Il faut en finir avec la pédophilie !

Samedi 8 septembre 2007, par Paul Vaurs // La France

La réaction de Nicolas Sarkozy n’a pas traîné. Dès son retour de vacances, le chef de l’Etat s’est emparé du dossier des délinquants sexuels récidivistes, à la suite de l’enlèvement et du viol, à Roubaix, du petit Enis Kocakurt par Francis Evrard, un homme déjà condamné par trois fois à de lourdes peines. Le fait que le même Francis Evrard ait pu se faire prescrire du Viagra en prison ajoute une défaillance de plus au système.

Une nouvelle fois se trouve posé le problème du traitement judiciaire de la délinquance sexuelle. Le cas de Francis Evrard n’est pas nouveau. Il est même tristement fréquent. On se souvient de l’affaire de pédophile d’Angers, en 2005, dans laquelle un maçon déjà condamné pour des faits similaires s’était de nouveau retrouvé dans le box des accusés. A chaque nouvelle affaire, une question se pose, toujours la même, que faire de ces hommes dangereux une fois leur peine effectuée ?

Les garder en prison ? Ce serait contraire aux principes élémentaires de la justice qui veulent qu’un condamné soit libéré, sitôt sa peine effectuée. Les remettre en liberté.? C’est prendre le risque d’une rechute et d’un nouveau drame. Reste ce que l’on appelle « l’injonction de soins », c’est-à-dire l’obligation faite au condamné de se soigner ; (Notamment par une psychothérapie, voire de subir ce que l’on appelle la castration chimique). La solution est séduisante, mais son application peut se révéler problématique, notamment avec un suivi souvent difficile à mettre en oeuvre. Dans tous les cas, le problème demeure de l’équilibre entre les droits du délinquant récidiviste et les exigences de la sécurité publique.

À ce point de vue, les projets de Nicolas Sarkozy méritent considération. Le fait que les délinquants sexuels purgent la totalité de leur peine n’a rien de bien choquant. Surtout, la création d’un centre hospitalier fermé, sur le modèle de ce qui se fait déjà en Allemagne et aux Pays-bas, présente le grand avantage de ne pas se situer sur le seul terrain judicaire. Après tout, on interne bien les malades mentaux dangereux. On peut donc espérer beaucoup de la loi qui sera présentée dans ce sens au Parlement, à l’automne prochain.

Cela suffira-t-il à régler le problème des pédophiles récidivistes.? Sans doute pas, mais cela fera sans doute quelques enfances saccagées en moins, et cela suffit.

Pourtant, la question de fond demeure ; Comment en finir avec le fléau de la pédophilie.? Reste une peine qui pourrait être remise à jours à savoir  :: « La peine de mort. »

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