Faut-il mettre les jeunes délinquants en prison ?

Ma réponse est de dire Non.

Lundi 20 novembre 2006, par Paul Vaurs // La France

Par « traitement pénitentiaire », on entend communément, de nos jours, l’ensemble des procédés mis en œuvre à l’égard des délinquants dans l’objectif d’éviter qu’ils persistent dans leurs agissements répréhensibles, une fois la condamnation subie. (Il n’est pas question ici du régime de détention des prévenus, c’est-à-dire des individus incarcérés dans l’attente du jugement. Ceux-ci, en raison de la présomption d’innocence dont ils bénéficient, ne peuvent, dans la conception dominante, être soumis à un « traitement » contre leur gré.) L’expression n’est pas sans prêter à équivoque. Le terme « traitement » peut laisser entendre qu’il s’agit d’une thérapeutique médicale, et il introduit une confusion entre la délinquance et la maladie, qui n’a pas manqué d’alimenter une controverse, toujours vivace en doctrine. Aux tenants de la conception classique de la peine-châtiment, à fondement tout à la fois moral et utilitaire, s’opposent en effet ceux qui sont enclins à penser qu’il ne sert à rien de punir, parce que le comportement de l’homme est essentiellement lié à son conditionnement physique et nerveux et au milieu dans lequel il vit. Pour ces derniers, la criminalité est avant tout une « maladie sociale » et, davantage que la punition, la protection de la société contre le criminel serait plus légitimement et plus efficacement assurée par des mesures qui, dépouillées de toute coloration morale, se proposeraient surtout de guérir le délinquant de ses tendances antisociales ou, si cet espoir s’avérait vain, de l’éliminer du milieu social.

On n’hésitera pas à y recourir lorsqu’une relation aura pu être établie entre le comportement délictueux et des perturbations neurophysiologiques. Dans la généralité des cas cependant, le traitement devrait avoir le caractère d’une action éducative faisant appel aux méthodes pédagogiques générales. Il est nécessaire de préserver le délinquant des influences néfastes de son milieu en lui fournissant une assistance morale et spirituelle ; on devrait compléter sa formation scolaire et professionnelle, en lui apprenant les valeurs du travail ; on lui apprendra à utiliser ses loisirs.

La prison, n’est pas faite pour recevoir ces jeunes que l’état républicain qualifie de « Racaille ; » Cette jeunesse délinquante « qui représente une extrême minorité de notre jeunesse » doit être placé dans des centres de rééducation ; Des anciennes casernes seraient en mesure de les recevoir, car la prison est, la pire des peines, celles qui en font, des futurs criminels. Il s’agit là d’une attitude nouvelle à l’égard du délinquant. Se traduisant par un effort positif en vue de faire de lui un être socialement utile, elle contraste avec l’attitude purement défensive adoptée jusqu’alors.

Il est déplorable que l’état républicain, n’est rien prévus pour aider les jeunes et moins jeunes délinquants, dès la sortie des centres de rétention. Dans bien des pays, l’administration intervient désormais, pour fournir aux détenus libérés une assistance postpénale consistant à les aider moralement et matériellement, tout en les soumettant à un contrôle destiné à vérifier leur reclassement.

À ce stade de l’évolution, de sérieux doutes sont nés sur l’aptitude de la mesure privative de liberté à remplir le rôle socio-éducatif qui lui était attribué. L’emprisonnement de courte durée a été critiqué en premier. On lui a reproché d’être « un remède pire que le mal ». Il peut se révéler nocif pour l’intéressé qui, livré à une fâcheuse promiscuité, risque de se corrompre au lieu de s’amender. Il est le plus souvent désastreux pour la famille qui perd son soutien et ses moyens d’existence et se voit désignée à l’opprobre public. Au demeurant, comment envisager sérieusement d’exercer une action éducative efficace dans un court laps de temps ? Ces objections ont été suffisantes pour faire admettre que la personnalité de certains délinquants, qui ne présentaient pas un grand danger pour la société, ne rendait pas indispensable le recours à la prison. Aussi s’est-on attaché, dans de nombreux pays, à trouver des solutions de remplacement à l’emprisonnement, l’incarcération étant soit limitée, soit suspendue, soit totalement exclue.

