Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Hitler

La France dans la tourmente...

Mardi 18 mai 2010 // L’Histoire

Oui, c’est l’État républicain qui a failli à sa mission, celle de n’avoir pas eu le courage de faire respecter les accords de paix signés à Versailles en 1919 ; Ce sont, les responsables politiques de l’époque qui sont condamnables d’une guerre qui aurait pu être évitée. Hitler est le monstre qui a accouché du laxisme de nos démocraties.

Le 11 novembre 1918, l’Allemagne capitulait face aux valeureux soldats Français. Lors de la cruelle bataille de Verdun, nos militaires sous les ordres du Maréchal Pétain mirent en déroute les armées du Kaiser.

Un an après, en 1919, la paix fut signée au Palais Royal de Versailles. 1919-1939, 20 ans, uniquement 20 ans. Ce fut une courte période, mais durant c’est deux décennies, le monde a basculé dans une nauséabonde terreur, une guerre apocalyptique devait être la cause d’une ignoble barbarie, où les morts se sont comptés par millions.

Les responsables, « les vainqueurs de 1918 »

L’Allemagne vaincue, accepta malgré elle les accords du traité de paix ; Ces accords devaient mettre un terme à la puissance militaire de nos voisins d’outre Rhin. Les vaincus n’avaient droit qu’à une armée de 100 000 soldats un point, c’est tout. Pas de blindés, pas d’aviation, pas de navires de guerre, en un mot, l’Allemagne fut contrainte à une neutralité égale à celle qui fut infligée au Japon en 1945.

À la suite au désastre de la défaite, une république fut instaurée, «  La république de Weimar » (1919-1933). Au cours, de la Grande guerre un soldat Allemant de nationalité autrichienne manifesta un certain héroïsme ; Ce militaire n’accepta jamais les clauses du traité signé à Versailles ; Hitler, c’est le nom « maudit » de ce soldat n’eut de cesse de manifester et de créer des minis conflits en Allemagne, il fut arrêté et mis en prison ; pendant son incarcération, il écrivit un livre dont l’intitulé voulait dire quelles étaient ses conceptions d’une Allemagne devant retrouvée sa grandeur quitte à bafouer les accords de paix de 1919. Son livre, Mein kampf « Mon combat » n’est que haine envers tous ce qui n’est pas allemand, pire « mon combat » est violemment anti-sémite et anti Habsbourg du nom de l’Empereur d’Autriche qui était un Souverain pacifique ; L’Empereur d’Autriche-Hongrie quitta son pays pour combattre les nazis et la personne du chancelier Adolf Hitler.
Il faut savoir que Hitler a été élu de façon démocratique ! la suite….

La nuit du 9 au 10 novembre 1938 reste l’un des plus tristes moments de l’histoire allemande.Après les accords de Munich, les habitants du Reich (y compris les habitants de l’ex-Autriche) croient la paix préservée et, comme les autres Européens, manifestent leur jubilation ! Adolf Hitler est dépité par les acclamations populaires dans son pays même. « Avec ce peuple, je ne puis encore faire une guerre », se plaint-il (*). Lui-même s’en veut d’avoir cédé à Munich en concédant un compromis ! Il déplore aussi qu’une fraction seulement du demi-million de Juifs allemands aient émigré au bout de cinq ans de brimades et de lois antisémites. Il veut accélérer le mouvement pour que le Reich devienne enfin « judenrein » (sans aucun Juif) Et voilà que se présente l’occasion de reprendre la main !... C’est l’agression le 7 novembre d’un conseiller de l’ambassade d’Allemagne à Paris, Ernst vom Rath, par un jeune juif polonais.

Les origines du pogrom.

À l’annonce de la mort de vom Rath, dans la soirée du 9 novembre, tandis que Hitler et tous les dignitaires nazis se retrouvent à Munich pour commémorer le putsch de la Brasserie, le ministre allemand de la propagande Joseph Goebbels dénonce un « complot juif » contre l’Allemagne. Soucieux de revenir au coeur du système de pouvoir, il convainc le Führer de frapper les consciences allemandes et de les retourner à l’occasion d’une opération spectaculaire comme il en a le secret.

Ayant rallié le Führer à son idée, Goebbels mobilise dans la nuit du 9 novembre les militants nazis, avec le concours des Gauleiter (gouverneurs de régions) réunis à Munich. Il jette les militants nazis dans les rues pour un pogrom de très grande ampleur à l’image des émeutes antijuives qu’encourageait au XIXe siècle l’administration du tsar.

Le drame

Les sections d’assaut nazies (« Sturm Abteilung » ou SA), fortes de plus d’un million de membres, et les Jeunesses hitlériennes s’en prennent aux synagogues et aux locaux des organisations israélites, ainsi qu’aux magasins et aux biens des particuliers. Les agresseurs sont pour la plupart en tenue de ville pour laisser croire à un mouvement populaire spontané. Près d’une centaine de personnes sont tuées à l’occasion de ce gigantesque pogrom. Une centaine de synagogues sont brûlées et 7500 magasins sont pillés. La violence dépasse les bornes à Berlin et Vienne (annexée au Reich en mars 1938), où vivent les plus importantes communautés juives. Très rares, notons-le, sont les Allemands qui tentent de secourir leurs concitoyens persécutés. La communauté juive sera taxée d’une énorme amende pour cause de tapage nocturne (ça ne s’invente pas). 35.000 juifs environ seront aussi arrêtés et envoyés dans des camps. Ils seront pour la plupart libérés contre rançon et sous réserve de présenter un visa d’émigration. L’extermination, n’est pas encore d’actualité mais l’exode va s’accélérer dans les mois suivants malgré les obstacles dressés par les autres pays.
Le 30 janvier 1933, le président Hindenburg nomme Adolf Hitler chancelier. Un mois plus tard, l’incendie du Reichstag fournit le prétexte pour se débarrasser du Parti communiste allemand, le plus puissant d’Europe. Les libertés publiques sont suspendues et les premiers camps de concentration s’ouvrent. Les livres jugés non conformes à la... constitution de la république de Weimar.

 Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est nommé chancelier, dans la légalité républicaine définie par la Constitution de Weimar. À ce moment-là, son parti, le Parti ouvrier allemand national-socialiste (N.S.D.A.P.) ou Parti « nazi » qui veut tenter, après Mussolini, une synthèse du nationalisme et du socialisme dans le cadre d’un État raciste à construire, est le plus important d’Allemagne depuis les élections législatives de 1932. Il doit son ascension fulgurante, d’une part, au traumatisme que fut, pour les Allemands, le traité de Versailles qui mit fin à la Première Guerre mondiale (le Diktat), d’autre part, à la grave crise économique qui touche le pays depuis 1930. En janvier 1933, l’ancien chancelier Von Papen propose à Hitler l’alliance parlementaire qui lui permet d’être appelé à la chancellerie par le vieux président Hindenburg. Le cabinet Hitler ne compte toutefois que deux membres du N.S.D.A.P., dont Hermann Göring. Von Papen est vice-chancelier. Les formes républicaines semblent respectées : cependant, dès février, à la suite de l’incendie du Reichstag, Hitler commence à mettre en place les institutions de la dictature.

