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Ma planète.

Faut-il dépacer les animaux ?

Mardi 14 février 2012 // Le Monde

Drapeau de France

La pression immense exercée aujourd’hui par les changements climatiques sur les écosystèmes les plus fragiles de notre planète apparaît comme un énorme risque de dégradation de la bio diversité. Et si, pour limiter les pertes, on essayait de déplacer les espèces vers des cieux plus cléments ?

Le réchauffement climatique et la pollution ont déjà entraîné une vague de disparitions d’espèces `des plus inquiétantes. Certains animaux, actuellement protégés, ne se reproduisent plus qu’en captivité ou dans des espaces privilégiés et classes. Un rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GiEC) publié en 2007 prévoyait des conséquences désastreuses : pour un réchauffement global compris entre 1,5 et 2,5 °C, 20 à 30% des espèces seraient confrontées à un risque majeur d’extinction. Or, le dernier rapport se basant sur l’évolution actuelle des émissions de gaz à effet de serre, prévoit d’ici la fin du XXI° siècle une élévation globale des températures située entre 1,1 et 6,4 °C. D’après les calculs de Chris Thomas, biologiste à l’université d’York, 38 à 52% des espèces animales et végétales pourraient ainsi se trouver en voie d’extinction d’ici à 2050.

Migrations naturelles ou assistées

Ce n’est pas la première fois que la répartition des espèces est menacée par le changement climatique. Pendant plus de deux millions d’années, la planète a oscillé entre glaciation et réchauffement, ce qui a entraîné le déplacement naturel de nombreux êtres vivants.

Aujourd’hui cependant, le problème diffère : les animaux sont confrontés à une situation rendue dramatique par l’homme. Le rythme rapide du changement climatique surpasse la vitesse de migration naturelle de nombreuses espèces, rendue d’autant plus difficile par le taux élevé de fragmentation de l’habitat (nombreux obstacles, villes, routes, agriculture...). « Le phénomène paraît si rapide que les espèces sont incapables de suivre le rythme », explique Denis Couvet, professeur au Museum d’histoire naturelle. « Depuis vingt ans, les oiseaux se sont déplacés d’une centaine de kilomètres vers le nord. Cette distance semble importante mais ne correspond qu’à la moitié ou au tiers de ce qu’ils auraient dû parcourir compte tenu des changements climatiques observés ». Il en va de même pour les papillons européens qui effectuent une remontée trois fois plus rapide que celle observée chez les oiseaux. Faut-il alors opter pour le principe de la migration assistée ? Si cette démarche permet de franchir un nouveau cap en implantant certaines espèces en dehors de leur aire de répartition géographique naturelle, elle n’est pas sans soulever de nombreuses questions : quid de l’adaptation des nouveaux arrivants dans leur écosystème d’adoption ? Vont-ils être capables de s’acclimater à ce nouvel environnement ? Ne risquent-ils pas de se transformer en espèces invasives ? Et que faire des espèces, comme l’ours polaire, pour lesquelles n’existe aucune alternative ? Encore balbutiante et problématique, la démarche de la " migration assistée" n’en suscite pas moins des questions cruciales auxquelles les écologues auront bientôt à répondre...

Un premier pas : les corridors biologiques

En matière de déplacement d’espèces assisté par l’homme, un exemple semble avoir su faire ses preuves depuis quelques années : ce sont les corridors biologiques. Ces milieux artificiels reliant entre eux d’une façon fonctionnelle différents habitats vitaux pour une espèce, une population ou un groupe sont l’une des grandes stratégies de conservation actuellement envisagées.

Les invasions barbares

La question des espèces invasives se pose également dans le cadre des corridors écologiques. Comment contrôler les animaux qui utilisent la voie d’accès pour éviter que ces passages ne soient empruntés par des espèces invasives ? Là aussi, la problématique du contrôle des flux reste épineuse...

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