Immigration.

Brice Hortefeux s’explique.

Mercredi 10 octobre 2007, par Paul Vaurs // La France

Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement.

J’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Brice Hortefeux il y a plus de 30 ans, c’est un ami qui ne m’a jamais déçu. Brice est doué d’un sens politique peu commun ; C’est un homme humain, chaleureux, et j’affirme qu’il est pour beaucoup dans l’ascension politique de Nicolas Sarkozy. Je vais, vous raconter une petite anecdote qui vous prouvera le vérisme de mes écrits. Cela ce passé le jour de l’élection du nouveau Maire de Neuilly-sur-Seine en Avril 1983, je me trouvais aux cotés de Brice pendant le vote des Conseillers Municipaux,car il fallait procéder au remplacement de Monsieur Achille Perreti qui venait de décéder.

Malgré ses 28 ans,28 ans qu’il avait que depuis 4 mois que Nicolas Sarkozy, avec une détermination que je lui avais toujours connu ( depuis 1977 ) se porta candidat. Imaginer un jeune de 28 ans candidat à la Mairie de la ville la plus bourgeoise de France et de Navarre ? Et bien OUI, Nicolas eut le courage de demander le suffrage des Conseillers Municipaux. N’oublions pas que Monsieur Pasqua, la Député sortante, le Premier Adjoint, un Banquier connu, il faut en avoir pour oser affronter ce ( beau monde ).

Avec Brice nous attentions avec une angoisse qui pour moi, était insupportable le résultat du vote. Au Premier tour, un bulletin, s’était égaré, une voix hurla des propos malveillants envers Nicolas ; On procéda à un second vote, alors là ce fut pour nous deux et pour les amis de Nicolas un enthousiasme indescriptible, Brice et moi nous nous sommes embrassés et je sentais que mes yeux étaient remplis de larmes. Je vous passe certains détails pour en venir à la petite fête organisée chez la Maman du nouvel élu. Au paravent, j’avais ( dévalisé le salon de thé que mon épouse avait place du marché.) Un instant, alors que je me trouvais aux cotés de Patrick Balkani, Nicolas apercevant son ami Brice Hortefeux, lui fit signe de venir à ses cotés pour lui dire : Je cite « Maintenant je te nomme directeur de mon cabinet. » Brice acquiesça ; Le début d’une longue histoire commençait entre les deux hommes. Dans la vie, on ne peut rien affirmer, mais personnellement, je suis convaincu que si Nicolas Sarkozy est aujourd’hui le Chef de l’Etat, Brice Hortefeux en est le principal acteur. Nicolas qui est une (Bête) politique aurait pu réussir sans Brice, mais les ayant côtoyé tout deux 31 ans durant, j’affirme que Monsieur Hortefeux fut son principal collaborateur, son véritable aide-mémoire, son seul véritable ami en politique.

Monsieur Hortefeux applique la politique du Chef de l’Etat. Je suis triste que Nicolas Sarkozy lui ait confié le Ministère de l’Immigration, de l’identité Nationale, et du codéveloppement ; c’est un Ministère qui ne pouvait que procurer à Brice plus « de soucis que des avantages ». L’immigration est un problème où les extrêmes donnent de la voix. Il y a ceux qui veulent que l’immigration soit maîtrisé, et ceux qui veulent que la France accepte de recevoir sur son territoire l’ensemble des citoyens qui fuyant leur Pays, pense que notre patrie a la possibilité de les accueillir sur son sol.

Vu que Monsieur Brice Hortefeux a servir avec abnégation le Président, lui écrivant ses discours, veillant à sa tranquillité, ayant toujours les mots pour apaiser l’homme hors du commun qu’est Nicolas Sarkozy, ce dernier aurait du le nommé Ministre de l’intérieur. Ce Ministère Brice le connaît très bien, mais les voix du seigneur étant impénétrable !

Les tests ADN sont une avancée pour résoudre certaines difficultés qu’ont ceux, qui veulent rejoindre leurs familles (mais qui n’ont aucune preuve de filiation avec leurs parents immigrés en terre de France) ; Grâce à ces tests (qui sont utilisés dans douze pays européens) nombres de personnes qui sont dans l’angoisse, vu qu’ils n’ont aucun papier d’état civil, pourront, grâce au test ADN prouver qu’ils sont bien les enfants de leurs parents.

