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Grèce : La violence des oligarques.

Samedi 3 décembre 2011 // L’Europe

Consulter le peuple par référendum ? L’initiative prise par Georges Papandréou a fait scandale chez les oligarques et leurs chiens de garde qui, sous le coup de la colère, ont laissé échapper de formidables aveux.

Un référendum sur le plan de rigueur appliqué à la Grèce ? La décision du Premier
ministre grec était incontestablement démocratique et c’est pourtant cette volonté de consulter le peuple qui a fait scandale à Paris, à Berlin et dans les chambres d’échos médiatiques de la chancellerie allemande et de l’Élysée. Au fil des déclarations et des
commentaires, nous avons vu surgir toute la violence de l’oligarchie, d’ordinaire noyée dans le sirop de la gouvernance.

Commençons par un comparse. Pour Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, « Le Premier ministre grec a ouvert une boîte de Pandore qui est dangereuse pour son peuple, dangereuse pour la Grèce et dangereuse pour l’ensemble de la zone euro  ». Selon la mythologie grecque, la boîte ouverte par Pandore contenait tous les maux de l’humanité : la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie… Que des urnes soient présentées au peuple, et tous les malheurs en surgissent ? Bruno Le Maire est un maurrassien qui s’ignore, à moins qu’il ne comprenne pas le sens de ses métaphores. Mais ce ministre n’est que la voix de son maître : Jupiter tonnant à l’Élysée. Consterné, selon la presse, Nicolas Sarkozy a fait savoir que le projet de Georges Papandréou était irrationnel et de leur point de vue dangereux.

Tel est bien l’avis de Jean Quatremer, dévot de l’Europe fédérale qui officie à Libération : « Le référendum n’a effectivement guère de sens, les Grecs ayant le choix entre la peste et le choléra. S’ils refusent le plan européen, cela ne peut signifier que la faillite  ».
Plusieurs de ses confrères, sur BFM TV par exemple, affirmeront que la question de l’euro est trop complexe pour faire l’objet d’un référendum - ce qui signifie que les Grecs ne sont pas seulement des voleurs, comme on le répète depuis deux ans, mais des imbéciles. Le coup du mépris est banal - les nonistes de 2005 étaient traités comme des débiles - mais c’est l’aveu qui est intéressant : les Grecs auraient donc à choisir entre deux façons de souffrir ! C’est reconnaître que le plan de rigueur est une calamité… Mais ce plan arrange Paris et Berlin, donc il faut maintenir le peuple grec sous tutelle.

Il reste que les chefs oligarques étaient bien embêtés. Mais l’Agence Chine nouvelle a génialement indiqué la juste voie : « Les leaders européens devraient essayer de rétablir la confiance dans le plan de sauvetage soit en persuadant les dirigeants grecs d’abandonner l’idée du référendum - même si cela semble désormais infaisable - soit en les aidant à trouver une meilleure solution à leurs difficultés politiques ». L’agence du régime communiste chinois s’y connaît en répression des menées démocratiques et son conseil intéressé a été suivi par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Convoqué au sommet du G 20 à Cannes, Georges Papandréou a été soumis à des pressions et chantages inouïs : on a vu Nicolas Sarkozy dicter la question à poser au
référendum, afin que les Grecs, appelés à se prononcer sur la sortie de l’euro et non
sur le plan de soutien, hésitent à franchir le pas ; on a assisté à un chantage au soutien financier assorti d’une campagne médiatique de dénigrement de la Grèce et des Grecs, leur Premier ministre étant accusé de déloyauté alors que celui-ci a été élu démocratiquement et doit rendre des comptes au peuple souverain - non aux gardiens auto proclamés de la zone euro.

Les gardes-chiourme ont eu gain de cause du moins en apparence : le référendum n’aura pas lieu et Nicolas Sarkozy a salué un retour à la raison avant de clamer que nous avons besoin de la solidarité et du leadership américain. On mendie auprès des Chinois, on se soumet à la discipline allemande, on se courbe devant les Américains et on se fait flouer par le Premier ministre grec… Pour la France, quel bilan !

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