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Justice et charité.

L’éditorial de Politique Magazine

Vendredi 6 avril 2007, par Politique Magazine // La France

Oui il faut aller au fond des choses. Et distinguer ce qui doit être distingué pour penser juste et agir droitement. La démocratie participative et émotionnelle qui se développe à occasion des élections, confond tous les domaines, bouleverse ce que Pascal, appelait « les ordres » et mène la politique inéluctablement dans une impasse, avec toutes les conséquences désastreuses que peut entraîner un jeu démagogique que la réalité n’a pas le pouvoir ni les moyens de contenter.

Chacun a le droit de tout dire, chacun a le devoir de tout exprimer. Tous les besoins s’étalent mis sur le même rang, exigeant la même satisfaction. Toute réclamation devient un droit social immédiatement opposable et que la société donc doit satisfaire. La société, c’est-à-dire l’État, les autorités constituées.

Il suffit de planter des tentes d’occuper des lieux en réfection, pour avoir droit à un logement et obtenir au minimum une chambre d’hôtel. Et si le résultat n’est pas obtenu dans la semaine, ou si le logement pro­posé ne répond pas à tous les souhaits, voilà déclenché le vaste système de la réprobation publique sur le scandale du siècle. Et il en sera de même, il en est déjà de même, sur tous les besoins humains le toit et le couvert, le boire et le manger, l’amour sous toutes les formes et de toutes les manières en public et en privé, la famille comme chacun l’entend, la nationalité à sa guise, la santé sans contrepartie, les loisirs et l’argent, et les transports. Tout y passe, tout y passera.

Comme l’ont noté les chroniqueurs et les politiques les plus perspicaces, cette vague incontrôlable des innombrables « droit à... » alimentés par la surenchère électorale et médiatique qui est l’excitant de toute démocratie d’opinion, risque de tout submerger et, trans­formés en « droit de.. », deviendront des prétextes au vol organisé, à la rapine, à la destruction, à la corruption, à l’étalement de tous les vices. Qui ne voudrait en profiter quand l’État, lui-même, a renoncé à toute morale et à toute vraie justice ? Quand le chef de État, lui-même, participe à cette démagogie insensée ? Quand les candidats à la magistrature suprême redoublent de promesses en tous genres, sans tenir compte du droit existant du droit des biens et des personnes, sans même tenir compte tout simplement du droit des gens.

Car, maintenant le législateur doit suivre, les préfets se mettre en quatre et les magistrats sans doute aux ordres, Oh, certes, et heureusement, il y a des résistances de-ci de-là. Mais il faut bien comprendre que ce ne sont que des résistances. La vague est là et elle balayera les politiques qui ont cru pouvoir « surfer » sur elle. Le pays va devenir ingouvernable. C’est bien la peine de fustiger le communautarisme, d’invoquer la République à tout bout de champ, et d’interdire de fumer !

Il faudra bien un jour revenir à des notions claires l’opinion n’est pas la vérité ; la passion du moment ne forme pas un jugement  ; La compassion démagogique et inintelligente aggrave le problème social la politique n’est pas la morale — et ce n’est pas pour ça qu’elle est immorale —  ; la morale n’est pas la justice ; la justice n’est pas la charité. Et la charité qui se fourvoie en loi et en impératif d’État, n’est plus la charité. Et, enfin et surtout le bruit ne fait pas de bien et le bien, ne fait pas de bruit.

Toute société a ses misères. La France, en dépit de toutes les promesses de tous les partis — et combien ont été déversées depuis plus de deux cents ans sur le pays ? — a connu et connaît son lot de misères que l’état social et politique actuel ne fait qu’empirer chaque jour davantage l’immigration, la désocialisation, la déstructuration mentale, morale, familiale, urbaine. Combien de personnes littéralement à l’abandon, combien de victimes incontestables de l’injustice de décisions destructrices venant de gens repus qui ne pensent qu’à satisfaire leurs envies ?

Et ces misères réclament et méritent toute attention requise. Encore faut-il ne pas confondre « les ordres ». Il y a ce qui relève de la justice, et la vraie justice ne consiste pas à légaliser et impérer une charité, qui a toute chance de devenir pseudo-charitable, mais bien plutôt à ordonner la société de manière harmonieuse et équitable ; et il y a ce qui relève de la charité qui est un dévouement, un amour fraternel qui, en tant que tel, ne connaît pas de limite et doit s’exercer en toute circonstance.

Sauf à respecter les règles du jugement prudentiel. Ces distinctions ont permis la civilisation. Où est la civilisation ?

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