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L’Allemagne d’Angela Merkel résiste.

Samedi 27 décembre 2008, par Pierre-Marie Gallois // L’Europe

L’Allemagne d’Angela Merkel résiste.

Elle n’entend pas perdre au nom de la crise et d’une fuite en avant dont les effets sont des plus hypothétiques… les bénéfices accumulés

Pour comprendre la position de l’Allemagne d’Angela Merkel, le regard de notre « Maître d’Ecole », le général Pierre Marie Gallois, est encore une fois essentiel.

2006 ? Une bien bonne moisson pour Berlin… L’Allemagne ne dévie pas de sa ligne : Priorité à l’Allemagne… Merci Mon Général de nous le rappeler !

L’Allemagne d’Angela Merkel reprend les commandes

Tandis qu’en France gouvernement et population étaient mobilisés par des « affaires » douteuses, voire délictueuses, outre-Rhin, Madame Angela Merkel conduisait avec succès la politique énergétique de son pays.

A Tomsk, au centre de la Sibérie, les 26 et 27 avril, elle rencontrait Vladimir Poutine et concluait avec lui de nouveaux accords associant plus étroitement Allemagne et Russie à la prospection, l’exploitation et la distribution de l’énergie fossile que détient la Russie (en particulier le tiers des réserves mondiales de gaz naturel).
Depuis une douzaine d’années, l’Allemagne (par une filiale de sa puissante firme chimique BASF) gère avec Gazprom une entreprise comme Wingaz, contrôlée à 65 % par Berlin. Gazprom élargissant son emprise sur le marché européen et nord-africain (Lybie) entre maintenant pour 50 % dans Wingaz. En échange BASF obtient 25 % de l’exploitation du gisement sibérien de Yuzhno-Russkoye recelant 600 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

« Yuzhno-Russkoye »

Situé au sud de l’Oural, non loin de la frontière septentrionale du Kazakhstan ce pactole énergétique est bien placé pour ravitailler aussi la Chine et le Japon par un pipeline construit en territoire russe.

 

L’Allemagne obtient également 10 % de l’exploitation des gisements exploités par la société russe Severnefte Gazprom.
Enfin elle coopère à la réalisation d’Achimgaz société germano-russe installant un gazoduc en grande partie sous-marin, en Baltique, destiné à acheminer vers l’ouest (Danemark, Allemagne, voire Grande-Bretagne) le gaz russe des gisements du nord de la Sibérie.

Le tracé du gazoduc contourne les pays baltes et la Pologne et il aura une capacité de plus de 30 milliards de mètres cubes par an, et de 50 milliards lorsqu’il sera doublé par une seconde canalisation. Non seulement sont lésés les pays par lesquels, à terre, aurait pu passer ce gazoduc, mais la nouvelle installation aura un tel débit que seront réduites les livraisons de gaz par le gazoduc existant (réseau Ismal-Europe). Et que, Pologne au nord, Ukraine au sud, percevront des droits de passage plus réduits.

Bilatérale, cette entreprise mécontente les européistes dans la mesure où l’économie des pays de l’Union en pâtit et où à l’évidence, l’intérêt allemand s’est révélé, une fois encore, tout à fait prioritaire.
Pour Varsovie cet accord russo-allemand équivaut au traité signé en 1939 par Molotov et von Ribbentrop : les ex-nazis s’entendent à nouveau avec les ex-staliniens aux dépens, d’abord, de la Pologne.


Molotov, Staline, Ribbentrop…

A signaler que BASF et sa filiale Wintershall n’étaient pas seules à convoiter le gaz de Yuzhno-Russkoye. E. on Ruhrgas était aussi prêt à favoriser l’implantation en Allemagne de Gazprom en échange d’un accès au vaste gisement sibérien. Mais les exigences russes ont été estimées excessives et c’est l’accord de Tomsk qui a réglé le différend en faveur de BASF. Entre temps Gazprom avait stoppé les approvisionnements énergétiques de l’Ukraine et de la Moldavie et M. Poutine laissé entendre que si l’Europe de l’ouest ne s’ouvrait pas davantage à ses fournitures de pétrole et de gaz, il se tournerait vers la Chine et l’Inde avidement en quête d’énergie fossile. D’ailleurs, alors qu’il était en négociation à Tomsk, avec Angela Merkel, la société russe Transneft commençait les travaux de l’oléoduc Sibérie orientale-océan Pacifique (2500 kilomètres).