La crise économique et politique qui secoue l’Europe après le krach de 1929 va encore aggraver la xénophobie et l’antisémitisme. L’année 1933 marque l’arrivée de Hitler au pouvoir et la mainmise de l’idéologie raciste et nazi sur l’Allemagne. L’Europe de l’Est est secouée par l’essor de mouvements antisémites que l’on retrouvera collaborant activement à l’élimination physique des juifs pendant les années noires de la Seconde Guerre mondiale. En France, une série d’événements vient attiser l’antisémitisme. L’affaire Stavisky (1933-1934), scandale financier provoqué par un escroc, juif d’origine russe, fournit le prétexte à l’émeute du 6 février 1934. La publication en français, la même année, du Mein Kampf de Hitler lui sert de caution. Avec la victoire en 1936 du Front populaire et la formation du gouvernement de Léon Blum, tous les motifs de haine sont réactivés : l’alliance judéo bolchevique, les juifs envahisseurs et apatrides, éternels étrangers inassimilables, êtres nuisibles, maléfiques, déicides, responsables de tous les maux et de tous les désordres. d’extrême droite.

Une grande partie de l’opinion publique est sensible à cette propagande. La presse antisémite, regroupe près de cinquante titres en 1938 dont Gringoire, Candide et Je suis partout, auquel collaborent Robert Brasillach et Lucien Rebatet. Des écrivains comme Louis-Ferdinand Céline, Pierre Gaxotte, Marcel Jouhandeau, Paul Morand, Robert Brasillach, Jean Giraudoux (qui souhaite la création d’un grand ministère de la race en 1939), Pierre Drieu La Rochelle, Camille Mauclair, Maurice Bedel et Maurice Constantin-Weyer, respectivement prix Goncourt en 1927 et 1928, sont de la partie. Le décret Marchandeau du 21 avril 1939 (du nom du ministre de la Justice) prévoit des sanctions pénales pour l’incitation à la haine raciale, mais il arrive bien tard. Le Parti communiste et la C.G.T sont également gagnés par la xénophobie, et la classe ouvrière s’en trouve imprégnée.

Dès 1938, Hitler disposait d’une armée extrêmement puissante. Les vainqueurs du 1er conflit mondial, demeuraient passifs face à l’attitude de l’Allemagne nazie. Le Dictateur Allemand n’avait de cesse d’envahir les nations proches du Reich sans que le Führer soit blâmé et que nos responsables politiques lui déclarent la guerre. L’invasion de la Pologne ne fut que la suite logique de l’entrée des nazis en territoire autrichien.

Fidèle à son pangermanisme proclamé, Adolf Hitler réclame avec plus d’insistance que jamais, en septembre 1938, la cession au III° Reich du territoire tchécoslovaque sur lequel vit la minorité germanophone des Sudètes. L’Allemagne est prête à la guerre pour obtenir gain de cause. Le 28 septembre, Benito Mussolini, poussé en ce sens par le Premier ministre britannique Arthur Neville Chamberlain, promoteur d’une politique d’apaisement avec l’Allemagne nazie, demande la tenue d’une conférence internationale pour régler la question. Celle-ci se tient à Munich, les 29 et 30 septembre 1938. Y participent Hitler, Chamberlain, Mussolini et le Français Édouard Daladier. Les accords qui en résultent imposent à la Tchécoslovaquie l’annexion du territoire des Sudètes par l’Allemagne, et à celle-ci l’engagement de se satisfaire du nouvel état de fait. La guerre européenne qui se profilait semble donc écartée. Nombreux sont alors ceux qui, à l’instar de Léon Blum, éprouvent un « lâche soulagement ». En mars 1939, cependant, en violation des accords de Munich, Hitler achève de démanteler la Tchécoslovaquie. La guerre tant redoutée n’aura été repoussée que d’un an.

Le 10 mai 1940, la guerre-éclair succède à la drôle de guerre qui dure alors depuis le 2 septembre 1939. La neutralité belge pose un problème délicat à l’état-major allié. Le plan d’origine de Gamelin préconise une bataille défensive sur une ligne fortifiée en France ; l’entrée des forces alliées en Belgique n’aurait lieu que pour répondre à un appel belge. Ce plan conjugue une défensive prudente, jointe à une avancée limitée à l’Escaut. La menace allemande se précisant aussi bien sur la Hollande que sur la Belgique, le plan français se modifie. La manœuvre Dyle prévoit que la VII° armée à l’aile gauche, progressant au-delà d’Anvers, assurera la liaison avec l’armée hollandaise. Le gros de l’armée française et de l’armée anglaise se portera sur une ligne Anvers Namur. Ces manœuvres audacieuses n’avaient pas emporté la conviction du général Georges, commandant le théâtre d’opérations, pas plus que celle du général Giraud, commandant de la VII° armée. Le général Blanchard estimait de même que la 1er armée ne pouvait que s’installer dans la trouée de Gembloux. Gamelin insista pour que la manœuvre Dyle fût acceptée, engageant ainsi sa responsabilité en ne refusant pas un plan aussi politique que militaire, mais dont la réussite était aléatoire. En mars 1940, les plans sont définitifs ; les troupes alliées se porteront au-devant de l’envahisseur à travers la Belgique. Cette manœuvre semble avoir été décidée par le gouvernement et accepté par le haut-commandement. Les Alliés prévoyaient que l’attaque allemande aurait lieu suivant les directives du plan Schlieffen de 1914. L’aile droite allemande commander par Von Bock (groupe d’armées B) affronterait donc la résistance alliée sur le canal Albert, avant de foncer vers le Sud. Mais von Manstein, chef d’état-major de Von Rundstedt, parvint à convaincre Hitler que le point faible du dispositif français se trouvait à la limite ouest de la ligne Maginot (autour de Sedan), charnière du dispositif mobile des armées alliées. La directive de Hitler du 18 février 1940 donnait à chaque groupe d’armées ses objectifs : le groupe B (Von Bock) au Nord et le groupe C (Von Leeb) au Sud, devant la ligne Maginot, se contenteraient de faire diversion ; le groupe A (Von Rundstedt) au centre était chargé de rompre le front entre Dinant et Sedan. Ce plan allait surprendre le commandement allié.

Francisque, décoration de Mitterrand en 1943 :


« Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre."François Mitterrand.

Défaite de la France en 1940. Le 10 mai 1940, après neuf mois de « drôle de guerre », les Allemands passent à l’offensive à l’ouest. Les Pays-Bas et la Belgique tombent rapidement, puis les panzers réussissent une spectaculaire percée dans les Ardennes, provoquant un exode massif des populations civiles du Nord et de l’Est. Les armées franco-britanniques sont balayées.

Le général français Maurice Gamelin, qui croit à l’efficacité de la ligne Maginot, est chef d’état-major général de la Défense nationale depuis 1938. Le déferlement des armées allemandes, en mai 1940, va mettre au jour la carence de son commandement. Le général allemand Fedor von Bock (1880-1945) commande les troupes qui envahissent l’Autriche, en 1938, puis s’illustre en Pologne en 1939. Il conquiert l’Europe de l’Ouest en 1940 ; en juin, il entre dans Paris.
 
Au sud, devant la ligne Maginot, les Allemands disposent seulement de vingt divisions d’infanterie ; au nord, face à la Hollande et au nord de la Belgique, une trentaine de divisions d’infanterie et trois divisions blindées. Par contre, au centre du dispositif, von Rundstedt dispose d’environ cinquante divisions d’infanterie, de sept divisions blindées et de trois motorisées. La France dispose de quatre-vingt-quatorze divisions sur l’ensemble du front, plus dix divisions britanniques. Mais les Français ne disposent que de trois divisions cuirassées faces au dix adverses.

Les Alliés et les Allemands peuvent disposer d’un nombre voisin de blindés, deux mille trois cents pour la France, deux mille huit cents pour les Allemands ; mais les Allemands utiliseront les chars en divisions autonomes, appuyés d’ailleurs par les stukas et dotés d’un pouvoir offensif exceptionnel ; Pour la France, il s’agit avant tout d’utiliser les chars en appui de l’infanterie, entre Dinant et Sedan, lieu de la percée ennemie, aucun corps blindé allié n’est prévu face aux sept divisions de Panzer ; les divisions cuirassées françaises sont d’ailleurs à la disposition des divisions d’infanterie et conçues comme moyen de défense.