Cependant, les reproches adressés à la peine privative de liberté ne se sont pas limités à ces dernières. Au-delà de celle de ces peines, c’est l’efficacité de tout système carcéral au regard de l’objectif de reclassement social qui a été mise en doute. Sous ce rapport, on n’a pas manqué de relever l’étrange paradoxe sur lequel repose le traitement en établissement. N’est-il pas utopique de nourrir l’ambition de donner au délinquant le sens de ses responsabilités sociales et de l’adapter aux exigences de la vie en société en le soumettant à une ségrégation prolongée, qui le retranche du reste du monde et a nécessairement sur lui un effet dépersonnalisant et désocialisant ? On a dit, non sans humour, que « préparer en prison le retour à la liberté équivaut à s’entraîner en vue d’une course en gardant le lit pendant des semaines ».

Seul le dispositif de la période de sûreté, « au cours de laquelle le condamné ne peut bénéficier d’aucune de ces mesures », est susceptible d’interdire toute réinsertion puisque les modifications successives qu’il a connues depuis la loi du 22 novembre 1978 n’ont pas cessé de l’aggraver jusqu’à instituer une peine dite incompressible, où période de sûreté et durée de la peine peuvent s’équivaloir. Le Parlement a voté une loi le 1er février 1994, modifiant les art. 221-3 et 221-4 du Code pénal de 1992). Tout en validant cette loi soumise à son contrôle, le 20 janvier 1994, le Conseil constitutionnel rappelait dans un considérant de principe que « l’exécution des peines privatives de liberté en matière correctionnelle et criminelle a été conçue, non seulement pour protéger la société et assurer la punition du condamné, mais aussi pour favoriser l’amendement de celui-ci et préparer son éventuelle réinsertion ».

Le désir d’individualiser le traitement en l’adaptant autant que possible au cas particulier de chaque délinquant s’est traduit par l’aménagement des régimes de détention sans plus se soucier des distinctions que le Code pénal, dans beaucoup de pays, continue d’établir entre les peines privatives de liberté selon la gravité de l’infraction commise. Ce mouvement d’unification des peines privatives de liberté a notamment rendu caduque la distinction classique entre les peines criminelles et les peines correctionnelles. Les unes et les autres peuvent être désormais exécutées dans les mêmes établissements et sous les mêmes régimes.

La répartition des détenus et leur affectation dans les divers établissements se font généralement en tenant compte, non plus de la nature juridique de la peine à subir, mais de la personnalité des intéressés, telle qu’elle apparaît à travers leur âge, leurs antécédents, leurs caractéristiques physiologiques et psychologiques, le danger social qu’ils représentent et leurs chances d’amendement. D’où l’importance prise par l’observation du détenu, véritable clé de voûte des systèmes pénitentiaires modernes. Elle est pratiquée de plus en plus systématiquement dans des centres spécialisés (le Centre national d’orientation de Fresnes, en France, les Centres de diagnostics ou Instituts de classification d’autres États d’Europe ou d’Amérique).

Le loisir étant devenu un élément de la vie sociale contemporaine, la notion de loisir, devrait, elle aussi, pénétré la prison. Appliquée au régime pénitentiaire, elle prendrait la signification d’activités récréatives et culturelles pour le bien-être physique et moral des détenus. Ces activités peuvent être individuelles ou collectives. Dans ce dernier cas, elles seraient dirigées (conférences, projections cinématographiques, représentations théâtrales, auditions musicales, jeux et sports collectifs). L’activité de loisir est appelée ainsi à rejoindre l’activité éducative, fondement du régime pénitentiaire contemporain.