En devenant un des dirigeants du gazoduc sous la Baltique l’ex chancelier Gerhard Schröder concourt avec Madame Merkel négociant à Tomsk, à donner à l’Allemagne une place dominante dans l’extraction et la distribution de l’énergie fossile russe. Il se pourrait qu’il se forme un axe énergétique Berlin, Moscou, Pékin, la Russie détenant une large part du marché de deux zones de forte consommation, aux deux extrémités de la masse eurasiatique.
Moins d’un mois après l’entrevue de Tomsk, Pékin annonçait qu’un accord venant d’être conclu entre le gouvernement chinois et les entreprises allemandes Siemens et Thyssen Krupp pour la fourniture d’un train à sustentation magnétique à très grande vitesse.


Han Zheng, Maire de Shanghai et Angela Merkel
Shanghai 23 Mai 2006.

Cette fois Madame Angela Merkel était à Shanghai où fonctionne déjà un train semblable. Le nouveau projet concerne la courte liaison Shanghai-Hangzhou, mais l’Allemagne convoite un plus large marché : une liaison Pékin-Shanghai, 1320 kilomètres parcourus en 5 heures.


Vice Premier ministre Zeng Peiyan et Angela Merkel dans le « maglev » (lévitation magnétique).
23 mai 2006.

Grandes sont les ambitions chinoises avec, pour objectif, d’ajouter avant quinze ans plus de 10.000 kilomètres de voies ferrées au réseau existant, dont 20 % destinés aux grandes vitesses, et Berlin entend bien offrir ses capacités techniques aux entreprises chinoises.

C’est à Berlin que s’est rendu Javier Solana – faisant fonction de ministre des Affaires étrangères de la mythique Union européenne – afin d’y rendre compte de ses entretiens de Téhéran.
Madame Angela Merkel déclara que la démarche avait été heureuse et qu’elle allait permettre de reprendre les négociations avec les Iraniens. Le conflit pourrait être résolu pacifiquement….. « une immense chance », ajouta-t-elle. Voici l’Allemagne se préparant à conduire la politique extérieure de la future Union.

Il faut reconnaître que dès le début des années 90, au lendemain de la réunification, elle avait pris l’initiative de disloquer la Yougoslavie et de mettre les Balkans à feu et à sang, contribuant à y créer un nouveau Etat musulman, à en renforcer un autre, l’Albanie, et à mettre en pièces la Serbie, son vieil adversaire. Non seulement elle avait installé des services de renseignement en Albanie et, en dépit de l’embargo sur les armements, fourni véhicules, uniformes, munitions à ses alliés Croates et Musulmans mais, ainsi que le rappelle Yvonne Bollmann, dès 1999, envoyé des millions de marks au Monténégro afin d’y créer une politique monétaire dépendante de l’Allemagne. Quant à Pierre Hillard, il précise que le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Merkel, ancien chef de la chancellerie fédérale de l’équipe Schröder, avait couvert les agissements d’un officier de renseignement allemand à Bagdad qui fournissait au commandement américain les résultats de ses enquêtes sur les objectifs irakiens d’intérêt politique et militaire. Dans le même temps que le Chancelier faisait mine – pour des raisons de politique intérieure – de s’opposer à l’intervention armée des Etats-Unis en Irak.

Le 6 juin dernier, lors d’un entretien avec Angela Merkel à Rheinsberg, le président Chirac avait déclaré que le gouvernement de Berlin avait toute sa confiance pour présenter, durant la présidence allemande de l’Union, des « propositions permettant de relancer le processus de réforme des Institutions, réforme indispensable si l’on veut une Europe plus forte et mieux organisée ».


