France où vas-tu ?

Notre protection Sociale.

Dimanche 11 novembre 2007 // La France

Toutes les fins de mois un petit entrepreneur, vint se faire l’écho des énormes difficultés qu’il avait lui et ses collègues professionnels de tous ordres, à payer les cotisations trimestrielles de Sécurité Sociale.
Pour lui aussi, la vie lui tenait aux entrailles, et plus particulièrement la survie de son Entreprise semi-industrielle, menacée d’étouffement par les taux trop élevés des cotisations sociales et para sociales, faisant de surcroît peser une crainte sur la stabilité de l’emploi de ces huit ou dix ouvriers auxquels il était attaché par mille liens d’amitié et de reconnaissance.

Il était d’ailleurs en retard de quinze jours pour ce règlement ayant été obligé d’attendre la fin du mois et le paiement de ses clients, pas toujours ponctuels, pour se libérer de cette dette... majorée de 10 %. ( Et pendant ce temps, la république Française est devenue une république bananière « Philippe Seguin septembre 2000 » et une pépinière de voyous arrivistes siégeant dans des assemblées tant nationales que régionales).

Cela dit,jamais je n’admettrais pas que l’on vienne diffamer « La sécurité sociale » qui assure essentiellement la Sécurité Matérielle des Travailleurs Salariés, eux, les plus vulnérables et qui peuvent vivre de ce fait dans une ambiance plus « décontractée », en la préservation des aléas de l’existence, tels que la maladie, l’accident, la vieillesse... » ; Je dois reconnaître cependant, que les chefs d’entreprises sont étouffés par des charges qui pénalisent de très nombreuses embauches.

C’est donc une très grande et magnifique Rénovation Sociale parfaite dans son Principe, un bienfait pour la société tout entière rééquilibrée dans la Justice. La sécurité sociale coûte très cher aux entreprises, il faut donc avoir des concepts, voir une ébauche de réflexions, tellement le sujet est important pour tout citoyen. Je voudrais être un interprète inconnu de ceux qui pensent tout bas, ce qu’ils n’osent pas dire encore tout haut. J’affirme que la France n’a pas son équivalence dans les autres Nations de la planète, et toute censure à l’encontre de notre protection sociale serait des plus malvenue.

Certes, vu les taux élevés des taxes, nous devons trouver un moyen plus juste permettant de maintenir cet acquis qui honore la démocratie Française. Ce qui est néfaste, c’est la base de leur calcul, et secundo, son déficit est quasiment « chronique » puisqu’on ne cesse périodiquement d’augmenter les cotisations patronales sans que soit amélioré le moins du monde son équilibre financier. Les divers transferts de la caisse de sécurité sociale ne sont pas la cause unique de son déficit, ils ont contribué à provoquer son déficit, c’est un fait, mais ils n’en sont pas, toute la cause. Je suis tombé par hasard sur le « Rapport Annuel de l’inspection Générale », établi aux alentours de fin 2005. Et on lit que cette Haute Administration a vivement critiqué les administrateurs élus de la Sécurité Sociale, pour la trop grande augmentation des actes médicaux et autres, par assuré.

L’État consent des avances de Trésorerie à la Sécurité Sociale à certains moments. « Difficiles » pour cette dernière, dont tous les contribuables font les frais à des degrés divers. Si mes sources sont justes, depuis 1993, le régime des salariés agricoles, comme beaucoup d’autres, ont été « transféré pour une grosse part au régime général ».

On doit faire entrer en jeu, la solidarité de tous les Français qui auront le plaisir de contribuer au renflouement des prestations sociales. Entre autres, dans l’Agriculture, dans cette Agriculture, où les Travailleurs, Exploitants et Salariés, s’efforcent, et avec le plus grand succès, de nourrir nos villes, « non sans un mérite » que nous devrions tous apprécier, et cela malgré les primes énormes (environs 180 milliards de francs) qu’ils perçoivent chaque année, mais qui profitent en majorité aux plus riches, c’est-à-dire les gros céréaliers et les gros viticulteurs, ces nantis, perçoivent 80 % des primes, les 20 % restant, sont ainsi vont les valeurs de la république française.

Il me semblerait souhaitable de « fiscaliser » les cotisations à la Sécurité Sociale pour que tous y participent. (En fonction de leur revenu par exemple... et non plus en fonction du nombre de salariés par employeur)... C’est précisément sur la solidarité de tous que devraient être fondées les Recettes de la Sécurité Sociale ».

Il est absolument intolérable que les Métiers et les Entreprises de main-d’œuvre comme toutes les industries, de nombreux commerçants et artisans, certaines activités spécifiques... Soient pénalisés au départ. Oui, je dis bien pénaliser au départ, en leur obligation qu’ont ces diverses Entreprises industrielles, commerciales ou artisanales d’avoir un Personnel plus ou moins important en nombre pour « tourner ». Les 35 heures n’ont fait que multiplier par 100 le désarrois de certaines disciplines créatrices d’emplois.

