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Kadhafie joue les prolongations avec ses mercenaires ; Quand la communauté internationalle mettra fin à ce régime néo Nazi ?

Dimanche 27 mars 2011 // L’Afrique

Les courageux insurgés font flotter l’ancien Drapeau du Roi, l’Emblème de la
Monarchie est devenu celui de la liberté, cette liberté que le peuple libyen
avait du temps du bon Roi Idriss.

Recrutés par le dirigeant libyen pour mater les manifestations, quelque 30
000 hommes armés font le sale boulot que les forces régulières rechignent à
accomplir.

La révolte libyenne se noie dans un bain de sang. Le régime des masses, la
Jamahiriya, tire sur le peuple qui réclame sa chute. Pour chaque manifestant
abattu, une prime de 10 000 à 12 000 dollars [de 7 300 a 8 800 euros] est
promise. A lire les témoignages qui circulent sur les réseaux sociaux, les
hommes éhargés de la répression par Muammar Kadhafi n’ont rien à voir avec
les "chiens de guerre", ces figures romantiques immortalisées par le
romancier britannique Frederick Forsyth. [Les Chiens de guerre raconte une
tentative de coup d’Etat menée par des mercenaires dans un pays d’Afrique
fictif.] Ce sont des mercenaires au sens le plus répugnant du terme, des
désespérés sans autre mission que celle de défendre le fauteuil du dictateur
libyen. Ils sont environ 30 000, selon les estimations de l’ONG Human Rights
Solidarity, pour la plupart en provenance du Tchad, de la Mauritanie, du
Nigeria, de l’Algérie et de pays d’Afrique centrale, mais aussi des tribus
libyennes restées fidèles au Livre vert [le manifeste politique de Muammar
Kadhafi]. D’autres arrivent d’Europe, très probablement des Balkans.

Il s’agit de Serbes, déjà employés pour structurer militairement les
"comités populaires" fidèles au régime Kadhafi et nostalgiques, sans doute,
de l’époque où ils pouvaient "s’amuser" au sein des groupes paramilitaires
tchetniks, auxquels se mêlent peut-être quelques Bosniaques prêts à
s’enrôler au nom de la solidarité islamique. La présence d’Allemands,
membres du commando d’instructeurs chargés de la formation des troupes
d’élite mise en place en 2006 sous la direction d’un ancien sous-officier
des forces spéciales du GSG 9 [une unité d’intervention de la police
allemande formée à la suite de la prise d’otages des Jeux olympiques de
Munich en 1972, équivalent du GIGN français], n’est pas à exclure. Aucun
Italien, en revanche. Selon le général Franco Angioni, même les anciens
membres des troupes spéciales, que s’arrachent les entreprises pétrolières
d’Afrique du Nord pour la sécurité de leurs infrastructures, ne se sont pas
laissé tenter par les pétro- dollars du colonel. Trop de vieilles rancunes,
trop de distance culturelle pour accepter de travailler avec Tripoli.

Les hommes ralliés au régime libyen seraient arrivés à Benghazi dans quatre
avions partis du Bénin. Selon les témoignages recueillis par la chaîne
Al-Arabiya, ils sont majôritairement noirs, ne parlent pas arabe et ne
s’expriment qu’en français. Preuve des limites de leurs compétences
militaires, certains ont été capturés par les manifestants. La même source
rapporte qu’ils ont tranquillement reconnu avoir été engagés par Khamis
Kadhafi, un des fils du colonel Kadhafi, et avoir reçu l’ordre de tirer
suPla foule. C’est l’attitude des forces armées de la Jamahiriya, jugée
tiède, presque passive, qui a rendu indispensable l’intervention des
mercenaires : les analystes estiment que de nombreux militaires veulent imposer un partage des pouvoirs à Kadhafi et son clan, et surtout se libérer
de l’emprise directe de la famille. Les accusations de corruption, lancées
la semaine dernière par Saïf Al-Islam Kadhafi contre les forces armées via
l’agence Libya Press, sont un autre signe des tensions entre l’armée et le
régime. Le colonel Kadhafi pourrait cependant compter avec certitude sur la
police, soutenue par les comités révolutionnaires dirigés par Ahmed Ibrahim,
un cousin du dictateur.