Dans le domaine de l’aviation, les forces françaises disposent d’environ mille avions : six cents chasseurs, dont certains excellents, et cent bombardiers. Les Anglais, qui ont envoyé sur le continent leur armée terrestre, ont réservé l’essentiel de leur aviation à la défense de leur territoire. La Luftwaffe, sur le front nord-est, peut aligner trois mille six cents avions : mille cinq cents bombardiers, mille chasseurs, trois cent quarante stukas. Une partie de cette flotte intervient en étroite liaison avec l’armée de terre. Le théâtre d’opérations nord-est, le plus important, est commandé par le général Georges. Le fer de lance de l’armée française, IIe groupe d’armées, chargé d’entrer en Belgique, est commandé par le général Billotte, avec environ quarante divisions dont quinze d’active, alors que derrière la ligne Maginot on compte cinquante-neuf divisions. Les réserves françaises (vingt-cinq divisions d’infanterie et deux cuirassées) sont étalées de Rethel à Besançon. Il était prévu qu’elles seraient acheminées par train en direction des points névralgiques en fonction du déroulement de la bataille : suivant les calculs de l’état-major, il fallait quatre jours pour déplacer une division.

Avec le hurlement de ses sirènes, la silhouette d’oiseau de proie du Junkers JU-87 « Stuka » (Sturzkampfflugzeug, bombardier en piqué) reste associée dans la mémoire collective à la série de Blitzkriegs lancés par l’armée allemande, entre septembre 1939 et juin 1940, de la Pologne jusqu’à la France.

Le 10 mai, la guerre éclair se déchaîne sur la Hollande et la Belgique. La VIIe armée s’avance jusqu’en Hollande. Le groupe d’armées de Billotte engage la bataille le 13 mai, à la trouée de Gembloux, où arrive l’armée belge, qui a abandonné sa ligne de défense sur la Meuse le 12 mai. Le 15 mai, les armées alliées reçoivent l’ordre de faire retraite : à Sedan, l’ennemi a percé le front. La bataille de la Meuse s’est engagée dès le 12 mai. La IIe armée française de Huntziger et la IXe armée Corap subiront le choc des premières unités du corps d’armée blindé de Guderian. Le 13 mai, une poche de cinq kilomètres est créé à Chemery. Dès le 14 mai, les Français tentent de contre-attaquer malgré la maîtrise allemande du ciel. La 3e division cuirassée de réserve essaie en vain d’affronter l’ennemi. Le 15 mai, Guderian, en avance sur son plan de bataille, pivote vers l’ouest et fonce vers la mer. Le commandement français mesure alors la gravité de la situation, ordonne le repli des forces aventurées en Belgique. Le 16 mai, à Montcornet, le colonel de Gaulle, à la tête de la 4e division cuirassée française, s’oppose durant une journée à l’avant-garde allemande. Le 20 mai, Amiens est pris. Les forces alliées sont tournées.

La ligne Maginot a été inutile. Les Allemands ont imposé leur bataille, leur organisation, leur stratégie. Guderian a pris une part personnelle capitale dans le déroulement de l’action, l’emportant par son esprit de décision sur la prudence de son chef von Kleist. Le 19 mai, le président du Conseil, Paul Reynaud, a nommé Weygand commandant en chef à la place de Gamelin. Weygand préconise la rupture de l’encerclement des armées du Nord et le rétablissement d’un front continu sur la Somme et sur l’Aisne : c’est le but de la conférence interalliée d’Ypres le 20 mai. Un certain nombre de circonstances négatives vont faire basculer définitivement la situation. Le roi des Belges accepte tout d’abord l’attaque de ses troupes vers le sud jusque sur l’Yser, malgré le peu d’enthousiasme du général anglais Gort, qui avait déjà manifesté en secret son intention de rembarquer. Mais le 22 mai, Léopold III, changeant d’avis, ordonne une action limitée. Dans le même temps, Billotte trouvait la mort dans un accident de voiture. Les préliminaires de l’opération commencent pourtant le 23 mai. Elle est stoppée rapidement. Menacés par les Allemands à Courtrai le 25 mai, les Anglais décident la retraite. Sauvant le corps expéditionnaire anglais, lord Gort condamne la Ire armée française à l’encerclement et les Belges à une résistance solitaire. Le 26 mai, la contre-attaque française se dessine pourtant sur la Somme, alors que les Allemands ont arrêté le 24 leur progression vers la mer. Le 27, elle reprend. Mais le roi Léopold, constatant l’impossibilité où se trouvent les troupes belges de poursuivre le combat, décide la capitulation sans condition (28 mai). La poche de Dunkerque tient jusqu’au 4 juin : deux cent mille Anglais vont être embarqués et cent trente mille Français, après l’abandon de leur armement. Le 5 juin, le front tente de se réorganiser sur une ligne Abbeville-Péronne-Rethel. Le 7 juin, il est percé. Le 9, von Rundstedt attaque en Champagne ; le 10, Guderian passe l’Aisne. Le même jour, Mussolini entre en guerre contre la France et Paul Reynaud déclare Paris ville ouverte. L’exode des populations s’ajoute à la retraite des troupes. C’est la déroute. Des poches de résistance (sur la ligne Maginot) et des bouchons de résistance (les cadets de Saumur) se forment, mais la désagrégation des forces françaises est totale. Le 12 juin, Weygand déclare devant le Conseil des ministres qu’il faut cesser le combat. Le 15, les chefs militaires refusent d’envisager une capitulation. Le 16 juin, le Maréchal Pétain « 84 ans » est appelé par le président de la République à succéder à Reynaud démissionnaire. Les conditions de l’armistice sont immédiatement demandées à l’Allemagne. L’armistice, signé le 21 juin à Rethondes, prendra effet le 25 juin.

Les troupes allemandes sont entrées dans Paris le 14 juin 1940. Derrière les cavaliers, on aperçoit l’Arc de triomphe de la place de l’Étoile. Le 17 juin le Maréchal Pétain demande l’armistice. Le dimanche 16 juin 1940, à Bordeaux, le Président du Conseil Paul Reynaud (62 ans) démissionne. Dans le respect des règles constitutionnelles, le maréchal Philippe Pétain (84 ans) est chargé de former un nouveau gouvernement.

De famille modeste, Philippe Pétain sortit de Saint-Cyr en 1876. Après avoir été professeur à l’École de guerre, il était colonel commandant un régiment d’infanterie à Arras à la déclaration de guerre de 1914. Ses idées stratégiques favorables à la guerre de position en un temps où les stratèges officiels prônaient l’offensive, jointes à certains traits de caractère, l’avaient fait noter comme un esprit trop indépendant. En août 1914, il se distingue dans la région de Guise. Promu général, il commande la 6e division dans le 33e corps d’armée en Champagne. En mai 1915, il commande un corps d’armée en Artois. En septembre 1915, il est à la tête d’une armée en Champagne. En février 1916, on lui confie le secteur défensif de Verdun. Prudent, énergique et calme, il est très attaché à des conceptions défensives. Sa présence exceptionnelle parmi ses soldats fit de lui un héros national. Cette bataille fantastique le fit nommer le « vainqueur de Verdun ». Au mois de mai, il était nommé au commandement des armées du Centre. En 1917, à la suite de l’échec de la sanglante offensive de Nivelle sur le Chemin des Dames, il fut nommé commandant en chef des armées et appelé par le gouvernement Ribot pour faire face aux inquiétantes mutineries qui se développaient dans certains régiments de première ligne. Il réussit, réduisant les sanctions même si parfois il se montre impitoyable, améliorant l’organisation et l’intendance : les soldats sont soignés, nourris convenablement, les permissions rétablies ; surtout, les troupes ne sont plus jetées à l’attaque sous le feu ennemi en de meurtrières et inutiles offensives. Pétain ménage le sang des hommes. En mars 1918, c’est Foch qui est désigné comme généralissime des armées alliées, Pétain restant commandant en chef de l’armée française.

