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Francois Bayrou en embuscade.

Lundi 26 décembre 2011 // La France

François Bayrou sera-t-il le troisième homme de la présidentielle ? Au vu des sondages qui attribuent déjà 13% des intentions de vote au patron du Modem, certains analystes commencent à se poser la question. Quelques-uns envisagent même un second tour l’opposant â Marine Le Pen.

Ne sourions pas trop vite à ce dernier scénario. Marine Le Pen garde de sérieux atouts, à commencer par l’exaspération d’une large frange de l’opinion devant les effets de la crise. Les affaires qui touchent aussi bien les socialistes que l’UMP ne peuvent que nourrir un dangereux sentiment d’écœurement.

De plus, la campagne de François Hollande commence fort mal avec la pitoyable séquence de l’accord entre le PS et les écologistes. François Hollande n’a encore fait la preuve ni de sa volonté de rupture, ni de ses capacités d’homme d’Etat. Avec plus d’atouts, Lionel Jospin n’a pas évité le 21 avril 2002. Ce 21 avril fut d’abord le résultat d’une campagne calamiteuse. Jean-Marie Le Pen n’avait pas gagné de voix ; c’était Jospin qui en avait perdu. Aujourd’hui, il semble que les mêmes conditions soient réunies pour provoquer un nouveau choc.

Pourtant, la comparaison a ses limites. Marine Le Pen demeure sans doute dangereuse, plus que son père. Elle s’est peu à peu débarrassée des vieux oripeaux de l’extrême-droite pour adopter une posture plus présentable, et surtout pour afficher, sans ambiguïté, son ambition de prendre le pouvoir. Mais son héritage demeure bien encombrant. De plus, elle vient de trouver un concurrent redoutable.

Car les raisons qui pouvaient faire voter pour elle, valent aussi, et sans doute encore plus, pour François Bayrou. Le candidat centriste n’a pas de passé compromettant à assumer. Enraciné dans la vieille France rurale, catholique mais laïque, il a connu, en tant que ministre (et à la différence de François Hollande), l’expérience du pouvoir. Surtout, il est resté indemne de toutes les affaires où se sont engluées la droite et la gauche. En somme, il peut attirer aussi bien l’électorat social-démocrate qu’un électorat de droite révulsé par le style de l’actuel président. Ce n’est ni un populiste ni un homme du système. Il ne tient qu’à lui de valoriser un tel capital.

A quatre mois du premier tour de la présidentielle, il n’est sansdoute pas inutile de suivre de très près le parcours du candidat Bayrou.

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