Dans une tribune au Figaro, le ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement se fixe un objectif de 25.000 éloignements d’étrangers illégaux en 2007.

Depuis plus de vingt ans, prononcer le mot « immigration » était devenu en France une manifestation d’extrémisme, de xénophobie, voire de racisme. Pourtant, le problème n’était pas l’immigration mais plutôt l’absence d’une politique d’immigration. Il fallait prendre au sérieux un enjeu fondamental pour notre destin collectif. Pourquoi un ministère ad hoc ? La création d’une entité unique par le gouvernement de François Fillon est salutaire tant les différents volets de la politique de l’immigration étaient jusqu’ici éclatés en plusieurs ministères. Pour des raisons de simplification administrative et d’efficacité politique, la constitution d’un ministère spécifique est une heureuse nouvelle. Quelle sera notre politique au sein de ce ministère ? Fermes et humains, nous développerons les intérêts économiques de notre pays tout en préservant nos convictions humanitaires. Nous devrons atteindre quatre objectifs : maîtriser les flux migratoires, favoriser l’intégration, promouvoir l’identité française et encourager le codéveloppement.

En matière de flux migratoires, la lutte contre l’immigration illégale restera une priorité absolue. Grâce à la politique pragmatique menée par le gouvernement précédent, sous la conduite du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, les reconduites effectives à la frontière ont augmenté de 140 % entre 2002 et 2006. Nous resterons très fermes : pour 2007, l’objectif est de 25 000 éloignements. Les étrangers « sans papiers » n’ont pas vocation à rester en France, mais à être raccompagnés dans leur pays d’origine, de manière volontaire ou contrainte.

Je sais que les étrangers devant être raccompagnés dans leur pays d’origine ont parfois des enfants scolarisés. Ma position est claire : s’il est normal que les enfants présents sur le territoire soient scolarisés, cela ne signifie pas que les parents doivent automatiquement bénéficier de papiers. Le droit à l’instruction d’un enfant peut aussi être satisfait dans son pays d’origine ; il n’a jamais entraîné le droit de séjour du parent. Prétendre le contraire reviendrait à créer une nouvelle filière d’immigration.

Dans le même temps, le droit d’asile politique, qui consiste à offrir une protection à des personnes étrangères persécutées, restera pour notre pays une exigence morale. En 2005, la France a accordé à 14 000 personnes le statut de réfugié. Pour améliorer le processus, nous raccourcirons les délais d’instruction qui, déjà passés de deux ans à douze mois, devraient pouvoir ne plus dépasser les six mois. Maîtriser l’immigration n’implique pas seulement la réguler, cela signifie aussi la choisir. Aujourd’hui, en France, seulement 7 % des titres de séjour accordés le sont pour des raisons professionnelles. À nous de mieux sélectionner les migrants et d’encourager l’immigration pour raisons professionnelles.

Pour cela, nous devons prendre en compte nos besoins économiques et démographiques qui évoluent. Ces derniers sont moins élevés que ceux de nos voisins. La France a un taux de fécondité de près de 2 enfants par femme en âge de procréer, ce qui assure le renouvellement des générations, alors qu’en Espagne, en Italie et en Allemagne, ce taux oscille entre 1,3 et 1,35, provoquant une diminution de la population active.

En revanche, en France, plusieurs secteurs d’activité, tels que le bâtiment, l’hôtellerie, la restauration, le travail saisonnier agricole, les services à la personne mais aussi l’activité scientifique, ont besoin d’une main-d’oeuvre et de talents d’origine étrangère. Sans pratiquer un pillage des cerveaux, nous devons en favoriser la circulation. Nous le savons : l’immigration zéro n’est ni possible ni souhaitable.

Si le respect de la vie de famille reste l’une de nos valeurs fondamentales, la part prépondérante de l’immigration familiale dans notre pays n’est pas satisfaisante. Afin de faire venir sa famille, l’étranger doit prouver qu’il peut la faire vivre des revenus de son travail, qu’il dispose d’un logement décent et qu’il respecte les principes républicains. Nous mettrons en oeuvre cette réforme sur le terrain. Et, conformément aux engagements du président de la République, nous réfléchissons à l’idée qu’un candidat au regroupement familial soit désormais soumis à un test de maîtrise minimale de notre langue et de connaissance de notre culture. L’intégration doit se préparer dès le pays d’origine.