Après la guerre commence l’aventure politique de ce fils de paysan, aux allures simples et sûres, qui s’était fait une réputation de caractère et d’humanité. Pétain est estimé pour sa loyauté républicaine. En 1925-1926, il est envoyé au Maroc, réprime la rébellion d’Abd el-Krim ; il était déjà vice-président du conseil de la Guerre et inspecteur général de l’armée. En 1931, il sera inspecteur de la défense aérienne du territoire. Après les événements de février 1934, Doumergue fait de lui un ministre de la Guerre. En 1939, Daladier fait appel à lui pour renouer les relations diplomatiques avec l’Espagne de Franco. Au cours de cette période, le maréchal semble avoir encore résisté vaille que vaille à toutes les sollicitations politiques. Paul Reynaud le fait entrer dans son cabinet comme vice-président du Conseil le 18 mai 1940. L’armée française rompue, le gouvernement errant, Pétain et Weygand s’opposent à toute continuation de la lutte et à toute capitulation purement militaire ; ils entraînent ainsi la démission de Reynaud. Le 17 juin, le président de la République confie à Pétain, partisan de l’armistice, le soin de former le dernier gouvernement de la IIIe République. L’armistice entre en vigueur le 25 juin. Le nouveau gouvernement s’installe à Vichy, où, le 10 juillet, réunissant les vestiges constitutionnels de la IIIe République, l’Assemblée nationale donne par 569 voix contre 80 « [...] tous pouvoirs au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain à l’effet de promulguer, par un ou plusieurs actes, une nouvelle Constitution de l’État français ».

Le 10 mai 1940, après neuf mois de « drôle de guerre », les Allemands passent à l’offensive à l’ouest. Les Pays-Bas et la Belgique tombent rapidement, puis les panzers réussissent une spectaculaire percée dans les Ardennes, provoquant un exode massif des populations civiles du Nord et de l’Est. Les armées franco-britanniques sont balayées. Malgré la stupeur de la défaite, la popularité du maréchal, vainqueur de Verdun, était considérable. Dans l’instant, la politique incarnée par la demande d’armistice reçoit une approbation quasi unanime de l’opinion et du monde politique. Édouard Herriot, président de la Chambre, le proclame : « Autour du maréchal Pétain, dans la vénération que son nom inspire à tous, notre nation est groupée dans sa détresse. Prenons garde de ne pas troubler l’accord qui s’est ainsi établi sous son autorité. » De son côté, Léon Blum l’appelait « le plus noble et le plus humain de nos chefs militaires ».

Le 8 novembre 1942, les Alliés débarquent en Afrique du Nord ; le 11, les forces allemandes occupent la zone sud de la France. Pétain va-t-il, comme l’y poussent plusieurs membres de son entourage gagner Alger, prendre ouvertement, à la tête de l’empire, l’initiative de regagner le camp des Alliés ? Il s’y refuse, laissant échapper sa dernière et sa plus grande chance. Dans quelle mesure le caractère plus défensif qu’offensif de l’ancien chef de guerre, la lassitude et l’inertie du vieillard s’abritent-ils derrière l’alibi d’un devoir qui serait de rester le bouclier des Français sous l’occupation désormais totale ?

Le maréchal Philippe Pétain chef de l’état français, militaire et homme politique, vainqueur de Verdun, Maréchal de France admiré par ses soldats « les poilus », ambassadeur de France auprès de Franco. Lorsque les armées nazies furent aux portes de Paris, le Président Lebrun et l’ensemble des dirigeants de la république française se sont volatilisés, en un clin d’œil, ils ont quitté Paris et foncèrent à toute vitesse sur Bordeaux, Alger ou Londres laissant la Nation au vieux Maréchal. Ce dernier sous l’emprise d’un sinistre collaborateur, « le sieur Pierre Laval » dirigea un gouvernement, où seul, les traîtres à la Patrie avaient droit à la parole.

Lors de l’entrevue de Montoires avec Hitler, le Maréchal fut piégé par Laval, ce traître fut limogé par Pétain qui dû, « forcé par Hitler et les nazis », rendre à Laval sont ministère de premier ministre.

De Gaulle Héro de la résistance aux Nazis et à Hitler.

Photo officielle du Président De Gaulle
Le portrait officiel de Charles de Gaulle (1959-1969), devant une bibliothèque.

Si l’on devait faire un reproche à ce grand Français, c’est de n’avoir pas ordonné aux forces de police sous les ordres de René Bouquet et du gouvernement siégeant à Vichy, de désobéir aux ordres et d’écouter la voix de leur conscience. De même, le Général n’aurait pas du prononcer un discours à Alger demandant aux valeureux militaires de se battre pour que nos départements d’Algérie demeurent à jamais Français. Le « Je vous ai compris » n’a pas été compris !

Au même moment, l’armée allemande traverse la Loire après avoir victorieusement envahi la Belgique et la Hollande et percé le front français à Sedan, dans les Ardennes. Elle pousse devant elle huit millions de civils français ou belges ainsi que les débris de l’armée française.

Armistice ou capitulation ?

Dans le désarroi général, Paul Reynaud aurait souhaité que les militaires demandent un cessez-le-feu ou une capitulation tandis que le gouvernement se serait replié en Afrique du Nord pour continuer la lutte dans l’honneur. Mais le vieux généralissime Maxime Weygand (73 ans) veut obliger le pouvoir civil à assumer sa part de la défaite. Il fait observer aussi qu’une capitulation entraînerait l’occupation de tout le territoire, la reddition de toutes les troupes et la saisie de toutes les armes, y compris de la flotte. Il convainc le nouveau chef du gouvernement, Philippe Pétain, de conclure un armistice, c’est-à-dire, un accord de gouvernement à gouvernement aboutissant à un arrêt provisoire des combats dans l’attente d’un traité de paix en bonne et due forme.

Le vieux maréchal veut épargner à la population les tourments d’une occupation militaire sans contrepoids civil. Comme Weygand, il a le sentiment que l’armée a fait son devoir et qu’il ne saurait y avoir de déshonneur à reconnaître la défaite. Pour lui comme pour les partisans de l’armistice, la défaite de l’Angleterre paraît probable et, avec elle la fin de la guerre. 40 millions de Français donnent raison au Chef de l’État. Ce dernier prononce une allocution à la radio le 17 juin, expliquant les raisons de cet armistice. Écouté avec ferveur par des millions de Français désemparés, sur les routes ou dans leurs foyers, ce discours chevrotant vaudra à l’illustre vieillard d’être plébiscité par l’opinion publique.

Le général de Gaulle, à Londres, entre dès le lendemain en résistance, il prononcera un discours mémorable « le 18 juin », invitant le peuple de France à continuer la guerre.

Depuis le 19 août 1944, Paris d’insurger, la révolte gronde et va crescendo, à l’approche des armées alliées. Sous— armes, sous— équipés, les Parisiens ne peuvent tenir seuls face aux troupes commandées par le général Von Choltitz. Si une unité constituée ne fait pas mouvement très rapidement sur la capitale, un bain de sang, risque fort de sanctionner la révolte pour De Gaulle. La situation est limpide ; Paris doit être secouru de toute urgence, et de surcroît par une division française : Ce sera la deuxième DB.

