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Juan Carlos 1er le Roi des Espagne.

La Monarchie Parlementaire, meilleure garante des valeurs Républicaine.

Mercredi 24 octobre 2007, par Paul Vaurs // L’Europe

Quelques nationalistes catalans viennent de trouver l’astuce pour focaliser l’attention des médias : brûler publiquement des photographies du Roi Juan Carlos et de sa famille, ce que condamne la loi espagnole. C’est vrai que ça passe bien au 20 heures, et les journalistes adorent ! Certains, journaliste toujours aimeraient y voir le signe d’une chute du régime monarchique en Espagne. Que de couverture et de bons papiers en perspectives ! L’opinion publique va-t-elle suivre ? Non pas, et ils risquent d’en être pour leurs frais. En effets, les Espagnols apprécient leur Roi, ce que confirment régulièrement sondages et enquêtes d’opinion. Car ce Roi est jovial et débonnaire.

Sa Majesté Juan Carlos descend en ligne directe de Louis XIV, c’est donc une dynastie française, les Bourbon, qui règne sur l’Espagne depuis 1713 et les traités d’Ultrecht.

Franco « jouera » avec le Comte de Barcelone père de Juan Carlos, un jeu habile et pervers, lui laissant entendre dès les premières heures de la dictature qu’il envisageait une restauration de la Monarchie. Aussi, c’est le fils aîné du Comte de Barcelone né en exil à Rome en 1938, qui fut choisi par le vieux Caudillo. Il lui fit quitter sa famille et venir à Madrid pour l’éduquer. Ce fut pour le futur Roi, une rude école du pouvoir où les humiliations et mesquineries ne lui furent pas épargnées et où, en permanence, il dut dissimuler ses sentiments et laisser croire au dictateur ce qu’il avait envie de croire.

L’Epée de Damoclès, Franco là laissait continuellement planer sur la tête du jeune homme. Il ira jusqu’à marier sa propos fille au descendant d’une branche rivale au sein de la dynastie des Bourbons pour aiguiser les craintes et la soumission de Juan Carlos, qui, du jour au lendemain, pouvait se voir envoyer en exil. Mais, finalement, à la mort de Franco en Novembre 1975, c’est bien Juan Carlos 1er qui monte sur le Trône d’Espagne. C’est alors une nouvelle ère qui commence pour le Pays.

Réconciliateur.

Le Roi, habilement et en douceur, avec la complicité d’Adolfo Suares, favorise l’installation de la démocratie parlementaire au grand dam des thuriféraires du franquisme, qui réalisent alors qu’ils ont été dupés. Ils lui en veulent encore terriblement aujourd’hui. Le point d’orgue de ce processus mené au nom du Roi sera le ralliement public à la Monarchie de Santiago Carrillo l’emblématique et historique chef du Parti communiste.

« Juan Carlos s’entend mieux avec ses Présidents du gouvernement de gauche qu’avec le bigot et va-t-en-guerre Aznar. Une véritable amitié le lie à Felipe Gonzales, et le Souverain tutoie le Président du gouvernement actuel José Luis Zapatero ».

Dans la foulée, les premières élections démocratiques depuis de début de la dictature eurent lieu en 1977. Lors de la tentative de putsch du colonel Tejero, en 1981, alors que tout le gouvernement était pris en otage à l’intérieur des Cortes, c’est le Roi qui, par son sang-froid et son ascendant sur les militaires, sauva la situation de la jeune et fragile démocratie. Les Espagnols lui en sont sincèrement reconnaissants. Il sut être le réconciliateur des deux Espagne.

Par ailleurs, le personnage est plutôt bon homme, menant un train de vie des plus modestes. Il ne vit pas au Palais Royal, mais dans un simple pavillon de chasse. On lui prête de très nombreuses aventures féminines, il n’en forme pas moins avec la Reine Sofia un couple de professionnels au service de l’Espagne. Sofia, c’est l’anti-Cécilia : pas glamour, pas très Prada, mais fiable. Dans la famille, on n’est first lady de génération en génération, et ça se voit.

La Constitution n’a finalement laissé au Roi que très peu de pouvoirs, qu’il exerce consciencieusement. Il assume essentiellement des fonctions de représentation, et notamment d’ambassadeur extraordinaire de son pays. Il est extrêmement populaire en Amérique latine. Il s’entend plutôt mieux avec ses présidents du gouvernement de gauche qu’avec ceux de droite. ON dit même qu’une vraie amitié le lie à Félipe Gonzalez, et qu’il tutoie Zapatero, petit fils de républicain fusillé par les franquistes. Grand sportif, le Roi participe régulièrement à des régates : il lui arrive d’aller au cinéma au restaurant en simple particulier, bras dessus bras dessous avec la Reine. Il a donné à l’Espagne de beaux enfants qui tous ont fait un mariage d’amour réussis. Le Prince héritier Felipe a épousé Letizia, une star du petit écran, la Laurence Ferrari espagnole ; ils forment un couple sympathique, et sont eux, aussi très pros.

Suite à la récente mesure nataliste prise par le gouvernement Zapatero accordant aux familles 2 500 € pour la naissance d’un enfant ; certains indépendantistes Catalans brûlèrent la photo des Souverains, cet épisode qui fut médiatisé fut d’un goût plus que douteux et déclencha une affaire d’Etat.

Cet épisode médiatique et celui des portraits du Roi brûlés par les jeunes indépendantistes catalans ont conduit la maison Royale à réagir. Le 10 octobre, le Roi présida le Conseil de défense nationale, ce qu’il n’avait jamais fait depuis son accession au Trône. Il avait préalablement déclaré dans un discours que « la monarchie a permis à l’Espagne de vivre sa plus longue période de stabilité et de prospérité en démocratie ». La maison Royale a sans doute jugé qu’il était préférable de rappeler, notamment aux jeunes générations qui n’ont pas connu le franquisme, que la monarchie est, de ce côté-là de Pyrénées, gage de liberté démocratique, plutôt que de faire condamner les iconoclastes catalans par la justice.

L’opinion publique Espagnole n’est pas idiote : elle sait bien qu’avoir un type plutôt sympathique et propre sur lui qui occupe la première place, quoi qu’il arrive évite à celui qui gagne les élections de se prendre pour le Roi….

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