Favoriser l’intégration est, en effet, le second enjeu de ce ministère. Depuis 2006, un étranger admis pour la première fois au séjour en France et qui souhaite s’y établir doit obligatoirement signer un « contrat d’accueil et d’intégration » lui permettant de recevoir une formation civique, linguistique et pratique sur la vie en France. Ce contrat constitue la première étape d’un parcours d’intégration qui impose notamment de respecter les principes républicains et de maîtriser la langue française pour bénéficier d’une carte de résident de dix ans. Les valeurs républicaines doivent être respectées de tous ceux qui souhaitent s’installer durablement dans notre pays. L’étranger n’est pas le seul à avoir des devoirs, l’État en a aussi envers lui. L’accès au logement, à l’éducation, à la formation et au travail doit être facilité pour permettre à celui qui souhaite s’intégrer de pouvoir le faire. Nous allons, par exemple, revisiter la politique de la ville parce que la ségrégation urbaine constitue l’un des obstacles majeurs à l’intégration.

Promouvoir notre identité. L’identité française est à la fois l’héritage de notre histoire et l’avenir de notre communauté nationale. La Constitution de la Ve République, à son article premier, affirme que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » Cette notion, en devenir permanent, contribue à assurer notre équilibre national. Notre identité est une réponse à la fois à la mondialisation et aux communautarismes.

Lier immigration, intégration et identité n’a rien de honteux. Cacher notre identité à ceux qui souhaitent s’installer en France reviendrait à renier les valeurs qui ont forgé notre histoire et à accepter l’idée que l’immigration ne soit dictée que par des considérations matérielles. La promotion de notre identité ne révèle strictement aucune hostilité à l’égard des immigrés. Elle n’entame en rien la diversité, elle donne aux étrangers un guide de valeurs républicaines à respecter. L’identité nationale n’est pas un concept, c’est une boussole pour les Français et pour toutes celles et ceux qui aspirent à le devenir.

Cette identité passe avant tout par la langue qui doit être promue notamment grâce au réseau des alliances françaises déjà présent dans 133 pays mais qui sera considérablement développé et dynamisé.

Le codéveloppement, sans lequel une politique migratoire moderne ne se conçoit pas. L’enjeu du codéveloppement est de donner aux États du Sud et à leurs ressortissants les moyens d’avoir confiance en eux-mêmes et de construire un avenir en dehors de l’émigration.

Nous devons faire en sorte que les transferts de fonds des migrants en France vers leur pays d’origine, dont 80 % sont aujourd’hui consacrés à la consommation courante, soient davantage utilisés à des fins d’investissement productif. Nous allons, par exemple, mettre en oeuvre le « compte épargne codéveloppement » qui est destiné à mobiliser l’épargne des migrants présents en France vers des projets d’investissement économique dans leur pays d’origine.

L’aide au retour volontaire doit être proposée à tous les étrangers en situation irrégulière ayant été invités à quitter le territoire. L’aide aux migrants porteurs d’un projet de réinsertion économique dans leur pays d’origine sera favorisée et les actions de coopération conduites par les bénéficiaires de la carte « compétences et talents » seront encouragées.

Surtout, le dialogue avec les pays d’origine sera renforcé afin de généraliser les accords de gestion concertée des flux migratoires, à l’image de celui que Nicolas Sarkozy avait signé au nom de la France avec le Sénégal, à l’automne dernier.

Pour les Français et pour ceux qui aspirent à rejoindre notre communauté nationale, la création d’un ministère compétent pour l’immigration, l’intégration, l’identité nationale et le codéveloppement est une chance. Ce n’est pas un hasard si 72 % des Français interrogés ont très récemment approuvé sa création : notre pays comprend que la maîtrise et le choix de nos flux migratoires n’empêchent en rien la promotion d’une France généreuse, diverse et ouverte sur le monde.

Ce ministère, par l’audace de sa création et le courage de son action, a une ambition : permettre à notre communauté nationale de mieux vivre ensemble.

Politique Magazine, en accord avec le Ministre. Maîtriser l’immigration.

Le texte sur les conditions d’entrée des étrangers en France examine à l’Assemblée nationale an mois de septembre a déchaîné les commentaires hostiles et les cris d’orfraie des belles consciences et de tous chantres professionnels du droit-de-l’hommisme. Les députés n’en ont pas moins voté le projet de loi présenté par le gouvernement.

