi que le problème des carrés musulmans dans les cimetières et la pratique de la viande halai. A l’approche de l’élection présidentielle, il est indispensable que le gouvernement puisse compter sur la légitimité d’une institution avec laquelle il veut traiter.

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