Interrogation

Vendredi 30 septembre 2005, par Paul Vaurs // Mes poèmes

Qu’en sera-t-il là-haut, le jour de mon départ.
Où je prendrai congé de cette bonne terre.
Qui m’a tant apporté malgré tous les hasards
Lorsque j’aborderai aux portes du mystère ?

Quel est-il ce haut lieu de nouvelle naissance.
Où nos coeurs délivrés viendraient se ressourcer.
Pour l’immortalité ? y aura-t-il, par chance.
Un enfant à chérir, une femme à aimer.

Des prairies et des bois, des fêtes, des guirlandes.
Des châteaux à bâtir, des tentes à dresser.
Des fleurs qui pousseraient au gré de nos demandes.
Et ce cercle d’amis qu’on n’a pu oublier ?

Des jardins suspendus, des fruits en abondance.
La divine ambroisie offerte aux visiteurs.
Des vastes arcs-en-ciel aux subtiles nuances.
Et tout ce qu’ici bas faisait notre bonheur ?

Ainsi quand viendra l’heure et que le sort cruel
Nous aura, séparés, des plus chers de nos proches
Verrons-nous s’accomplir la promesse d’un Ciel
Dont personne ne peut imaginer l’ébauche ?

Ou bien après l’encens et la douce indulgence.
Que le rite d’adieu nous aura dispensés,
Ne subsistera-t-il, contre toute espérance.
Qu’un terrestre parcours par l’oubli menacé ?

Pourtant il faut y croire à ce clair firmament.
Promis aux pèlerins de la Béatitude.
Où quelque main suprême, en signe d’agrément.
Changera notre doute enferme certitude.

 

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