Vice Premier ministre Zeng Peiyan et Angela Merkel dans le Jacques Chirac et Angela Merkel à Rheinsberg

En somme, reprendre le traité constitutionnel rejeté par les Français et les Hollandais et y ajouter de nouveaux éléments. C’est ignorer le vote français du 29 mai et faire confiance à l’Allemagne pour imposer à ses partenaires un texte constitutionnel conforme à ses intérêts. Effectivement on peut s’en remettre à l’Allemagne pour réussir à organiser l’Europe comme elle l’entend. Détruire la France, voici plus de 30 ans que ses dirigeants s’y emploient. Ce sera tout naturellement à l’Allemagne de lui porter le coup de grâce. La présidence française l’y engage en lui faisant toute confiance pour y parvenir.
La compétition mondiale de football contribue à la popularité de Madame Merkel et à l’humanisation de l’Allemagne. Ce sport et les rivalités nationales qu’il exacerbe mobilisent au moins la moitié de la planète. A Berlin, les grandes rencontres doivent avoir lieu au stade construit sur les ordres d’Adolf Hitler. Le maire de la capitale allemande, M. Klaus Wowereit s’en réjouit : …. « Le passé n’est pas refoulé, au contraire il est présenté au public et largement documenté »


Klaus Wowereit. « Berliner Olympiastadion
Construit : 1934 - 1936
Photographe : Inge Kanakaris-Wirtl pour :
http://fr.structurae.de/photos/index.cfm?JS=85525

Tandis que Paris s’accuse, regrette son passé, s’excuse et se repentit, Berlin se réhabilite et, bientôt étalera son « fier passé ». C’est une tradition germanique. Aucun peuple, dès la fin du XVIIIème siècle ne s’est autant auto-encensé (Lessing, Herder, Klopstock, Fichte, Ritter, Ratzel, von Treitschke et bien d’autres encore).
* * *
Plus sereinement le pape vient de participer à l’entreprise de réhabilitation.

A Auschwitz Benoît XVI s’est déclaré « le fils du peuple allemand qu’une bande de criminels, arrivée au pouvoir par de fausses promesses d’une future grandeur, de la récupération de l’honneur de la nation et de la prééminence et de la prospérité, mais aussi par terreur et intimidation ». (1)

Ainsi, une « bande de criminels » a-t-elle rallié à ses idées et à ses forfaits plus de 90 % de ce peuple allemand. La bande de criminels ? Des martiens sans doute, dont les Allemands auraient été les victimes. Ainsi l’histoire est accommodée, réécrite. A ce train, dans quelques années, les millions de victimes seront coupables et les bourreaux, des bandes mystérieuses venues d’on ne sait où… Et voici madame Merkel épaulée par le révisionnisme d’une des plus hautes autorités morale de ce temps. Le ciel s’ajoute au gaz naturel russe et au ballon rond pour affermir son autorité : Gott sei Dank !

 (1) Extrait : « Je devais venir. C’était et c’est un devoir à l’égard de la vérité et du droit de ceux qui ont souffert, un devoir vis-à-vis de Dieu, d’être ici comme successeur de Jean-Paul II et comme fils du peuple allemand, fils de ce peuple sur lequel un groupe de criminels a pris le pouvoir au moyen de promesses mensongères, au nom de perspectives de grandeur, de recouvrance de l’honneur de la nation et de son relèvement, avec des prévisions de bien-être, et aussi avec la force de la terreur et de l’intimidation de sorte que notre peuple a pu être utilisé et abusé comme instrument de leur frénésie de destruction et de pouvoir. Oui, je ne pouvais pas ne pas venir ici.

Le 7 juin 1979, j’étais ici comme archevêque de Münich-Freisingen parmi tant d’évêques qui accompagnaient le Pape, l’écoutaient et priaient avec lui. Puis en 1980 je suis revenu une fois dans ce lieu d’horreur avec une délégation d’évêques allemands, bouleversé à cause du mal et reconnaissant du fait qu’au dessus de ces ténèbres s’était levé l’étoile de la réconciliation. Et c’est encore dans ce but que je me trouve aujourd’hui ici : pour implorer la grâce de la réconciliation – et tout d’abord de Dieu qui, seul, peut ouvrir et purifier nos coeurs ; puis des hommes qui ont souffert ici, et enfin la grâce de la réconciliation pour tous ceux qui, en ce moment de notre histoire, ont souffert de nouvelle manière sous le pouvoir de la haine et sous la violence fomentée par la haine. »

Discours de Benoît XVI dans les camps d’exterminations d’Auschwitz-Birkenau le 28 mai 2006 : « Une "vallée obscure" de l’humanité »


Angela Merkel et Vladimir Poutine veulent élargir la base du partenariat stratégique entre la Russie et l’Allemagne.