LE FEU AUX POUDRES

L’insurrection, mûrie depuis de longs mois déjà, débute véritablement après une ultime réunion du Comité Français de Libération Nationale (Présidé par Alexandre Parodi) et du Conseil National de la Résistance de Georges Bidault. Le 18 août 1944, des centaines d’affiches proclamant la mobilisation générale et signée du colonel Rol-Tanguy (chef des FFI pour Paris) appelant le peuple Parisien à la révolte. Dès le 19 août, l’insurrection se poursuit par la grève générale de la Police Parisienne, qui occupe la préfecture. Dirigé militairement par le colonel Rol-Tanguy, chef des Forces Françaises de l’Intérieur pour Paris, le soulèvement se poursuit par l’occupation des mairies d’arrondissement et des commissariats. Les premiers drapeaux tricolores sont hissés depuis quatre ans d’occupation. Toutes les unités FFI entrent en action, harcelant sans cesse les convois allemands. En parallèle, le général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, vient de recevoir l’ordre de transformer la capitale française en champ de ruines. Le consul général de Suède, Raoul Nordling, use de toute son influence auprès de l’officier Allemand pour éviter carnage et destructions. La Division Leclerc est à plus de 200 kilomètres, au Sud. Le temps est compté et la Libération de Paris ne figure pas dans les objectifs immédiats du Shaef.


Paris en colère.

SITUATION GÉNÉRALE

Arrivé le 9 août 1944 du front de Normandie où il commandait le 34e corps d’armée, le général Diétrich Von Choltitz dispose d’environ 20 000 hommes au moral plus ou moins affûté, 80 chars dont une vingtaine de Panther et Tiger, six pièces d’artillerie, 23 canons de 150 et 105 mm, 35 pièces de 75 et 88 mm ainsi que quelques unités de Waffen SS. L’Armée allemande a perdu de sa superbe en ce mois d’août 1944, le moral est faible dans la majorité des unités. Pourtant les forces militaires ennemies dans et autour de Paris ont largement de quoi écraser l’insurrection. Depuis son arrivée dans la capitale le commandeur du Gross Paris a reçu à neuf reprises l’ordre de détruire Paris. Pourtant, il hésite à exécuter l’ordre du Fürher, dont il est persuadé qu’il a perdu la raison. À la fois militaire et amateur d’art, Choltitz peine, à se résoudre a de telles destructions, qu’il pense désormais inutile - la libération de la France restant la plus probable des hypothèses - et entraînerait un soulèvement total des Parisiens, transformant la capitale en nouveau Stalingrad et où ses troupes subiraient des pertes très importantes. De son côté, Eisenhower n’est pas favorable à une libération immédiate de la capitale française, ce pour plusieurs raisons : tout d’abord, les combats seraient extrêmement durs et coûteux en vies humaines, puisqu’il y faudrait reprendre Paris quartier par quartier.

La marche vers l’Allemagne et un fin rapide de la guerre restent la préoccupation majeure des alliés. Ainsi, un mouvement vers la cité des lumières ralentirait de manière très sensible l’avancée des troupes. Par ailleurs, il faudrait subvenir aux besoins des Parisiens, ce qui représente globalement les subsistances de huit divisions d’infanterie. Pour toutes ces raisons, la libération de Paris n’est pas l’objectif immédiat du SHAEF, qui subit en revanche la pression exercée par le chef de la France Libre, le général de Gaulle. Pour celui-ci, la libération de Paris est au contraire absolument prioritaire, ce par une unité française. L’ombre de l’AMGOT (organisme américain chargé de régler et organiser les affaires Françaises après l’armistice) planant sur la France, Charles-de-Gaulle est intimement convaincu que le seul moyen d’éviter une hégémonie américaine est, d’entrer dans Paris en qualité de chef de la France Libre, entouré de l’adhésion des Français. Pour le futur chef de l’état, c’est à cet instant que se dessine la France de demain. Il ne peut adhérer à l’opinion d’Eisenhower, qui est aussi celle de Roosevelt.

Medailles et insignes de la Libération de Paris.Partageant le souhait du Général de Gaulle, mais pour des raisons essentiellement patriotiques et symboliques, Leclerc demande dès le 15 août 1944 au Général Patton (la Division Leclerc est alors rattachée à la IIIe Armée) l’autorisation de marcher sur Paris. Si Patton et Bradley, présent aussi à cette entrevue acquiescent, aucun ordre formel n’est donné à l’officier Français. Combattant dans la région d’Argentan, la division Leclerc est relevée le 19 août 1944 par une unité anglaise, alors que la VIIe Armée allemande vit ses pires heures. Sans mission jusqu’au 20 août, Leclerc ronge son frein alors que son unité vient de passer sous le commandement du général US Gerow . Puisque ses supérieurs alliés ne lui ont toujours pas donné le signal de départ pour Paris, ne pouvant d’autre part prendre une telle initiative, il décide d’envoyer vers Paris un détachement piloté par le commandant de Guillebon. Cet élément avancé, se composant de dix chars légers, dix auto-mitrailleurs et 150 fantassins motorisés, se porte en direction de la capitale pour une mission de reconnaissance. Si de Gaulle, informé de la décision de Leclerc, lui donne raison, le général Gerow accueille cet écart d’une manière tranchante : le général Français a enfreint les consignes d’attente. 

Ordre lui est donné de rappeler immédiatement l’élément avancé. Leclerc décide, sans même avoir ouvert l’ordre écrit que lui présente le commandant Repiton, de se rendre à la rencontre du général Bradley, seul à pouvoir autoriser la marche de la 2e DB sur Paris. Le 22 août 1944, vers 10h30, Leclerc prend place à bord de son Piper et s’envole pour Laval. Bradley est malheureusement absent, mais la présence inattendue du commandant FFI Gallois (chef d’état-major de Rol-Tanguy), le renseigne sur la gravité de la situation à Paris. Les Parisiens tiennent en faisant preuve d’un courage exceptionnel, mais les pertes sont élevées et les armes manquent. Paris va tomber si une unité alliée ne se porte pas immédiatement à son secours. Gallois lui précise qu’il a eu le temps de se présenter à Bradley avant que celui-ci ne se rende vers Eisenhower, au Mans. Si le SHAEF n’est pas favorable à investir Paris, la situation a changé depuis le 20 août 1944 (par ailleurs date d’arriver dés de Gaulle à Cherbourg). On peut supposer que les interventions du chef de la France Libre et son adjoint Anglais le général Redman on fait fléchir les Américains, qui n’excluent plus totalement de libérer Paris avant le mois de septembre 1944. Pour L’heure, Leclerc et Gallois arpentent l’aérodrome de Laval. Le général est tendu, silencieux, les heures passent. La raison de cette tension est simple : Il n’a pas déféré aux ordres de Gerow et la colonne de Guillebon continue de s’enfoncer, seule et isolée, vers Paris, alors que 200 km reste à parcourir au reste de la Division pour atteindre la capitale. À 19h15, Bradley atterrit enfin. "Leclerc, justement !..." Lance t-il... « C’est d’accord, foncez sur Paris »...
 
 


Emplacement des barricades dans Paris 


Progression de la Division Leclerc vers paris lors de la journée du 24 août 1944. 


En Région Parisienne, passage d’un half-track M3 de la 2e DB


Sherman M4A3 dans Paris, le 25 août 1944. On distinguera au premier plan, une chicane destinée à ralentir les véhicules.


