Haro sur l’église catholique désormais.

Dimanche 18 avril 2010, par Gérard BRAZON // La Religion

Haro sur l’église catholique désormais. Dans tous les médias, on ne parle plus que des prêtres pédophiles. La pédophilie est une de ces horreurs qui sévit dans l’âme humaine, dans le genre humain. Partout dans le monde, sur chaque continent. Au même titre que l’assassinat, le meurtre gratuit, la torture. L’homme n’est pas un fauve car ce serait insulté ces animaux. Mais l’homme est aussi un génie, un presque Dieu. Un malade de la tête, disent certains et me vient cette phrase de Claude Nougaro : "Entre le génie de l’homme et sa monstruosité, je titube". Mais une fois que l’on a dit cela que penser de ces prêtres, de leur célibat, de ce dogme assez récent sommes toutes puisqu’au moyen âge, les prêtres pouvaient se marier.

L’Église en effet pourrait se poser sérieusement la question, car ce n’est pas le Christ qui a exigé le célibat de ses représentants sur terre mais des hommes aussi haut placés soient-ils dans la hiérarchie catholique. Des hommes qui se sont, eux-mêmes, décrétés infaillibles.

De même qu’il est inquiétant de voir l’Église donner des gages à l’Islam sans obtenir, en contre partie, des engagements sur la liberté de culte dans les pays sous régime islamique qui l’interdisent sous prétexte que l’apostasie est interdit par le Coran et même punie de mort dans beaucoup de ces pays ou il n’est pas rare d’exécuter la sentence des tribunaux religieux comme en Iran. Que ce soit en Algérie ou l’on emprisonne les chrétiens, au Maroc ou on les expulse, sans compter d’autres ou on les assassine tout simplement comme en Egypte, en Irak, en Somalie, etc. De grâce, si je puis me permettre, cessons ces attaques sur cette institution catholique qui a donné à la France ses bases sociales et qui intègre désormais la laïcité dans son discours de la même manière que la religion juive.

Lors de nombreux débats auxquels je participe, certains affirment que ces attaques ne sont pas importantes par rapport à la dette du pays. Que les français s’en fichent. Je m’inscris en faux.

L’église et singulièrement les évêques, les prêtres de France et de Navarre ont oublié leur mission première. Ils ont eux aussi honte de leur église comme d’autres ont honte de l’histoire de leur pays. Tout cela participe à (une volonté ?) la déliquescence de nos institutions, de nos règles de vie, de nos us et coutumes forgées par 1500 ans et plus de présence de la chrétienté. Un pays fragilisé dans ses structures est un pays facile à détruire et a occuper non pas militairement comme autrefois, mais bien plus grave, intellectuellement et moralement par la culture plus puissante du moment. C’est en cela que l’islamisation est un danger bien plus grand que la dette française.

Les pays islamiques se foutent bien de la dette. Les musulmans de ces pays en appellent à la fatalité et aux "Inch Allah". Ce qui explique pourquoi Israël est devenu vert et que le reste de la région et un désert. Y compris intellectuel (voir la liste des prix Nobel depuis son origine).

Ce n’est pas parce que les hommes de ces pays sont plus idiots là qu’ailleurs mais bien que la culture dominante est incapable de produire, par elle-même, un type de société ou le matérialisme, la production de richesse, la recherche médicale ou industrielle sont utiles à l’homme dans sa vie de tous les jours et non pas inutile du fait d’un éventuel "au delà paradisiaque et merveilleux" (avec ou sans 75 vierges). Deux visions du monde, deux regards : Le temps présent, le bonheur aujourd’hui et non pas demain dans un paradis où le miel coulera à flot dans un jardin de grande beauté pour une vie éternelle dans le bonheur mais surtout après la mort en récompense.

Alors quoi, l’Église devrait retrouver le chemin de ses fondamentaux non pas les moines fanatiques (ces fondamentalistes d’hier dans nos contrées) et leurs sinistres bûchers bien sûr mais l’acceptation de son histoire en même temps, que de vouloir partout où elle le peut, retrouver l’énergie d’une évangélisation pacifique. Car à tout prendre, moi qui suis un laïc forcené, un non croyant, un mécréant, je préfère le message christique d’amour du fils de Dieu, juif d’origine et essénien de culture, qui est celui du pardon, de la liberté de choix et de la séparation du temporel et du spirituel (rendre à César, ce qui appartient à César et à Dieu, ce qui appartient à Dieu) que rejoignent beaucoup de nouveaux convertis en Kabylie et ailleurs (ce qui fait enrager les autorités d’Algérie d’ailleurs) que le message de Mahomet (diffusé surtout par les fondamentalistes, ces Ces nouveaux moines fanatiques - voir plus haut) qui parlent de la mort comme d’un aboutissement et de la soumission à Allah comme d’une fin en soi. Avec tout le respect que je dois aux croyants musulmans. Mais s’ils sont laïques, ils me comprennent et me pardonneront.

C’est l’avenir de notre société laïque pour les mille ans qui viennent ! Qu’est-ce que la dette par rapport à cela ? Même s’il faut s’en occuper en urgence.

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