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L’Afrique est-elle malade de ses hommes politiques.

Samedi 31 janvier 2009 // L’Afrique

Conseiller diplomatique du chef de l’État du Togo, Robert Dussey vient de publier « L’Afrique est malade de ses hommes politiques » chez Jean Picollec Editions. À travers ce livre, on croit savoir pourquoi ça coince dans la plupart des pays africains. Et, surtout, quelle est la recette magique de Faure Gnassingbé pour que ça aille plutôt de mieux en mieux au Togo.

C’était impossible d’imaginer autre chose. L’Afrique malade de ses hommes politiques, ce n’est que le prolongement sur le papier de l’action politique dans le domaine de la paix et de la réconciliation que Robert Dussey mène comme enseignant à l’Université de Lomé et à l’ENA du Togo où il intervient notamment sur les questions de paix, de gestion et de résolution des conflits ; mais aussi comme expert consultant à San Egidio, cette officine papale dont le siège se trouve en Italie et qui œuvre pour la paix et la réconciliation entre les hommes, souvent, sans tambours ni trompettes. Docteur en philosophie politique, Robert Dussey travaille aux côtés du président du Togo. Faure Gnassingbé, en tant que conseiller diplomatique. Pour certains, cela aurait suffi à son bonheur.

Tel n’est pas le cas au moment où le président togolais a entrepris une titanesque œuvre de réconciliation du peuple togolais pour en faire une nation soudée, le savoir-faire en la matière de son conseiller diplomatique, ne peut pas être de trop.

Que nous dit Robert Dussey dans son livre ? D’abord un constat : qu’après bientôt un demi-siècle d’indépendance, nombre d’Etats africains n’ont toujours pas réussi à s’engager sur la voie d’un développement stable et continu. Malgré leur richesse on matières premières, malgré l’aide internationale et en dépit de nombreux programmes d’assistance technique. Les apports de capitaux étrangers, mal maîtrisés, ont au contraire alourdi la dette publique, ce qui a amplifié leurs difficultés auxquelles se greffe un manque de démocratie et de libertés.

L’auteur ne se limite pas à l’élaboration du diagnostic. Il préconise aussi des solutions pour que l’Afrique s’en sorte L’Afrique doit s’unir quitte à sacrifier ses micro-états autour d’un projet démocratique fondé sur la compétence de ses dirigeants et la lutte contre la corruption. Thérapie un peu courte, diront certainement ses détracteurs. Mais droit dans ses bottes, Robert Dussey précise que « ce projet fondé sur une stratégie de développement, embrassant le politique et le culturel, le social et l’économique, devrait associer les valeurs positives des cultures africaines et européennes ». Pour le conseiller diplomatique du chef de l’Etat Togolais, qui sait de quoi il parle, « les dirigeants africains ont à se ressaisir devant le défi vital posé à leurs pays.

Construire et développer le continent africain en se dégageant de l’emprise étrangère. Le temps presse conclut-il.

On peut se demander si Robert Dussey avait constamment le Togo à l’esprit en écrivant son ouvrage. Car voilà justement un pays qui fait un parcours sans faute depuis avril 2005, date de l’accession de Faure Gnassingbé à la tête du Togo. Que de chemin parcouru en si peu de temps. Le Togo d’après Gnassingbé Eyadéma pour lequel on ne prédisait que des troubles et massacres à grandes échelles a continué d’être le véritable pôle de stabilité de la sous-région qu’il a toujours été, avec une armée solide, bien structurée et prête à défendre l’intégrité territoriale.

Le Chef de l’État a montré que l’opposition hi faisait un mauvais procès en le considérant comme un dirigeant sectaire. Moderne sur tous les plans, il ne l’est pas, il ne l’a jamais été, il ne le sera sans doute jamais, sinon, il n’y aurait pas d’autres sensibilités que la sienne -le RPT - au sein de son gouvernement. Plus important, il n’aurait jamais fait bon ménage avec le grand chef du CAR, Maître Yaovi Agboyibor comme, Premier ministre chef du gouvernement.

  • L’UFC de Gilchrist Olympio dont l’extrémisme n’est plus à signaler, ne serait pas allée aux législatives pour compter aujourd’hui 28 députés À l’Assemblée nationale.
  • Enfin, les relations de saine coop ération avec les bailleurs de fonds occidentaux au premier rang desquels, l’Union européenne, n’auraient pas repris, treize ans après leur rupture, si les partenaires du Nord n’étaient pas convaincus de la démarche du jeune président.

Toutes ces actions menées par Faure Gnassingbé, sont bien appréciées par la grande majorité des Togolais et des Togolaises qui le reconnaissent : Des changements visibles et notables dans le pays où les choses se font. Pour paraphraser Robert Dussey, c’est ce qu’on demande aux dirigeants africains, assurer avant toute chose, le bien-être collectif. « À vrai dire, dit-il, dans son livre, il faut un ensemble de qualité pour gouverner les pays africains et leur éviter la guerre ; » la légitimité, la lucidité, l’ampleur de l’information, le travail acharné, l’humilité devant le réel, le sens de l’adaptation aux événements et aux hommes, l’esprit de décision, la fermeté dans le commandement, le désintéressement ». Et de conclure « Sans une éthique élevée de gouvernement, les hommes politiques ne réussiront pas dans la mission qu’ils mènent. S’ils sont obnubilés par le souci du prestige, du gain et des honneurs, ils feront le malheur de l’Afrique. C’est ce qui s’est passé depuis les indépendances. »

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