RAOUL NORDLING (1882-1962)

Diplomate, consul général de Suède. Par ses nombreuses interventions auprès des autorités Allemandes, cet humaniste a évité de nombreuses exécutions de résistants. En usant de tout son poids auprès de Von Choltitz, a pu éviter la destruction de Paris. Il a en a été fait citoyen d’honneur en 1958

La division française reçoit pour mission de s’emparer de Paris dès le 24 août si possible, de s’emparer des ponts de la Seine, en premier lieu de ceux de Gennevilliers, en cas de résistance sérieuse, elle devra se mettre en position défensive. Au cours de ces opérations, elle sera appuyée par la 4e Division d’Infanterie US du Général Barton, qui progressera à sa droite vers Joinville et Vincennes. De retour à son quartier général, tard dans la nuit, Leclerc donne l’ordre de mouvement à son chef du 3e bureau, le capitaine Gribius. Dans les rangs des « Leclerc », la joie est indescriptible : Beaucoup d’entre eux, compagnons de la première heure n’ont pas revu la capitale depuis 1940. Ils ont combattu en Afrique du Nord, avec une foi inébranlable. Maintenant, c’est à eux que va revenir l’honneur de libérer la ville-phare de leur pays. La force de ces sentiments est difficile à expliquer aujourd’hui : il faut se souvenir du serment de Koufra, quelques années plus tôt, en plein désert et devant une poignée d’hommes pour comprendre l’ampleur de ce Leclerc a construit avec « sa » division et des soldats prêts à le suivre en enfer. Voilà, en ce mois d’août 1944, la véritable forcent des hommes de Leclerc : « Leur cohésion malgré un vécu et des origines très diverses. »

Dès 6h30, le 23 août, les colonnes s’articulent en deux axes : Les groupements Langlade et Dio par Sées, Mortagne, Longny, Châteauneuf, Maintenon, Rambouillet, Saint-Cyr alors que le groupement Billotte empruntera Carrouges, Alençon, Mamers, Nogent-le-Rotrou, Chartres, Ablis, Orsay, Saclay, Bièvres, Villacoublay. Mise sur une seule colonne, la deuxième DB, est un gigantesque serpent s’étirant sur près de 500 kilomètres. Faire parcourir à un tel ensemble un trajet de plus de 200 km tient de l’impossible. Pourtant, c’est ce que "les Gars de Leclerc" vont réaliser. Le général est à 13 heures à Rambouillet ou il établit son PC. Après avoir passé la journée du 23 a fait route vers Paris, la division s’immobilise dans et autour de Rambouillet pour démarrer son action dès sept heures le 24 août en deux groupements (Warabiot et de Langlade) sans liaison l’un avec l’autre, qui devront percer les lignes de défense Allemandes sans chercher à les réduire en dehors de leur axe : Leclerc a tout misé sur la rapidité. Les premiers heurts surviennent dès le début de matinée, les nids de résistance entraînent déjà des pertes : des canons de 88 mm embusqués détruisent trois Sherman du sous-groupement Massu (GTL), l’artillerie les réduira par ailleurs assez rapidement. Le commandant Massu poursuit sa progression, ralentie par de fréquents accrochages, mais parvient à gagner la vallée du bièvre des 14 heures. L’aspirant Zagrosdski, dont le frère a été tué quelques jours plutôt et qui a sollicité l’honneur de prendre sa place, progresse dans son Sherman. Alors qu’il sort la tête de sa tourelle pour repérer et détruire un dispositif antichar face à lui, un sniper embusqué l’abat d’une balle en pleine tête. En quelques jours, deux frères seront morts du haut d’une même tourelle, au même poste. De nouveaux accrochages, très violents, sont signalés dans le bois de Meudon où plusieurs chars Français sont détruits ou endommagés par des blindés ennemis camouflés. Malgré tout, la mission est accomplie avec beaucoup de percussion et le pont de Sèvres est atteint à 21 h 35.

Le sous-groupement Billotte (GTV) progresse sans rencontrer de résistance les deux premières heures de route, puis est accroché devant Longjumeau, mais la résistance trop sporadique des éléments est rapidement écrasée. La colonne s’enfonce dans la poche de résistance allemande, vers la Croix de Berny. À Morangis et à Wissous, les affrontements sont très rudes, les blindés et armes antichars causent plusieurs pertes aux troupes de Leclerc. Wissous ne sera forcé que par un tapis d’artillerie. Massy est défendu pareillement : Ainsi, la compagnie du capitaine Buis sera bloquée durant cinq heures, avant de parvenir à forcer le verrou. À La Croix de Berny, le feu ennemi redouble d’intensité, le colonel Warabiot fait contourner les points de résistance vers Fresnes, mais la progression est arrêtée à hauteur de la prison, que des prisonniers politiques allemands ont transformée en citadelle. Le combat de rues est dès lors inévitable. La Croix de Berny et Fresnes ne tombera qu’à 19 heures. En fin de journée, la progression de la 2e DB est conforme aux souhaits de son général, mais les hommes sont extenués (n’ayant pas dormi pendant deux jours), les réservoirs des chars sont vides, tout comme les soutes à munitions. 

 


25 août 1944 un char Sherman M4A1 de la 2e DB dans Paris. Collection Pierre Molitor


Ford AM8 Greyhound de la 4e DI dans Paris. Collection Pierre Molitor


Magnifique et inédite photo du "Chemin des Dames " (501 RCC, 3e compagnie de combat,2e section, matricule 420 566, n° tourelle 41)

Le sous-groupement Billotte (GTV) progresse sans rencontrer de résistance les deux premières heures de route, puis est accroché devant Longjumeau, mais la résistance trop sporadique des éléments est rapidement écrasée. La colonne s’enfonce dans la poche de résistance allemande, vers la Croix de Berny. À Morangis et à Wissous, les affrontements sont très rudes, les blindés et armes antichars causent plusieurs pertes aux troupes de Leclerc. Wissous ne sera forcé que par un tapis d’artillerie. Massy est défendu pareillement. Ainsi, la compagnie du capitaine Buis sera bloquée durant cinq heures, avant de parvenir à forcer le verrou. À La Croix de Berny, le feu ennemi redouble d’intensité, le colonel Warabiot fait contourner les points de résistance vers Fresnes, mais la progression est arrêtée à hauteur de la prison, que des prisonniers politiques allemands ont transformée en citadelle. Le combat de rues est dès lors inévitable. La Croix de Berny et Fresnes ne tombera qu’à 19 heures. En fin de journée, la progression de la 2e DB est conforme aux souhaits de son général, mais les hommes sont extenués (n’ayant pas dormi pendant deux jours), les réservoirs des chars sont vides, tout comme les soutes à munitions.

