Georges Frêche ?… Mais il va faire maigrir nos dictionnaires !

Jeudi 18 février 2010 // La France

Certes, l’exercice est difficile, aussi l’expression « pas catholique » devient-elle chaque jour plus difficile à employer…

Passe encore de l’employer pour un livre, un film… avec la tête d’un tiers, son emploi devient plus risqué.

Dites « tronche » et choisissez pour tiers Monsieur Fabius et c’est le succès assuré !

Monsieur Georges Frêche est trop intelligent au naturel, plus encore en période électorale pour ne pas avoir mesuré, anticipé, les réactions que soulèverait son : « Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique »

Il convient de toute urgence de réunir nos Immortels, de saisir toutes les grandes instances qui veillent (sommeillent ?) sur la langue française. « Pas catholique » ne mérite plus de figurer dans notre patrimoine linguistique. Pour désigner quelque chose ou quelqu’un de douteux, nos Immortels vont devoir réviser leurs classiques…A bannir aussi de toute urgence le : « arrêtes de faire le singe ». Mettre à l’index tous les pâtissiers qui présenteront des « têtes de nègre »…

Et nos bolets vont devoir se faire discrets…

Quant à la « tête de Turc » ?…

Il était facile d’imaginer la réaction du « mec » Fabius, de toute sa famille politique, de toute la « Bienpensance » et de tous les hypocrites pour n’oublier personne…
La grande famille des hypocrites, tous complices, tous embusqués…

Plus d’un mois s’est écoulé entre le 22 décembre 2009 et le 28 janvier 2010. Le 22 décembre, c’est le jour où la phrase fut dite en conseil d’agglomération, à Montpellier, phrase reprise dans « Direct Montpellier plus ». Le 28 janvier, c’est la date de parution de L’Express qui reprend la phrase de Monsieur Frêche. Dès le jour même et le jour suivant, le chœur des « Vierges de la Bienpensance » chante à l’unisson…

Personne pour trop insister sur le fait qu’il s’agit là d’une réponse au : « Est-ce que si j’étais moi électeur dans la région Languedoc-Roussillon, je voterais pour Georges Frêche au premier tour, je n’en sais rien (...) je n’en suis pas sûr » d’un Laurent Fabius qui se faisait très perplexe lors de l’émission « C politique » le 20décembre 2009 sur France 5…

Oh ! Vous nous direz que la « vacherie » politique doit demeurer correcte et que Monsieur Frêche, lui, est la vulgarité incarnée en politique. Ne faudrait-il pas un jour publier « Le Frêche » ? Un manuel de vulgarité politique à l’usage des vierges effarouchées… Sûr qu’un tel manuel aurait du succès !

Pêle-mêle, c’est depuis toujours que Monsieur Frêche nous régale de ses propos inspirés, propos qui toujours se pèsent à l’aune de la balance électorale… :
« Ici, c’est le tunnel le plus long du monde : vous entrez en France et vous sortez à Ouarzazate. » (Lors de l’inauguration du tramway dont le terminus « la Mosson » est dans un quartier…)

Une femme porte-t-elle un tchador ? : « Ne vous inquiétez pas pour la dame, elle n’a que les oreillons et on lui tient les oreilles au chaud. » « Salut, traître. Je vais te couper les couilles et tu ne t’en rendras même pas compte. »

Mot doux pour Serge Fleurence, premier adjoint à la Mairie de Montpellier, proche d’Hélène Mandroux. « Toi, je vais te saigner comme un poulet. » Gâterie réservée pour le professeur Jacques Touchon, ancien doyen de la faculté de médecine, élu proche d’Hélène Mandroux. Deux élus « portés » en 2004 par M. Frêche… (Conseil municipal du 5 octobre 2009) - L’horizon de Monsieur Frêche est sans limite.

Les socialistes toulousains ont-ils de la peine pour trouver un chef en 2007 ? Monsieur Frêche, une fois encore, est prêt à payer de sa personne : « Je devrais me présenter. Dans cette ville, quand j’étais étudiant, j’ai baisé 40% des Toulousaines. »

Frêche et Fabius ? Une vieille histoire…« Il a une image de tête d’œuf, mais ce n’est pas en louant une motocyclette et en parcourant les routes de l’Ariège qu’il va y remédier. » Monsieur Frêche est d’une nature généreuse. Son souci premier est de n’oublier personne : « Ce n’est pas une brute épaisse comme Raffarin. Il nous le met comme Raffarin, mais avec plus d’élégance ».

Qui ? Dominique de Villepin.