Tout cela tend à modifier peu à peu la physionomie de la prison. Son architecture devrait être moins sévère et laisse pénétrer l’air et la lumière ; la cellule individuelle devrait remplacé le dortoir sans hygiène, la salle de classe devrait être substituée à la salle de discipline, la bibliothèque invité à la lecture et les terrains de sports permettraient les exercices du corps.

En ce qui concerne le personnel, le changement n’est pas moins sensible. Une des innovations essentielles devrait consister à associer les magistrats à l’exécution de la peine. C’est à présent chose faite dans la plupart des pays (par exemple, l’existence du « juge de l’application des peines », en France). L’autorité judiciaire ne se contenterait plus de prononcer la condamnation, elle suivrait « l’homme jusqu’au bout du tunnel ». Le personnel administratif devrait, lui aussi, changé de visage. Le gardien devrait cédé la place au surveillant, et celui-ci n’aurait plus seulement pour fonction d’assurer le bon ordre et la discipline au sein de l’établissement ; il prendrait part aux tâches de rééducation qui sont plus particulièrement confiées à des équipes d’éducateurs ayant reçu une formation particulière dans une école spécialisée.

Avec le médecin et l’aumônier, les assistants sociaux, les psychologues, les psychiatres devraient avoir accès auprès des détenus. Ils apporteraient avec eux leurs propres méthodes d’investigation et de traitement.

Lorsque l’état républicain fait parle de racaille, qui est là pire des racailles, celles qui brûlent des voitures, ou celles qui comme dans l’affaire Clearstream, ou d’autres affaires, que l’état républicain essaye d’étouffer.? Il y a aussi les salaups qui partent à l’étranger pour ne pas payer d’impôt sur le sol de France, terre où ils ont amassé des millions d’euros. Et tous ces grands patrons qui partent avec des millions de Stock-options, alors que près de des millions de Français vivent avec moins de Mille Euros par mois ; Près de cinq millions vivent au-dessous du seuil de pauvreté ; Qui est la racaille ? les jeunes ou nos responsables politiques qui vivent comme des nababs, et n’ont de comptes à rendre à personne.

Si des citoyens sont mis en prison, c’est qu’ils ont commis des actes répréhensibles, mais est-ce une raison pour les détenus subissent des traitements indignes d’une nation civilisé. ?

Un ancien détenu « Guy-Charles » raconte ::Fleury-Mérogis est un enfer ; Dans la prison, tout ce qui est interdit circule. Héroïne, cocaïne, alcool, téléphone portable, cacheton : à condition d’y mettre le prix, on peut se procurer ce que l’on veut. L’unité de mesure,c’est le paquet de cigarettes. Un joint, c’est un paquet ; un coup de téléphone ou 1 g de cocaïne, c’est deux paquets ; 1 g d’héroïne, c’est trois paquets. Chrétiens contre musulman, braqueurs contre trafiquants, ethnie contre ethnie, quartier contre quartier : chaque détenu appartient à un clan. Si t’as pas de clan, pas d’allié, t’es mort. Mieux vaut ne pas sortir de ta cellule. Les relations sont toutes basées sur le rapport de force. Il faut être très costaud pour s’en sortir seul.

J’ai vu un homme se faire violer sous la douche par une dizaine d’autres détenus sans que personne n’intervienne. A la sortie, il n’était pas question pour lui de se plaindre au surveillant, il aurait eu de gros ennuis. On appelle ces détenus les SERVEUSES. Ils appartiennent à des chefs de clan. Une serveuse, comme n’importe quoi, ça se négocie. C’est le chef de clan qui fixe le tarif. On les repère vite, en promenade, ces détenus : des gars paumé, qui ne savent plus très bien où ils en sont. Tout le monde sait ce qu’ils subissent, y compris les surveillants, mais on ferme les yeux.

Si t’es un peu malin, tu peux très facilement nouer des alliances qui peuvent te servir une fois dehors. On m’a proposé pas mal de choses :: Vente de drogue, de faux papiers. J’ai refusé parce que je veux stabiliser ma vie de famille. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde, notamment chez les plus jeunes. En dix-huit mois, j’ai vu des gamins entrer et sortir de taule une dizaine de fois.