Il est inadmissible qu’un entrepreneur intelligent et dynamique, au début de sa carrière, se voit obligé de refuser de nombreuses commandes de travail afin de ne pas être astreint à accroître son Personnel devenu trop onéreux sur le plan social (Sécurité) et para-social (Allocations Familiales etc).., et soit acculé de ce fait au sous-travail.

Mes propres employés ou ouvriers sont pour moi des Amis, et des Collaborateurs précieux, sans lesquels je ne pourrais valablement « rouler » ni répondre au « desiderata » de ma clientèle. Je connais plusieurs entreprises artisanales ou autres qui pourraient en dire autant. Or, précisément la plupart des activités appliquées à l’artisanat, aux commerces etc.. sont toutes en général des entreprises de main d’oeuvre.
Or, comment peut-on imaginer que le bâtiment « par exemple » forme la plus urgente et la plus bénéfique de l’Activité Nationale à l’avantage des Familles, puisse être « bon marché », si on continue de fixer les cotisations sociales et para-sociales sur le nombre des salariés par employeur, dans ce domaine majeur...Car de toute évidence, ces Employeurs, comment veut-on, dis-je, que ces Patrons, pour faire prospérer leurs entreprises (afin de faire vivre leur propre famille et surtout celles — dé-multipliées de tous les Foyers de leurs Salariés) ne répercutent pas (pour la survie de tous en leur solidarité) les diverses charges sociales, sur les prix de la Construction et de tous ses Aménagements Com­plémentaires...

On pourrait en dire autant par exemples pour l’Industrie de l’Automobile qui fournit au peuple des voitures, pour leurs nécessités de « travailler » ou les facilités de leur « évasion » ou pour l’Hôtellerie qui « distribue » aux Français et aux Etrangers la nourriture et le logement tout au long des routes..., etc. Toutes ces Entreprises grandes, moyennes ou petites sont tributaires d’un plus ou moins grand nombre de salariés, donc tributaires aussi dans leur rentabilité des lourdes impositions de la Sécurité Sociale avec le système actuel... Et puis, puisque cela se passe dans la coulisse, combien de Grosses Entreprises, publiques ou semi-publiques, privées ou semi-privées, ont un « passif » tous les ans grandissant envers la Sécurité Sociale « passif » qu’elles ne peuvent combler au risque d’un important déficit annuel pour elles, cause d’un licenciement de Personnel, voire même de faillite.

Eh bien on laisse « courir » parce que ces Entreprises grosses et fortes, ont un caractère d’intérêt Général, dont les difficultés financières, voire leur disparition seraient catastrophi­ques pour l’Economie, et le Maintien Général de l’emploi. Bien sûr, ce n’est pas divulgué au grand jour, mais les échos de cet état de fait, traversent les murs les plus épais et les plus calfeutrés. Les autres couches de la production ou du service, seraient-elles sans rapport avec le Bien Général ? ... Nous l’avons déjà vu pour l’industrie Automobile et pour l’Hôtellerie, mais ne reflètent-ils pas aussi un caractère d’intérêt Général.

Ce restaurant qui donne la nourriture aux « égarés » de l’appétit midi et soir « avec une taxe à 19,5% Par la nécessité qu’ils ont de se nourrir sur place, ce café de bonne tenue qui reçoit des clients ou des couples au gosier asséché et au besoin d’évasion, cette alimentation qui fournit tout près de leur domicile le « pain » quotidien aux ménagères, ce tabac qui fournit la griserie d’un moment de détente nécessaire, cette imprimerie pour notre culture et ces libraires pour la diffuser, ce coiffeur pour nous rendre différents des hommes de la préhistoire, cette confiserie pour nos enfants et tous ces magasins de toutes sortes pour tous nos besoins ces salles de spectacle pour nous distraire, ces garagistes pour nous dépanner, ces constructions de machines électroniques pour multiplier les capacités de notre cerveau ces producteurs de matière plastique pour nous faciliter la vie, cet électricien pour nous rendre la lumière ou nous installer la T.V.

Tous ces techniciens d’ordinateur, en un mot cette passion qui touche ces nouvelles méthodes de communication et qui font fureurs sur toute notre planète ; Oui tout cela provoque et va provoquer des demandes d’emplois, alors, de grâce, que l’on baisse les taxes qui freinent l’embauche ou la créativité d’entreprises.