Entre temps, un premier contact a été pris avec les Parisiens assiégés. Leclerc a envoyé son piper-cub (petit avion de liaison) au-dessus de la capitale, afin de faire parvenir un message écrit sur un bout de papier. Le « paquet » est réceptionné dans la cour de la préfecture. Sur le feuillet, les quelques mots de Leclerc font l’effet d’une bombe parmi ceux qui en prennent aussitôt connaissance : « Le général Leclerc me charge de vous dire : tenez bon, nous arrivons. Signé : Colonel Crépin, commandant l’artillerie de la 2e DB. Malgré les encouragements lancés au peuple Parisien et les renseignements du lieutenant Petit-Leroy (envoyé par le général Chaban-Delmas), il sait que la résistance Parisienne n’a pas les moyens matériels ni la formation militaire adéquate à de durs combats d’une part, tout en n’étant pas absolument convaincue du désir de reddition de Von Choltitz. Leclerc, pour ces raisons, souhaite pousser immédiatement sur Paris, mais en évitant les grands axes. Tout naturellement, il décide dont d’envoyer un élément de reconnaissance au contact des Parisiens. Le hasard voudra que Raymond Dronne soit le chef du détachement qui le premier, entrera dans la capitale et dans l’histoire. En effet, au même moment où Leclerc prend cette décision, le capitaine Dronne passe à sa hauteur, à la tête d’une partie de sa 9e compagnie du Régiment de Marche du Tchad. D’origine Sarthoise, Raymond Dronne est né à Mayet en 1908. Il l’un des premiers à rallier Leclerc, dès 1940, a été de tous les combats, grièvement blessé dans le sud tunisien. Il commande une compagnie composée de volontaires espagnols qui ne le connaissent que sous le surnom « El Capitan ». D’un naturel peu conformiste, Dronne a baptisé sa Jeep du curieux sobriquet de « Mort aux Cons », peu au goût du « patron », qui à plusieurs reprises lui a demandé de le retirer….sans succès. Depuis, il se borne à lui répéter souvent : » mais pourquoi voulez-vous tous les tuer ? » Lorsque de Gaulle, le lendemain lira l’inscription, il fixera Dronne en déclarant dans un soupir : « …Lourde tâche !.. » Pour l’heure, Leclerc interpelle son officier : « Dronne, qu’est-ce que vous faites là ? ». « …Mon général, je me rabats sur l’axe, j’en ai reçu l’ordre réitéré et formel »… La réponse du général est cinglante « Alors, c’est un ordre idiot… Il ne faut jamais exécuter les ordres idiots ».


24 août 1944. La foule acclame un Sherman de la Division Leclerc. Collection Pierre Cournac.

Les consignes de Leclerc sont limpides : « Dronne , filez sur Paris, entrez dans Paris, passez où vous voudrez, dites aux Parisiens de ne pas perdre courage, que demain matin la division tout entière sera dans Paris »… A 20 heures, le détachement s’ébranle : En tête, trois Sherman du 501e régiment de chars de combat : Le Montmirail, le Champaubert et le Romilly, éléments de la section du lieutenant Witasse, suivis d’une quinzaine de half-tracks et deux G.M.C du génie. Un peu moins de 150 hommes, guidés par Georges Chevallier, un jeune homme d’Anthony qui s’est spontanément proposé. Grâce au jeune guide, L’Haye les Roses, Cachan, Arcueil, le fort de Bicêtre sont rapidement dépassés. A 20h 45, le détachement Dronne entre dans Paris par la porte d’Italie. Après avoir cru à l’arrivée d’un détachement Allemand, puis Américain, les Parisiens se livrent à un accueil délirant, frénétique lorsqu’il apprend qu’il s’agit des « Français de Leclerc ». Dronne et ses hommes sont submergés, happés, étreints par une foule en liesse, qu’ils ont bien dû mal à écarter. L’officier Français décide de rejoindre l’hôtel de Ville, pour lui symbole de la souveraineté nationale. Guidés par Lorenian Dikran, les hommes de Dronne s’enfoncent dans la capitale par le pont d’Austerlitz et les quais de la Seine. Il est un peu plus de 21 h 20 lorsque l’Hôtel de Ville est enfin atteint.

Les véhicules sont disposés en éventail autour de l’édifice, prêts à repousser toute attaque allemande. Dronne monte au premier étage du bâtiment, alors que s’y trouvent les états majors du conseil national de la résistance. La nouvelle de l’arrivée des troupes de Leclerc dans Paris se répand comme une traîné de poudre. Les cloches d’églises de Paris se mettent à sonner, le bourdon de Notre Dame est entré dans la danse, le premier. La joie est de courte durée pourtant, car des rafales d’armes automatiques allemandes dispersent la foule, lui rappelant que l’occupant est toujours présent. Après avoir rencontré le général Chaban-Delmas, Maurice Dronne, regagne son détachement, qui prend position pour la nuit.


GENERAL DIETRICH VON CHOLTITZ (1894-1966)

Il débute sa carrière durant la première guerre mondiale. En 1939, il participe à l’invasion de la Pologne, puis à la campagne de France. Il est ensuite affecté sur le front de l’est et prend part à la prise de Sebastopol. Il commande ensuite une division blindée en Russie en 1943-1944, avant d’être nommé à la tête du 34e corps d’Armée en Normandie ou Il ne parviendra pas à enrayer l’avancée alliée. Nommé commandant du Gross Paris en août 1944. Sa désobéissance aux ordres d’Hitler a largement contribué à sauver Paris d’une destruction massive.

Le 24 août 1944 vu par le général Von Choltitz

« Il ne faut pas croire que jouer le sort de Paris m’était facile. Les circonstances m’avaient contraint à un rôle pour lequel, je n’étais, au fond, pas fait. Souvent je fus en désaccord avec mes sentiments et je devais sans cesse penser aux franches relations que j’avais eues jusque-là avec les soldats. Il serait absurde de croire que j’ai agi selon un plan préétabli. Il est vrai, je suivais une ligne générale, une règle fondamentale, mais je devais, par suite des changements rapides de situation, prendre d’un moment à l’autre de nouvelles décisions. J’attendais une attaque massive de l’ennemi pour le matin du 24 août. Mais ce jour ne sembla pas devoir s’écouler d’autre façon que les précédents. De l’anneau extérieur ne parvenaient plus guère de messages, le réseau téléphonique ne fonctionnait plus du tout, les liaisons entre les points d’appui et mon état-major étaient coupés. Des organes de commandement intermédiaires, il n’y en avait pas. On entendait à peine à cause de la distance, le bruit des combats. Aux portes de la ville, le fantassin brave mais mal équipé et l’adolescent du Service du Travail Obligatoire livraient courageusement leurs ultimes combats face aux divisions en nombre et en matériel ; c’était une lutte désespérée, comme le soldat Allemand eu à en livrer sur l’ensemble du front Ouest durant les derniers mois. Pendant que mes pensées allaient, c’était compréhensible, surtout aux soldats du front, dans la ville s’écoula de façon plus calme que les précédentes. Il se passait de longs moments sans coup de feu. Il était visible que les forces de la Résistance prenaient contact avec l’armée qui approchait... « EXTRAIT DES MÉMOIRES DE DIETRICH VON CHOLTITZ »

 


"Dronne , filez sur Paris, entrez dans Paris, passez où vous voudrez, dites aux Parisiens de ne pas perdre courage, que demain matin la division tout entière sera dans Paris ». 24 août 1944, La Croix de Berny.