La présomption d’innocence, c’est de la foutaise. Tu as beau jurer que tu n’as rien fait, personne ne te croit. J’étais incarcéré pour une affaire de viol, ce qui est très mal vu en prison. Dès la première promenade, cinq détenus me sont tombés dessus. Je ne suis pas bagarreur, mais, je me suis battu. J’ai tout de suite compris que pour être tranquille, il fallait que je mate leur chef de file. Avec toute la rage que j’avais, je ne l’ai pas raté. Après tout à changer. On me demandait même des petits services.

Certains matons, notamment les femmes, sont très dur. Ils se comportent comme de vraies machines. Tu leur parles, c’est à peine s’ils te regardent. Certains d’entre eux te cherchent, essaient de te pousser à bout. Quand un surveillant est humain, ça change beaucoup de choses ; Il y en a un qui m’a remis des petits cadeaux à offrir à mon gamin à la sortie. C’est un souvenir que je ne suis pas prêt d’oublier.

Pour un oui ou pour un non, un surveillant peut décider de faire intervenir ses collègues, il lui suffit de siffler. S’il le fait, ton compte est bon, les matons arrivent de partout, ils ne cherchent pas à comprendre, ils te tombent dessus aussitôt. Tu sors défiguré et tu pars au mitard direct. C’est pour cela aussi qu’il y a autant de tensions entre les détenus et eux. Psychologues, assistants sociaux, conseiller d’insertion et de probation : tout ça, ça ne set à rien, personne ne veut rien faire. Un jour, j’ai demandé à l’éducateur de dire à ma femme que j’avais besoin d’une paire de baskets neuves, il n’a jamais transmis le message ; Pour m’en sortir, pour éviter de rester cloîtré dans ma cellule, j’ai suivi des études de philo, j’ai travaillé aux ateliers, et j’ai fait une heure de sport par jour. Sans les parloirs, je ne sais pas si j’aurais tenu le coup.

La bouffe, essentiellement des raviolis et des patates, est, dégueulasse, du coup, chaque détenu fait sa petite cuisine sur un mini-réchaud bricolé. Avant, on fabriquait avec une boîte de sardines, un peu d’huile et une mèche ; Aujourd’hui, c’est plus sophistiqué : on fixe trois thermo-plongeurs sur un trépied, on pose une casserole dessus, et voilà. Comme dans n’importe quel univers,il y a une façon particulière de se parler. Ouèche ma gueule, ça veut dire bonjour. Bien quoi ? Ça veut dire « ça va bien » Quand on arrive c’est très déboussolant, on a vraiment du mal à comprendre.

La prison est un asile rempli de psychopathes. Je me souviens d’un jeunes gars, bourré de tics, qui se parlait tout seul, qui tournait sur lui-même en promenade et qui ramassait par terre la nourriture que les détenus avaient jetée par les fenêtres. Il avait des vêtements délabrés et dégageait une odeur !! Tout le monde l’évitait, j’ai vu aussi des types arriver en pleine forme et finir, à force de prendre des cachetons, par ressembler à des zombies. Ils deviennent irrécupérables.

La lecture de ce récit me confirme dans mes convictions ; L’état républicain ne doit à aucun prix mettre en prison ce qu’il appelle « LA RACAILLE » Il doit les mettre dans des centres qui pourraient êtres des anciennes casernes. Des Prêtres pour nous les Chrétiens, des Imams pour les Musulmans, des Rabbins pour les Juifs. Des éducateurs et d’autres personnes seraient chargés de les réinsérer dans la société en les faisans travailler, en leur redonnant les vertus de l’honneur perdu.

Lors du dernier congre de L’UMP, Madame le Ministre de la Défense s’est fait l’avocate des très jeunes détenus ; Mais l’état républicain, l’a humilié devant un parterre de militants. Gageons qu’une femme récemment élus, porteuses de valeurs devenues caduques, puissent être élue à la Présidence de la Nation Française.

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