Ce paysan pour nous nourrir, cet ingénieur ou technicien pour améliorer notre mode de vie, ces Entreprises Nationales pour nous fournir, avec compétence, la fée électricité (en lumière et en force) pour assurer notre acheminement postal, téléphonique ou autre pour assurer dans la meilleure sécurité possible nos transports par route, fer ou espace..., etc. Ne représentent-elles pas toutes ces activités « interdépendantes » un Service Nécessaire et Social pour tous nos besoins et rapports humains quotidiens, base de notre existence.

D’ailleurs l’État comme c’est son devoir le plus strict s’efforce de promouvoir l’intérêt Général à l’encontre des intérêts privés qui seraient trop exclusifs. En fait, la philosophie sociale qui se dégage de toutes ces interventions est, que tout en respectant une marge nécessaire de liberté et d’initiatives privées fécondes, l’État entend la canaliser, et la restreindre au besoin, dans certains cas spécifiques et capitaux. Autrement dit, travaillé aujourd’hui pour soi seul pour son intérêt unique, est une notion dépassée, car tout le monde sent bien que chaque activité est tributaire et complémentaire d’autres et que chaque individu, en son travail propre, ne forme qu’un jalon, qu’un anneau dans la longue chaîne de la Production et du Service National et même International.

C’est dire qu’un État Moderne et Evolué ayant le sens de sa Responsabilité de la Collectivité par toutes les mesures qu’il se doit d’édicter pour éviter les abus et les tricheries matérielles, et « morales » ne peut plus considérer tout travail humain comme une activité égocentriste, mais comme une Activité Sociale d’intérêt Général. Le capitalisme et la propriété doivent être aujourd’hui des notions qui doivent s’intégrer au service de tous, dans la marge d’usage et de liberté qui permettent de les rendre plus efficaces. C’est vers la contemplation de cet horizon nouveau que tout Etat de n’importe quelle tendance doit infléchir désormais toute sa politique sociale, économique, fiscale et para-fiscale . Et c’est parce qu’il faut commencer par ces deux dernières données essentielles que je me suis laissé aller à tous ces longs développements sur le problème, pour moi primordial, de la Sécurité Sociale.

Il semble, en effet, que tous les Employeurs de main -d’oeuvre soient « volontairement » pénalisés et frappés en fonction directe du nombre des salariés qu’ils emploient et proportionnellement à ce nombre. Ce qui justifierait d’une « revanche » de certains partis de gauche promoteurs en principal de cette pénalisation par « tête » en souvenir des nombreuses victimes « numérotées » du temps passé.

Mais, les temps ont bien changé et nous sommes aujourd’hui parfaitement conscients de nos responsabilités envers nos collaborateurs. Il demeure encore, cependant, que nous sommes toujours « écrasés » jusqu’à ce jour par des charges démesurées toutes « calculées », semble-t-il, pour éliminer un certain nombre d’entre nous. Cela est profondément injuste car nous avons tout de même le mérite de fournir du travail, et de contribuer à la résorption de tout chômage en proportion précisément du nombre de travailleurs que nos capacités d’initiative et de développement nous permettent d’embaucher.

J’ai toujours considéré que l’initiative et l’émulation sont sources de Progrès à tous les stades très diversifiés de la Production et du Service. (Limitation des Nationalisations au Secteurs-Clefs de l’Intérêt Général, Crédit, Médicaments, Armement etc). Or initiative et émulation ne vont pas pleinement sans la responsabilité et la propriété, sans l’action directrice de notre « matière grise » constamment mise à l’épreuve et excitée. Bien sûr, il faut qu’un Gouvernement fort et homogène impose ses lois, dans tous les secteurs des moyens de production, sans pour autant détruire la liberté, l’initiative privée, la propriété « responsabilisée »...Je ne veux pas de « rouages » dans l’Etat entraînés par une immense « chaîne » sans fin qui nous priverait de la joie de l’action « libre », de l’action responsable, de l’action créatrice car nous entendons préserver la Dignité Humaine dans ses facultés totales d’épanouissement complet.

Si j’avais vécu sous un régime communiste, je n’aurais pas à me « casser la tête » outre mesure et que je serais finalement plus heureux peut-être comme « Salarie Supérieur » que comme « patron inférieur »...Oui, mais quand le « vent du large » vous vient à gonfler votre poitrine on en vient encore à préférer d’être un « loup traqué » mais encore « libre » plutôt qu’un « chien fidèle » pourvu d’un collier à son cou...

Finalement je dirais, que la France a le triste privilège d’être la première pour la fiscalité et para-fiscalité au sein de la Communauté Européenne. Ce qui, si on n’y prend garde, la mettra dans une compétitivité désastreuse par rapport à ses partenaires et dont nous serons les premières victimes avec une Europe qui n’est pas à l’abri de la puissance des U S A, et de son dollar, nous pouvons malheureusement le vérifier chaque jour.

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