Alors que Dronne est en poste statique devant l’Hôtel de Ville, Leclerc s’est installé dans des carrières à la Croix de Berny, à proximité de la route. Les groupements Billote et Dio sont étalés entre Bourg-la-Reine et Fresnes, le colonel de Langlade a parqué son unité au pont de Sèvres et ses abords. Pour la journée du 25 août, il s’agira dé d’entrer par tous les moyens dans Paris en négligeant les grands axes. Le groupement Billotte se dirigera vers la préfecture de Police, sur l’itinéraire du capitaine Dronne. Deux sous groupement de Dio passeront un peu plus à l’est. Le premier détachement, aux ordres du colonel Rouvillois, se portera au Quai d’Orsay par la Gare Montparnasse, les Invalides et la chambre des députés. Le colonel Noiret commande le second et empruntera les boulevards jusqu’à la Seine pour en tenir des ponts. Le groupement « L », enfin, marchera vers l’Etoile et la Place de la Concorde. A 7h 15 ce 25 août 1944, les colonnes s’ébranlent. Après une progression rapide, les premiers éléments blindés entrent dans la capitale vers 09h 00. Des accrochages se produisent au ministère des affaires étrangères et au palais Bourbon. Une section de chars y force une barricade isolant la place des invalides. C’est là que sera mortellement blessé le sous-lieutenant Bureau, au moment où il prévenait ses parents de son arrivée. À l’angle de l’Esplanade des Invalides et de la rue de l’université, l’accueil réservé par les Allemands y est encore plus virulent. Le ministère prend feu, un Sherman est détruit. Le détachement du colonel Noiret a plus de chance, sa progression n’est ralentie que par des réactions sporadiques. Le principal nid de résistance est à l’École militaire ou 250 combattants sont encore retranchés. La porte de l’édifice est défoncée par un char, les troupes à pied renforcés par des FFI entreprennent le nettoyage des lieux, qui ne sera effectif qu’après une heure et demie de combats , parfois à l’arme blanche. Les quelque 200 survivants échapperont de justesse à la foule et au lynchage et ne devront leur salut qu’à la protection des hommes de Leclerc.


Ci-dessus, le char Sherman M4A2 ROMILLY, premier blindé Français à entrer dans Paris avec le détachement du capitaine DRONNE, le 24 août 1944 dans la soirée. Il est commandé par l’adjudant CARON qui sera tué au combat le lendemain.

Le groupement de Langlade est parti en retard à la suite de problème d’approvisionnement et après avoir, dans la nuit, repoussé une attaque allemande, l’ennemi laissant sur place 40 morts et 20 blessés. De petits détachements nettoient Puteaux et Boulogne-Billancourt, où une colonne de 25 camions est totalement détruite alors qu’elle prenait la fuite. Avenue Kléber, un important détachement ennemi se retrouve nez à nez avec une section de Sherman sans avoir décelé son arrivée. Les salves de 75 mm transforment rapidement la colonne en brasier. Le colonel Billotte conduit son groupement dans Paris sans incident majeur. Il est à la préfecture dès 8h30. On lui explique que le général Von Choltitz semble disposé à se rendre et qu’il faut prendre contact avec lui très rapidement. C’est ainsi que le colonel Billotte rédige à 14 h00 un document de demande de reddition, où il s’accorde le grade de « général », lui conférant davantage de valeur (ce qui ne sera pas totalement usurpé, puisqu’il le sera peu de temps après). Cette demande est portée au commandant du Gross Paris par le consul Nordling, accompagné du commandant de la Horie.

La délégation est reçue par le capitaine Fuchs, qui se charge de remettre la missive au lieutenant Von Arnim, aide de camp de Von Choltitz. Alors que les redditions se poursuivent en de nombreux points de la capitale, le commandant du Gross Paris accepte les exigences Françaises, à condition que l’Hôtel Meurice, encore défendu par un demi bataillon de 200 hommes, tombe avec les honneurs, c’est-à-dire après l’échange de principe de quelques coups de feu. L’assaut de l’édifice est donné à 14h 30 : le sous groupement Warabiot attaque en trois colonnes, l’une en direction des Tuileries, la seconde vers l’Avenue de l’Opéra tandis que la dernière, positionnée au centre, s’emparera directement de l’Hôtel Meurice. En ce dernier point, la résistance est beaucoup plus dure que le combat de principe proposé par le général Allemand. Finalement, les points de résistance tombent les uns après les autres. Aux Tuileries, six blindés dont un Panther et une vingtaine de camions sont détruits. 160 véhicules et 350 hommes sont par ailleurs captés. À l’Hôtel Meurice, Le lieutenant Karcher est le premier officier Français a pris contact avec Von Choltitz, qui accepte de déposer les armes. Il consent à prendre place dans le véhicule du colonel Billotte avant d’être vertement interpellé par celui-ci :  »Vous avez dit baroud d’honneur... Or j’ai perdu trop de monde pour un baroud d’honneur. Vous n’avez pas respecté la convention. Je ne sais pas ce que je vais faire de vous (NDLR : en fait, la 2e DB a perdu cinq hommes, compté un blessé et un disparu lors de la prise du PC Allemand).

26 août 1944 le général de Gaulle s’impose en homme fort de la France qui se libère. Désormais, les alliés devront composer avec la nouvelle figure emblématique de la Libération.

Pendant ce temps, le général Leclerc a établi son PC, à la gare Montparnasse, ce en début de matinée et se trouve à la préfecture de Police lorsqu’il prend acte de la reddition allemande. Von Choltitz est finalement conduit en ces lieux vers 15 heures. 12 hommes assistent à la capitulation officielle Allemande, dont le général Leclerc, Chaban-Delmas, Rol-Tanguy et le colonel Billotte. L’acte de reddition sera pour sa part signé à 16 h15, à la gare Montparnasse, ce 25 août 1944. Paris est libéré, par une unité française, mais les combats dureront en réalité jusqu’au 28 août. La Division Leclerc aura perdu 130 hommes alors plus de 300 seront blessés. Les FFI dénombreront environ 500 tués et 1000 blessés. Enfin, la population civile n’aura pas été épargnée : 400 personnes sont mortes, 5500 ont été blessés. Paris aura payé un lourd tribut à la liberté. Le 26 août 1944, la Division Leclerc descend les Champs-Elysées, acclamée par une foule en liesse. Le lion du Fezzan vient d’écrire l’une des plus belles heures de gloire de son unité, non sans un dernier accrochage avec le général Gerow. L’officier américain refusa en effet de mettre la 2e DB à la disposition du Général de Gaulle qui souhaitait faire défiler les hommes de Leclerc dans Paris libéré. Permission refusée, sans ménagement. De Gaulle, fidèle à son franc-parler déclarera simplement : « Gerow, je vous confie ma division. Permettez que je la reprenne quelques heures ».

La reconstruction de la France fut relativement courte grâce aux Etats-Unis d’Amérique et au plan « MARCHALL ». Dans leur cœur, les Français ont encore en mémoire les atrocités. Nos compatriotes de confession juive ne pourront oublier la shoah, ce massacre de six millions de leurs frères.

La guerre a commencé sous le signe du laisser faire, laisser Hitler et ses comparses faire comme si un traité de pais, n’était qu’un torchon que l’on jette dans les poubelles de l’histoire.

À Munich, nous avons été trahis par Daladier et Chamberlain. En juin 1940 les (BOCHES) étaient aux portes de Paris que fallait-il faire ?

Où était le président de la république ALBERT LEBRUN ? Et les autres ? Tout ce beau monde avait fui Paris ; Que fallait-il entreprendre ? Que les « nazis » fassent de Paris un autre Varsovie ?

Je suis trop jeune pour porter un jugement sur le cataclysme que les peuples ont subi. J’ai à titre personnel mes convictions sur les responsables qui ont permis aux Nazis d’occuper mon Pays en quelques jours. Mais j’accuse surtout ceux qui ont vendu leur âme au diable, pour que Hitler puisse en moins de dix ans, disposait d’une armée super puissante. L’Occident démocratique sera jugé par l’histoire, celle qui porte un grand H.

Nous devons savoir et ne pas oublier, que ce sont de nombreux hommes d’affaires des Etats-Unis d’Amérique qui ont financé le parti Nazi, notamment, la famille de Georges Buch. Les gros industriels allemands ont fait de même. L’Occident démocratique a privilégié l’Allemagne nazie craignant davantage la Russie Bolchevique du sanguinaire Staline.

Les communistes Français se sont comportés en Héro tout au long de la guerre, mais, lors de la signature du pacte germano soviétique, nos communistes ont soutenu Hitler et ses crimes.

Répondre à cet article