Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

L’Europe vue de Varsovie.

Jeudi 25 août 2011 // L’Europe

La présidence du Conseil Européen revient pour le second semestre 2011 à la Pologne qui a la plus longue frontière terrestre extérieure de l’Union.

La Pologne exerce pour la première fois la présidence tournante européenne, celle des Conseils, qui continue d’être exercée par voie de rotation semestrielle, aux côtés d’une présidence plus permanente confiée pour cinq ans au Beige Van Rompuy, fort discret, ainsi que le président de la Commission qui n’a que la moitié de ce mandat. Il reste donc une place non négligeable à la présidence tournante car elle est incarnée par un Etat souverain et non de simples personnalités bruxelloises. Grâce à ce système, l’Euro affiche sa visibilité dans des endroits où elle n’a pas trop l’occasion d’être dignement célébrée comme ce fut le cas à Varsovie le 1er juillet.

La Pologne succède à la Hongrie qui a terminé son mandat par un succès puisqu’elle s’était donné pour objectif de finaliser l’adhésion de la Croatie, ex-partie du royaume de Hongrie au temps de l’Empire bicéphale d’Autriche-Hongrie, ce qui fut fait par le dernier sommet européen de juin. La présidence hongroise a aussi été l’occasion d’une sorte d’apaisement dans les critiques que le gouvernement de Viktor Orban s’était attirées par son succès massif aux dernières élections et le vote d’une constitution qui avait fait sourciller certains Européens de l’Ouest. Budapest et Bruxelles se sont mieux compris.

Le gouvernement de Donald Tusk à Varsovie compte aussi sur sa présidence européenne pour remporter les législatives d’octobre prochain. Le camp des eurosceptiques autour du jumeau Kasczinski survivant a été défait aux présidentielles et est affaibli. La situation économique polonaise n’est pas mauvaise. Le président Obama en juin dernier avait choisi Varsovie comme seule étape continentale (il avait visité Londres et l’Irlande) : La Pologne demeure un allié de choix au sein de l’OTAN mais elle ne joue plus au détriment de sa participation européenne. Elle a abandonné aussi une posture proche de la provocation vis-à-vis du voisin russe. Depuis le drame de Katyn, et l’accident d’avion où périt le président Kasczinski lors de la commémoration l’an dernier du massacre des cadres de l’armée polonaise par les soviétiques èn 1940, les relations russo-polonaises se sont resserrées sans pour autant encore donner tous leurs fruits. Varsovie devrait en faire un des axes de sa présidence.

L’originalité de la Pologne au sein de l’Union européenne est en effet d’être désormais la gardienne de sa plus longue frontière terrestre : 1.239 km sur un total d’environ 4.500 (la Roumanie en a près d’un millier, le reste étant avec les Balkans). Pour mémoire, 605 km avec la Biélorussie, 444 avec l’Ukraine, 206 avec l’enclave russe de Kaliningrad. La Pologne est entrée dans Schengen et a donc une responsabilité majeure dans le contrôle de l’immigration. D’autant que ce que l’on appelle frontière avec les deux premiers Etats est une réalité récente, les frontières initiales de la Pologne ayant été déplacées d’environ 300 km vers l’Ouest à la faveur des deux guerres mondiales. Des courants d’échange traditionnels, des anciennes migrations de population ont subsisté. La coupure franche exigée par Schengen est un des sujets de la politique de bon voisinage à laquelle Varsovie est attachée.

Sensibilisée au problème des frontières extérieures de l’Union, la Pologne a compris qu’elle était concernée par ce qui se passe au sud de la Méditerranée, et suit avec attention, non évidente à première vue, l’évolution du Maghreb, l’aide au printemps démocratique arabe, la guerre de Libye. Bref, la Pologne prend toute sa place à la tête et au centre de l’Europe.

Répondre à cet article