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L’ÉVÉNEMENT L’INCERTAIN : L’AVENIR DES OTAGES AU SAHARA.

Jeudi 7 octobre 2010 // La France

Le Ministère algérien de la Défense a indiqué, le samedi 25 septembre, qu’un conseil des Chefs d’état-major de l’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger se réunissait à Tamanrasset, dans le sud du pays, pour procéder « à un échange d’informations et d’analyses à même d’établir un bilan exhaustif des activités et actions effectuées pour la concrétisation d’une stratégie commune de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée ».

Cette formulation alambiquée, et typique d’une certaine langue de bois fait suite à l’enlèvement au Niger de cinq ressortissants français et de deux étrangers par al Qaida au Maghreb islamique. Elle montre, en tout cas, un désir de réaction alors que les otages ont été localisés dans le Timétrine, une région désertique aux confins du Mali et de l’Algérie.

Là, Aqmi - l’acronyme d’al-Qaida au Maghreb islamique - s’est constitué, ces toutes dernières années, un vaste fief profitant de la porosité des frontières. Depuis une dizaine d’années, les petits groupes islamistes s’y sont multipliés, tentant vainement de se joindre aux groupes de la rébellion touareg. Lorsque, à partir de 2006, celle-ci est entrée dans un processus de paix, la région n’a pas vu arriver de forces de sécurité promises. Du coup, les islamistes, n’ayant pas à lutter contre une armée régulière, se sont fondus dans une population naturellement rétive à l’autorité de l’Etat malien. Ils se sont imposés d’autant plus facilement que leur argent leur ouvrait bien des portes et qu’ils ont conclu des alliances matrimoniales avec les chefs des familles traditionnelles.

Les hommes d’Aqmi ont eu également tout le temps de développer les techniques de guérilla. Ne négligeant pas les avantages techniques, ils ont utilisé leurs puissants 4x4 qui se jouent facilement des véhicules poussifs des quelques militaires envoyés sur place. Voilà comment, passant d’une cache d’essence à une autre grâce à leurs Gps, les 500 hommes que compterait Aqmi sont devenus invisibles mais efficaces.

Depuis deux ans et demi, ils ont établi leur lisibilité internationale en capturant des Européens, n’hésitant pas à tuer certains. Du coup, malgré les démentis officiels et les approximations, ils se sont constitué un pécule qui a singulièrement arrondi les ressources tirées des divers trafics du désert, des cigarettes à la drogue en passant par les armes. Comme ils en font profiter les populations locales, ils peuvent encore davantage agir avec le soutien de celles-ci.

Face à cette situation, les armées locales semblent toujours prises au dépourvu et ce seraient plutôt des groupes de Touaregs qui se montreraient prêts à réagir. Reste aussi à savoir si l’islamisme revendiqué séduit réellement les Mauritaniens, les Maliens, les Nigériens et les Algériens vivant là-bas. Mais, depuis le massacre des moines de Tibhirine, on connaît la difficulté à évaluer les situations locales.

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