Monsieur Frêche est un expert. Son tempérament le porterait-il vers les insultes, serait-il naturellement graveleux ? « Raciste » comme pas un ? Conclure ainsi serait le lot de médiocres calculateurs à l’affût de la moindre occasion pour se refaire une santé politicienne.

Monsieur Frêche est un expert qui bat et brouille les cartes comme pas un Frêche le « Sioniste » sait s’enflammer : « Je suis ravi que, pour la première fois, la France ait élu au suffrage universel direct, ce sera mon bonheur dans mon malheur, un juif président de la République. On avait eu Léon Blum et Mendès France premiers ministres, mais on n’avait jamais eu un juif élu au suffrage universel.

C’est un beau succès. Et en plus avec Kouchner ministre des Affaires étrangères, qu’est-ce que vous voulez de plus ? Alors je vais dire à mon ami Kouchner : quand c’est que tu reconnais Jérusalem capitale d’Israël ? »

Ce même Frêche sait aussi lancer le 24 juin 2007 « avoir fait de Montpellier une zone libérée d’Eretz-Israël ». Mais veille à rappeler qu’il entretient « des liens charnels avec la terre d’Israël ». Son père n’a-t-il pas été fait « Juste » pour avoir accueilli dans leur maison « des Juifs, en fuite vers l’Espagne » ?

Frêche insulterait-il les harkis ? Les harkis, des « sous-hommes » ?

Tenant nous en à tout son propos :

« Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l’armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! »


« Frêche le Méprisant » ?

Les Harkis ? Une communauté qui doit beaucoup à « Frêche le Marxiste-Léniniste-Maoiste » 

Frêche le Politicien sait compter. Vise-t-il la mairie de Montpellier en 1973 ? Les blessures de la guerre d’Algérie sont encore béantes. Et Montpellier « abrite » une des plus importantes communautés « Pieds-noirs ». Construire une Maison des rapatriés, faciliter l’accès au logement, des emplois aussi… « Frêche l’Anti-colonialiste » n’oublie rien !

Et il sait le poids des symboles : « Mettre en berne tous les drapeaux de la ville quand Claude Cheysson, ministre des Relations extérieures (affaires étrangères) de François Mitterrand, vient s’incliner à Alger devant la tombe des « combattants du FLN ».

Georges Frêche a du flair, le sens des alliances « objectives »… Généreux, nous vous le rappelons. Et Frêche de ne pas hésiter un seul instant à porter secours à qui est montré du doigt pour de mauvais mots : « Casse-toi pauvre con » ?

« Avec Sarkozy, on se ressemble comme deux gouttes d’eau » Il se dit même que Georges se serait attendri !

Avoir ou ne pas avoir « une tronche pas catholique »…

Quelle question ! Mais Georges Frêche en a-t-il une de tronche catholique ? Laissons le se livrer, il l’a fait si bien à l’annonce de l’élection de Benoît XVI : « J’espère qu’il sera meilleur que l’autre abruti. Celui-là, on le jugera sur le mariage des prêtres et sur la capote […]. On en a quand même raté un au bombardement de Dresde. »

Souvenez-vous alors du feu nourri des grandes âmes si bien illustré par Monsieur Jean-Pierre Raffarin qui a pris la mesure en déclarant alors que c’était « une honte nationale », « C’est une affaire très très grave… ce sont les valeurs de la France qui sont en cause »

Monsieur Raffarin n’avait pas assez de mots : « Je trouve cela profondément honteux (...) c’est notre honneur national qui est en cause… quand l’injure est partout, l’honneur est nulle part » Et de témoigner toute… !!!

Mais je m’égare parmi tous mes « papiers » ! La honte nationale, la gravité, l’honneur… Tous ses grands mots n’ont pas été prononcés pour laver les injures faites au Saint Père, mais pour témoigner de toute sa sympathie au « mec » Fabius !

Pitreries que tout cela. Pitreries inhérentes à un régime qui valorise l’hypocrisie et fait de la médiocrité nouvelle vertu…

Une médiocrité dans laquelle le mec « Fabius » sait se complaire en déclarant que les propos de « Frêche l’Infréquentable » ont « évidemment un caractère antisémite » , lui, le vrai « mec » qui s’inquiétait alors que Ségolène Royal se présentait à l’élection présidentielle par un :

« Qui gardera les enfants ? »

Il ne s’agit pas là de défendre « Frêche qui-ne –respecte-jamais- les- règles- du-jeu » », mais de dénoncer tous les pitres et les faux-culs qui joue avec la France… Georges Frêche, bien malgré lui, les fait sortir du bois.

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