Angela Merkel et Vladimir Poutine ont décidé, lors de leur entretien au Kremlin, de continuer à promouvoir l’évolution positive des échanges commerciaux entre les deux pays. Déjà en 2005, le volume des échanges commerciaux avec la Russie a augmenté de 30 pour cent environ. La chancelière veut œuvrer pour que les petites et moyennes entreprises notamment puissent entrer dans le monde des affaires en Russie.

L’Allemagne et la Russie veulent se concerter étroitement concernant le conflit avec l’Iran 

Lundi 16.01.2006

La chancelière fédérale, Angela Merkel, et le président russe, Vladimir Poutine, ont évoqué de nombreux sujets lors de la première visite officielle en Russie de la chancelière. Le contentieux nucléaire avec l’Iran, le conflit en Tchétchénie, la loi pour les ONG controversée ainsi que le gazoduc de la mer Baltique étaient à l’ordre du jour. TOMSK, 27 avril - RIA Novosti. La Russie et l’Allemagne ont signé au terme des consultations interétatiques à Tomsk un paquet de documents relatifs à la coopération dans différents secteurs : pétrole, gaz, banques, transport et information.

Le patron de Gazprom, Alexeï Miller, et le président du conseil d’administration exécutif de BASF, Jürgen Hambrecht, ont apposé leur signature au bas d’un accord-cadre Gazprom-BASF sur l’échange d’actifs dans le cadre du projet de mise en valeur du gisement de gaz Ioujno-Rousskoïé. La société allemande participera à ce projet à hauteur de 35%.

Le gisement Ioujno-Rousskoïé est le principal réservoir de gaz appelé à alimenter le futur Gazoduc nord-européen. Il se trouve dans la région de Tioumen et ses réserves sont estimées à plus de 1.000 milliards de m3.
Au vu des résultats des consultations, les Chemins de fer de Russie et Deutsche Bahn ont adopté une déclaration sur la création d’une coentreprise logistique chargée du transit de fret par le Transsibérien entre l’Asie et l’Allemagne, ainsi que d’autres pays d’Europe de l’Ouest.

D’autre part, un accord de coopération a été signé entre la Banque russe pour les relations économiques extérieures (Vnesheconombank) et Deutsche Bank pour soutenir les projets à réaliser dans le cadre du partenariat entre les secteurs privé et public. Un autre accord de coopération a été conclu entre la Banque russe pour le développement et Deutsche Bank.

La Chine et l’Allemagne signent 19 documents de coopération.

22 mai 2006

La Chine et l’Allemagne ont signé, lundi à Beijing, 19 documents sur la coopération bilatérale. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao et la chancelière allemande Angela Merkel ont assisté à la cérémonie de signature.

Ces documents couvrent les domaines de la technologie des chemins de fer, la coopération financière, le dialogue sur la haute technologie, les télécommunications, l’énergie, la culture et le sport. Les deux parties ont aussi signé un mémorandum d’entente sur la protection des droits de propriété intellectuelle dans l’industrie textile.

Ces documents ont été signés au Grand Palais du Peuple après l’entretien entre Wen et Merkel. Merkel est arrivée à Beijing dimanche soir, pour entamer une visite officielle du 21 au 23 mai sur l’invitation du Premier ministre Wen Jiabao. Il s’agit de la première visite en Chine de Merkel depuis son entrée en fonctions en novembre 2005.

Durant son séjour à Shanghai, la seconde étape de sa tournée de visite en Chine, Merkel prendra le train à sustentation magnétique à grande vitesse de Shanghai (Maglev) pour se rendre à l’aéroport international de Putong. Le projet du Maglev de Shanghai est un important fruit de coopération sino-allemande dans le domaine technologique.

 

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