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Paris : Soutien aux chrétiens d’Irak.

Irak : va-t-on laisser les chrétiens être « des cibles légitimes » ?

Mardi 16 novembre 2010 // Le Monde


Irak : va-t-on laisser les chrétiens être « des cibles légitimes » ?

Manifestation de soutien aux chrétiens d’Orient le dimanche 14 novembre 2010 : rassemblement au pied de la Statue de la Liberté à 14H (Pont de Grenelle, Paris 15e)*. Le cortège se rendra ensuite au Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro) à Paris 16e où se tiendront d’autres prises de parole à partir de 16H.

Les églises et associations signataires condamnent fermement la prise d’otages sanglante, perpétrée à l’encontre des chrétiens d’Irak (Assyro-Chaldéen-Syriaques) le 31 octobre 2010 dans l’Eglise Syriaque Catholique Al-Najat de Bagdad.

Le carnage du dimanche de la Toussaint s’est soldé par la mort de 53 personnes, dont des enfants, et a fait plus de 60 blessés, parmi les fidèles présents à la messe et les forces de l’ordre. Après la série d’attentats à la voiture piégée qui a visé mardi 2 novembre au soir, la communauté chiite de Bagdad, les chrétiens irakiens restent dans la ligne de mire d’Al-Qaïda. En effet, selon un communiqué émanant de l’Etat islamique d’Irak (ISI), groupe de la mouvance Al-Qaïda, "Le ministère de la Guerre dans l’Etat islamique d’Irak annonce que tous les centres, organisations, institutions, dirigeants et fidèles chrétiens sont des cibles légitimes pour les moujahidine, là où ils peuvent les atteindre".

Le 1er août 2004, cinq églises avaient été la cible d’attentats terroristes à Bagdad et à Mossoul. Depuis, les attaques contre les civils, le clergé, les lieux de culte et les représentants politiques chrétiens n’ont cessé de se multiplier : sur les 800 000 chrétiens qui vivaient dans ce pays, 300 000 ont déjà pris le chemin de l’exil (population totale : 31 millions, selon le recensement de 2008).

Gérard Larcher, Président du Sénat, a déclaré le 2 novembre 2010 que « Cette menace sur les chrétiens d’Orient ne mènera qu’à un immense appauvrissement humain et spirituel. ». Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande mosquée de Paris, a également tiré la sonnette d’alarme le 1er novembre : « Les musulmans d’aujourd’hui, quels qu’ils soient, ne peuvent tolérer que de telles agressions terroristes et sanglantes puissent se produire contre les chrétiens vivant en terre d’islam. L’objectif de ces fanatiques ne vise qu’à créer la mésentente et l’hostilité entre les chrétiens et les musulmans. »

Nous appelons la communauté internationale - et particulièrement la France - à mettre tous les moyens en œuvre, de concert avec l’Etat irakien, pour que le peuple assyro-chaldéen-syriaque puisse vivre en sécurité sur ses terres ancestrales et que ses droits légitimes soient enfin assurés et respectés en Irak. Les chrétiens d’Orient, dont les Coptes, sont l’un des éléments importants d’un paysage régional riche de ses minorités.

Au-delà de la nécessaire pacification de l’ensemble du territoire irakien, le maintien de la diversité culturelle et religieuse en Irak sera porteur d’espoir de paix pour tout le Moyen-Orient, où juifs, musulmans et chrétiens ont cohabité durant des siècles. A l’inverse, la disparition des minorités chrétiennes d’Irak signerait en quelque sorte la rupture de l’Orient avec l’Occident, parachevant du même coup les génocides qui ont décimé les Assyro-Chaldéen-Syriaques, les Arméniens et les Grecs de l’Empire ottoman entre 1915 et 1923.

Va-t-on laisser le champ libre aux extrémistes, partisans de la violence et de la haine ? Va-t-on accepter que les chrétiens de la région soient « des cibles légitimes » ?

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