Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Belgique.

Fureur et malaise aux extrêmes.

Notre Roi est le seul véritable Belge.

Lundi 3 octobre 2011, par Geert Van Istendael // L’Europe

Après 459 jours de négociation dans le "pays sans gouvernement", Flamands et francophones belges ont finalement abouti à un accord. L’écrivain flamand Geert Van Istendael s’en félicite.

De Standaard (extraits) Bruxelles

C’est quoi un bon compromis ? Il y a généralement deux possibilités. La première, première, c’est quand tous les négociateurs affichent un large sourire après un accord. La seconde, c’est lorsque la majorité semble satisfaite, tandis que les extrêmes des deux bords de l’échiquier politique manifestent clairement leur colère. La solution que nos jeunes politiciens [la moyenne d’âge des présidents de parti a fortement baissé après les élections internes] ont trouvée à propos de BHV [arrondissement de Bruxelles- Hal Vilvorde] appartient à la seconde catégorie.

J’ai rarement vu des gens sourire autant que Charles Michel [président du Mouvement réformateur (MR), libéraux francophones], Wouter Beke [président du CD & V, chrétiens-démocrates flamands] et leurs acolytes. Pendant ce temps, le bourgmestre FDF [Fédéralistes démocrates francophones, un parti régionaliste francophone bruxellois] de Linkebeek a de nouveau exprimé son malaise à ’s propos de cet accord, tandis qu’olivier Maingain [président du FDF] était tout simplement furieux. Le Vlaams Belang [extrême droite flamande] a vomi son message habituel. Et les nationalistes flamands de la N-VA ? Ils n’ont pas brûlé l’accord sur BHV, bien qu’ils se soient retirés des négociations.

Entre parenthèses, je trouve cela surprenant que les nationalistes flamands soient systématiquement passés à côté des principales avancées du Mouvement flamand, quand ils ne les ont pas carrément combattues. Des exemples ? La Nouvelle Encyclopédie du Mouvement flamand nous rappelle qu’en 1930, lors de la flamandisation de la ville de Gard, "tant à la Chambre qu’au Sénat, ce sont surtout les socialistes francophones et les nationalistes flamands qui ont voté contre cette mesure ou se sont abstenus". En 1932, lors du passage à l’unilinguisme de la Flandre, les nationalistes flamands ont voté contre le projet. En 1962, lors de la fixation de la frontière linguistique, le parti Volksunie [ancêtre de la N-VA] s’est abstenu. Et, cette semaine, lors de la scission de BHV, les nationalistes flamands de la N-VA, qui représentent pourtant le plus grand parti du pays, n’étaient donc pas associés à cet accord. En tout cas, ce nouvel accord témoigne d’une certaine sagesse pratique. D’une part, les Flamands reconnaissent la réalité sociologique des six communes à facilités de la périphérie, où la grande majorité de la population parle le français [et dispose de certains droits linguistiques dans ses rapports avec l’administration]. Nous connaissons l’origine de cette réalité, c’est une triste histoire qu’on ne souhaite plus raconter : l’arrogance francophone et le mépris pour les Flamands et leur langue, combinée à la spéculation foncière et à l’exode hors des villes. Quoi qu’il en soit, la situation est ce qu’elle est et ce n’est pas aujourd’hui que les francophones vont disparaître de ces municipalités, bien au contraire.

Mais, à travers cet accord, les Flamands disent aussi à leurs partenaires francophones qu’ils ne comptent pas généraliser ces mesures. Dans de nombreuses localités, comme Merchtem, Alsemberg, Dilbeek, un grand nombre de gens parlent le français à la maison et ils ne doivent pas penser pouvoir parler cette langue lorsqu’ils s’adresseront à l’administration communale. Les gens du FDF ont trop bien compris cela et ils accusent déjà les libéraux du MR d’avoir trahi les 80 000 francophones qui vivent en dehors des six communes à facilités.

Répondre à cet article