Parmi les mercenaires africains à la solde de la Jamahiriya, beaucoup
peuvent se targuer d’une bonne expérience militaire. Avant Tripoli, ils ont
combattu pour le régime soudanais d’Omar ElBéchir contre les désirs
d’indépendance du Sud-Soudan. Ce sont ces mêmes soldats que le leader libyen
voulait transformer en "armée du Sahara", sous sa conduite naturellement.
Mais cette idée a fait long feu, comme les tentatives du colonel pour doter
la Libye de forces armées efficaces, à grand renfort de dollars. Tripoli
était parvenu à acquérir des chasseurs bombardiers russes ultramodernes :
les Sukhoï 3o et les Mig 29, dont les premiers pas se révélèrent une
humiliation. En 1986, après l’attentat dans une discothèque berlinoise
réquentée par des soldats américains, les Etats-Unis avaient bombardé la
Libye en guise de représailles. Kadhafi avait fait décoller ses avions pour
repousser l’assaut, mais sans succès. Les pilotes libyens n’étaient
manifestement pas à la hauteur, malgré leur préparation sous les ordres
d’ins tructeurs russes. Selon les experts, la culture militaire libyenne n’a
pas changé. Les grands investissements sur le marché des armes n’obtiennent
pas les résultats escomptés, faute de maintenance et de capacité
opérationnelle. Une logique qui s’applique à plus forte raison aux
mercenaires. Parfaites pour les plus sales besognes, ces troupes sont aussi,
selon un observateur militaire, « les moins fiables, prêtes à prendre leurs
jambes à leur cou si la situation se détériore ».

Opinion

Un régime qui n’a plus rien à offrir.

Le frère libyen Muammar Kadhafi, le régent arabe et roi des rois africains,
legrand colonel et guide, s’est lancé il y a deux ans dans une opération de
chirurgie esthétique. Depuis, sa face est encore plus laide. Ce raté a été à
la hauteur d’un autre échec cinglant. Car il n’a jamais réussi non plus à
constituer une base populaire dans sa [République des masses populaires].
C’est pour cela qu’il a formé son armée de voyous et de mercenaires. En
Europe, le frère-guide n’a pas réussi à se faire un seul ami, si ce n’est
Silvio Berlusconi, le vieillard relifté et licencieux, adepte de mineures et
détenteur d’une grosse fortune accumulée par le blanchiment d’argent
etdescontacts douteux avec la mafia. Kadhafi-dispose d’un puissant "envoyé
spécial" pour plaider sa cause en Occident et faire oublier son bilan de
morts et de tortures : le pétrole. Et pourtant, le frère-guide reste persona
non grata dans la communauté internationale et plus particulièrement aux
Etats-Unis, où on ne lui pardonne pas son implication dans l’attentat contre
un avion civil américain en 1989. Le frère-guide, cet hommegrossier et
brutal, a réussi à se faire détester même par ses "confrères", les autres
dictateurs arabes. Son irrespect envers eux, ses outrances verbales, ses
infâmes agissements dans nombre de leurs pays-lui ont valu dégoût et haine
parmi ses homologues arabes. Quant à l’Afrique, il y a créé des conflits
militaires entre voisins et a alimenté des guerres en finançant des
mercenaires.

Il a notamment déstabilisé le Tchad. Même les peuples arabes ont subi ses
foudres, puisqu’il a procédé à l’expulsion des travailleurs immigrés des
pays avec lesquels il était en désaccord politique. LesPalestiniens, tes
Tunisiens, les Soudanais, il a confisqué leurs biens puis les ajetés en
plein désert [à la frontière avec l’Egypte]. Qui te reste-t-il, ô cher
frère-guide ? Personne. Tout le monde souhaite ta fin. Aie la bonne idée de
mourir " dignement " et essaie de suivre l’exemple de Hitler [qui s’est
suicidé] plutôt que celui de Saddam. Ne laisse pas tes ennemis venir te
chercher dans un trou à rats et te juger pour tes crimes. Devance-les et
essaie de préserver le peu de dignité qui peut rester a quelqu’un de ton
espèce.

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