À l’évidence, le ministre de l’identité nationale Monsieur Brice Hortefeux, n’est aucunement décidé à s’en laisser conter par la bienpensance hypocrite des moralistes de tout poil qui ne jutent que par l’ouverture des frontières et le métissage culturel, mais se gardent bien d’aller loger eux-mêmes dans les quartiers-ghettos et d’envoyer leur précieuse progéniture dans les établissements d’enseignement à risque.

Contrairement un discours longtemps décliné par toute une intelligentsia aveugle et sourde, il apparaît clairement que l’immigration incontrôlée n’est pas « une chance pour la France », avec comme conséquences inéluctables une école en deshérence qui n’intègre plus, une formidable et fatale exclusion des déshérités, des violences ethniques qui deviennent un lot quotidien, et, conséquence de toutes ces conséquences, un repli identitaire sur un communautarisme souvent fortement islamisé.

Au demeurant, l’opinion publique française, celle qui est consciente et qui malheureusement n’a pas le temps ni le pouvoir de s’exprimer, a totalement intégré l’idée d’une nécessaire maîtrise des flux migratoires. Cette maîtrise passe nécessairement par le durcissement des règles qui encadrent le regroupement familial des immigrés. C’est un devoir qui relève du politique, devoir, certes, difficile et qui doit rester humain, mais qui a l’approbation d’une large majorité de nos compatriotes aussi bien de « droite  » que de « gauche « Le chef de l’État avait d’ailleurs clairement annoncé la couleur en manifestant sa volonté de passer d’une immigration « subie  » à une immigration choisie  ».

On mesure là le fossé qui sépare les discours d’une prétendue « élite  » du pays légal des aspirations du pays réel. Ce pays réel demande tout simplement à rester un pays lui-même.
Comment la France ne serait-elle pas en droit d’exiger de ceux qui manifestent le désir de s’y installer et de s’y agréger, un engagement sur des obligations impérieuses ? La maîtrise du fiançais (encore ne s’agit-il que de 500 mots !) est-ce trop exiger ? Faut-il s’indigner qu’il soit demandé l’étranger en situation régulière de disposer de ressources provenant de son travail et non de l’assistance — pour faire vivre sa famille ? Quant au fameux test ADN, contesté, et « retoqué  » au Sénat, un rapport du quai d’Orsay signale que « 30 à 80 % des actes d’état civil vérifiés par les consulats fiançais sont frauduleux dans des pays, tels que le Sénégal la Côte d’ivoire, les deux Congo, le Togo. Madagascar et les Comores  ».

Au demeurant, douze pays d’Europe, confrontés au même problèmes, tels l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, le Danemark la Norvège et les Pays-Bas ont déjà institué un test ADN facultatif. Ces pays ne connaîtraient-ils plus un état de droit ? Ne sait-on pas pertinemment que l’immigration même régulière est exposée constamment aux fraudes filiations mensongères, mariages blancs...

Et que dire du lancinant problème des clandestins inchiffrables (entre 200 et 400 000 personnes) — alors que le gouvernement n’a pour objectif dérisoire que 25 000 reconduites hors de France pour 2007

Les indignations vertueuses de ce lobby immigrationniste responsable des catastrophes humanitaires que leur politique insensée provoque inévitablement — ne peuvent plus cacher aux Français la vérité à savoir que cette immigration de masse, menace l’harmonie nationale et la fragile unité du pays. Pour résoudre les problèmes d’intégration, la relance économique ne saurait suffire. Se pose à la France la grave question de savoir ce qu’elle est et ce qu’elle entend devenir.

Pour intégrer vraiment, il faut s’aimer et se connaître. Nous en sommes loin. C’est pourquoi le premier devoir de tous les hommes responsables des destins du pays devraient d’abord porter sur ce point. Aimer et faire aimer la France. Et, d’ailleurs, une France forte, fière de son passé et de son avenir, serait mieux à même de proposer les vraies solutions, humaines, politiques et économiques, d’un co-développement et d’un partenariat avec les pays concernes.

La République française en est-elle capable ?

Il apparaît clairement qu’une immigration incontrôlée n’est pas une « chance pour la France ».

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